Côte d’Ivoire: quand le candidat Ouattara, fixe les règles du jeu pour les élections de 2020, la Côte d’Ivoire, ne court-elle pas, des gros risques?

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Quand le candidat sortant Ouattara, fixe les conditions, n’est-ce pas là, encourager le vol, la corruption, la gabegie ?

Quand le candidat sortant Ouattara, fixe les conditions, n’est-ce pas là, encourager le vol, la corruption, la gabegie ?

Le candidat Ouattara et sa stratégie de victoire

Les élections présidentielles à plusieurs balles qui se dessinent en Côte d’Ivoire, indiquent clairement qu’elles seront sujettes à conflit. Le président sortant Alassane Ouattara donne les signaux inquiétants et à plusieurs balles à tuer. S’il existe une commission électorale dite indépendante, pourquoi, c’est lui le candidat Ouattara ou le participant qui fixe les règles du jeu ?

Il ne veut plus toucher à la constitution pour écarter certains adversaires, mais il envisage organiser, une élection à un seul tour. Il fixe comme conditions sine qua non, 100 millions de francs CFA, le parrainage, un seul tour. Mais, le disant, se ne rend-t-il pas compte de la moralité des conséquences de ses recommandations ? Si le candidat Ouattara aime véritablement la Côte d’Ivoire, cette offre, n’est pas bon signe.

Tout va de travers…

Dans un pays où le citoyen lambda ne mange pas à sa faim, demander à un candidat de débourser 100 millions pour se présenter, n’est-ce pas encourager la fraude, la corruption ? On comprend pourquoi la corruption s’est érigée en mode de gouvernance aux relents de promotion de la médiocrité. Tout se paie sous le pouvoir du candidat Ouattara, même une salutation, à plus forte raison, les concours et examens, moment de sélection des cadres compétents pour développer le pays, on monnaie son admission.

 Prenons l’exemple d’un concours de la police où il faut débourser la somme de plus de 2 millions. S’il faut prendre un crédit pour espérer gagner ce concours, quand l’élève finit sa formation, il est obligé de racketter les populations pour éponger sa dette et cela s’étend à tous les autres secteurs de la vie professionnelles en Côte d’Ivoire.

Comme cela ne suffisait pas, maintenant pour prétendre devenir président de la république, il faut débourser la faramineuse somme de 100 millions. Waoo ! En qualité de qui, M. Ouattara donne ces genres de consignes ? Est-il devenu le président de la commission électorale indépendante ou président du conseil constitutionnel ? Les bases sont déjà faussées pour une élection crédible, démocratique, participative et inclusive.

La CEI, une garantie de victoire pour le candidat Ouattara

Dans un petit pays comme la Côte d’Ivoire, n’y a-t-il pas un autre moyen naturel pour que la CEI, prenne ses responsabilités car celles-ci, sont trop artificielles et contraignantes. Pour montrer la vitalité de la démocratie, si elle existe, il faut laisser libre choix aux prétendants de compétir. Il fait déjà de l’exclusion, le président Ouattara.

Quel ivoirien, peut-il s’octroyer une telle somme pour vouloir devenir président de la république ? Voilà encore une autre porte ouverte aux binationaux qui ont la main mise sur l’économie du pays pour se candidater, se croyant les plus nantis.

Comment le président Ouattara veut qu’on le juge sur sa gouvernance ? Comment en venir à la corruption, gabegie, au vol dans un pays où le panier de la ménagère est aussi vide comme l’offre journalière d’un vent ?

En plus, dans un pays comme la Côte d’Ivoire, y organiser une telle élection capitale, à un seul tour, n’est-ce pas un appel à une guerre civile ? La Côte d’Ivoire n’est pas le Sénégal. Si c’est pour bénéficier de l’expérience du président Macky Sall, comparaison n’est pas raison. Ce qui peut sauver un malade sénégalais, ne peut pas forcément guérir un ivoirien qui a la même pathologie. Là aussi, il faut revoir la copie.

La stratégie de parrainage semble être la clé pour une victoire certaine pour Ouattara

Pour le parrainage, c’est une exclusion qui risque de faire prendre les rues par les opposants, s’il n’y prend pas garde. Le fpi n’a pas d’élus locaux ou du moins très peu. En fixant ces conditions, déjà le premier parti politique, le pdci rda, n’aura pas de parrains, puisque quiconque, voudra les parrainer, risque le courroux et l’oppression du pouvoir. Est-ce que M. Ouattara n’est-il pas entrain de s’octroyer toutes les faveurs pour toutes ses victoires ?

Le fait que lui, fixe les conditions de ces futures élections présidentielles, fausse déjà la démocratie et les conséquences sont immédiates. Il faut éviter les encoignures et les lourdeurs administratives pour rassurer les populations. Le faisant, il méprise et nargue son peuple.

Lui-même M. Ouattara n’a-t-il pas été élu avec une caution de 20 millions ? Alors pourquoi, change-t-il les règles du jeu ? De quoi, a-t-il peur pour vouloir se protéger en se détruisant ? Si les conditions de ses élections n’avaient été souples, est-ce qu’il serait à la tête de ce pays qui broie du noir et dont il ne sait où trouver des solutions pour en venir à bout de la souffrance de ses compatriotes?

Alors faut-il vraiment organiser ces élections-là en 2020 ? La question est posée à la classe opposante et au pouvoir. Cependant, il faut mettre au centre de tout, le peuple qui craint pour son avenir, alors qu’il doit être libre de choisir, en fonction du programme de société que son candidat lui aura proposé qui sied à ses attentes.

Une élection est-elle un rendez-vous de montrer des muscles ou proposer des alternatives crédibles pour son bien-être ? La Côte d’Ivoire ne mérite-t-elle pas mieux que des Hommes qui pensent à elle pour offrir et partager ses nombreuses richesses à tous les fils ?

  Joël ETTIEN Businessactuality.com