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Chronique « Afrique Debout » :« A quoi servent les bases militaires françaises en Afrique ? » (1ère Partie)

lundi, 25 septembre 2017 10:03 Written by
En 1960, la France, au moment d’accorder les indépendances à ses anciennes colonies, a imposé la signature de nombreux accords dans plusieurs domaines. Il y avait les accords sur le franc CFA, les accords sur l’exploitation des ressources minières et stratégiques soumise à des conditions spéciales, donnant la préférence à la France et les accords de coopération militaire et de défense. Ces dispositions obéissaient à ce que Jacques Foccart appelait :" la nécessité de s’organiser car ce sont les indépendances, nous devons partir mais nous devons nous organiser pour mieux rester." Cette panoplie d’accords s’assimilait à une véritable corde autour du cou des pays africains qui venaient d’accéder à une soi-disant "souveraineté".
 

Il fallait maintenir la dépendance malgré l’octroi de l’indépendance. Une souveraineté fictive dans la réalité : étau monétaire, contrôle de l’exploitation des richesses minières, surveillance vigilante par une base militaire chargée de veiller à la défense des intérêts français. Autrement dit, une situation économique, politique et militaire totalement sous contrôle, permettant ainsi à la France d’avoir toujours une mainmise totale sur ses colonies. Aujourd’hui, plus d’un demi siècle après, la situation est pratiquement la même.

Dans le domaine militaire, des accords de défense (RCA, Côte d’Ivoire, Gabon) d’une part, des accords de coopération en matière de défense avec le Togo, le Cameroun, Djibouti, Tchad et un pacte avec le Sénégal et Comores d’autre part, furent signés et enfin, d’autres pays d’Afrique subsaharienne signèrent des accords de coopération militaire. Les pays africains ont trouvé quelques avantages constitués par des dons d’équipements militaires et d’assistance en matière de formation dans la gendarmerie, la police et l’armée. La France les a utilisés d’ailleurs, très efficacement pour pénétrer les anciennes colonies belges qu’étaient le Rwanda, le Burundi et le Zaïre.

Malgré les fluctuations de la politique intérieure française exprimées par les discours des hommes politiques sur un retrait des forces militaires françaises en 2008, où l’on nous annonçait la fermeture des bases militaires pour ne garder que celle de Libreville et de Djibouti, il n’en a jamais été réellement le cas ; et même dans cette hypothèse, il était toujours question de maintenir plus de 5000 hommes en Afrique.

57 ans après les indépendances, le 15 septembre 2017, la Ministre française de la Défense déclara que "la présence militaire française à l’extérieur n’a jamais été aussi importante de toute son histoire". 7500 hommes répartis dans 8 pays africains, sans compter les forces spéciales entre 3000 à 4000 hommes.

Les autorités françaises estiment que la France doit être présente militairement en Afrique pour garder son statut international et répondre à son aspiration stratégique d’être une puissance qui compte dans le monde. Pour ce faire, le dispositif des bases militaires françaises est parfaitement organisé et implanté pour répondre avant tout aux intérêts français. C’est pourquoi, toutes sortes d’accords le façonnent et le modèlent pour s’adapter aux besoins. Comme dit ci-dessus, les accords de défense et de coopération militaire sont, aujourd’hui, la base légale de sa présence militaire en Afrique. La question de la légitimité de cette présence est un autre débat. Sur le plan du statut juridique, il y a plusieurs types d’implantations militaires. Il y a les prépositionnements de droit ; ce sont les bases militaires implantées de manière permanente : Sénégal, Gabon et Djibouti et puis, il y a les opérations extérieurs (OPEX), comme par exemple, Serval au Mali, Sangaris en RCA, mais il y a aussi les OPEX qui deviennent des prépositionnements "de fait" parce qu’elles sont présentes depuis très longtemps, au titre d’opérations extérieures qui, du fait de l’évolution de leur mission, sont aujourd’hui, considérés comme des prépositionnements de droit, c’est le cas pour l’Opération Épervier au Tchad depuis 1986, et Licorne en Côte d’Ivoire. Les forces spéciales complètent ce dispositif, très discrètes, véritables forces de frappe, elles sont présentes dans toutes les zones d’intervention : Tchad, RCA, Mali, Côte d’Ivoire, Libye etc. Il existe d’autres distinctions plus techniques selon la mission assignée à ces positions militaires.

Les forces militaires françaises, au Sénégal ou au Tchad, n’ont pas la même mission. A Ndjamena, on a une base opérationnelle avancée (BOA), idem en Côte d’Ivoire où la mission s’est modifiée compte tenu de l’Opération Serval au Mali. Le nouveau schéma en 2017 du ministère de la défense français est le maintien de toutes les implantations et le déplacement du centre de gravité vers la bande sahélo-saharienne, guerre contre le terrorisme oblige.

Les bases militaires sont implantées en Afrique selon un schéma bien pensé qui a mis en avant le choix stratégique d’une présence très discrète. Ce choix de la discrétion est une option stratégique très importante compte tenu de la perception négative des populations de cette présence. L’effet recherché est qu’on oublie même leur présence. On peut faire le constat que, dans de nombreux pays, la plupart des responsables, membres du gouvernement, ignorent le nom du colonel qui commande la base militaire installée dans le pays, le nombre de militaires, et leurs principales activités etc..

Dans la présentation des missions de la base, l’aspect coopération est toujours mis en avant, dans le but de polir l’image des forces françaises, celles-ci interviennent pour des soins de santé dans certains pays, dans la réparation de routes ou des actions de lutte contre les incendies. Dans un pays comme le Tchad, les militaires français vivent en autarcie totale, loin des populations avec qui, elles n’ont pratiquement aucun contact, surtout dans les villes.

La récente implantation des militaires français au Niger avec les drones Reaper a soulevé beaucoup de problèmes. Le Président de l’Assemblée Nationale nigérienne a publiquement dénoncé le fait que les députés n’aient pas été informés au préalable sur les conditions d’acceptation de cette base étrangère. C’est l’occasion de dire que les représentants du peuple que sont les députés ne sont ni informés, ni consultés avant la signature de ces accords qui relèvent du domaine réservé, presque du Secret Défense, du Chef de l’Etat, qui seul décide.

Il faut bien comprendre que les autorités françaises le veulent aussi ainsi. Tout le monde aura relevé la précipitation d’un Nicolas Sarkozy pour faire signer à Paris les nouveaux accords de coopération militaire avec le Sénégal, au Président Macky Sall, fraîchement élu, lesquels accords avaient, auparavant, été remis en question par Abdoulaye Wade sur certaines dispositions.

On pourra souligner le glissement dans la dénomination de ces implantations avec l’abandon de l’appellation "base militaire" considérée comme ayant une charge négative, au profit des "Éléments Français au Sénégal" par exemple. Cette consigne pour l’observation d’une discrétion maximale dans leur fréquentation des lieux publics ou lieux de plaisir obéit à une part sombre de leurs activités que chaque militaire a bien intériorisé, car en cas de crise grave, nécessitant d’intervenir, il va falloir "nettoyer" comme disent les légionnaires.

Pour être prêt, il est impératif de se camoufler, de se faire oublier dans le pays d’accueil. Un autre élément concoure à ce choix, c’est l’immunité de juridiction accordée aux militaires français qui ne sont passibles que devant les tribunaux français même pour des crimes commis contre les nationaux et sur le territoire du pays d’accueil. Récemment, en RCA, des actes de pédophilie et de viols sur des jeunes enfants avaient été perpétrés par des militaires français mais opérant sous pavillon des Nations Unies. Ils ont été exfiltrés par leur État-Major vers la France et l’affaire a été classée sans suite, malgré le témoignage accablant d’un haut fonctionnaire néerlandais des Nations Unies..

Cette discrétion ne signifie pas immobilisme car ces forces continuent d’accomplir leurs missions multiformes comme on le verra plus tard. Pour satisfaire à une démarche pédagogique, Il convient d’expliciter d’abord, les innombrables avantages que procurent à la France, l’implantation de nombreuses bases militaires dans 8 pays africains, de bien comprendre pourquoi elle les a maintenues pendant 57 ans, et n’envisage à aucun moment de les fermer. La conservation de son empire africain est à ce prix.

La présence des forces françaises en Afrique est un atout extraordinaire pour la France, sa stature internationale, son rang de 2éme puissance économique européenne et de 5éme puissance militaire mondiale repose en grande partie sur son influence sur les pays africains. Un éventuel désengagement serait tout simplement désastreux pour elle. Et la place serait immédiatement prise par d’autres pays. Elle le sait bien, ses Généraux n’ont de cesse de le répéter aux hommes politiques qui veulent procéder à des coupes dans le budget de la Défense.

Les relations entre la France et l’Afrique sont si étroites que c’est tout naturellement que les commandes d’armes, de matériels et d’équipements militaires se font en priorité auprès des industries d’armement de l’hexagone. S’il est vrai que, dans les zones de conflits et de guerre, la Kalachnikov a détrôné depuis longtemps, tout autre fusil d’assaut, pour le reste, tout est majoritairement un équipement français. Même si, un détail ; Israël a bien vendu récemment son fusil d’assaut TAVOR, à certaines gardes présidentielles, réputé plus que la Kalachnikov.

Par ces bases militaires, l’industrie de l’armement en France a pleinement bénéficié de grands espaces d’entrainement mais aussi et surtout de l’absence totale de contraintes relevant de la sécurité, de la santé des populations et aussi du respect de l’environnement, pour tester de nouvelles armes. En outre, pour maintenir en état opérationnel, un équipement militaire constitué d’avions, de chars, qui a coûté une fortune aux contribuables français, de grandes facilités sont indispensables. Ainsi, faire décoller des mirages et des jaguars devient chaque jour plus compliqué en France. Un avion comme le Jaguar est un avion de combat qui, parfois, a besoin de voler à basse altitude, chose absolument impensable en France. Son bruit assourdissant, ses incroyables nuisances sonores, transforment le quotidien des populations en un véritable enfer. Quant aux crises de terreur des bébés, n’en parlons même pas !

Mais qui s’en soucie ? Tous les Tchadiens en savent, quelque chose, ces nuisances sont aujourd’hui imprimées dans leur mémoire et ils sont à même d’identifier un mirage, un jaguar ou tout autre avion de guerre français au décollage, et ce, même dans ce paisible ciel dakarois.

Quand un pays possède des avions bombardiers type Jaguar et Mirage, la tentation est grande de les tester réellement en position de combats et d’apprécier les performances en dégâts humains et matériels occasionnés par les frappes. On comprend pourquoi, très facilement, des interventions d’hélicoptères Puma, de frappes par des jaguars et mirages ont rasé, sans aucun état d’âme, les différentes rebellions au Tchad. Peut-on me dire, selon quel schéma, une telle expérience est possible en France ?

Soulignons aussi, l’opportunité unique offerte aux militaires français de s’entrainer à balles réelles dans les pays où sont implantées les bases militaires. Grâce à des années d’entrainement, sur les terres africaines, à moindre frais, de tous ses corps d’intervention, la France est le seul pays européen à avoir fait la démonstration de ses capacités et compétences opérationnelles, aujourd’hui, érigées en véritable expertise largement diffusée vers ses partenaires européens.

Les bases militaires françaises en Afrique sont un élément de contrôle, de maintien et de défense des intérêts économiques français. Grâce à leur potentiel technologique important, la surveillance des communications téléphoniques et autres, qui ne se limite pas au seul pays d’accueil de la base, mais s’étend à tous les pays limitrophes où existent, de fait, les mêmes intérêts économiques à protéger et à développer. D’où la notion de pré-carré français. Une farouche détermination anime et guide les autorités politiques françaises dans la défense de ces territoires ; qu’elles soient de gauche ou de droite, les politiques ne peuvent changer là où les intérêts économiques restent les mêmes. L’installation du groupe Bolloré sur les côtes africaines du pré carré avec une situation de quasi monopole permet, de fait, le contrôle des importations et exportations du pays d’accueil, ce qui peut poser problème en cas de crise, sans compter l’existence d’une complicité évidente avec les éléments de la base militaire, comme on l’a vu lors de la crise ivoirienne ; des hélicoptères en pièces détachées étaient dans des conteneurs pour la rébellion mais déclarées comme des denrées alimentaires pour les militaires de l’opération Licorne.

Les enjeux de sécurité maritime supposent pour la base militaire de contrôler toute la trajectoire des acheminements stratégiques pour, par exemple, Ndjamena ; la ligne rouge part de la Rochelle, de Toulon vers Dakar puis Abidjan, Douala et enfin Ndjamena. Ce qui explique la main mise effective des forces françaises sur les côtes maritimes de l’espace françafricain.

La coopération militaire existant entre la France et les pays du pré-carré francophone comporte un volet formation très important. C’est une vraie plus-value pour la France quand elle a des forces qui opèrent dans 8 pays "souverains", que les chefs d’état-major des armées de l’air et de terre de ces pays soient issus des rangs des Écoles françaises. Cela offre un bon levier d’influence. Les réductions budgétaires imposées au secteur de la Défense, ont touché les écoles de formation au sein desquelles les officiers africains étaient accueillis. Depuis quelques années, des écoles à formation régionale ont été créées dans plusieurs pays africains. Nombre de généraux français ont déploré que pour "des économies de bouts de chandelles" la France perde l’avantage du grand brassage que permet la formation au sein des écoles françaises. « Nous perdrons des relais d’influence qui constituent un atout important construit dans la durée, utile en matière de renseignements, mais aussi, en cas de crise pour améliorer notre réactivité laquelle a été la clef du succès dans la bande sahélo-saharienne ». En outre, déplore le Général Denis Mercier, de cette politique de ne plus former les officiers africains en France, résulte un effet d’éviction des officiers africains, à un moment où les Américains, les Chinois et même les Turcs proposent des formations aux officiers africains chez eux. Si cela continue, on le regrettera amèrement dans quelques années.

Ce point est très important car des officiers africains formés en Chine, par exemple, choisiront demain des armes chinoises pour leur pays. Sans compter qu’ils ne seront plus des relais d’influence et de renseignements pour la France, comme c’est le cas aujourd’hui.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’une des missions fondamentales des bases étrangères consiste en une parfaite connaissance du territoire mais aussi une identification complète des moyens de défense et d’information des différentes forces du pays d’accueil.

Des études et une observation minutieuse des populations dans leur composante ethnique et tribale sont conduites et constituent une base de données importantes mises à la disposition des hommes politiques français. Ces informations sont très utiles, elles seront exploitées pour semer la « fitna » entre les populations dès que des directives politiques seront données. Une véritable cartographie et un scan des forces et faiblesses des capacités militaires africaines, mais aussi un fichage complet et détaillé des responsables militaires permettent de favoriser la promotion de certains mais aussi d’écarter les esprits indépendants.

Le paradoxe est frappant, quand on réalise d’une part, que rien de ce qui se passe dans le pays d’accueil ne peut échapper aux autorités de la base que ce soit sur le plan militaire, sécuritaire, politique grâce à leur propre réseau d’écoutes qui s’étend à toute la sous-région, et à leurs relais d’influence positionnés dans toute la machine étatique et, d’autre part, qu’aucune autorité du pays d’accueil ne sait ce qui se passe au sein des bases militaires. Personne ne peut dire ce que transportent les avions qui atterrissent dans les aéroports au sein de la base. Même, le Président de la République du pays d’accueil ne peut dire qu’il est courant de ce qui se passe à l’intérieur des bases militaires installées dans son pays.

Par cette forte posture, par cette emprise indéniable sur le pays d’accueil, ces forces militaires installées avec des moyens militaires supérieurs, le dominent de fait mais aussi développent un complexe d’infériorité, voire de sujétion dans nos armées. Les pays africains n’ont pas de véritable souveraineté.

La France, gendarme de l’Afrique ? Incontestablement ! Entre 1960 et 1990, 79 coups de force ont réussi en Afrique, pendant la guerre froide où les rivalités EST-OUEST ont entrainé les Africains dans de nombreuses guerres de substitution. La forte présence militaire étrangère n’est toujours pas gage de stabilité, de sécurité et de paix pour les populations africaines. En effet, de 2008 à 2013, d’importantes turbulences politiques ; coups d’Etat, tentative de renversement, crise constitutionnelle, terrorisme de Boko Haram, d’AQMI ont secoué de nombreux pays africains. A l’examen des évènements politiques graves, loin d’être une force favorisant le dialogue, la paix, la stabilité, on relèvera qu’en période de crises internes, de conflits politiques dans le pays, cette présence militaire française sortira de sa discrétion et deviendra un acteur majeur, qui s’ingérera dans le conflit en cours, prendra position et pèsera de toutes ses forces pour en déterminer l’issue, aiguillonnée par ses seuls intérêts au détriment de ceux du pays d’accueil.

S’arrogeant de fait, un droit d’intervention militaire, qu’importe ce que prévoient les accords, la France se réservera seule le droit d’apprécier, selon ses intérêts, chaque situation et finalement d’agir en conséquence.

L’histoire contemporaine des crises politiques africaines nous l’a démontré, maintes fois, et il ne s’agit pas de parler dans l’abstrait mais bien au contraire, de donner des exemples concrets qui édifieront l’opinion sur les dangers d’une présence militaire étrangère qui peut, à tout moment, constituer une menace pour la stabilité et la paix du pays d’accueil. Ce qui, prochainement fera, si Dieu le veut, l’objet de la deuxième partie. .

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Côte d’Ivoire/ Le lycée moderne de Blolequin espoir de tout un département dans un état de dégradation très avancé

samedi, 12 août 2017 12:48 Written by

Blolequin 11 Aout (DiaspoTV) (Reportage) Par Silvère Gaël Bossiei  -Situé à l’extrême sud de la ville de Blolequin, sur le chemin menant à la ville de Toulepleu (Blolequin est à quelque 60 km de Toulepleu), le lycée moderne de Blolequin, par son aspect, rappelle la volonté du premier président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, de donner la chance à tous les enfants de son pays, sans exclusion, d’étudier dans les meilleures conditions. Son cadre avec une grande cour bordée d’arbres et quelques vestiges du passé trouvés sur place montrent que ce lycée a été la fierté du département, longtemps avant la crise. Créé en 1998, ce lycée était doté de toutes les commodités dont, des terrains de sport, des matériels didactiques, etc. Mais aujourd’hui, le lycée moderne de Blolequin, à l’instar de la plupart des écoles de la zone de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, est fortement marqué par les affres de la crise de 2002. C’est dans le dénuement que enseignants, personnels d’encadrement, responsables de l’administration essaient, bon an mal an, de transmettre le savoir et la connaissance aux 2000 élèves que compte le lycée. Selon le proviseur trouvé sur place, Gommé Ange, depuis la crise de 2002, le lycée est sinistré : « Au cours de la crise de 2002, le lycée a été pillé. Et nous manquons de tout. Tout est à refaire ici» a-t-il déploré.

Le problème d’infrastructures

Le lycée est fouetté par un coup de vieux. Les bâtiments tombent en ruine. Les herbes envahissent la cour, le temps et les intempéries ont lessivé les murs et la poussière rouge a pris la place de la peinture. En outre, selon le proviseur, les salles de classe ne sont pas électrifiées, sinon le lycée n’est pas éclairé à 100% seul le bureau du proviseur. Il n’y a pas d’infirmerie. Selon le proviseur, les problèmes d’infrastructures du lycée inquiète enseignants, personnels d’encadrement, responsables de l’administration et populations. Une visite guidée par le proviseur et son censeur, a permis d’en faire le constat ; dans les 4 bâtiments que compte le lycée, sur 16 salles de classes, 3 laboratoires. La conséquence, les élèves sont parqués dans des salles parfois en un surnombre surréaliste. La classe de 1ère A, par exemple, est une véritable boite de sardine. Elle contient 110 élèves qui s’asseyent à 3 ou à 4 par table-banc. « Il n’est pas rare, à cause de la proximité, de constater que plusieurs élèves ont les mêmes réponses à un devoir et la même note» a fait remarquer le censeur. Les responsables du lycée évoquent aussi le problème de la clôture. «C’est un gros problème pour la sécurité au sein du lycée. Il y a aussi qu’en l’absence d’une clôture, les moutons, les bœufs et les ânes flânent dans l’école perturbant ainsi la quiétude des élèves. Plus grave, les habitants n’hésitent pas à traverser le lycée parfois à moto pour aller au champ» a regretté Hirié Bi Eric un enseignant.

La question du déficit en personnel

A part le personnel enseignant qui a été étoffée par l’affectation tout récemment de 10 enseignants, les besoins en personnel au lycée, selon le proviseur, sont énormes. Au niveau du personnel d’encadrement, il n’y a pas d’inspecteur d’éducation. Il n’y a pas d’infirmerie, « Jusque-là, on ne nous a jamais affecté un infirmier » a-t-il ajouté. En plus, il n’y a que deux éducateurs. «On a encore besoin d’éducateurs et de conseillers d’éducation» a-t-il affirmé.

Le matériel didactique inexistant

Le proviseur a été catégorique « tout a est à refaire au lycée moderne de Blolequin, nous n’avons même pas  de laboratoire équipé, les labos existent de nom». Ce qui fait que les enseignants de sciences physiques et de Svt sont obligés de donner que des cours théoriques sans faire de l’expérience. Pour le proviseur, cette situation perdure et c’est préjudiciable à une bonne étude des enfants : « On a toujours fait des demandes ; on nous a toujours répondu que la situation est difficile depuis longtemps donc on attend ». A Blolequin, former les enfants est un parcours du combattant. Et les difficultés qui minent le lycée moderne impactent négativement le rendement des élèves. L’année scolaire 2016/2017, le lycée à eu 86% au BEPC et 31% au baccalauréat toute série confondu. On déplore aussi 17 grossesses au sein de l’établissement, a-t-il expliqué.

source AIP

silvere gael Bossiei

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Cote d’ivoire/ développement local, Blolequin, les multiples défis d’une ville frontière

mardi, 25 juillet 2017 13:11 Written by

Blolequin 25 jui (DiaspoTV)- Le département de Blolequin situé dans la région du Cavally est limité à l'Est par le département de Guiglo, à l'Ouest par le département de Toulepleu et Zouan-Hounien, au Sud par le fleuve Cavally, limite naturelle avec la République du Libéria. Le département de Blolequin couvre une superficie de 2 065 km2.

De par sa position géographique qui en fait un carrefour commercial important et regorgeant de potentialités, Blolequin étouffe à cause d’une réduction drastique de sa réserve foncière et un manque considérable d’infrastructure  qui freine son développement. Malgré ces contraintes, l’équipe municipale se bat pour faire décoller cette localité et en faire, après Guiglo, la plus grande ville de cette partie de la région du Cavally.

 

Ville frontalière avec le Liberia, Blolequin a connu un boom démographique très important, accompagné d’une activité commerciale qui en a fait aujourd’hui un véritable pôle économique. Mais cette position de ville frontière n’est pas sans contraintes pour Blolequin qui ne compte pas moins de 200.000 habitants et dont les ambitions sont grandes. L’électrification constitue un casse-tête, selon le maire Djouha Kehi Edouard. Pour des pans entiers de cette ville, l’électricité constitue un luxe. C’est le cas de Pohan, un village rattaché à Blolequin dont les habitants n’ont pas encore vu la lumière de la compagnie Ivoirienne d’électricité, mais aussi quartier mairie, quartier colonel, quartier station, des quartiers complètement oublié, de l’avis des populations. Depuis 2014, selon le maire, l’équipe municipale se bat pour corriger cette injustice. « Nous avons installé soixante-dix lampadaires et fait de l’extension du réseau d’éclairage public. L’électrification constitue une priorité pour la période 2017-2020. Nous allons travailler et recherché des ressources pour augmenter l’électricité dans ces zones qui vivent dans l’obscurité », a promis Djouha Kehi Edouard. Blolequin a également soif, si l’on en croit le maire de cette localité qui a trouvé anormal que les populations vivent dans une insécurité sans précédent. Il a fait un plaidoyer pour que Blolequin soit dotée de commissariat et d’une brigade mobile  à l’image des autres villes du pays.

Selon Djouha Kehi Edouard, l’équipe municipale se débat avec les moyens de bord pour améliorer les conditions d’existence des populations. « Avant notre arrivée, les recouvrements étaient plafonnés à 20 millions de FCFA par an. Aujourd’hui, nous sommes à 60 millions de FCFA de ressources propres qui nous permettent de payer les salaires. C’est une belle performance due à la position géographique de notre ville » qui a payer un lourd tribut des crises précédentes, a-t-il noté. De même, a-t-il relevé, un nouveau marché est en voie de  construction. « Nous avons aussi réalisé un dépotoir  pour régler le problème d’insalubrité du marché qui constituait un problème majeur », a-t-il fait savoir, en précisant que plusieurs efforts ont été également faits dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’assainissement, entre autres.

La commune, de par sa position stratégique, dispose d’atouts indéniables pour connaître un important essor économique. Malheureusement, a noté le maire, la non-disponibilité de terres empêche les initiatives privées de se développer. Les promoteurs  ne se ruent sur Blolequin pour y investir du fait de l’insécurité grandissante dans la ville, Aujourd’hui, a noté M. Djouha Kehi, Blolequin étouffe faute d’infrastructures routiers et d’insécurité. La ville n’a pas de grande  gare routière à l’image des grandes villes  ce qui justifie la cherté du transport.

À son avis, le découpage administratif a été à l’avantage de Blolequin mais  qui est étouffée par le manque d’infrastructure  « Si nous avions beaucoup plus d’infrastructure, notre commune serait l’une des plus développées au en Côte d’Ivoire », a laissé entendre Djouha Kehi qui a, en outre, déploré la non-effectivité de l’intercommunalité dans cette zone. « Avec l’intercommunalité, nous aurions pu tirer notre épingle du jeu, mais elle n’est pas encore une réalité ici, car chaque maire travaille dans son coin », a-t-il regretté.

Blolequin veut aujourd’hui sortir de sa torpeur et devenir, après Daloa, la prochaine grande ville de l’axe. Et pour réussir cet essor très attendu d’une ville frontière, Blolequin mise beaucoup sur le capital humain. « Blolequin compte beaucoup sur sa jeunesse. Nous voulons des jeunes engagés et responsables. C’est pour cette raison que nous misons tous nos efforts sur nos jeunes pour que demain, ils puissent aller en compétition au niveau national », a fait savoir le maire. Pour Djouha Kehi, une ville frontière comme Blolequin devrait être gérée par des têtes plus jeunes. Et la municipalité, a-t-il assuré, est en train de poser des jalons pour que la jeunesse puisse, plus tard, faire décoller la commune. « Le lycée municipal de Blolequin n’a ouvert ses portes qu’en 1998  seulement, contrairement à Guiglo ou à Toulepleu. C’est ce qui fait que nos premiers cadres sont très jeunes. Ce que nous voulons, c’est avoir demain beaucoup de cadres qui travailleront pour notre ville afin de rattraper le retard accusé dans plusieurs domaines ».

 

source AIP

Silvere Gael Bossiei

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Côte d’Ivoire/ L'ambassadeur d'Allemagne offre un point d'eau à une école de Taabo

jeudi, 04 mai 2017 10:12 Written by

Tiassalé, 4 mai (DiaspoTV Info) l'ambassadeur d'Allemagne Dr Claus Bernard AUER était mardi dans le village de Tokohiri  (département de Taabo dans l'Agneby-Tiassa) pour inaugurer une pompe à motricité humaine à l'école primaire du village. 

Pour le premier représentant de l'Allemagne en Côte d'Ivoire, le choix de Tokohiri n'est pas fortuit,  « situé en bordure du fleuve Bandama, l'accès en eau potable est un luxe pour les villageois. Ainsi, les instituteurs fuyaient le poste et de nombreux élèves sont morts par noyade à la recherche du précieux liquide ».  a- t-il indiqué.

Le chef de circonscription primaire de Taabo Madame KRA Anita, a quant à elle remercié les donateurs et sollicité plus d’assistance aux populations qui vivre dans des conditions de précarité avancée. 

Au total, Tokohiri est la première étape d'une série d'inauguration de projets dans des villages par l'ambassadeur d'Allemagne au cours de la semaine. 

Silvere gael Bossiei pour DiaspoTV

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Blolequin 25 jui (DiaspoTV)- Le département de Blolequin situé dans…
Dominique Strauss-Kahn a épousé au Maroc sa compagne Myriam L’Aouffir,…

Classement : les 50 femmes d’affaires les plus influentes d’Afrique

mercredi, 08 mars 2017 11:13 Written by

Dans un monde économique encore très masculin, elles sont de plus en plus nombreuses à accéder à des postes stratégiques au sein de grands groupes. Jeune Afrique vous présente les dirigeantes les plus puissantes d’Afrique francophone, dans un dossier spécial à découvrir dans son édition 2930, en kiosques du 5 au 11 mars.

Féminiser le monde des affaires… C’est loin d’être gagné. Il suffit de visiter les salons professionnels, d’assister aux conférences où se succèdent les panels d’experts ou de fréquenter les cocktails donnés par les entreprises pour le constater. Les dirigeantes d’entreprise sont encore trop rares. Mais les choses commencent à évoluer. Grâce à leurs compétences, à leur pugnacité et à leur endurance, de plus en plus de femmes s’imposent à des postes d’influence dans les groupes africains.

Pour leur donner plus de visibilité et saluer leur réussite, Jeune Afrique a établi le premier classement des dirigeantes les plus puissantes d’Afrique francophone. Elles sont cinquante, toutes numéro un, deux ou trois de leur entreprise, travaillent au Maghreb ou dans des pays subsahariens, dans des secteurs variés.

Dynastie familiale

Un bon nombre d’entre elles, épouses ou filles de fondateurs, prolongent une dynastie familiale. Si elles ne sont pas toutes à l’origine de leur fortune, elles ont toutes prouvé leur capacité à s’entourer de collaborateurs efficaces et à faire fructifier leurs intérêts.

Parmi elles, un grand nombre de Marocaines se trouvent à la tête des plus grands groupes, à l’image de Miriem Bensalah-Chaqroun – patronne des patrons du royaume, présidente-directrice générale des Eaux minérales d’Oulmès et administratrice vice-présidente de Holmarcom –, ou Mama Tajmouati, qui a succédé à son époux à la tête du conglomérat Ynna Holding. Au sud du Sahara, les héritières sont aussi nombreuses, comme Janine Kacou Diagou, que son père prépare depuis plusieurs années à sa succession à la tête de l’assureur NSIA, ou encore Anta Babacar Ngom Bathily, qui, à seulement 32 ans, préside depuis un an l’agro-industriel Sedima.

Les femmes ont souvent une vision perfectionniste. Elles veulent se prouver beaucoup de choses, et cela conduit à la performance

Au-delà de ces destins singuliers, c’est la politique des entreprises qui a fait évoluer les mentalités. Ces dernières années, les industries des services financiers et des télécoms ont largement montré la voie. Citi, Ecobank, Oragroup, BGFI, Bank of Africa, Saham, mais aussi Orange, MTN, Millicom ou Inwi ont promu des femmes à des postes de direction. Et toutes les dirigeantes interrogées font preuve d’une volonté d’accroître la présence des femmes au plus haut niveau.

Reflet des leaders économiques africains

Notre classement reflète aussi le poids des économies. Les entreprises marocaines sont les plus nombreuses, devant les tunisiennes, puis viennent les camerounaises, les ivoiriennes, les sénégalaises… Seule l’Algérie déroge à la règle, avec une seule représentante, par ailleurs épouse de l’un des hommes d’affaires les plus puissants du pays.

Les dirigeantes sollicitées sont cependant unanimes : la guerre pour la parité est très loin d’être gagnée. Car, à diplôme et cursus égaux avec leurs homologues masculins, le « plafond de verre » reste pour les femmes une réalité. « Même si nous montrons notre capacité à diriger, on ne nous accorde pas assez souvent cette possibilité », témoigne la Camerounaise Rebecca Enonchong, directrice d’AppsTech, une société spécialisée dans les logiciels de gestion d’entreprise.

D’après les données fournies en août 2016 dans le rapport « Women Matter » (« les femmes comptent ») du cabinet américain McKinsey au sein des 210 sociétés africaines cotées dans 24 Bourses, les femmes n’occupent que 5 % des postes de directeur exécutif et 15 % seulement des sièges dans les conseils d’administration. C’est mieux qu’en Asie, qu’en Amérique latine et même qu’en Europe pour les directrices exécutives, mais beaucoup reste à faire.

Le succès féminin dans les entreprises

Entreprendre reste pour la plupart des femmes le parcours de la combattante. En RD Congo, par exemple, elles ne peuvent pas posséder de terres ni enregistrer la raison sociale de leur entreprise sans l’aval de leur mari. Pourtant, en Afrique comme ailleurs, elles ont toutes les qualités pour réussir en tant qu’entrepreneuses. « Les femmes ont souvent une vision perfectionniste des choses, avec une organisation plutôt efficace. Elles veulent se prouver beaucoup de choses, et cela conduit à la performance », remarque Salwa Idrissi Akhannouch, PDG et fondatrice d’Aksal, groupe marocain spécialisé dans la distribution et l’immobilier commercial.

Et les résultats parlent d’eux-mêmes. « Les sociétés dont le conseil d’administration compte plus de 31 % de femmes ont, toutes choses égales par ailleurs, un Ebit [bénéfice avant intérêts et impôts] supérieur de 20 % à la moyenne du secteur. Pour celles dont les conseils sont à 100 % masculins, la tendance est plutôt inverse : l’Ebit est inférieur de 17 % », mentionne le rapport de McKinsey.

Nos interlocutrices veulent y croire : plus visibles à la tête des entreprises, les femmes inciteront les plus jeunes à se projeter à des postes de responsabilité, et cela se répercutera sur l’ensemble de la société. Jusqu’au jour où, comme chez le spécialiste de l’immobilier Sipres, chez qui les femmes représentent 69 % des collaborateurs, on sera contraint de procéder à une discrimination positive en faveur des hommes.

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Victoire ! Victoire ! Victoire ! Victoire méritée du lion de Kouibly aux législatives 2017

dimanche, 05 février 2017 09:54 Written by
 YOUTE WONSEBEO INNOCENT EST LE NOUVEAU DEPUTE DE KOUIBLY.
 
Chapeau aux grands frères candidats Guei Marc Syrou, Guehi Kouhon Marc, Bah Jean Enorc, Kouhon Gilbert et le doyen Bozi comme tout le monde aime l’appeler affectueusement.
Ils ont fait preuve de grande humilité en se joingnant à l'Honorable YOUTE pour que la vérité triomphe du mensonge à kouibly. Ils ont été dans toutes les délégations allant des trois jours de campagne jusqu’à la nuit électorale, et aussi à la proclamation des résultats à kouibly le lendemain à 12h précises. Ils ont accompagné la délégation de supervision composée du monument Goulei Pesson Félix, de ses colistiers Gbéhé Oulai, Sihé Anicet, de Zou Clémentine, de Séa Georgette du côté de Gnondrou, et du docteur Blerou, de Gnahan Ferdinand, de Seh Déclaire, Jean Miehi du côté de Ouyably, du frère Landry Tohou de Gnaébly, jusqu’au village de l’honorable wonsébéô à wonséa où attendait la délégation composé de Kpai Rufin de Koulayéré, de Kei Bly, des frères et soeurs de Youté, Djimi , Fiacre, Yrène, Tohoua Clémence, Fulgence, Tria Yacé , et la delégation conduite par l’honorable youté lui même notament Técoura lazare (le supléant de l’honorable), Mme Kouéhi Elisabeth épouse youté, l’honorable lui même, le président du conseil régional du guemon Méambly Evariste représenté son chef cab Ludovic Guei.
 
Pendant une semaine ces équipes ont travaillé de jour comme de nuit à la rencontre des populations de Kouibly allant de village en village pour expliquer le programme de l'Honorable Youté innocent et l’injustice dont il a été victime lorsque sa victoire du premier tour des élections a été invalidée par le conseil constitutionnel.
 
Cette élection a certes fait des mécontents mais nous pouvons primo dire que la démocratie est en marche à Kouibly. Les gens ont librement choisit leur candidat et si c’était à refaire leur choix resterait inchangé. Bravo à vous, parents de Kouibly. Secondo, nous pouvons espérer à un lendemain meilleur à Kouibly vu que neuf candidats sur 14 se sont tenus les coudes pour arracher cette victoire finale. C’est la victoire de tout kouibly. Que de potentialité à la disposition du nouveau député pour réussir sa mission ! Terso , il ya des gens pour dire la vérité à kouibly. Nous pensons à Goulei Pesson Félix, à Gbéhé Oulai, à Sihé Anicet, à Zou Clémentine, au docteur Blerou, à Gnahan Ferdinand, à Seh Déclaire, à Jean Miehi, à Landry Tohou ce groupe a fait preuve de clairvoyance et d’analyse sociololique avant de prêter main forte au candidat YOUTE.
 
C’est vrai qu’il faut mettre en avant les relations familiales mais pour un département le leader doit avant tout être celui qui connait et qui sait écouter ses concitoyens. Le leader de Kouibly ne doit pas penser à son seul intérêt. En premier il doit penser à l’intérêt général. Le leader de Kouibly doit mettre en pratique cette parole de la bible qui dit : il ya plus de joie à donner qu’à recevoir.
 
A l’endroit de notre député nous voudrions dire que c’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Aujourd’hui il est l’espoir de tout KOUIBLY. Kouibly peut se développer avec ses cadres si le député qu’il est crée un climat de confiance entre ceux-ci. Dans ses recherches d’investisseurs privés, nous souhaitons qu’il incite la diaspora, les cadres et opérateurs économiques de Kouibly à se constituer en groupements d’intérêts économiques pour aller vers les bailleurs de fonds.
 
Il doit pour cela lister les grands chantiers en matière de développement de Kouibly et organiser des appels d’offres. Il doit aussi de temps en temps organiser des séminaires de formation et de sensibilisation pour les ressortissants de Kouibly.
 
Aux candidats malheureux nous aimerions dire qu’il faut se donner la main et rester solidaire au vainqueur pour le bonheur de Kouibly. Inutile de poursuivre les querelles qui ne font que nous mettre en retard. Ils n’ont pas démérité. A Kouibly il ya beaucoup d’intelligences mais il nous faut un leader. Pour l’heure c’est Innocent Youté. Aidons-le pour que Kouibly soit désenclavé. Aussi il faut savoir que l’improvisation n’existe pas en politique donc c’est maintenant qu’il faut se préparer les futures batailles, car 2020 c’est bientôt, que feriez vous pour demander la voix de ce peuple à la recherche de bonheur et de bien être ?.
 
Une contribution de SIHE ANICET pour Diaspotv
 
 

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Comme Obama en 1990, une Nigériane élue rédactrice en chef de la Havard Law Review

jeudi, 02 février 2017 09:39 Written by

Imelme Umana, étudiante nigériane à la faculté de droit de l'université d'Harvard, a a été élue comme la 131e présidente de la Harvard Law Review. Elle est la première femme noire à occuper ce poste – le plus important poste étudiant de la faculté – depuis sa création en 1885.

Lors de son élection, la jeune doctorante s'est montrée intéressée par une intéraction entre le gouvernement et la communauté afro-américaine afin d'étudier l'influence du discours politique américain sur le renforcement des stéréotypes à l'encontre des femmes de cette communauté.

A ce poste de rédactrice en chef, la jeune Nigériane devra superviser l'édition de la Havard Law Review, revue de référence de 2 500 pages dans le domaine juridique, publié chaque mois entre novembre et juin.

Comme le souligne son site internet, la Havard Law Review est entièrement indépendante de la faculté de droit d'Harvard. Les rédacteurs étudiants prennent leurs propres décisions d'ordre rédactionnel et organisationnel.

En plus d'articles rédigés par des étudiants, la revue propose par ailleurs des articles de professeurs, de juges ou encore de praticiens du droit. Cela permet notamment aux étudiants de peaufiner leurs connaissances juridiques et leur écriture, mais également d'offrir aux juges et autres acteurs du secteur juridique, une nouvelle source de documentation.

Depuis sa mise sur pied, la Havard Law Review compte parmi ses rédacteurs et éditeurs certains de ses plus célèbres anciens élèves. Parmi eux, l'ancien président américain Barack Obama, qui est également le premier Afro-Américain à avoir brigué la présidence de la revue en 1990, alors qu'il n'avait que 28 ans.

Début janvier 2017, il y publiait un article intitulé "Le rôle du président dans l'avancement de la réforme de la justice pénale".

Africanews

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Retour du Maroc dans l’Union africaine : chaque camp abat ses dernières cartes à Addis-Abeba

lundi, 30 janvier 2017 11:32 Written by

Plusieurs pays auraient signé une lettre demandant à ce que le retour du Maroc fasse l’objet d’un « avis juridique » préalable. Le roi Mohammed VI multiplie les tête-à-tête dans la capitale éthiopienne.

Le roi du Maroc Mohammed VI avec le président du Nigeria Muhammadu Buhari en décembre 2016, à Abuja, lors de sa tournée africaine rallier des pays africains au retour du royaume dans l’Union africaine.

Le Maroc sera-t-il autorisé à réintégrer l’Union africaine (UA) ? Ou restera-t-il aux portes de l’organisation panafricaine malgré son lobbying intense ces derniers mois ? A douze heures de l’ouverture officielle du 28e sommet des chefs d’Etat de l’UA, à Addis-Abeba, les jeux ne semblaient toujours pas faits.

Une grande partie des chefs d’Etat africains sont arrivés dans la capitale éthiopienne au cours du week-end pour prendre part à ce sommet qui a officiellement pour thème « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Maroc : la question brûlante

En attendant le démarrage des travaux, une première session s’est tenue dimanche 29 janvier à huis clos au siège de l’organisation pour examiner le rapport du président rwandais Paul Kagame sur le projet de réforme de l’organisation panafricaine.

Selon le document que Le Monde Afrique a pu consulter, les réformes soumises aux chefs d’Etat et de gouvernement devraient notamment tourner autour d’une nouvelle architecture de la Commission et de ses prérogatives.

La question la plus brûlante, celle de la demande de retour du royaume chérifien au sein de l’UA, ne sera examinée que lundi – a priori dans l’après-midi. Mais en coulisses, le bras de fer se poursuit entre les partisans d’un retour immédiat du Maroc et ses opposants.

Rabat a demandé en juillet 2016 à revenir dans l’organisation panafricaine que Hassan II avait quittée en 1984. A l’époque, l’UA était encore alors l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Le roi du Maroc entendait protester ainsi contre la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par l’OUA.

Les résistances persistent

En juillet, 28 Etats se sont déclarés favorables à ce retour à Kigali, la capitale rwandaise. Citée par l’Agence France Presse (AFP), une source gouvernementale marocaine a affirmé dimanche dans la capitale éthiopienne que 42 Etats avaient donné leur accord. Mais, en coulisses, les résistances au retour du Maroc persistent, organisées notamment par l’Algérie, grand rival du royaume et poids lourd de l’UA.

« Il ne s’agit pas juste d’un vote. Demain, la question doit faire l’objet d’une discussion entre chefs d’Etat. Si on demande un débat, c’est bien que tout n’est pas clair », souligne un observateur non gouvernemental, qui poursuit : « Le Maroc a peut-être le nombre nécessaire de pays favorables à son retour, mais pas forcément les plus puissants ».

Depuis plusieurs mois, le royaume chérifien dénonce des tentatives pour retarder sa procédure d’admission. Il vise en particulier la présidente sortante de la commission de l’UA, la Sud-Africaine Dlamini-Zuma, mais aussi l’Algérie, deux puissances régionales farouchement opposées à la politique marocaine au Sahara occidental.

Dans un entretien à l’hebdomadaire marocain TelQuel, ce dimanche, le porte-parole de Mme Dlamini-Zuma, Jacob Enoh Eben, confirme (en langage diplomatique) que rien n’est joué : « Il y a sûrement une majorité qui sera favorable à l’intégration du Maroc. Une minorité va demander à ce que le problème de la RASD soit résolu et ils vont vraiment insister là-dessus (…) Ils peuvent aussi dire qu’ils vont constituer un Comité de personnes qui vont accompagner des mesures sur cette problématique. »

« Jouer la montre »

Selon d’autres informations, une dizaine de pays aurait cosigné une lettre demandant à ce que le retour du Maroc fasse l’objet d’un « avis juridique » préalable. Ce qui reporterait l’adhésion de Rabat d’au moins six mois.

« Les partisans d’un retour du Maroc y voient une façon pour ses adversaires de jouer la montre, souligne notre observateur indépendant, mais, au-delà des rivalités entre Etats, la réintégration du royaume dans l’UA pose en effet des questions de fond pour l’organisation. »

Le Maroc refuse de reconnaître la RASD, estimant que le Sahara occidental fait partie de son territoire, tandis que les responsables indépendantistes sahraouis mettent en avant leur statut de « dernier territoire colonisé d’Afrique », dans une institution panafricaine dont la raison d’être a été la libération du continent.

Face à ces résistances, la partie marocaine s’active. Le roi Mohammed VI est arrivé vendredi soir avec une forte délégation dans le capitale éthiopienne. Il multiplie les tête-à-tête avec les chefs d’Etat africains et doit donner dimanche soir un dîner en l’honneur de toutes les délégations présentes au sommet.

 

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