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Sénégal : disparition d'Ousmane Tanor Dieng, 3e personnage de l'État Featured

jeudi, 18 juillet 2019 13:09 Written by

Le Sénégal est en deuil. Le leader du Parti socialiste (PS) et président du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), Ousmane Tanor Dieng, est décédé des suites d'une maladie, ce lundi 15 juillet, en France a annoncé son entourage à l'Agence de Presse sénégalaise. Il était hospitalisé en France depuis de longs mois, a confirmé son chef de protocole. Le président Macky Sall a aussitôt déclaré avoir gardé d'Ousmane Tanor Dieng le souvenir « d'un homme d'État d'une dimension exceptionnelle », un témoignage rendu public peu après le décès en France du secrétaire général du Parti socialiste (PS).

Une longue carrière ministérielle

Longtemps ministre sous Abdou Diouf, Ousmane Tanor Dieng était devenu l'une des plus grandes figures contemporaines du socialisme en Afrique. Allié du président Macky Sall depuis 2012, Ousmane Tanor Dieng était la troisième personnalité de l'État du Sénégal.

"Le Sénégal vient de perdre un Homme d’Etat d’une dimension exceptionnelle, un digne Fils de la République dont le parcours constitue un exemple d’abnégation et un modèle d’engagement patriotique."
Communiqué lié à la disparition de Ousmane Tanor Dieng

« Le Sénégal vient […] de perdre un homme d'État d'une dimension exceptionnelle, un digne fils de la République, dont le parcours constitue un exemple d'abnégation et un modèle d'engagement patriotique », affirme-t-il dans un message de condoléances adressé à ses compatriotes. « Avec la disparition du président Ousmane Tanor Dieng, le président Macky Sall, la coalition Benno Bokk Yaakaar, le Parti socialiste et la République viennent de perdre un allié éminent et loyal, un grand militant du Sénégal, et la République un de ses plus grands serviteurs », est-il écrit dans le message de condoléances reçu du service de communication de la présidence. Le chef de l'État « formule ses prières les plus ferventes pour qu'Allah l'accueille au paradis ».

Une fin de parcours à la tête du Haut Conseil des collectivités territoriales

Ousmane Tanor Dieng, nommé président du Haut Conseil des collectivités territoriales, 3e personnage de l'État, par Macky Sall, dirigeait cette institution depuis 2016. Sa disparition, survenue à Bordeaux, en France, est intervenue alors qu'il se faisait soigner depuis des mois. Il a été conseiller du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ensuite directeur de cabinet d'Abdou Diouf, le successeur de ce dernier. Ousmane Tanor Dieng a été ministre d'État, chargé des Affaires présidentielles d'Abdou Diouf, auquel il avait succédé à la tête du PS après la défaite de cette formation politique à l'élection présidentielle de février-mars 2000. Candidat sans succès aux élections présidentielles de 2007 et 2012, Ousmane Tanor Dieng était ensuite devenu un allié de Macky Sall. Il le soutenait au second tour de la présidentielle de 2012 et était l'un de ses plus importants alliés au scrutin présidentiel du 24 février dernier. 

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Côte d’Ivoire: Rencontre de haut niveau entre les présidents Gbagbo et Bédié: Les médisants et jaloux auront leurs yeux pour pleurer Featured

jeudi, 18 juillet 2019 08:14 Written by

Depuis que le projet de cette rencontre a été annoncé, il y a des rumeurs, des médisants et jaloux qui, dans leur fort intérieur, voudraient la voir échouer et sans raison apparente. Cette rencontre a été déjà ficelée et rien ne peut lui permettre de prendre du gaz dans le tuyau pour leur faire plaisir.

La rencontre tant souhaitée par les ivoiriens, je dis par les ivoiriens, aura bel et bien lieu, n’en déplaise. Si c’est dans le camp du RHDP, je peux bien comprendre, parce qu’il a peur des effets immédiats qu’elle susciterait, mais à vouloir proférer des thèses et antithèses, comme si certains partageaient le même lit qu’un des deux, les ivoiriens veulent et souhaitent cette rencontre pour se donner de la force et des signaux forts.

C’est quand-même, le président Bédié qui souhaite voir son jeune frère Gbagbo Laurent, sur le principe, pourquoi décourager le président Gbagbo, de le recevoir ? Un peu bon sens, pour un peuple si meurtrit et qui a besoin de tous, pour unir ses forces de rebondir. Il y a un temps pour se bagarrer et un autre pour faire la paix. Qui, dans ce conflit ivoirien, n’a-t-il pas sa part de responsabilité ? Est-ce pour cela qu’il faut laisser la situation pourrir et faire souffrir les ivoiriens ? Le principe de la rencontre est acquis. Ce sont deux anciens chefs d’état, on ne peut pas polémiquer sur cette faveur presque divine que tous les ivoiriens attendent de leurs vœux. La date et l’heure, ne pouvant pas être divulguées, les deux se verront. Le président Bédié, se trouve bien en France et suit son agenda privé et le président Gbagbo, le sachant, les deux services protocolaires et leurs directeurs de cabinet travaillent.

Cette rencontre aura tellement lieu que le président Bédié, a laissé des consignes à son collaborateur, le secrétaire exécutif chargé de l’organisation et de la mobilisation, l’ancien maire du Plateau, M. Akossi Bendjo, de prendre une grande salle, afin qu’il s’adresse à ses compatriotes ivoiriens vivant dans la diaspora et la date, je peux vous la communiquer, c’est le 10 août 2019. Une réunion a rassemblé, tous les responsables des partis politiques ivoiriens, société civile et associations, le mardi 16 juillet, dans la salle de l’AGECA, dans le 11èmearrondissement de Paris. Le message a été claire et salutaire, car, c’est une grande première que le président Bédié, juste après sa rencontre avec son jeune frère, daigne leur donner la primeur avant de prendre son avion pour son retour.

Qui a dit que le PDCI RDA veut absolument aller à des élections en 2020 pour faire courir des bruits ? C’est justement pour éviter ce suicide collectif que veut initier le RHDP en 2020, qu’il est nécessaire que tous les ivoiriens prient pour que les deux grands leaders, deux anciens chefs d’état que Ouattara déteste, se rencontrent pour lui faire avaler sa couleuvre. Aucune condition à cet effet, n’a été signifiée et les président Gbagbo et Bédié, se retrouveront pour échanger et sans doute, qu’ils parleront de leur alliance pour éviter encore des morts inutiles à leurs compatriotes et préparer aussi, le retour du président Gbagbo et de son fils Charles Blé Goudé, dont on annonce, une probable visite du président Bédié.

Ce sont ceux qui ne veulent pas voir les ivoiriens unis qui s’agitent, sinon, pour ces deux grands patriotes, Gbagbo et Bédié, ils se parleront très bientôt.

 

Joël ETTIEN

Source : Business Actuality

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Côte d'Ivoire/ La mutuelle pour le développement de Zéaglo (Blolequin) sera investie le 03 août prochain Featured

mardi, 16 juillet 2019 17:46 Written by
Abidjan 16 Août (Diaspotv.info) – Les populations de Zéaglo dans le département de Blolequin (région du Cavally) procéderont, le samedi 03 août prochain à partir de 20 heures à la salle du venus bar de YopougonSaguidiba, à la cérémonie d’investiture de la mutuelle pour le développement de Zéaglo (MUDEZEA) mise en place pour accompagner les actions du gouvernement pour le développement de leur sous-préfecture.
Le président du comité d’organisation de cette grande cérémonie d’investiture, Sioto Anicet Déza, a lors d’un point de presse animé mardi, invité l’ensemble des ressortissants de Zéaglo à s’approprier ladite cérémonie pour le développement de leur village. Il a rappelé les ambitions de la mutuelle, à savoir la promotion des cadres, la lutte pour la scolarisation de la jeune fille, la promotion de l’union entre cadres, et l’aide au financement de projets de développement.
‘’ Nous sommes à un tournant décisif pour le développement de notre gros village dont le rêve pour nous est d’en faire une grande ville dans le futur, c’est pourquoi j’invite toutes les ethnies vivant sur cette portion de terre de la Côte d’Ivoire à être présentes pour ensemble dire oui au développement de notre village ‘’Zéaglo'' ". Nous voulons une salle comble, une foule immense en liesse, sans distinction ethnique et religieuse. La joie et la volonté de renouer avec les actions de développement de Zéaglo doivent être visibles et totales. 
Pour Sioto Anicet Déza, la mutuelle vise à favoriser le développement «de proximité » en appui aux projets du gouvernement. La cérémonie a sera parrainée par le député, Sarr Boyé Marius , placée sous le patronage de Lessiehi Mathias et présidé par Abel Leroux cadre de la région du Cavally.
Serge Konan pour DiaspoTV.Info

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Soudan : des milliers de personnes réclament justice pour les manifestants tués Featured

lundi, 15 juillet 2019 15:59 Written by

Des milliers de Soudanais se sont réunis samedi 13 juillet à travers le pays pour rendre hommage aux manifestants tués le 3 juin lors de la dispersion à Khartoum d’un sit-in demandant aux dirigeants militaires un pouvoir civil.

Quarante jours après l’évacuation sanglante de ce rassemblement, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a appelé les Soudanais à défiler dans les rues en signe de soutien aux familles des victimes.

Scandant « sang pour sang, nous n’accepterons pas de compensation », une foule de manifestants a envahi les rues du quartier de Bahari, dans le nord de Khartoum, haut-lieu de la contestation. Des centaines de personnes ont aussi protesté à Omdourman, ville jumelle de la capitale, et à Port-Soudan, poumon économique du pays situé 675 km à l’est de Khartoum. Des manifestations se sont aussi tenues à Madani et Kassala, dans l’est du pays, et à Al-Obeid (centre).

« La justice avant tout »

Cette journée de rassemblements, qui marque la fin du deuil pour les familles selon la coutume musulmane, a été baptisée « La justice avant tout ». Les manifestants réclament des enquêtes sur la mort des victimes et le jugement des auteurs présumés des violences.

Le 3 juin, 136 personnes ont été tuées lors de l’évacuation brutale du sit-in des manifestants par des hommes armés, selon un comité de médecins proche de la contestation. Les autorités parlent, elles, de 71 morts. Le Conseil militaire, actuellement au pouvoir, affirme ne pas avoir ordonné la dispersion du sit-in, tout en reconnaissant l’implication d’« officiers et de soldats ». Des ONG et manifestants pointent du doigt les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF).

Des dizaines de personnes avaient déjà été tuées dans la répression des manifestations lancées le 19 décembre, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain. Le mouvement avait alors pris une tournure politique en réclamant la chute du président Omar Al-Bachir, destitué et arrêté le 11 avril par l’armée après trois décennies au pouvoir.

Un accord proche de la signature

Après des mois de tensions, un accord entre les généraux au pouvoir depuis la chute de Bachir et les meneurs de la contestation doit être signé dans les prochains jours. Cet accord doit permettre d’enclencher la transition vers un gouvernement civil réclamé par la contestation.

Le texte de l’accord, qui fait encore l’objet de discussions entre les deux parties, a été mis sur pied à la suite d’intenses négociations entre les médiateurs de l’Union africaine et de l’Ethiopie. Il stipule que l’instance chargée de mener la transition pendant une période d’environ trois ans, sera présidée par un militaire pendant les vingt et un premiers mois, puis par un représentant civil pendant les dix-huit mois restants.

Une rencontre entre des représentants de la contestation et des militaires est prévue dans la soirée samedi, pour discuter des derniers termes de l’accord.

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Le Président national de l’association Diamant noir pour le RHDP…
Le Sénégal est en deuil. Le leader du Parti socialiste …
Un 21e vendredi de protestation contre le régime. Ce 12 …
Des milliers de Soudanais se sont réunis samedi 13 juillet…
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lundi, 15 juillet 2019 15:55 Written by

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, a annoncé samedi 13 juillet la levée des restrictions sur les réseaux sociaux, bloqués depuis plus d’un an pour « des raisons sécuritaires » par les autorités tchadiennes. « Depuis quelques mois, l’impératif sécuritaire avait conduit le gouvernement à renforcer les conditions d’accès et les mesures de contrôle des communications électroniques », a déclaré M. Déby à l’occasion de la clôture samedi du Forum Tchad numérique à N’Djamena. « Ces mesures se sont imposées dans un contexte de menaces terroristes », a-t-il rappelé. Un réexamen de la situation « me conduit (…) à instruire les sociétés concernées à lever immédiatement la restriction sur les communications électroniques », a-t-il ajouté.

Samedi en milieu d’après-midi, il était possible à N’Djamena d’accéder aux réseaux sociaux, comme WhatsApp ou Twitter, a constaté un journaliste de l’AFP. Une décision saluée par la société civile : « Nous nous réjouissons que le gouvernement tchadien ait écouté la voix du peuple », a réagi auprès de l’AFP le président du Collectif tchadien contre la vie chère, Nely Versinis. « Cette censure des réseaux sociaux imposée par le gouvernement depuis plus de quinze mois n’avait pas de raison d’être », a-t-il ajouté.

La censure des réseaux sociaux « a contribué à ternir davantage l’image du gouvernement tchadien », a déclaré de son côté l’ONG Internet sans frontières. « Nous espérons que cela ne se reproduira plus, la liberté d’expression en ligne étant un droit », a-t-elle précisé dans un communiqué.

L’accès à Internet n’excède pas 5 %

Fin mars 2018, les principaux réseaux sociaux du pays étaient devenus inaccessibles au moment où un mouvement de contestation s’élevait contre un changement de Constitution visant à renforcer les pouvoir du président du Tchad, dirigé depuis 1990 par Idriss Déby. L’accès aux réseaux était toujours possible en passant par des « réseaux privés virtuels » (VPN). Mais leur coût est prohibitif dans ce pays, l’un des plus pauvres du monde. Au Tchad, le pourcentage de la population ayant accès à Internet n’excède pas 5 %. En 2016, les autorités avaient déjà bloqué les réseaux sociaux durant 235 jours, coûtant ainsi plus de 18 millions d’euros à l’économie tchadienne, selon Internet sans frontières.

Immense pays s’étendant de l’Afrique centrale à la bande sahélo-saharienne, le Tchad, allié des pays occidentaux dans la lutte antidjihadiste, est confronté à des défis sécuritaires à chacune de ses frontières. Dans l’ouest, le groupe nigérian Boko Haram a repris ses incursions meurtrières depuis le début de l’année. Le nord, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région volatile du Sahel, désertique et peu habitée. Plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen.

Dans l’est, de graves conflits opposent agriculteurs et éleveurs nomades. Enfin, le sud frontalier avec la Centrafrique reste fragilisé par la crise qui sévit dans ce pays depuis le renversement du président François Bozizé en 2013. Idriss Déby Itno est arrivé au pouvoir en 1990. Des élections législatives, maintes fois reportées depuis 2015, doivent se tenir avant la fin de l’année.

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lundi, 15 juillet 2019 15:22 Written by

Un 21e vendredi de protestation contre le régime. Ce 12 juillet, la grande manifestation hebdomadaire des Algériens était aussi la première depuis l’expiration, trois jours plus tôt, du délai d’intérim de quatre-vingt-dix jours à la tête de l’Etat, assuré par le président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah. « Vide constitutionnel, félicitations ! », avaient scandé les étudiants défilant par milliers dans les rues, le 9 juillet, alors que l’Algérie basculait dans l’inconnu. Ils sont encore descendus en masse dans plusieurs villes algériennes ce vendredi.

En vertu de l’article 102 de la Constitution algérienne, le mandat de M. Bensalah est donc arrivé officiellement à son terme. Elu par les deux Assemblées après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, il devait assumer l’intérim pendant quatre-vingt-dix jours, le temps d’organiser une élection présidentielle. Laquelle, prévue le 4 juillet, n’a jamais eu lieu, faute de candidats.

Début juin, anticipant le crash institutionnel à venir, le Conseil constitutionnel avait trouvé la parade : la mission du chef de l’Etat intérimaire étant « l’organisation de l’élection présidentielle », il resterait donc en fonction, jusqu’à ce que scrutin s’ensuive. Mais dans les faits, depuis le 9 juillet, la couverture légale des responsables de l’Etat a disparu. Plus de président, un président intérimaire en situation d’illégalité, une autorité publique sans légitimité…

Une agressivité nouvelle

Le gouvernement nommé par l’ancien président quarante-huit heures avant sa démission continue pourtant de faire mine de gouverner. Les quatre mandats d’Abdelaziz Bouteflika – qui avait fait réviser la Constitution pour se maintenir à vie dans ses fonctions – ont depuis longtemps, il est vrai, vidé la Loi fondamentale algérienne de toute substance.

 Le pouvoir n’ayant pas attendu ce mois de juillet pour s’adosser à une base constitutionnelle douteuse ou de pure forme, la « voie constitutionnelle » sur laquelle s’arc-boute depuis début avril le chef de l’état-major de l’armée, en exigeant la tenue d’une élection« le plus tôt possible », avait peu de chances d’être audible par la rue.

Confronté à la pression des manifestants, le général Ahmed Gaïd Salah – véritable homme fort du pays depuis la démission de M. Bouteflika – n’aura pas eu « son » président dans les délais qu’il souhaitait, ni selon les normes de légitimation de l’institution militaire, qui dirige le pays depuis 1962.

En découle une agressivité nouvelle. Alors que la répression à l’égard des manifestants s’accentue, le chef d’état-major a réitéré, mercredi 10 juillet, son soutien au président par intérim et mis en garde ceux qui s’opposent à l’armée avec des termes jusqu’ici jamais utilisés. En s’en prenant notamment à l’un des principaux cris de ralliement des marches, l’exigence d’un Etat civil.

« La diabolisation du débat démocratique »

« Des slogans mensongers, aux intentions et objectifs démasqués comme réclamer un Etat civil et non militaire. Ce sont là des idées empoisonnées qui leur ont été dictées par des cercles hostiles à l’Algérie et à ses institutions constitutionnelles », a-t-il asséné. Plutôt que de dépassionner le climat politique, le général Gaïd Salah s’évertue à le tendre.

« Ce genre de discours ne contribue nullement à l’apaisement de la situation, il compromet toute solution ou dialogue, estime Saïd Salhi, vice-président la Ligue algérienne des droits de l’homme. La diabolisation du débat démocratique (…) n’augure en rien une solution démocratique et l’avènement de la nouvelle République démocratique, sociale, pluraliste et civile. »

Le 3 juillet, le chef de l’Etat par intérim avait pourtant dévoilé une nouvelle approche du pouvoir pour régler la crise. Abdelkader Bensalah avait invité la classe politique et la société civile à engager un dialogue et s’était engagé à respecter ce qui en découlerait : des garanties quant à la transparence dans l’organisation d’un futur scrutin ; la composante, le fonctionnement et les moyens alloués à une instance électorale indépendante…

Une « main tendue » qui n’a pas suscité l’adhésion espérée d’une partie de l’opposition, regroupée au sein du Forum national pour le dialogue, réuni près d’Alger le 6 juillet. Ce regroupement de partis et d’associations à dominante nationaliste et islamiste est le courant a priori le plus accommodant de l’opposition. Lui aussi souhaite se diriger vers une élection présidentielle assez rapidement et ouvrir la discussion avec les autorités. Mais en exigeant quelques préalables, comme des mesures d’apaisement et la libération des détenus d’opinion.

Une situation inédite

Depuis un mois, une cinquantaine de personnes ont été arrêtées et mises en détention, la majorité pour avoir porté un drapeau berbère pendant les manifestations ou pour avoir critiqué le chef d’état-major comme l’ancien moudjahid (combattant de la guerre d’indépendance) Lakhdar Bouregaâ, incarcéré à 86 ans pour« outrage à corps constitué et atteinte au moral de l’armée ».

En optant pour une gestion sécuritaire du mouvement après avoir échoué à imposer son agenda politique, le chef d’état-major personnifie aujourd’hui aux yeux des manifestants le système qu’ils veulent mettre à bas. Pire, il apparaît à l’opposition comme celui qui cherche à faire perdurer la crise. Il se retrouve ainsi en première ligne. Une situation inédite en Algérie.

En balayant la vitrine politique du régime, son vieux président, ses partis dits majoritaires comme le FLN, sa centrale syndicale ou son Parlement, le soulèvement populaire a réduit un pouvoir qui jusqu’ici marchait sur deux jambes à sa seule expression brute : l’armée.

Depuis l’indépendance, le système algérien s’est historiquement appuyé sur son appareil sécuritaire pour réprimer toute expression autonome de la population, mais en déléguant à une façade civile la redistribution de la rente et le fonctionnement de l’Etat ou la définition d’un projet de société. Aujourd’hui, à travers le général Gaïd Salah, l’état-major de l’armée cumule toutes les fonctions. Privé de sa capacité à se relégitimer, tout en refusant pour l’instant une solution politique, le régime semble en revenir à une gestion purement sécuritaire des événements. Une impasse et un saut périlleux dans l’inconnu.

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Situation politique Ivoirienne et formation des plateformes : Le président Henri TOHOU et L'USP rejoignent Kabran Appiah de la ligue des mouvements pour le progrès ( LMP). Featured

lundi, 08 juillet 2019 14:12 Written by

Resté discret et distant des différentes plateformes politiques depuis sa dernière conférence de presse de Mars 2018, le président Henri TOHOU  ex candidat à la présidentielle de 2010, et son parti l'Union Socialiste du Peuple (USP) ont officiellement participé au séminaire organisé par la LMP ce samedi 06 Juillet 2019 à Cocody St Jean sur le thème : Les conditions pour les élections justes et transparentes en côte d'Ivoire. Sous la présidence de l'ex ministre Kabran Appiah, professeur du droit à l'Université d'Abidjan et avocat en côte d'Ivoire, et la vice présidence du président Henri TOHOU ex candidat à la présidentielle 2010, président de l'Union Socialiste du Peuple ( USP) et juriste, politologue enseignant à l'Université Internationale de Grand Bassam.

Se séminaire a regroupé d'autres partis et mouvements politiques dont le parti populaire des sociaux démocrates (PPSD) ; L'Alliance centriste Ivoirienne (ACI); Le Consensus des démocrates africains (CDA); et l'Union Populaire Républicaine (UPRCI).

Les conclusions du séminaire devant servir de base de discussions prochaines avec les forces vives de la nation et le gouvernement ivoirien seront communiquées ultérieurement.

 

La rédaction

 

 

 

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Last modified on lundi, 08 juillet 2019 14:43

Le président Henri Tohou devient professeur du droit des affaires américain et des sciences politiques à l'Université Internationale américaine de Grand Bassam.

vendredi, 05 juillet 2019 12:34 Written by

Nous sommes en compagnie du Président Tohou célébrant avec lui ce matin l'excellence et le boulot bien fait ( Graduation Ceremony) au palais de la culture de Treichville.

Devenu une célébrité à l'Université Internationale de Grand Bassam, où les étudiants se battent pour être acceptés à ses cours, le président Tohou est aussi sollicité dans la sous région pour donner des cours de sciences politiques aux dirigeants des partis et mouvements politiques.

C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il a séjourné à Ouagadougou du 16 au 19 Juin 2019 dernier pour apporter la formation à une centaine de cadres des mouvements politico - sociaux au Burkina Faso sur le thème "la politique et les idéologies".

Il y est attendu pour prendre la parole devant de milliers de personnes bientôt.

La Rédaction

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