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Quel avenir pour Franc CFA ?

mercredi, 20 février 2019 11:21 Written by

Nous saluons et remercions tous nos frères qui ont fait le travail pédagogique qui a porté le franc CFA au cœur de l’actualité africaine. Cette thématique va y demeurer pendant des années jusqu’à la mort du franc des colonies françaises d’Afrique.de Nicolas Agbohou, à Mamadou Koulibaly en passant par Kako Nubokpo, Martial Ze Belinga, Demba Moussa, Ndongo Samba Sylla et autres Kemi Seba. L’Afrique, est vent debout contre le Franc CFA.

Les passions qui se déchainent contre le franc CFA découlent de l’inertie de la France et des dirigeants politiques africains. Quant à la BCEAO et la BEAC, elles n’ont pas su lever le voile de l’opacité qui entoure la gestion monétaire. Leur silence aujourd’hui, est l’échec d’une communication maladroite qui pendant des décennies nous disait circulez il n’y a rien à voir. La monnaie est une affaire de spécialistes.
Regardez aujourd’hui la situation crée par nos propres spécialistes. Le franc CFA est dans une impasse. L’insurrection des esprits et des opinions africaines contre le CFA vient des mensonges des deux banques centrales, des dirigeants politiques africains et de la France. La crise de confiance débouche aujourd’hui sur la révolte des consciences.

Dire que la France nous rend service par sa participation à la gestion de cette monnaie est un gros mensonge qui ne fait même plus sourire un africain. Le franc CFA est une arnaque. Il est tant que cela cesse. Ceux qui pensent que le débat est clos sur cette question se trompent d’époque. L’Allemagne, l’Italie et même la Turquie, s’expriment tous librement sur le franc CFA. Il ne se passe plus une seule semaine, sans marche de protestation, conférences, colloques ou encore des états généraux sur le CFA. Les dénonciations pleuvent sur la monnaie coloniale.

Nos dirigeants politiques doivent se réveiller. Ils doivent sortir de leurs palais de marbre pour aller sur nos marchés et ils verront de leurs yeux la paupérisation de nos peuples africains, qui exportent du coton et importent des friperies pour s’habiller. Ne parlons même pas des gésiers, des croupions de dindes, des rognons et autres pattes de poulets et de cochons venant des abatages des pays occidentaux que les africains achètent pour manger faute de mieux.
Il faut sortir de tout ce qui nous encombre et nous empêche d’avoir une vie nationale digne de ce nom. Le CFA fait partie de nos problèmes. Voilà pourquoi il ne faut rien lâcher sur cette question.
II- Les instruments de l’arnaque CFA

A) La convertibilité garantie par le trésor français, est un gros mensonge, le CFA n’est même pas convertible entre Dakar et Yaoundé. Deux villes siègent de la BECAO et de la BEAC. Allez-y dans un restaurant ou un hôtel à Yaoundé avec du CFA d’Afrique de l’Ouest et vous essuierez un refus catégorique de vos billets.
Essayez d’aller à Paris faire des achats dans un magasin avec vos CFA de LOME ou de Bangui et l’on vous rira au nez.
J’ai essayé moi-même de sortir du CFA pour régler une addition à l’hôtel du Mont Blanc à Genève, l’employé de la réception m’avait regardé comme si j’étais un martien. En réalité la soi-disant garantie de convertibilité de la France ne vaut pas un clou. Même la poste française qui est un service public de l’Etat français n’accepte pas une transaction avec du CFA.
B) La parité fixe avec l’Euro, fait que les peuples qui utilisent le CFA sont tributaires de la zone euro dont l’objectif est de maitriser l’inflation. Ainsi il y a moins de crédit dans la zone CFA et moins de capitaux. Ce qui pousse à importer au lieu de produire sur place.

C) C’est la France qui avait décidé de la dévaluation de 1994. C’est la France qui élabore le rapport annuel de la zone CFA dont elle n’est pas membre. La France contrôle les devises de la zone CFA, elle peut cesser de l’approvisionner à tout moment.
D) L’opacité de gestion du compte opération logé au trésor français. Chaque pays de la zone CFA, doit déposer 50% de ses devises dans le trésor public français. Les français ne se rendent même pas compte qu’il est impossible à nos malheureux pays de faire fonctionner des pays aussi vastes comme le Mali, le Tchad ou le Niger en les privant de la moitié de leur recette d’exportation.

E) Pourquoi la France ne publie-t-elle pas chaque année la liste des avoir de chaque pays africain dans son trésor ? Cela rassurera l’opinion africaine hostile à cette monnaie.
F) Il y a ici une inquiétude de fond envers la France. Du point de vue économique, la France est à o% de croissance. 10.7% de chômage. Une dette publique de plus de 2200 milliards d’euros soit 96% de son PIB. La France n’a plus les moyens d’aider l’Afrique. Dans cette situation où se trouve l’argent des africains logé dans le trésor d’un pays criblé de dette dont la population est dans la rue depuis des mois pour réclamer le minimum de dignité à son gouvernement ?

G) Nous sommes de ceux qui ne croient plus que les réserves de nos pays sur le compte d’opération sont actuellement disponibles. Car si c’est vraiment le cas, alors les réserves de 1960 jusqu’à nos jours se chiffre à combien et ne sont-elles pas suffisantes pour garantie du franc CFA et stopper le dépôt des réserves de devise à vie de nos pays auprès du trésor français ? C’est une question de simple bon sens.
H) La France est le troisième détenteur mondial d’or au monde, alors qu’elle n’a pas une seule mine d’or dans l’hexagone. L’ensemble des pays africains utilisant le franc CFA ont un stock de 42.7 tonnes d’or auprès de la banque de France, comme garantie du franc CFA. A quoi sert ce stock d’or si la France nous dit que c’est elle qui garantit la convertibilité de cette monnaie ?
I) La France réénumère les dépôts de devise dans son trésor à 0.25% d’intérêt par an, alors que quand un pays africain emprunte auprès des finances françaises le taux est de 6.5% voilà une autre arnaque qui saute aux yeux du moindre étudiant africain en première année d’économie.

J) Quant à la libre transférabilité, elle permet la fuite des capitaux par les élites africaines corrompus et aux entreprises françaises qui sous la pression de leur pays ont des marchés de gré à gré dans nos pays. Cette libre transférabilité leur permet d’être à l’abri des fluctuations monétaires.
K) Tant que les règles du conseil d’administration de la BCEAO et de la BEAC permettront aux représentants de la France de siéger et prendre les décisions sur une monnaie dont la France n’utilise pas, il y a ici une arnaque quand on sait que l’unanimité des participants est nécessaire à la prise de décision.

III – Les arguments des officiels français et africains
Les français auront du mal à nous convaincre de les suivre dans la perpétuation du franc CFA. Ecoutons le petit Macron, qui n’a pas encore fini avec le mouvement des gilets jaunes de son propre pays : << Si l’on ne se sent pas heureux dans la zone CFA, on la quitte pour aller battre sa monnaie comme l’on fait la Mauritanie et Madagascar. Il faut arrêter les déclarations démagogiques qui font du CFA le bouc émissaire des échecs des politiques économiques.>>
Si le franc CFA ne rapporte rien à la France, alors qu’elle aide les pays de la zone à sortir de cette monnaie dans le cadre d’une vraie coopération digne de ce nom. Nous savons que la France conserve 15% des billets imprimés chez elle pour son usage personnel (droit de tirage spéciaux) cet argent sert à assurer les dépenses courantes liées au fonctionnement de ses ambassades en Afrique zone CFA. C’est l’ensemble de tous ces profits qui nécessitent une fin devant l’élan libertaire des nouvelles générations.
Les roitelets africains nous disent qu’il faut stopper le débat sur le franc CFA, c’est une bonne monnaie, le taux d’inflation est maitrisé, c’est une monnaie qui appartient aux africains et géré par les africains. J’ai été vice-gouverneur et gouverneur de la BCEAO, le franc CFA est une monnaie solide. C’est à nous de décider de son avenir. Ceux qui en parlent ne savent pas de quoi il s’agit.il est aujourd’hui impossible d’occulter le débat.
Sincèrement que doit-on retenir de ce genre de déclaration. Faite par des gens qui prétendent diriger l’intérêt supérieur de nos malheureux pays africains ? Comment aller vers une monnaie commune de l’Afrique de l’Ouest quand de telles prises de positions nous tirent par le bas en obstruant l’indépendance monétaire nécessaire à l’affirmation de nos économies dans la réalité marchande du monde actuel ?

IV – Les réformes pour défendre le CFA comme monnaie de transition
Nous sommes à un carrefour important ou la Frances doit prendre les devants d’une réforme audacieuse capable de rendre service à tout le monde au risque de voir la fin du franc CFA sans elle. Car l’élan libertaire des nouvelles générations n’acceptera pas plus longtemps ce marché de dupe que même un chien refusera. Les premières mesures à prendre par le partenaire français du CFA, est : A) – de retirer ses deux administrateurs français qui ont le droit de véto dans les prises de décisions de la BCEAO et de la BEAC.
B) – la fabrication de la monnaie CFA doit se faire en Afrique au siège de la BCEAO à Dakar au Sénégal et Yaoundé au Cameroun pour l’Afrique centrale. Nous savons que la France après impression conserve 15% des billets pour ses propres besoins, ce genre d’accord n’est plus acceptable. Ces contrats immuables et sans évolution depuis près d’un siècle ne sont plus moralement justifiable.
La France n’est plus membre de la zone franc elle ne doit plus se sucrer sur le dos de nos malheureuses populations, par des procédés qui frisent le racket, l’escroquerie et la truanderie de type mafieuse. Ce comportement de vampire et de sangsue n’est plus acceptable. C’est honteux de la part de l’ancien colonisateur de s’imposer au plus faible par des méthodes de gangster.
C) – la zone CFA dispose de près de 15 milliards d’euros dans les comptes opérations du trésor public français. Cet argent peut largement assurer la convertibilité du franc CFA. Nos pays peuvent donc arrêter de verser les 50% de leurs recettes d’exportation dans le trésor d’un autre pays. Cette ligne doit être défendue pendant les négociations si on veut vraiment réformer le CFA. Le problème est de savoir qui pourra porter une telle exigence de justice dans les relations avec la France ? Les présidents eunuques de l’Afrique de l’Ouest, presque tous francs-maçons, qui doivent leur légitimité à Paris, vont plutôt se battre au contraire pour une nouvelle dévaluation du franc CFA, pour plaire au coq gaulois.
D) – La BCEAO si elle veut être encore crédible et utile à l’Afrique après avoir si longtemps servit les intérêts de la France, doit travailler aujourd’hui et maintenant pour baisser le taux du crédit dans la zone monétaire CFA. Comment peut-on promouvoir l’innovation, les PME, la production agricole et industrielle avec le crédit à 12 ou 15% dans la zone CFA, alors qu’en zone euro on est à 2 ou 3% dans certains pays ?
Nous sommes en face de taux totalement usuraires et difficile à faire émerger une économie. Il ne faut donc pas s’étonné du niveau de paupérisation de nos malheureux pays africain de la zone CFA. Nos pays se trouvent donc dans l’impossibilité de relancer leur économie par une monnaie dont la gestion nous échappe.

V – Postulat de conclusion générale
Pendant la coupe du monde de football en Italie, les joueurs d’un pays africain menaçaient ouvertement de ne plus jouer si leurs primes de qualification et de match n’étaient pas payés par leur pays.
La tension était telle au sein de l’équipe que certains joueurs avait déjà fait leurs valises pour rejoindre les clubs européens qui sont leurs employeurs. Dans la précipitation le gouvernement du pays envoya par avion des CFA pour payer les primes des joueurs. A la vue de cette monnaie le gardien de but s’écria : << qu’allons-nous faire avec ces billets de CFA en Italie ? Même pour nous essuyer le cul cette monnaie ne nous sera d’aucune utilité.>>

Finalement après le refus de plusieurs banques. C’est la fédération italienne de football qui se porta volontaire pour sauver la situation car cette équipe africaine risquait de se retrouver à 8 ou 9 joueurs. Tout le drame du CFA se trouve dans cette image de monnaie de singe dont on nous dit qu’elle est bonne, elle est solide et nous rend service, alors qu’elle n’est même pas interchangeable entre Dakar et Yaoundé.
Mon frère et ami, l’économiste ivoirien, Apollos Dan Thé, résume mieux mon propos :<< Les jours du CFA sont comptés. Mais nous devons maintenir la zone UEMOA ou même l'agrandir et avoir une monnaie commune. Plus une monnaie circule dans un ensemble plus grand en termes de population et aussi de géographie, plus elle peut absorber les coups parce qu'il y aura déjà un volume d'échanges intra zone monétaire qui peut assurer un minimum vital et réduire l'impact des importations. (C’est la grande dépendance aux importations qui est l'une des sources de l'instabilité d'une monnaie, sans oublier la corruption, les fuites de capitaux et autres faits de mauvaise gestion). Ça serait une grave erreur de se recroqueviller sur nous-mêmes avec des monnaies éparses, à chaque pays. Nous avons de petites économies qui n'ont pas de structures fiables ou solides et donc des monnaies éparses seront très vulnérables. Non au CFA mais en même temps oui à une monnaie commune sous régionale. Fort heureusement que les travaux préparatoires d'une monnaie sous régionale sont en cours depuis au moins 20 ans et sont quasiment achevés. Mais ce sont les pays du CFA qui trainent les pas et qui retardent l'avènement de la monnaie régionale ouest africaine. Mais tôt ou tard le blocage du CFA sera levé et nous allons avancer.>>

L’histoire de la rébellion ivoirienne soutenue par la France, nous enseigne qu’à la prise de la ville de Bouaké, les rebelles avaient des billets de banque tous neufs et faisaient leurs achats en payant tout en cash avec des nouveaux billets. Nous sommes exactement ici en face de ce qui peut arriver à d’autres pays africains si nous laissons l’impression de notre monnaie aux prédateurs qui veulent faire de nous des proies faciles.
Les jours du franc CFA sont comptés. Comme pendant la guerre d’Algérie, la France comme dans ses habitudes mène aujourd’hui un combat d’arrière-garde sordide et mesquin pour racketter nos malheureux pays africains. Nous ne proposons pas un saut dans le vide. Mais être capable de nous arrêter avant le précipice. Le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du sud, la Tanzanie, l’Ethiopie, le Nigeria et le Ghana ont leur monnaie et existent. Arrêtons de se faire peur pour ne rien faire.
Le franc CFA remet en cause la souveraineté monétaire des pays africains qui l’utilise. Le franc CFA enfin n’est plus un outil économique adapté aux besoins de nos pays. Le franc CFA fut imposé aux africains, il n’a pas été adopté par un référendum comme ce fut le cas de l’euro dans les pays de l’union européenne.

Il est donc faux de nous dire que c’est une monnaie librement acceptée par les pays qui l’utilisent. Sortir des grands et petits mensonges donnera plus de crédibilité aux défenseurs du CFA en leur permettant d’affronter courageusement l’avenir de cette monnaie par les africains.
Tel est notre opinion sur l’usage du CFA et de son avenir dans nos pays africains.

 
 

Dr Serge-Nicolas NZI
Chercheur en communication
Tel 0041792465353 Lugano (suisse)
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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côte d'ivoire: le prix du caouchout naturel fixé 250 fr cfa

vendredi, 01 février 2019 02:18 Written by

Pour la nouvelle campagne 2019, le prix du caoutchouc naturel est fixé à 252 fr cfa. C'est ce qu'a décidé l'association des professionnels du caoutchouc naturel (Apromac) qui a procédé au lancement de la campagne le mercredi 23 janvier 2019 dernier.

Pour cette année, la campagne est placée sous le signe de la responsabilité et de l'engagement des planteurs. Le représentant du directeur général des productions et de la sécurité alimentaire au ministère de l'agriculture, Gooré Bi marcel,  a invité au nom du ministre de l'agriculture les acteurs de la filières à fournir une production de qualité.

D'importants investissements ont été annoncés pour 2019. Il s'agit de 2,5 milliards de francs qui seront injectés pour la formations des saigneurs, 70 kilomètres de pistes agricoles à réhabiliter ainsi que 3.500 hectares de plantations sortiront de terre, a annoncé Albert Koffi Konan, secrétaire exécutif du fonds de développement de la culture de l'hévéa. 

 

Tonia ZONSEDOUE pour Diaspotv

 

 

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Côte d’Ivoire: Le Japon décaisse 80,685 milliards pour la construction de 3 échangeurs sur le Bd Mitterrand

vendredi, 18 janvier 2019 11:27 Written by

Infrastructures: Le Japon décaisse 80,685 milliards pour la construction de 3 échangeurs sur le Bd Mitterrand

Deux accords de financement ont été signés le 11 janvier, au 20e étage de l’immeuble Sciam, par le ministre de l’Économie et des finances, Adama Koné, et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), IImura Tsutomu.

La circulation sur le boulevard Mitterrand sera beaucoup plus fluide à partir de 2022, grâce à la construction de trois échangeurs financés par le gouvernement japonais sur cet axe. Les ouvrages sont localisés aux carrefours de l’École de police, de l’ex-Orca à la Riviera 3 et de la Riviera Palmeraie. Selon le ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier, Dr Amédé Koffi Kouakou, les travaux démarrent en septembre 2019 pour s’achever en 2022.

Cependant, le gouvernement a souhaité que l’échangeur du carrefour de la Riviera 3 soit livré avant 2020, a-t-il indiqué. « Etant entendu que les Japonais vont utiliser une technique mixte qui associe le béton et l’acier. C’est une technique utilisée au japon qui permet de construire assez rapidement les ouvrages », a expliqué Dr Amédé Koffi Kouakou, à la fin de la cérémonie de signature de deux accords de financement octroyé à la Côte d’Ivoire par le gouvernement du Japon, dont l’un portant sur la réalisation de ces trois échangeurs.

Paraphés par le ministre de l’Économie et des finances, Adama Koné et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), IImura Tsutomu, en présence de l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Côte d’Ivoire, Hideaki Kuramitsu et du ministre Amédé Koffi Kouakou, les deux accords de financement portent sur un montant global de 21,164 milliards de Yen soit environ 105,820 milliards de F Cfa.

« Il s’agit de l’Accord de don pour le financement des travaux de la phase 2 du Projet de Construction de l’Echangeur d’Amitié Ivoiro-Japonaise pour un montant de 5,027 milliards de Yen, soit environ 25,135 milliards de F Cfa ; et l’Accord de prêt pour le financement du Projet de construction de trois échangeurs sur le boulevard Mitterrand pour un montant de 16,137 milliards de Yen, soit environ 80,685 milliards de F Cfa », a spécifié le ministre.

Avec la signature de l’accord de don relatif à la deuxième phase du projet de l’échangeur d’amitié ivoiro-japonaise, c’est au total 52,985 milliards de FCfa alloué à ce projet en prenant en compte l’étude du Concept Détaillé qui a couté 840 millions de F Cfa.

« L’accord de don relatif à la première phase a été signé le 10 juillet 2015 et porte sur un montant d’environ 27,010 milliards de FCfa », a rappelé Adama Koné. Il a expliqué que le projet de construction de trois échangeurs sur le Boulevard Mitterrand, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de la coopération avec le Japon qui consiste à accorder à la Côte d’Ivoire des prêts concessionnels.

Ainsi, après l’Accord de prêt relatif au projet de construction du terminal céréalier du Port d’Abidjan signé en mars 2017, le Projet de Construction de trois Echangeurs sur le Boulevard Mitterrand bénéficie ce jour, d’un prêt d’environ 80,685 milliards de F Cfa, avec un taux d’intérêt de 0,1%, une maturité de 40 ans dont 12 ans de différé, a souligné le représentant du Gouvernement.

Le représentant résidant de la (Jica), IImura Tsutomu, s’est félicité des bonnes relations qui existent entre les deux pays. Il a renouvelé la promesse de soutien de son pays aux efforts de développement de la Côte d’Ivoire.

David Ya
fratmat.info

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Côte d’Ivoire: Billon se dit victime «actuellement» d’un «harcèlement» fiscal

vendredi, 16 novembre 2018 17:16 Written by

Jean-Louis Billon, patron de grands groupes agro-industriels, perçu dans l’imagerie populaire comme un potentiel candidat à la présidentielle de 2020 pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), ex-allié à la coalition au pouvoir, se dit victime « actuellement » d’un « harcèlement » fiscal, dans une vidéo postée sur sa page Facebook.

« Actuellement, nous subissons un harcèlement » à travers des contrôles fiscaux et « je peux même dire que c’est de notoriété publique, tout le monde le dit, tout le monde me pose la question », a déclaré M. Billon qui répondait aux questions du journaliste ivoirien André Silver Konan.

Les agents mêmes du fisc, dira-t-il, « m’ont approché et m’ont dit que nous sommes en mission, et ils l’ont dit clairement. Et, les plus honnêtes d’entre eux, je les remercie, ils vous disent ceci, vous êtes contrôlés régulièrement ».

Selon M. Billon, « il y a des contrôles aujourd’hui qui sont mêmes illégaux parce que l’administration fiscale a des règles et vous ne pouvez pas subir un certain nombre de contrôles dans l’année ou bien tous les trois ans », ce qui est un « surplus ».

« On leur demande de mettre des notifications qui sont exorbitantes, ce qui signifie à contrario pour eux qu’ils n’auraient pas fait leur travail, donc ils sont embêtés, mais c’est malheureusement une manière de faire la politique en Afrique », a-t-il poursuivi.

« Tout ce qu’on peut dire sur le continent noir qu’on tire ses propres frères par le bas, moi je le vis et j’ajouterai que c’est là qu’on voit le manque de patriotisme économique, c’est là qu’il faut abattre ses propres frères au lieu de les préserver ».

Il a rassuré que le Pdci, ex-parti unique, actuellement en rupture avec le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, coalition au pouvoir), ne rentrera pas dans la chasse aux sorcières, à son accession au pouvoir.

L’ex-ministre ivoirien du Commerce a indiqué qu’ « il y a plusieurs mois de cela », assurant être «dans la légalité » et n’avoir rien à se reprocher. Il compte toutefois se défendre avec les « moyens légaux » face à l’administration fiscale.

« Vous pouvez avoir une administration aux ordres, en dehors de toute règle, c’est la cohésion sociale même qui est fragilisée », a estimé M. Billon, le secrétaire exécutif chargé de l’information, de la communication et de la propagande du Pdci.

M. Billon a souligné que la société Movis Côte d’Ivoire, une entreprise de la famille Billon, qui avait été « bloquée à un moment donné » pour manque d’interlocuteur, « les choses sont rentrées en ordre ». Selon lui, « ils ont trouvé un argument technique pour dire que c’est un accident qui s’est produit ».

Le taux de pression fiscale en Côte d’Ivoire est de 15,6% selon les chiffres officiels, en dessous du seuil de 20% fixé par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

APA

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Scoop

La Zlec, l’accord portant sur la création de la zone…
Pluie de nouveautés dans la desserte d'Abidjan par Air France …
Nous saluons et remercions tous nos frères qui ont fait…
Pour la nouvelle campagne 2019, le prix du caoutchouc naturel…

"Combattre la pauvreté": le revenu universel testé au Kenya

mardi, 30 octobre 2018 05:01 Written by

Jusqu'à récemment, le seul horizon de Molly était la fin de la journée. Labourer le champ d'un autre, gagner juste assez d'argent pour manger, et recommencer. "Un cercle sans fin dont je n'arrivais pas à m'extirper", raconte cette Kényane de 25 ans.

Une histoire banale dans son village de la région de Bondo, dans l'ouest du Kenya, où la plupart des habitants vivent plus que simplement et s'échinent à faire pousser du maïs, du millet ou du coton sur un sol ocre et poussiéreux.

Mais tout cela, raconte-t-elle, c'était avant l'introduction en octobre 2016 du revenu universel de base dans son bourg, dans le cadre d'une étude à grande échelle réalisée sur une période de 12 ans.

Molly reçoit désormais 2.250 shillings par mois (19,50 euros), une somme qui a selon elle "tout changé". "J'ai pu économiser pour payer des études d'institutrice maternelle", dit-elle fièrement, depuis sa maison de béton au toit de tôle, autour de laquelle picorent quelques poules. "Ca a été le petit coup de pouce qui a fait basculer la situation."

Grâce à ses études, elle travaille désormais comme stagiaire rémunérée à l'école du village. Avec le revenu universel et quelques petits boulots, Molly a plus que triplé ses revenus mensuels et touche aujourd'hui quelque 5.000 shillings (43,30 euros) par mois.

Et surtout, dit-elle, elle regarde vers l'avenir. "Avant j'avais à peine assez d'argent pour survivre, alors que maintenant j'ai des projets. Je vais bientôt passer mon diplôme d'institutrice". "Je vais même chez le coiffeur une fois tous les deux mois", sourit-elle.

- "Débat mondial" -

Le village de Molly, au nom tenu secret pour ne pas attiser les convoitises, est l'un de ceux choisis par l'ONG américaine Give Directly pour tester le revenu universel de base dans la région de Bondo, sélectionnée pour sa pauvreté, sa stabilité et l'efficacité d'un système de transfert d'argent par téléphone utilisé au Kenya.

Créée en 2010, cette ONG active dans plusieurs pays africains se démarque de l'aide humanitaire "traditionnelle", préférant donner de l'argent directement aux gens plutôt que "décider à leur place" ce dont ils ont besoin, explique Caroline Teti, responsable des Relations extérieures pour Give Directly au Kenya.

Mais au lieu des transferts d'argent "en une fois" pratiqués depuis sa création, elle souhaite désormais tester l'efficacité d'un revenu versé mensuellement.

"Nous posons un certain nombre de questions: lorsqu'on donne de l'argent aux gens chaque mois, vont-ils s'arrêter de travailler? Vont-ils prendre des risques dans leurs investissements en sachant qu'ils auront des revenus quoi qu'il arrive?", détaille Mme Teti. "Comment cela affecte-t-il leurs aspirations?"

"Il y a un débat mondial sur le revenu universel et nous voulons des preuves pour avancer", poursuit-elle, ajoutant que l'étude s'inscrit dans le contexte spécifique du "soulagement de la pauvreté en Afrique". "En Occident, le débat sur le revenu universel est tout autre et tourne notamment autour du rôle de l'État-providence ou des pertes d'emploi."

Le village de Molly est "pilote". La vraie étude, débutée en janvier, est menée, elle, dans des dizaines d'autres villages de la région.

Les habitants de 40 d'entre eux recevront 2.250 shillings par mois pendant 12 ans, tandis que ceux de 80 villages recevront la même somme pendant seulement deux ans. Les habitants de 76 autres villages recevront pour leur part 51.000 shillings (440 euros) en deux tranches espacées de deux mois, soit un mode de fonctionnement plus proche de celui déjà utilisé par l'ONG.

En tout, quelque 20.000 personnes bénéficieront d'une forme de revenu dans le cadre de cette étude, qui est selon Give Directly la plus importante jamais réalisée dans ce domaine, en termes de durée et de nombre de bénéficiaires.

- Limites -

Dans le même village que Molly, Edwin, 29 ans, envisage de remplacer sa maison de torchis par une maison en béton, alors que Monica et son époux ont investi dans un élevage de poulets.s

"On a un tout nouvel enclos et quelques poulets", montre cette commerçante de 30 ans, portant une élégante robe noire rapiécée à plusieurs endroits. Cette mère de trois enfants dit espérer à terme pouvoir leur payer des études, pour qu'ils ne "vivent pas dans la pauvreté, comme nous". "Chacun dans le village utilise l'argent différemment", se réjouit-elle.Give Directly se dit toutefois conscient des limites du transfert d'argent comme alternative à l'aide humanitaire traditionnelle.

"Dans une situation de conflit par exemple, les gens sont affectés au-delà du basique et n'ont peut-être plus d'endroit où dormir. Dans ce contexte, un revenu de base peut faire partie de la solution mais ne peut être la seule solution", souligne Mme Teti.

Elle souligne également que le revenu universel n'a pas pour but de se substituer à l'État pour la construction d'écoles ou d'hôpitaux.

A la question de savoir si le revenu universel est monté à la tête de certains, tous les habitants du village répondent de la même manière: "2.250 shillings, ce n'est pas assez pour acheter des choses inutiles, c'est juste assez pour vous nourrir et sortir de la pauvreté", juge Samson, un entrepreneur de 72 ans.

Monica met en garde: "Peut-être que, dans le futur, certains oublieront ce qu'ils ont traversé et commenceront à acheter des choses stupides..." Avant d'ajouter: "Mais je ne pense pas que ce sera le cas".

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Côte d’Ivoire - Eiffage: Construction du barrage de Singrobo-Ahouaty pour 110 millions d’euros

mercredi, 10 octobre 2018 15:45 Written by

Le groupe français s'est vu confier la construction du barrage de Singrobo-Ahouaty, pour un montant de 110 millions d'euros. Un deuxième projet d'ampleur pour le géant du BTP en Côte d'Ivoire, après la réfection du pont Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

C’est un nouveau contrat de taille qu’Eiffage vient de décrocher en Côte d’Ivoire. Le groupe français de BTP a remporté l’appel d’offre d’Ivoire Hydro Energy pour la construction du barrage de Singrobo-Ahouaty, situé sur le fleuve Bandama, entre Abidjan et Yamoussoukro. Le montant total du contrat de conception-construction clé en main de ce projet s’élève à 110 millions d’euros. Eiffage aura trois ans pour réaliser l’infrastructure à compter du premier semestre 2019.

 

Un projet développé par le privé

Le projet avait bénéficié d’un prêt de 50 millions d’euros du guichet privé de la Banque africaine de développement (BAD) en novembre 2017. Ce barrage d’une capacité de 44 mégawatts est développé par la société Ivoire Hydro Energy, dirigée par Ekolan Alain Etty, ancien directeur général adjoint (1999-2005) de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE). Son coût total atteint 140 millions d’euros, auxquels viennent s’ajouter 19,5 millions d’euros au titre de l’impact environnemental et social.

Figurent par les partenaires du projet, au coté de la BAD, la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Fonds OPEP pour le développement international (OFID), et la Société allemande d’investissement et de développement (DEG). Africa Finance Corporation (AFC) et la Banque de développement des Pays-Bas (FMO) sont également associés à la construction du barrage.

Eiffage s’était vu confier en novembre 2017 la réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny, pour un montant de 32,7 millions d’euros, dans le cadre d’un projet de 52,5 millions d’euros financé par l’Agence française de développement.

 

L'Afrique, au coeur de l'internationalisation d'Eiffage

« L’Afrique est redevenue pour nous depuis 2011 un des principaux axes identifiés pour augmenter notre internationalisation. Depuis quatre-vingt-dix ans, nous n’étions présents qu’au Sénégal et ne menions dans le reste du continent que quelques opérations épisodiques. Aujourd’hui, Eiffage Infrastructures s’est redéployé dans une dizaine de pays africains », expliquait à Jeune Afrique Edgar Coulomb d’Eiffage en 2017.

Selon Les Échos, en 2016, sur les 20 % du chiffre d’affaires d’Eiffage (14 milliards d’euros) réalisés hors de France, la part de l’Afrique restait limitée, à 160 millions d’euros. Très présent au Sénégal, les recettes de sa filiale dans le pays s’élevaient à 72 millions d’euros en 2017.

 

Source : Jeune Afrique

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Commerce : augmentation des échanges entre le Nigeria et l'Inde

mardi, 21 août 2018 08:06 Written by

Après un recul constaté entre 2015 et 2016 en raison de la crise des prix du pétrole, les échanges commerciaux entre l'Inde et le Nigeria sont désormais sur un trend haussier. D'après le Haut-commissaire de l'Inde au Nigéria, Nagabhushana Reddy, le volume des échanges a atteint 12 milliards de dollars entre avril 2017 et mars 2018. «En ce qui concerne les relations bilatérales, notre exercice financier va d'avril de l'année dernière à mars de cette année. Nous avons été en mesure d'enregistrer 12 milliards de dollars de commerce bilatéral, ce qui marque une augmentation de 26% par rapport à l'année précédente », a déclaré le diplomate indien.

S'exprimant lors d'une cérémonie de hissage du drapeau pour marquer le 72e anniversaire de l'indépendance de l'Inde à Abuja, Nagabhushana Reddy a ajouté que le Nigeria demeurait l'un des principaux exportateurs de pétrole brut de son pays, l'Inde.

135 entreprises et 10 milliards d'investissements

Toujours dans son intervention, le chef de la représentation indienne au Nigeria exprimé la volonté de son pays de développer la coopération avec le Nigeria, son premier partenaire commercial en Afrique.

Selon lui, les dirigeants des deux pays explorent d'autres domaines de relations bilatérales. «Nous envisageons d'amener plus d'entreprises indiennes ici et d'envisager non seulement un arrangement acheteur-vendeur, mais aussi de faire plus d'investissements», a déclaré Nagabhushana Reddy. «Aujourd'hui, quelque 135 entreprises indiennes ont investi environ 10 milliards de dollars au Nigeria ... Les investissements indiens se concentrent dans l'industrie pharmaceutique, de la fabrication électrique, des chaînes d'assemblage d'automobiles, en particulier dans le domaine agricole», a poursuivi le diplomate indien.

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Côte d'Ivoire / Infrastructures Economiques: Lancement à Abidjan d'un important pont construit par la Chine

mardi, 31 juillet 2018 13:36 Written by
Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a procédé lundi au lancement des travaux du quatrième pont de la ville d'Abidjan.
 
   L'important pont qui coûtera 103,9 milliards de FCFA (environ 192,7 millions de dollars) sera réalisée par l'entreprise China State Construction Engineering Corporate (CSCEC).L'ouvrage s'étend sur une longueur totale de 7,5 kilomètres avec une voie express reliant la Yopougon (Ouest) à Adjamé (nord) et au Plateau en passant par Attécoubé.
 
   Le projet comprend également un viaduc, trois échangeurs sur les voies principales franchies par le projet à Yopougon et une plate-forme de péage sur une longueur de 0,8 kilomètre à Attecoubé.
 
   Selon le ministre de l'Équipement et de l'Entretien routier, Amedée Kouakou, les travaux sont prévus pour s'achever "fin août 2020" et le projet devrait permettre de réduire les embouteillages en offrant de nouvelles alternatives aux usagers de l'autoroute du Nord, la seule voie express reliant Yopougon au Plateau.
 
   Le ministre a indiqué que ce pont sera fréquenté par 70.000 voitures par jour. Il permettra à la fois, la réduction du coût du transport et des accident de circulation. 
 
   Au plan social, ce sont plus de 100.000 emplois directs et indirects qui seront créés.
 
   L'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire Tang Weibin s'est réjoui du renforcement des relations sino-ivoiriennes à travers d'importants projets de développement.
 
   Pour le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le projet intervient dans la stratégie globale de développement de la Côte d'Ivoire visant à assurer l'émergence du pays avec la construction d'infrastructures routières de qualité sur l'étendue du territoire national.Il a également fait état du soulagement que le quatrième pont apporte à la ville d'Abidjan. 
 
   Plusieurs habitants des zones concernées, notamment des fonctionnaires interrogés par Xinhua ont indiqué que la construction de ce pont leur apportera une bouffée d'oxygène au niveau de leurs déplacements pour se rendre sur leurs lieux de travail.

M. Aboubakar KANATE

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Last modified on mardi, 31 juillet 2018 13:46

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