Côte d’ivoire : grève dans l’enseignement, un parti politique exige la démission de Kandia Camara

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Bientôt trois semaines que le système éducatif ivoirien est paralysé par une grève lancé par la coalition des syndicats des enseignants du secteur éducation formation. Une grève pour demander des meilleurs traitements sociaux. Une situation chaotique face à laquelle le gouvernement peine à trouver un cadre d’échanges avec les grévistes. Face à ce blocage de l’appareil éducatif, l’union pour la côte d’ivoire (upci)  est montée au créneau.  Voici un extrait de sa déclaration :

Déclaration de l’union pour la côte d’ivoire (UPCI) relative à la situation de l’école ivoirienne

En ce début d’année 2019, l’UPCI assiste à de nouveaux remous au sein de l’école ivoirienne tant dans l’enseignement primaire et secondaire que dans le supérieur dans une indifférence quasi générale.

En effet depuis le 21 janvier 2019 une grève est en cours dans l’enseignement primaire et secondaire tandis que les enseignants-chercheurs de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody projettent d’observer une grève d’une durée inédite dans l’histoire
de l’école ivoirienne : une grève d’une année entière.

Les motifs évoqués pour le primaire et le secondaire sont relatifs à l’amélioration des conditions de vie et de travail face à un gouvernement qui refuse de dialoguer en se murant dans une posture d’arrogance au mépris des clauses de la trêve sociale.

A l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, une situation de blocage se dessine car en plus des revendications corporatistes, les enseignants-chercheurs dénoncent le diktat de la présidence actuelle de l’Université Félix Houphouët-Boigny, exigent la levée immédiate de la suspension de certains de leurs collègues et la révocation pure et simple du Président et du Secrétaire Général de cette université.

Face à ce climat scolaire et universitaire qui présage de jours sombres pour l’école ivoirienne qui peine déjà à décoller malgré une onéreuse opération cosmétique encore présente dans les esprits, l’UPCI s’étonne de l’attentisme et de l’inaction du Gouvernement plutôt préoccupé à échafauder des plans de conservation du pouvoir à l’horizon 2050 alors qu’il n’a visiblement aucun projet scolaire et universitaire pour 2019.

L’UPCI regrette que le Gouvernement soit plus préoccupé par le rafistolage d’une organisation politique mort-née qu’à préparer un avenir pour nos enfants.

Face à cette situation, l’UPCI :

- Exige la démission immédiate de Madame le ministre de l’éducation nationale qui, sans doute en panne de solutions, préfère s’adonner à de vaines diatribes politiques au lieu de régler les problèmes de l’école dont elle est en charge
- Engage le Gouvernement à entreprendre sans délai des négociations avec les syndicats afin de sauver l’avenir de nos enfants ;
- Demande à tous les acteurs de l’école ivoirienne de garder à l’esprit l’intérêt général du pays et de faire preuve de flexibilité lors des négociations.

Enfin l’UPCI exige de sérieuses et profondes réformes du système/formation afin de mettre un terme définitif aux différents remous sociaux dans ce secteur afin de faciliter un retour rapide des écoles et universités ivoiriennes dans les classements africains et mondiaux.

Fait à Abidjan le 05 février 2019

Pour l’Union Pour la Côte d’Ivoire
Le Président
Me SORO Brahima

 

 

Tonia ZONSEDOUE

 

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