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Venezuela: pourparlers à Oslo, Washington veut le départ de Maduro

jeudi, 30 mai 2019 12:01 Written by

Washington a accentué mardi la pression sur Caracas, exigeant que des discussions en cours à Oslo entre les représentants de Nicolas Maduro et de son rival Juan Guaido portent d'abord sur le départ du président socialiste du Venezuela.

"Nous prenons acte des discussions en Norvège. Comme nous l'avons indiqué à plusieurs reprises, les Etats-Unis estiment que la seule chose à négocier avec Nicolas Maduro sont les conditions de son départ", a déclaré Morgan Ortagus, la porte-parole du département d'Etat.

Ces pourparlers sous les auspices de la Norvège rassemblent des proches du dirigeant socialiste et des représentants de Juan Guaido, le président autoproclamé depuis janvier, qui est soutenu par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis.

Les discussions ont duré jusque tard dans la nuit lundi et devraient s'achever mercredi, une date susceptible d'évoluer, selon des sources proches du processus de médiation. Rien n'a filtré sur leur contenu ni leur forme.

Puisque "les précédents efforts de négociation ont échoué parce que le régime les a utilisés pour diviser l'opposition et gagner du temps, nous espérons que les discussions à Oslo vont se focaliser sur le départ de Maduro comme condition préalable à toute avancée", a poursuivi la porte-parole de la diplomatie américaine.

- Fermeté -

Le gouvernement de Donald Trump souhaite voir Nicolas Maduro, dont le pays est plongé dans une grave crise économique, quitter la présidence.

"Le peuple vénézuélien est uni dans le soutien d'une cause commune: mettre fin à l'usurpation (du pouvoir) de Maduro, un gouvernement de transition et des élections libres et justes", a tweeté lundi John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Mais à l'ouverture des pourparlers entre les deux camps en Norvège, ces commentaires, mardi, de la diplomatie américaine sonnent comme un nouveau rappel à l'ordre: Washington a un objectif majeur au Venezuela, voir Juan Guaido siéger à la place de Nicolas Maduro.

Autre manière de faire montre de fermeté, l'ambassadeur américain pour le désarmement a claqué la porte mardi de la réunion de la Conférence du désarmement de l'ONU à Genève dont la présidence tournante est revenue au Venezuela, qualifiant ce pays d'"Etat hors la loi".

Au début du discours de l'ambassadeur vénézuélien Jorge Valero, Robert Wood s'est levé immédiatement de son siège.

"Ce qui se passe actuellement ici est une diatribe de propagande", a-t-il assuré aux journalistes, après avoir quitté la salle.

"Quel que soit le sujet discuté là-dedans, quelles que soient les décisions prises, cela n'aura aucune légitimité parce que c'est un régime illégitime qui préside cet organe", a-t-il ajouté en référence au gouvernement socialiste du président Maduro.

- Maduro toujours en place -

Partisan indéfectible de l'opposant Guaido, Washington tente de pousser, depuis janvier, le dirigeant socialiste vers la sortie à coups de sanctions économiques, isolement diplomatique et menace militaire. Sans succès jusqu'ici.

Donald Trump, d'ordinaire plutôt hostile aux politiques destinées à provoquer des changements de régime, s'est laissé convaincre par certains faucons de son administration - à l'instar de John Bolton - de faire une exception avec le Venezuela.

Dans ce pays d'Amérique du Sud, plongé dans la crise économique et politique la plus grave de son histoire récente, la situation est toujours très tendue mais les deux camps ont accepté de négocier, sous l'égide de la Norvège, pays rompu aux tractations diplomatiques.

"Nous employons notre meilleure bonne foi (...) pour trouver, sur la base de l'ordre du jour intégral sur lequel les parties se sont mises d'accord, des solutions démocratiques, pacifiques, de coexistence nationale, aux contradictions et au conflit vénézuélien", a déclaré Nicolas Maduro dans une allocution télévisée.

La médiation norvégienne est impopulaire dans les rangs de l'opposition, Juan Guaido ayant initialement affirmé que tout dialogue devrait déboucher sur le départ de M. Maduro et sur de nouvelles élections.

"Ceux qui ne comprennent pas que nous devons jouer sur tous les tableaux, que nous devons avoir une présence active partout (...) coopèrent avec l'autre partie", a voulu se justifier dimanche M. Guaido.

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Brexit: May ne signera pas d'accord douanier permanent

jeudi, 16 mai 2019 07:23 Written by

La Première ministre britannique Theresa May fait l'objet de pressions de la part du Parti conservateur, sa formation politique, pour qu'elle renonce à l'idée d'un compromis sur le Brexit avec l'opposition travailliste.

Près de trois ans après la décision prise par les Britanniques de quitter l'Union européenne par référendum, la classe politique britannique n'est toujours pas d'accord pour dire quand doit avoir lieu le divorce. S'il doit avoir lieu.

Le Brexit était prévu à l'origine pour le 29 mars de cette année mais Theresa May n'a pas réussi à faire approuver son accord de divorce par le Parlement. C'est pourquoi elle s'est tournée vers le Parti travailliste, dirigé par le socialiste Jeremy Corbyn, pour tenter d'obtenir son soutien.

Treize anciens membres du gouvernement britannique, ainsi que Graham Brady, président du Comité 1922, qui regroupe les parlementaires conservateurs non ministres, ont écrit à Theresa May pour lui demander de ne pas accepter la demande du Labour qui souhaite le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE après le Brexit.

"(Sinon) Vous perdriez le centre loyal du Parti conservateur, feriez éclater notre parti (...)", lit-on dans la lettre parue dans The Times. "Nous vous demandons d'y réfléchir à nouveau."

"Aucun dirigeant ne peut lier les mains à son successeur, aussi un accord serait-il au mieux temporaire, au pire illusoire", poursuit la missive.

Selon la rédactrice politique de la BBC Laura Kuenssberg, Theresa May ne signera pas d'accord sur une union douanière permanente, d'après Downing Street.

"Nous essayons de trouver un compromis sur les douanes en tant que position provisoire ou d'étape", déclare-t-on dans l'entourage de la Première ministre, selon ce qu'a twitté Laura Kuenssberg.

Le négociateur en chef britannique pour le Brexit, Olly Robbins, doit se rendre à Bruxelles pour discuter des modifications à apporter à la déclaration politique sur les futures relations du Royaume-Uni avec l'UE.

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Vladimir Poutine souhaite «rétablir des relations complètes» avec Washington

mercredi, 15 mai 2019 19:54 Written by

Le secrétaire d'État Mike Pompeo est ce mardi à Sotchi, en Russie. Il a été d'abord été reçu par son homologue russe Sergueï Lavrov. Les deux hommes ont dit vouloir renouer le dialogue. Le chef de la diplomatie américaine a ensuite été reçu par le président russe. Vladimir Poutine a déclaré vouloir « rétablir des relations complètes avec les États-Unis » malgré les nombreux sujets de désaccord entre les deux puissances rivales.

« J'ai l'impression que le président des États-Unis est favorable à une reprise des contacts entre la Russie et les États-Unis. De notre côté, nous avons dit à plusieurs reprises que nous voudrions rétablir des relations complètes », a déclaré Vladimir Poutine au début de son entretien avec Mike Pompeo à Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

« Il est fort souhaitable que votre visite en Russie se fasse au profit des relations entre la Russie et les États-Unis et contribue à leur développement », a-t-il ajouté. Il a salué l'enquête « assez objective » du procureur spécial Robert Mueller, qui a conclu à l'absence de collusion entre Donald Trump et Moscou, qualifiant cette accusation de « n'importe quoi  ».

M. Poutine n'a cependant pas mentionné le fait que ce rapport a établi une ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016, ce que la Russie a toujours démenti.

« Certains domaines de coopérations sont excellents, sur la Corée du Nord, l'Afghanistan - nous avons fait du bon travail - et la lutte contre le terrorisme », a souligné de son côté Mike Pompeo. « Ce sont des choses sur lesquelles nous pouvons nous baser ».

La visite du secrétaire d'État américain à Sotchi constitue la rencontre au plus haut niveau entre responsables des deux puissances rivales depuis le sommet d'Helsinki de juillet.

Lors de ce sommet, le ton conciliant du président Trump à l'égard du maître du Kremlin avait alors choqué la classe politique américaine. La Maison Blanche espère toutefois que la fin de l'enquête de Robert Mueller, qui a conclu il y a moins de deux mois à une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 aux États-Unis, mais pas à une collusion entre l'équipe du candidat Trump et la Russie, permette de tourner la page de ces relations glaciales.

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Gaz en Méditerranée: Erdogan montre les muscles

mercredi, 15 mai 2019 19:45 Written by

Depuis le début du mois de mai, des échanges particulièrement véhéments autour de l’exploitation de vastes gisements d’hydrocarbures opposent la Turquie à la République de Chypre. Bruxelles et Washington ont appelé au calme, sans succès.

Les gigantesques ressources gazières en Méditerranée orientale n’ont pas fini d’attiser les tensions entre les grandes puissances. Quelques mois après que le géant pétrolier américain ExxonMobil a annoncé avoir trouvé «l’un des plus grands gisement de gaz naturel découverts à travers le monde ces deux dernières années», dans les eaux chypriotes, les tensions entre la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis ont à nouveau atteint un seuil critique ces derniers jours. En jeu: l’exploitation de ces énormes gisements, et les retombées économiques qui en résultent.

Début mai, la Turquie a ouvert les hostilités en annonçant dans un message NAVTEX (le service international de messages maritimes) son intention d’envoyer un navire dans la zone économique revendiquée par la République de Chypre, afin d’y conduire des opérations de forage pétrolier et gazier. Baptisé «Fatith» («le conquérant», en turc), le bateau doit être épaulé par d’autres bâtiments et fait partie de la stratégie offensive du président turc Recep Tayyip Erdoğan: pour l’ancien maire d’Istanbul, le produit de l’exploitation de ces ressources d’hydrocarbures doit absolument être partagé avec les Chypriotes Turcs, qui vivent dans la partie nord de l’île sous protection d’Ankara, ainsi que par les Turcs. Ce à quoi Nicosie rétorque qu’une solution au «problème chypriote» doit d’abord être trouvée avant que la question du partage soit abordée.

La venue d’un navire turc dans la ZEE chypriote a été immédiatement dénoncée par les autorités de l’île: «il s’agit clairement d’une violation du droit international», a tempêté le président Nicos Anastasiades, qui est allé jusqu’à qualifier l’événement de «seconde invasion» turque, après l’intervention de troupes d’Ankara sur l’île en 1974, qui a conduit à la partition de Chypre. «Cette provocation de la Turquie constitue une violation flagrante des droits souverains» chypriotes, a martelé de son côté le ministère des Affaires étrangères de l’île.

De son côté, son homologue turc s’est posé en défenseur des citoyens de la «République turque de Chypre du nord», nation non reconnue par la communauté internationale et située dans la partie nord de l’île: «les droits légitimes de la Turquie et des Chypriotes Turcs sur les ressources énergétiques de la Méditerranée orientale ne sont pas sujets à discussion», a notamment asséné le président turc. Des déclarations guerrières qui interviennent dans un contexte délicat pour le chef de l’État, empêtré dans une crise politique depuis les élections municipales, et alors que le pays est entré en récession pour la première fois depuis 2009 en mars dernier.

Washington et Bruxelles mettent la Turquie en garde

Cette brusque montée des tensions a entraîné une réaction rapide de la part des autorités américaines et européennes, qui ont aussi des intérêts sur place: membre de l’Union européenne, Chypre a signé des accords avec des compagnies pétrolières de plusieurs nations, dont le français Total, l’italien ENI et l’américain ExxonMobil pour l’exploitation de ses ressources gazières et pétrolières. «Nous appelons instamment la Turquie à faire preuve de retenue, à respecter les droits souverains de Chypre et à s’abstenir de toute action illégale à laquelle l’Union européenne répondra de manière appropriée et en pleine solidarité avec Chypre», a ainsi déclaré la cheffe de la diplomatie de l’Union, Federica Mogherini, dans un communiqué. Une posture de fermeté suivie outre-Atlantique: «les États-Unis sont profondément préoccupés par les intentions» turques, a écrit le département d’État américain, dénonçant une démarche «hautement provocatrice» qui «risque d’entraîner des tensions dans la région». Washington demande donc à Ankara de «cesser ces opérations» au plus vite.

Peine perdue: la Turquie a balayé ces appels au calme d’un revers de la main, en opposant une fin de non-recevoir. Refusant des demandes américaines «irréalistes», Ankara défend ses droits sur le plateau continental, et rappelle n’être pas concerné par les accords de délimitation maritime entre le gouvernement chypriote et d’autres pays méditerranéens. «Les tentatives de parties tierces de se substituer aux tribunaux internationaux pour délimiter des frontières maritimes sont inacceptables», avertit donc le ministère des Affaires étrangères turc.

Escalade des tensions

Et, après plusieurs jours d’escalade, la situation ne semble pas près de s’apaiser: «L’UE devrait envisager de recourir à des mesures restrictives à l’encontre des personnes impliquées dans des actions illégales commises par la Turquie dans la zone économique exclusive» chypriote, a déclaré Nicosie, quand le ministère de la Défense de la République de Chypre a promis que des «mesures» seraient prises sur «divers fronts pour mettre fin à la violation flagrante de la Turquie». «Nous ne nous arrêtons pas ici», a prévenu le ministre, Savvas Angelides. De son côté, la France«réaffirme son attachement indéfectible au respect du droit maritime international», à la «souveraineté de Chypre» et appelle Ankara à «éviter de se livrer à un acte de provocation [...] qui ne peut que renforcer les tensions dans une région qui a besoin de stabilité».

En face, le porte-parole du parti présidentiel turc AKP, Omer Celik, a adressé une mise en garde sans ambages aux autorités chypriotes, en leur conseillant de «se souvenir de 1974 et de le garder en mémoire». Une référence à peine voilée à l’intervention militaire turque sur l’île, qui a conduit finalement à la partition du pays voilà plus de quarante ans. Le ministre des Finances turc, Berat Albayrak, a précisé quant à lui qu’un second navire de forage devrait être envoyé «dans les prochains jours» sur place, malgré la situation déjà tendue.

Ce lundi, le ministre de la Défense turc, Hulusi Akar, a promis que le pays défendrait ses droits en Méditerranée. Ankara a également bandé les muscles, en lançant le «plus grand exercice» de sa marine, auquel 131 navires, 57 avions et 33 hélicoptères doivent participer dans les mers Egée, Noire et en Méditerranée. Pendant ce temps, le ministre chypriote des Affaires étrangères, Nikos Christodoulides, rencontrait ses homologues européens, à Bruxelles, pour tenter de définir une réponse commune à la situation en cours.

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La Russie a dissuadé Nicolas Maduro de quitter le Venezuela pour trouver refuge à Cuba

mercredi, 01 mai 2019 06:55 Written by

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a affirmé que le président vénézuélien Nicolas Maduro était prêt à s'envoler ce mardi matin pour Cuba, avant d'en être dissuadé par la Russie.

"Il avait un avion sur le tarmac, il était prêt à partir ce matin, d'après nos informations, et les Russes lui ont dit de rester", a déclaré Mike Pompeo sur CNN, précisant que Nicolas Maduro avait l'intention de trouver refuge à La Havane.

Trump menace Cuba d'un embargo "total"

Donald Trump a ainsi appelé Cuba à cesser son soutien militaire au régime de Nicolas Maduro, menaçant d'instaurer une embargo "total" sur l'île située au large de la Floride.

"Si les troupes et les milices cubaines ne cessent pas immédiatement leurs opérations militaires et autres afin de se semer la mort et de détruire la constitution du Venezuela, un embargo plein et total, ainsi que des sanctions les plus hautes qui soient, seront imposés à l'île de Cuba", a tweeté Donald Trump. 

Un groupe de militaires vénézuéliens s'est soulevé ce mardi en soutien à l'opposant Juan Guaido, qui a  affirmé qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" possible dans ses efforts pour faire chuter le président Nicolas Maduro. Cela a entraîné une vague de manifestations en soutien à ces soldats au cours desquelles, au moins 69 personnes ont été blessées. La confusion régnait toujours ce mardi soir alors que le gouvernement assure avoir la situation "sous contrôle."

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Notre-Dame de Paris ravagée par un incendie, émotion planétaire

mercredi, 17 avril 2019 08:30 Written by

La flèche et la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, joyau de l'art gothique et emblème de la capitale française, se sont effondrées lundi soir sous l'effet d'un violent incendie, soulevant une vague d'émotion dans le monde entier.

Le sinistre, dont la cause n'était pas connue dans l'immédiat, a poussé le président Emmanuel Macron à reporter une intervention télévisée très attendue prévue à 20h00. Il s'est rendu sur place, sur l'île de la Cité, en compagnie de son épouse et du Premier ministre, Edouard Philippe.

Visité par plus de 13 millions de personnes chaque année, ce monument dont la construction remonte au XIIe siècle était en réfection, un de ses flancs étant en particulier couvert d'échafaudages.

Le feu s'est déclaré peu avant 19h00 dans les combles, selon un porte-parole des pompiers joint par Reuters.

Vers 21h00 (19h00 GMT), des flammes étaient visibles à l'intérieur d'une des deux tours, a constaté une journaliste de Reuters sur place.

"On n'est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation au beffroi Nord", a déclaré un porte-parole des pompiers à des journalistes peu avant 21h45. "Si celui-ci s'effondre, je vous laisse imaginer l'importance des dégâts."

Quelque 400 pompiers ont été mobilisés, de même que des hélicoptères et deux vedettes chargées d'alimenter les engins avec l'eau de la Seine. Un pompier a été légèrement blessé, selon un porte-parole.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour déterminer les causes de la catastrophe.

CAUSES DU SINISTRE ENCORE INCONNUES

"Tout est mis en oeuvre pour circonscrire cet incendie. Nous ne connaissons pas (...) les causes de l'incendie", a dit le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, à des journalistes.

"Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter.

Le chef de l'Etat devait initialement annoncer à 20h00 les premières mesures qu'il comptait prendre après trois mois de "grand débat" lancé pour tenter d'endiguer la crise des "Gilets jaunes". Son intervention télévisée a été reportée à une date pour l'instant indéterminée, a précisé l'Elysée.

La Halle des Blancs Manteaux, rue Vieille du Temple, a été ouverte pour accueillir les riverains de l'île de la Cité.

La priorité a d'abord été "d'éviter que le risque d'effondrement fasse des victimes collatérales sur les riverains, les touristes", a souligné Emmanuel Grégoire, maire adjoint à la mairie de Paris, sur BFM Paris.

"Désormais la double priorité est de sauver les oeuvres d'art à l'intérieur qui peuvent l'être car les dégâts seront majeurs et ensuite il y a la question du contrôle de l'incendie lui-même qui s'est étendu à toute la charpente et dont la violence est tout à fait spectaculaire", a-t-il ajouté.

Une partie des oeuvres ont été extraites de l'édifice, a fait savoir la maire de Paris, Anne Hidalgo. Seize statues avaient été retirées de la flèche le 11 avril pour être restaurées.

"NOTRE-DAME DE PARIS APPARTIENT À L'HUMANITÉ"

Des centaines de personnes ont assisté à cette scène inédite dans l'histoire de Paris depuis les ponts et les rues proches de la Seine qui coule au pied de la cathédrale, héroïne d'un roman éponyme de Victor Hugo (1832) et classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1991.

"J’ai beaucoup d’amis à l’étranger et chaque fois qu’ils viennent je leur fais visiter Notre-Dame. Je l’ai visitée tellement de fois, mais ça ne sera plus la même", a dit à Reuters une Parisienne de 30 ans, Samantha Silva, les larmes aux yeux.

L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a invité les prêtres de la capitale qui le souhaitent à faire sonner les cloches "pour inviter à la prière". Une collecte sera lancée mardi pour la reconstruction, a annoncé un représentant de la Fondation du patrimoine.

L'incendie a provoqué "choc et tristesse" au Vatican, a dit son porte-parole, Alessandro Gisotti.

L'émotion était également forte dans les messages postés sur les réseaux sociaux, en provenance du monde entier.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré sur Twitter que le spectacle de l'incendie était "horrible à regarder".

"Notre-Dame de Paris appartient à l'humanité tout entière. Quel triste spectacle. Quelle horreur", a écrit le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, auquel ont fait écho Angela Merkel, en Allemagne, ou Theresa May, au Royaume-Uni.

Pour Anne Hidalgo, "tous les Parisiens et Français pleurent cet emblème de notre Histoire commune. De notre devise, nous tirerons la force de nous relever. Fluctuat nec mergitur".

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Reconstruction de Notre-Dame : près d'un milliard d'euros de dons déjà promis

mercredi, 17 avril 2019 08:25 Written by

La mobilisation pour rebâtir la cathédrale, en partie détruite après le violent incendie de lundi soir, est sans précédent.

Une souscription nationale, de nombreuses cagnottes, des dons de milliardaires et peut-être bientôt une conférence de donateurs. L'incendie de Notre-Dame de Paris, joyau gothique symbole de la capitale française, provoque un élan de solidarité sans précédent. Selon Stéphane Bern, qui s'est exprimé sur RTL et BFMTV ce mercredi matin, les dons devraient dépasser le milliard d'euros dès aujourd'hui. 

 

"On est à 900 millions d'euros environ et la la barre du milliard sera dépassée aujourd'hui", a déclaré à la télévision l'animateur télé missionné en 2017 par Emmanuel Macron pour recenser le patrimoine historique français et oeuvrer à sa restauration. 

Grandes fortunes et anonymes

Les promesses de dons affluent depuis mardi pour rebâtir le monument. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi : la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH. Bernard Arnault, première fortune de France, a annoncé un don de 200 millions. La famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal ont aussi offert 200 millions.  

L'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac), a souhaité participer à hauteur de 10 millions à "la restauration de la flèche". La famille Bouygues a elle promis une enveloppe similaire et la famille Decaux un don de 20 millions. 

Parmi les donateurs figurent aussi la milliardaire brésilienne Lily Safra et la Fondation Edmond J. Safra avec 10 millions d'euros, le Groupe BPCE et la Société générale qui ont donné chacun 10 millions d'euros. L'assureur Axa a promis 10 millions euros, le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions. Et les sommes devraient continuer à affluer grâce à l'appel à la mobilisation lancé par le patronat français aux entrepreneurs. De son côté, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé une contribution à hauteur de 50 millions d'euros de la ville et souhaite organiser "une grande conférence internationale des donateurs dans les prochaines semaines".  

La région Ile-de-France va de son côté débloquer 10 millions d'euros d'"aide d'urgence pour aider l'archevêché à faire les premiers travaux". D'autres communes (Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse...) et collectivités ont suivi, à l'instar de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui s'est engagée sur deux millions d'euros ou la région Occitanie qui va proposer une aide de 1,5 million d'euros. 

Au-delà de la France

L'élan de solidarité a d'ores et déjà dépassé les frontières françaises. Apple va contribuer aux efforts de reconstruction de cette cathédrale "symbole d'espoir", a annoncé son patron Tim Cook sur Twitter, sans plus de précisions.  

 
L'Américain Henry Kravis, cofondateur du fonds d'investissement KKR, veut contribuer à hauteur de 10 millions de dollars, soit 8,85 millions d'euros.  

L'université catholique américaine University of Notre Dame, dans l'Indiana, a annoncé un don de 100 000 dollars pour "une église dont l'architecture gothique exquise a élevé vers Dieu les esprits et les coeurs pendant des siècles", selon son président. Plus modeste, l'association French Heritage Society à New York, qui se consacre à la préservation du patrimoine architectural français, a récolté mardi 39 000 dollars, venant de 510 donateurs différents, la plupart aux États-Unis. 

Création de deux fonds et labellisation de quatre fondations

Dès lundi soir, le président de la Républiqueavait confirmé qu'une souscription nationale allait être lancée, pour une reconstruction qui s'annonce longue et difficile. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a annoncé mardi soir sur RTL la constitution de deux fonds ainsi que la labellisation de quatre fondations pour récolter les dons.  

"Le gouvernement est en train de créer deux fonds (...) pour recevoir les dons : un fonds français, national, et un fonds international", a-t-il précisé, avant d'ajouter : "Quatre fondations ont été labellisées : la Fondation du patrimoine, la Fondation de France, la Fondation Notre-Dame de Paris qui est directement gérée par l'épiscopat, et le Centre des monuments nationaux à travers le site https://www.rebatirnotredamedeparis.fr". Il a mis en garde contre d'autres offres qui proposeraient de récolter des donations. 

Dispositif spécifique pour les réductions d'impôts ?

"Quand il y a une telle énergie, une telle volonté de solidarité de nos compatriotes, mais plus largement de personnalités, de personnes partout dans le monde qui veulent contribuer à rebâtir Notre-Dame, il faut aussi s'appuyer sur cet enthousiasme-là", s'est par ailleurs réjoui le ministre de la Culture sur France inter.  

"Aujourd'hui, dans le cadre de la loi mécénat, il y a des réductions d'impôts de 60% pour les entreprises et de 66% pour les particuliers. Nous allons voir avec le gouvernement quel dispositif spécifique nous mettons en oeuvre", a-t-il détaillé. De leur côté, des sénateurs LR ont annoncé mardi avoir déposé une proposition de loi pour porter à 90% la réduction d'impôt appliquée aux dons de particuliers pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame, "dans la limite de 1000 euros". 

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La Belgique s'excuse pour le sort réservé aux métis lors de la période coloniale

vendredi, 05 avril 2019 12:16 Written by

« Au nom du gouvernement fédéral, je présente nos excuses aux métis issus de la colonisation belge et à leurs familles pour les injustices et les souffrances qu’ils ont subies. » Cette déclaration a été faite jeudi 4 avril par le Premier ministre Charles Michel devant les parlementaires belges et en présence de nombreux métis. Ces excuses concernent des enfants essentiellement nés à la fin de la période coloniale.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Ils sont des milliers d’enfants nés dans les années 1940 et 1950 d’une mère africaine et d’un père colon belge. Au départ, ces enfants ont été arrachés à leur mère et placés dans des institutions éloignées, le plus souvent tenues par des religieuses.

L’Église de Belgique a d’ailleurs elle-même présenté ses excuses pour cela il y a deux ans. Entre 1959 et 1962, les trois dernières années de la présence belge en Afrique centrale, ces enfants ont même été envoyés en nombre en Belgique, placés dans des familles voire des orphelinats.

« En mettant en place dans l’Afrique coloniale belge un système de ségrégation ciblée à l’encontre des métis et de leurs familles, l’État belge a posé des actes contraires au respect des droits humains fondamentaux, a souligné le Premier ministre belge. C’est pourquoi, au nom du gouvernement fédéral, je reconnais la ségrégation ciblée dont les métis ont été victimes sous l’administration coloniale du Congo belge et du Ruanda-Urundi ainsi que la politique d’enlèvements forcés y afférente. »

Selon le Premier ministre belge, les enfants métis étaient vus comme des éléments dangereux voire comme une menace pour le système colonial. Selon l’un des fondateurs de l’Association des métis de Belgique, c’est la première fois que le royaume se confronte à sa mémoire coloniale.

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