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Gaz en Méditerranée: Erdogan montre les muscles

mercredi, 15 mai 2019 19:45 Written by

Depuis le début du mois de mai, des échanges particulièrement véhéments autour de l’exploitation de vastes gisements d’hydrocarbures opposent la Turquie à la République de Chypre. Bruxelles et Washington ont appelé au calme, sans succès.

Les gigantesques ressources gazières en Méditerranée orientale n’ont pas fini d’attiser les tensions entre les grandes puissances. Quelques mois après que le géant pétrolier américain ExxonMobil a annoncé avoir trouvé «l’un des plus grands gisement de gaz naturel découverts à travers le monde ces deux dernières années», dans les eaux chypriotes, les tensions entre la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis ont à nouveau atteint un seuil critique ces derniers jours. En jeu: l’exploitation de ces énormes gisements, et les retombées économiques qui en résultent.

Début mai, la Turquie a ouvert les hostilités en annonçant dans un message NAVTEX (le service international de messages maritimes) son intention d’envoyer un navire dans la zone économique revendiquée par la République de Chypre, afin d’y conduire des opérations de forage pétrolier et gazier. Baptisé «Fatith» («le conquérant», en turc), le bateau doit être épaulé par d’autres bâtiments et fait partie de la stratégie offensive du président turc Recep Tayyip Erdoğan: pour l’ancien maire d’Istanbul, le produit de l’exploitation de ces ressources d’hydrocarbures doit absolument être partagé avec les Chypriotes Turcs, qui vivent dans la partie nord de l’île sous protection d’Ankara, ainsi que par les Turcs. Ce à quoi Nicosie rétorque qu’une solution au «problème chypriote» doit d’abord être trouvée avant que la question du partage soit abordée.

La venue d’un navire turc dans la ZEE chypriote a été immédiatement dénoncée par les autorités de l’île: «il s’agit clairement d’une violation du droit international», a tempêté le président Nicos Anastasiades, qui est allé jusqu’à qualifier l’événement de «seconde invasion» turque, après l’intervention de troupes d’Ankara sur l’île en 1974, qui a conduit à la partition de Chypre. «Cette provocation de la Turquie constitue une violation flagrante des droits souverains» chypriotes, a martelé de son côté le ministère des Affaires étrangères de l’île.

De son côté, son homologue turc s’est posé en défenseur des citoyens de la «République turque de Chypre du nord», nation non reconnue par la communauté internationale et située dans la partie nord de l’île: «les droits légitimes de la Turquie et des Chypriotes Turcs sur les ressources énergétiques de la Méditerranée orientale ne sont pas sujets à discussion», a notamment asséné le président turc. Des déclarations guerrières qui interviennent dans un contexte délicat pour le chef de l’État, empêtré dans une crise politique depuis les élections municipales, et alors que le pays est entré en récession pour la première fois depuis 2009 en mars dernier.

Washington et Bruxelles mettent la Turquie en garde

Cette brusque montée des tensions a entraîné une réaction rapide de la part des autorités américaines et européennes, qui ont aussi des intérêts sur place: membre de l’Union européenne, Chypre a signé des accords avec des compagnies pétrolières de plusieurs nations, dont le français Total, l’italien ENI et l’américain ExxonMobil pour l’exploitation de ses ressources gazières et pétrolières. «Nous appelons instamment la Turquie à faire preuve de retenue, à respecter les droits souverains de Chypre et à s’abstenir de toute action illégale à laquelle l’Union européenne répondra de manière appropriée et en pleine solidarité avec Chypre», a ainsi déclaré la cheffe de la diplomatie de l’Union, Federica Mogherini, dans un communiqué. Une posture de fermeté suivie outre-Atlantique: «les États-Unis sont profondément préoccupés par les intentions» turques, a écrit le département d’État américain, dénonçant une démarche «hautement provocatrice» qui «risque d’entraîner des tensions dans la région». Washington demande donc à Ankara de «cesser ces opérations» au plus vite.

Peine perdue: la Turquie a balayé ces appels au calme d’un revers de la main, en opposant une fin de non-recevoir. Refusant des demandes américaines «irréalistes», Ankara défend ses droits sur le plateau continental, et rappelle n’être pas concerné par les accords de délimitation maritime entre le gouvernement chypriote et d’autres pays méditerranéens. «Les tentatives de parties tierces de se substituer aux tribunaux internationaux pour délimiter des frontières maritimes sont inacceptables», avertit donc le ministère des Affaires étrangères turc.

Escalade des tensions

Et, après plusieurs jours d’escalade, la situation ne semble pas près de s’apaiser: «L’UE devrait envisager de recourir à des mesures restrictives à l’encontre des personnes impliquées dans des actions illégales commises par la Turquie dans la zone économique exclusive» chypriote, a déclaré Nicosie, quand le ministère de la Défense de la République de Chypre a promis que des «mesures» seraient prises sur «divers fronts pour mettre fin à la violation flagrante de la Turquie». «Nous ne nous arrêtons pas ici», a prévenu le ministre, Savvas Angelides. De son côté, la France«réaffirme son attachement indéfectible au respect du droit maritime international», à la «souveraineté de Chypre» et appelle Ankara à «éviter de se livrer à un acte de provocation [...] qui ne peut que renforcer les tensions dans une région qui a besoin de stabilité».

En face, le porte-parole du parti présidentiel turc AKP, Omer Celik, a adressé une mise en garde sans ambages aux autorités chypriotes, en leur conseillant de «se souvenir de 1974 et de le garder en mémoire». Une référence à peine voilée à l’intervention militaire turque sur l’île, qui a conduit finalement à la partition du pays voilà plus de quarante ans. Le ministre des Finances turc, Berat Albayrak, a précisé quant à lui qu’un second navire de forage devrait être envoyé «dans les prochains jours» sur place, malgré la situation déjà tendue.

Ce lundi, le ministre de la Défense turc, Hulusi Akar, a promis que le pays défendrait ses droits en Méditerranée. Ankara a également bandé les muscles, en lançant le «plus grand exercice» de sa marine, auquel 131 navires, 57 avions et 33 hélicoptères doivent participer dans les mers Egée, Noire et en Méditerranée. Pendant ce temps, le ministre chypriote des Affaires étrangères, Nikos Christodoulides, rencontrait ses homologues européens, à Bruxelles, pour tenter de définir une réponse commune à la situation en cours.

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La Russie a dissuadé Nicolas Maduro de quitter le Venezuela pour trouver refuge à Cuba

mercredi, 01 mai 2019 06:55 Written by

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a affirmé que le président vénézuélien Nicolas Maduro était prêt à s'envoler ce mardi matin pour Cuba, avant d'en être dissuadé par la Russie.

"Il avait un avion sur le tarmac, il était prêt à partir ce matin, d'après nos informations, et les Russes lui ont dit de rester", a déclaré Mike Pompeo sur CNN, précisant que Nicolas Maduro avait l'intention de trouver refuge à La Havane.

Trump menace Cuba d'un embargo "total"

Donald Trump a ainsi appelé Cuba à cesser son soutien militaire au régime de Nicolas Maduro, menaçant d'instaurer une embargo "total" sur l'île située au large de la Floride.

"Si les troupes et les milices cubaines ne cessent pas immédiatement leurs opérations militaires et autres afin de se semer la mort et de détruire la constitution du Venezuela, un embargo plein et total, ainsi que des sanctions les plus hautes qui soient, seront imposés à l'île de Cuba", a tweeté Donald Trump. 

Un groupe de militaires vénézuéliens s'est soulevé ce mardi en soutien à l'opposant Juan Guaido, qui a  affirmé qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" possible dans ses efforts pour faire chuter le président Nicolas Maduro. Cela a entraîné une vague de manifestations en soutien à ces soldats au cours desquelles, au moins 69 personnes ont été blessées. La confusion régnait toujours ce mardi soir alors que le gouvernement assure avoir la situation "sous contrôle."

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Notre-Dame de Paris ravagée par un incendie, émotion planétaire

mercredi, 17 avril 2019 08:30 Written by

La flèche et la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, joyau de l'art gothique et emblème de la capitale française, se sont effondrées lundi soir sous l'effet d'un violent incendie, soulevant une vague d'émotion dans le monde entier.

Le sinistre, dont la cause n'était pas connue dans l'immédiat, a poussé le président Emmanuel Macron à reporter une intervention télévisée très attendue prévue à 20h00. Il s'est rendu sur place, sur l'île de la Cité, en compagnie de son épouse et du Premier ministre, Edouard Philippe.

Visité par plus de 13 millions de personnes chaque année, ce monument dont la construction remonte au XIIe siècle était en réfection, un de ses flancs étant en particulier couvert d'échafaudages.

Le feu s'est déclaré peu avant 19h00 dans les combles, selon un porte-parole des pompiers joint par Reuters.

Vers 21h00 (19h00 GMT), des flammes étaient visibles à l'intérieur d'une des deux tours, a constaté une journaliste de Reuters sur place.

"On n'est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation au beffroi Nord", a déclaré un porte-parole des pompiers à des journalistes peu avant 21h45. "Si celui-ci s'effondre, je vous laisse imaginer l'importance des dégâts."

Quelque 400 pompiers ont été mobilisés, de même que des hélicoptères et deux vedettes chargées d'alimenter les engins avec l'eau de la Seine. Un pompier a été légèrement blessé, selon un porte-parole.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour déterminer les causes de la catastrophe.

CAUSES DU SINISTRE ENCORE INCONNUES

"Tout est mis en oeuvre pour circonscrire cet incendie. Nous ne connaissons pas (...) les causes de l'incendie", a dit le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, à des journalistes.

"Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous", a écrit Emmanuel Macron sur Twitter.

Le chef de l'Etat devait initialement annoncer à 20h00 les premières mesures qu'il comptait prendre après trois mois de "grand débat" lancé pour tenter d'endiguer la crise des "Gilets jaunes". Son intervention télévisée a été reportée à une date pour l'instant indéterminée, a précisé l'Elysée.

La Halle des Blancs Manteaux, rue Vieille du Temple, a été ouverte pour accueillir les riverains de l'île de la Cité.

La priorité a d'abord été "d'éviter que le risque d'effondrement fasse des victimes collatérales sur les riverains, les touristes", a souligné Emmanuel Grégoire, maire adjoint à la mairie de Paris, sur BFM Paris.

"Désormais la double priorité est de sauver les oeuvres d'art à l'intérieur qui peuvent l'être car les dégâts seront majeurs et ensuite il y a la question du contrôle de l'incendie lui-même qui s'est étendu à toute la charpente et dont la violence est tout à fait spectaculaire", a-t-il ajouté.

Une partie des oeuvres ont été extraites de l'édifice, a fait savoir la maire de Paris, Anne Hidalgo. Seize statues avaient été retirées de la flèche le 11 avril pour être restaurées.

"NOTRE-DAME DE PARIS APPARTIENT À L'HUMANITÉ"

Des centaines de personnes ont assisté à cette scène inédite dans l'histoire de Paris depuis les ponts et les rues proches de la Seine qui coule au pied de la cathédrale, héroïne d'un roman éponyme de Victor Hugo (1832) et classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1991.

"J’ai beaucoup d’amis à l’étranger et chaque fois qu’ils viennent je leur fais visiter Notre-Dame. Je l’ai visitée tellement de fois, mais ça ne sera plus la même", a dit à Reuters une Parisienne de 30 ans, Samantha Silva, les larmes aux yeux.

L'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a invité les prêtres de la capitale qui le souhaitent à faire sonner les cloches "pour inviter à la prière". Une collecte sera lancée mardi pour la reconstruction, a annoncé un représentant de la Fondation du patrimoine.

L'incendie a provoqué "choc et tristesse" au Vatican, a dit son porte-parole, Alessandro Gisotti.

L'émotion était également forte dans les messages postés sur les réseaux sociaux, en provenance du monde entier.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré sur Twitter que le spectacle de l'incendie était "horrible à regarder".

"Notre-Dame de Paris appartient à l'humanité tout entière. Quel triste spectacle. Quelle horreur", a écrit le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, auquel ont fait écho Angela Merkel, en Allemagne, ou Theresa May, au Royaume-Uni.

Pour Anne Hidalgo, "tous les Parisiens et Français pleurent cet emblème de notre Histoire commune. De notre devise, nous tirerons la force de nous relever. Fluctuat nec mergitur".

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Reconstruction de Notre-Dame : près d'un milliard d'euros de dons déjà promis

mercredi, 17 avril 2019 08:25 Written by

La mobilisation pour rebâtir la cathédrale, en partie détruite après le violent incendie de lundi soir, est sans précédent.

Une souscription nationale, de nombreuses cagnottes, des dons de milliardaires et peut-être bientôt une conférence de donateurs. L'incendie de Notre-Dame de Paris, joyau gothique symbole de la capitale française, provoque un élan de solidarité sans précédent. Selon Stéphane Bern, qui s'est exprimé sur RTL et BFMTV ce mercredi matin, les dons devraient dépasser le milliard d'euros dès aujourd'hui. 

 

"On est à 900 millions d'euros environ et la la barre du milliard sera dépassée aujourd'hui", a déclaré à la télévision l'animateur télé missionné en 2017 par Emmanuel Macron pour recenser le patrimoine historique français et oeuvrer à sa restauration. 

Grandes fortunes et anonymes

Les promesses de dons affluent depuis mardi pour rebâtir le monument. Plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques dans la nuit de lundi à mardi : la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH. Bernard Arnault, première fortune de France, a annoncé un don de 200 millions. La famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal ont aussi offert 200 millions.  

L'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac), a souhaité participer à hauteur de 10 millions à "la restauration de la flèche". La famille Bouygues a elle promis une enveloppe similaire et la famille Decaux un don de 20 millions. 

Parmi les donateurs figurent aussi la milliardaire brésilienne Lily Safra et la Fondation Edmond J. Safra avec 10 millions d'euros, le Groupe BPCE et la Société générale qui ont donné chacun 10 millions d'euros. L'assureur Axa a promis 10 millions euros, le Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions. Et les sommes devraient continuer à affluer grâce à l'appel à la mobilisation lancé par le patronat français aux entrepreneurs. De son côté, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé une contribution à hauteur de 50 millions d'euros de la ville et souhaite organiser "une grande conférence internationale des donateurs dans les prochaines semaines".  

La région Ile-de-France va de son côté débloquer 10 millions d'euros d'"aide d'urgence pour aider l'archevêché à faire les premiers travaux". D'autres communes (Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse...) et collectivités ont suivi, à l'instar de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui s'est engagée sur deux millions d'euros ou la région Occitanie qui va proposer une aide de 1,5 million d'euros. 

Au-delà de la France

L'élan de solidarité a d'ores et déjà dépassé les frontières françaises. Apple va contribuer aux efforts de reconstruction de cette cathédrale "symbole d'espoir", a annoncé son patron Tim Cook sur Twitter, sans plus de précisions.  

 
L'Américain Henry Kravis, cofondateur du fonds d'investissement KKR, veut contribuer à hauteur de 10 millions de dollars, soit 8,85 millions d'euros.  

L'université catholique américaine University of Notre Dame, dans l'Indiana, a annoncé un don de 100 000 dollars pour "une église dont l'architecture gothique exquise a élevé vers Dieu les esprits et les coeurs pendant des siècles", selon son président. Plus modeste, l'association French Heritage Society à New York, qui se consacre à la préservation du patrimoine architectural français, a récolté mardi 39 000 dollars, venant de 510 donateurs différents, la plupart aux États-Unis. 

Création de deux fonds et labellisation de quatre fondations

Dès lundi soir, le président de la Républiqueavait confirmé qu'une souscription nationale allait être lancée, pour une reconstruction qui s'annonce longue et difficile. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a annoncé mardi soir sur RTL la constitution de deux fonds ainsi que la labellisation de quatre fondations pour récolter les dons.  

"Le gouvernement est en train de créer deux fonds (...) pour recevoir les dons : un fonds français, national, et un fonds international", a-t-il précisé, avant d'ajouter : "Quatre fondations ont été labellisées : la Fondation du patrimoine, la Fondation de France, la Fondation Notre-Dame de Paris qui est directement gérée par l'épiscopat, et le Centre des monuments nationaux à travers le site https://www.rebatirnotredamedeparis.fr". Il a mis en garde contre d'autres offres qui proposeraient de récolter des donations. 

Dispositif spécifique pour les réductions d'impôts ?

"Quand il y a une telle énergie, une telle volonté de solidarité de nos compatriotes, mais plus largement de personnalités, de personnes partout dans le monde qui veulent contribuer à rebâtir Notre-Dame, il faut aussi s'appuyer sur cet enthousiasme-là", s'est par ailleurs réjoui le ministre de la Culture sur France inter.  

"Aujourd'hui, dans le cadre de la loi mécénat, il y a des réductions d'impôts de 60% pour les entreprises et de 66% pour les particuliers. Nous allons voir avec le gouvernement quel dispositif spécifique nous mettons en oeuvre", a-t-il détaillé. De leur côté, des sénateurs LR ont annoncé mardi avoir déposé une proposition de loi pour porter à 90% la réduction d'impôt appliquée aux dons de particuliers pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame, "dans la limite de 1000 euros". 

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La Belgique s'excuse pour le sort réservé aux métis lors de la période coloniale

vendredi, 05 avril 2019 12:16 Written by

« Au nom du gouvernement fédéral, je présente nos excuses aux métis issus de la colonisation belge et à leurs familles pour les injustices et les souffrances qu’ils ont subies. » Cette déclaration a été faite jeudi 4 avril par le Premier ministre Charles Michel devant les parlementaires belges et en présence de nombreux métis. Ces excuses concernent des enfants essentiellement nés à la fin de la période coloniale.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Ils sont des milliers d’enfants nés dans les années 1940 et 1950 d’une mère africaine et d’un père colon belge. Au départ, ces enfants ont été arrachés à leur mère et placés dans des institutions éloignées, le plus souvent tenues par des religieuses.

L’Église de Belgique a d’ailleurs elle-même présenté ses excuses pour cela il y a deux ans. Entre 1959 et 1962, les trois dernières années de la présence belge en Afrique centrale, ces enfants ont même été envoyés en nombre en Belgique, placés dans des familles voire des orphelinats.

« En mettant en place dans l’Afrique coloniale belge un système de ségrégation ciblée à l’encontre des métis et de leurs familles, l’État belge a posé des actes contraires au respect des droits humains fondamentaux, a souligné le Premier ministre belge. C’est pourquoi, au nom du gouvernement fédéral, je reconnais la ségrégation ciblée dont les métis ont été victimes sous l’administration coloniale du Congo belge et du Ruanda-Urundi ainsi que la politique d’enlèvements forcés y afférente. »

Selon le Premier ministre belge, les enfants métis étaient vus comme des éléments dangereux voire comme une menace pour le système colonial. Selon l’un des fondateurs de l’Association des métis de Belgique, c’est la première fois que le royaume se confronte à sa mémoire coloniale.

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France/Remaniement : Ndiaye, Montchalin et Cédric O nommés au gouvernement

lundi, 01 avril 2019 04:03 Written by

Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi et Nathalie Loiseau ont été remplacés dimanche soir. La conseillère presse Sibeth Ndiaye devient porte-parole du gouvernement. La députée Amélie de Montchalin est nommée secrétaire d'État en charge des affaires européennes. Le conseiller Cédric O prend la charge du Numérique.

Le remplacement est fait. Emmanuel Macron a dû procéder à un mini-remaniement après les départs du gouvernement de Nathalie Loiseau (ministre des Affaires européennes), de Benjamin Griveaux (porte-parole du gouvernement) et de Mounir Mahjoubi (secrétaire d'État au Numérique). La première a quitté ses fonctions pour mener la liste de La République en marche aux européennes. Les deux autres pour se lancer dans la campagne des municipales à Paris, en espérant briguer l'investiture du mouvement.

● Sibeth Ndiaye, de conseillère presse à porte-parole

Dans un communiqué transmis dimanche soir à la presse, l'Élysée a fait savoir qu'Emmanuel Macron avait nommé Sibeth Ndiaye comme «secrétaire d'État auprès du premier ministre et porte-parole du gouvernement». À 39 ans, elle est une des figures du «nouveau monde» d'Emmanuel Macron. Elle rencontre le futur chef de l'État lors de sa nomination au ministère de l'Économie en 2014. Chargée de mission presse et communication de l'ancien ministre Arnaud Montebourg, elle est prolongée par le nouvel arrivant. Les deux ne se quitteront plus. Lorsqu'Emmanuel Macron crée En Marche! en 2016, elle le suit comme conseillère presse. Poste qu'elle occupera tout au long de la campagne présidentielle puis après, à l'Élysée. Proche parmi les proches, elle se voue entièrement au chef de l'État. «J'assume parfaitement de mentir pour protéger le président», déclarait-elle par exemple à L'Express en 2017.

 

● Amélie de Montchalin, la députée de premier plan

Parmi les 306 députés de La République en marche, certains se démarquent. Amélie de Montchalin fait partie de ceux-là. Dimanche soir, elle a été nommée «secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes». Elle prend ainsi les prérogatives de Nathalie Loiseau. Depuis quelques mois, la députée exprimait son intérêt pour les questions européennes, au point que certains l'imaginaient candidater pour être tête de liste. Issue des rangs de la droite, où elle soutient Alain Juppé notamment lors de la primaire de la droite de 2016, la jeune femme de 33 ans rejoint vite l'aventure En Marche!. Investie et élue députée de l'Essonne, elle s'impose rapidement dans le groupe parlementaire, au point de devenir en octobre 2018 sa vice-présidente. Spécialiste des questions économiques, elle est également rapporteur du projet de loi finance 2018. Une expérience qui lui permet d'entretenir des liens privilégiés avec les deux ministres de Bercy: Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. À chaque remaniement, l'élue de l'Essone était pressentie pour faire son entrée dans le gouvernement. C'est désormais chose faite.

● Cédric O, un soutien de la première heure

Enfin, Cédric O, à la fois conseiller d'Emmanuel Macron et du premier ministre Édouard Philippe, remplace Mounir Mahjoubi. L'intitulé de son poste est «secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances (Bruno Le Maire) et du ministre de l'Action et des comptes publics (Gérald Darmanin), chargé du Numérique». Lui aussi est un membre du premier cercle du chef de l'État. Trésorier de sa campagne présidentielle, il est devenu dans la foulée trésorier de La République en marche. À 37 ans, Cédric O a fait ses classes aux côtés de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire du PS de 2006. Un point commun avec d'autres macronistes comme Benjamin Griveaux, Ismaël Emelien ou Stanislas Guérini. Il a également été membre de l'équipe de François Hollande pour la campagne de 2012 et a rejoint le cabinet de Pierre Moscovici au ministre de l'Économie et des Finances jusqu'en 2014.

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USA-BRESIL : Trump et Bolsonaro mettent en scène leur complicité à Washington

jeudi, 21 mars 2019 09:02 Written by

Unis dans la dénonciation des "Fake News", Donald Trump et Jair Bolsonaro, l'un de ses plus fervents admirateurs, ont affiché une forme de complicité mardi à Washington, louant une proximité sans précédent entre les Etats-Unis et le Brésil.

"Vous faites un travail fantastique, vous avez rassemblé votre pays", a lancé le président américain sous un grand soleil, depuis les jardins de la Maison Blanche.

"J'ai toujours admiré les Etats-Unis et cette admiration est devenue encore plus forte après votre prise de fonction", a répondu le président brésilien, se disant convaincu que le milliardaire serait réélu en 2020.

Soulignant l'énorme potentiel de coopération entre les deux pays, M. Trump s'est dit prêt à ce que soit accordé au Brésil le statut d'allié majeur non-membre de l'Otan et a même évoqué, à la stupeur générale, une possible adhésion de la première puissance économique d'Amérique latine à l'Alliance atlantique.

Au-delà d'une passion commune pour les tweets et d'un goût revendiqué pour la provocation, l'ancien magnat de l'immobilier et l'ex-parachutiste sont à l'unisson sur nombre de sujets, de leur rejet du multilatéralisme à la dénonciation de l'accord de Paris sur le climat.

"Le Brésil et les Etats-Unis n'ont jamais été aussi proches", a lancé M. Trump, saluant la campagne électorale menée par M. Bolsonaro, élu comme lui sur un message de rupture.

Le président brésilien, parfois surnommé "le Trump des tropiques", a depuis son arrivée au pouvoir le 1er janvier affiché un pro-américanisme très marqué qui tranche avec la tradition de la diplomatie brésilienne, qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances.

"Regardez les journaux télévisés, je les appelle "Fake News"", a lancé M. Trump avant de souligner qu'il était "très fier" d'avoir entendu son homologue brésilien utiliser cette expression quelques minutes plus tôt.

- Trump évoque Pelé -

Sans surprise, les deux hommes ont affiché leur unité sur le Venezuela, faisant encore monter la pression sur le président Nicolas Maduro dont ils réclament avec force le départ depuis qu'ils ont reconnu l'opposant Juan Guaido comme président par intérim.

"Nous appelons les militaires vénézuéliens à mettre fin à leur soutien à Maduro", a une nouvelle fois lancé M. Trump, évoquant de possibles sanctions supplémentaires "beaucoup plus dures" contre Caracas.

"Toutes les options sont sur la table", a-t-il répété, restant évasif sur une éventuelle intervention militaire. "Ce qui se passe au Venezuela est honteux", a-t-il dit.

Cette nouvelle évocation par M. Trump de "toutes les options" envisagées sans exclure l'option militaire a suscité l'indignation du gouvernement de M. Maduro. "Il est grotesque de voir deux chefs d'Etat ayant des responsabilités internationales essentielles faire l'apologie de la guerre sans aucune gêne, en violation flagrante de la Charte des Nations unies", a déclaré dans un communiqué le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Un peu plus tôt, devant les journalistes, MM. Trump et Bolsonaro ont échangé des maillots des équipes de football de leurs pays. "Je me souviens encore de Pelé", a lancé M. Trump, louant les qualités de la Seleçao.

Pour M. Trump, cette visite devait être l'occasion de tourner la page d'une séquence difficile entre l'échec du sommet de Hanoï avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et le camouflet d'un vote du Congrès sur son projet de mur à la frontière avec le Mexique.

- Bolsonaro défend le mur -

Dans un entretien à la chaîne Fox News, M. Bolsonaro a loué la pugnacité du président des Etats-Unis sur la question du mur en prenant comme contre-exemple la France où, a-t-il affirmé contre toute évidence, "les frontières sont ouvertes aux réfugiés sans le moindre filtre".

"L'immense majorité des immigrants potentiels n'ont pas de bonnes intentions", a-t-il déclaré, avant de s'excuser un peu plus tard pour ses propos lors d'un point de presse où il a précisé qu'il voulait en réalité parler d'une "minorité" de ceux qui tentent de rejoindre l'Amérique.

Le président des Etats-Unis et celui de la première puissance d'Amérique latine ont insisté sur une coopération économique renforcée.

Dans une décision chargée en symboles, le Brésil a annoncé lundi qu'il autoriserait les Etats-Unis à lancer des satellites depuis le centre spatial d'Alcantara, dans l'Etat septentrional de Maranhao.

Alcantara est idéalement situé en raison de sa proximité avec l'équateur, qui permet des économies de combustible de l'ordre de 30% pour les lancements ou la mise en orbite de charges plus lourdes.

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Moscou dénonce de nouvelles sanctions de l'UE

lundi, 18 mars 2019 08:48 Written by

La Russie a promis samedi de riposter à de nouvelles sanctions de l'Union européenne prises en réaction à l'incident survenu entre les marines russe et ukrainienne dans le détroit de Kertch en novembre dernier.

Les forces russes avaient ouvert le feu sur trois navires de la marine ukrainienne et les avaient arraisonnés, en affirmant qu'ils étaient entrés illégalement dans les eaux territoriales russes.

Le détroit de Kertch sépare la mer d'Azov de la mer Noire, et il est enjambé depuis mai dernier par un long pont russe reliant le territoire russe à la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en mars 2014.

Les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne ont dévoilé simultanément vendredi de nouvelles sanctions contre Moscou en lien avec l'incident de Kertch.

Les sanctions imposées par l'UE concernent huit hauts responsables des services de sécurité et de l'armée, privés du droit d'entrer sur le territoire de l'Union, où leurs actifs sont gelés.

Avec ces nouvelles mesures, ce sont 170 personnes et 44 entités qui sont désormais visées par des sanctions européennes en raison de leur implication dans le conflit ukrainien.

Le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l'agence RIA, a déclaré que ces mesures de rétorsion ne resteraient pas sans réponse.

"La partie russe ne laissera pas cette action inamicale de l'Union européenne sans réponse", a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

"L'affirmation de l'UE selon laquelle la Russie aurait 'enfreint le droit international' et eu recours à la force de manière injustifiée ne correspond pas du tout à la réalité", a ajouté le ministère, dénonçant l'"hypocrisie et le cynisme" de la décision européenne.

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