Dernières Brèves

Pétrole : comment l’Iran contourne les sanctions américaines

Alors qu’une nouvelle salve de sanctions envers l’Iran entre officiellement en vigueur ce lundi 5 novembre, la tension entre Washington et Téhéran est à nouveau montée d’un cran ce lundi matin, à la suite d'un discours télévisé du président iranien. Hassan Rohani s’est adressé directement à son meilleur ennemi. « J'annonce que nous allons contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes car elles vont à l'encontre du droit international ». Et le président de poursuivre : « Nous sommes en situation de guerre économique et nous affrontons une tentative d'intimidation. Je ne pense pas que dans l'histoire américaine il y ait eu jusqu'à présent quelqu'un à la Maison Blanche qui contrevienne à ce point au droit et aux conventions internationales.»

En août, un premier volet de sanctions touchant essentiellement le secteur financier et automobile avait été décidé par Washington. Cette fois, Donald Trump va plus loin. En interdisant à Téhéran d’exporter son pétrole, le président américain frappe le régime des mollahs au cœur. Depuis l’annonce de ces nouvelles sanctions en mai dernier, les exportations de l’Iran sont passées de 2,8 millions de barils par jour à 1,6 million aujourd’hui. Les pays occidentaux ont diminué drastiquement leurs importations. Un les a même complètement arrêtées. C’est la France. Avant juillet, Total achetait 100.000 barils/jour à l’Iran. Aujourd’hui, plus rien. Très présent aux Etats-Unis, notamment dans des projets de pétrochimie, le pétrolier français ne veut prendre aucun risque, même si l’Iran est à la tête des troisièmes réserves pétrolières du monde. Total s’est ainsi retiré de South Pars 2, un projet gazier de près de 5 milliards de dollars. Selon Washington, huit pays devraient être autorisés à acheter du pétrole iranien pendant au moins six mois 

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Meurtre de Khashoggi : un acte impensable sans le soutien de Washington, selon Rohani

Resté discret sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khasshoggi, le président iranien est sorti de sa réserve, mercredi, pour dénoncer un crime odieux et déclaré que Riyad n'aurait pu commettre un tel acte sans le soutien des Américains.

La disparition du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul aurait été "impensable" sans le soutien des États-Unis, a déclaré mercredi 24 octobre le président iranien Hassan Rohani en conseil des ministres.

"Je ne pense pas qu'un pays [l'Arabie Saoudite] ose faire une telle chose sans le soutien des États-Unis", a déclaré le chef d'État dans une allocution retransmise par la télévision.

>> À lire : retour sur trois semaines de crise ouverte entre Ankara et Riyad

Avant la disparition de l'opposant, "il était impensable que nous puissions être témoin d'un tel crime en bande organisée. Qu'un crime ou un meurtre soit commis dans l'ombre, c'est une possibilité, mais qu'une institution en vienne à planifier un meurtre odieux, c'est un problème très important", a ajouté le président iranien.

"Le groupe tribal qui dirige cette nation a une marge de sécurité qui consiste à compter sur les États-Unis. C'est cette superpuissance qui les soutient", a encore déclaré Hassan Rohani.

Le président iranien n'a pas prononcé le nom de Jamal Khashoggi mais a fait référence à sa personne en parlant d'un "journaliste critique".

>> À lire : Washington révoque les visas des Saoudiens impliqués dans le meurtre de Khashoggi

Sa disparition le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul a suscité une vague de critiques internationales contre l'Arabie saoudite, grand rival de l'Iran.

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Le Japon et la Chine se rapprochent à l'ère de la guerre commerciale américaine

Shinzo Abe entame une visite de trois jours à Pékin. C’est la première visite officielle d’un Premier ministre japonais en Chine depuis sept ans. En 2012, la nationalisation par les Japonais des îles Senkaku, appelée Diaoyu par les Chinois qui veulent les contrôler, avait considérablement accru les tensions entre les deux pays.

Avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, la situation a sensiblement changé pour les deux pays. Pékin comme Tokyo ont tout intérêt à améliorer leurs relations. La Chine cherche un soutien pour contrer les très nombreux droits de douane imposés par les Etats-Unis. À une échelle moindre, Tokyo a le même problème : être le principal allié de Washington dans la région ne l’a pas empêché de subir des taxes sur l’acier et l’aluminium.

« Shinzo Abe comme Xi Jinping comprennent parfaitement que pour avoir une meilleure économie, il faut que les relations politiques soient meilleures, souligne Hosoya Yuichi, professeur de relations internationales à l'Université Jeio de Tokyo. En 2010-2011, à cause des Senkaku, nous avions une relation très tendue. La Chine a alors tenté de séparer les questions politiques des relations économiques, mais elle n’y est pas arrivée. Pour Shinzo Abe comme Xi Jinping, l’objectif numéro un, c’est l’économie de son propre pays. Il y a toujours beaucoup de sujets de tensions, mais tant qu’ils restent pragmatiques, ils vont continuer à établir une meilleure relation. »

Shinzo Abe se rend donc en Chine avec pas moins de 500 hommes d’affaires. Pékin a beau être le premier partenaire commercial de Tokyo, les entreprises japonaises veulent un meilleur accès au marché chinois. Et la Chine est intéressée par la technologie japonaise et le savoir-faire de ses entreprises.

Partenariats en Asie

Les deux pays pourraient annoncer des investissements communs dans des pays tiers, par exemple les Philippines. Et le Premier ministre japonais a fait part de son intérêt pourles nouvelles routes de la soie, rappelle de Naoko Eto, chercheuse à l'Institut de développement économique de Chiba.

« Le Japon veut coopérer avec la Chine dans des pays tiers, parce que ce que la Chine fait avec ses routes de la soie semble maintenant problématique. Tokyo veut donc atténuer ces problèmes, et dans le même temps profiter d’une coopération économique. Par exemple en Thaïlande, ou en utilisant le chemin de fer qui va de Chine jusqu’en Europe. Je pense qu’à l’origine, le secteur privé au Japon voulait une meilleure relation économique avec moins de risques politiques. »

Pékin et Tokyo ont tout intérêt à surmonter les tensions, explique Naoko Eto. « Les deux pays pensent qu’une meilleure relation bénéficiera au nord-est asiatique. Nous savons que nous devons prendre en compte les disputes territoriales, mais nous cherchons les zones sur lesquelles nous pouvons coopérer, et montrer au monde cette coopération. »

Eviter les tensions

Shinzo Abe comme Xi Jinping devraient donc éviter le sujet qui fâchent, comme les ambitions chinoises en mer de Chine méridionale. La semaine dernière encore, le Japon protestait contre une nouvelle incursion de navires chinois à proximité des îles Senkaku.

Mais l’objectif de cette visite est bien un retour à la normale des relations. Shinzo Abe devrait en profiter pour inviter Xi Jinping à venir au Japon. Le président chinois qui, de son côté, pourrait rapidement prêter des pandas géants au Japon.

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Les États-Unis deviennent le pays le plus compétitif au monde

Les États-Unis ont l'économie la plus compétitive et la plus innovante du monde, révèle mercredi un classement dressé par le Forum économique mondial (WEF) après un changement de méthodologie, qui a relégué la Suisse de la première à la 4ème place. Pour l'édition 2018 de son Rapport sur la compétitivité mondiale, le WEF, qui réunit chaque année en janvier l'élite économique et politique dans la station de ski huppée de Davos (est de la Suisse), a utilisé «une toute nouvelle méthodologie afin de bien saisir la dynamique de l'économie mondiale en ces temps de quatrième révolution industrielle». L'organisation a mesuré la compétitivité de 140 économies par le biais de 98 indicateurs répartis en 12 piliers, notamment les institutions, les infrastructures, la stabilité macroéconomique et la capacité d'innovation.

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Les atouts américains: un marché du travail dynamique, une capacité d'innovation unique

«Tous ces facteurs combinés, les États-Unis réalisent la meilleure performance globale avec un score de 85,6 (sur 100), devant Singapour et l'Allemagne», a indiqué le WEF dans un communiqué. Les États-Unis «sont un centre d'innovation», a déclaré à l'AFP Saadia Zahidi, membre du comité exécutif du WEF. «Ils réussissent bien sur leur marché du travail, ils se débrouillent bien concernant la taille de leur marché et assez bien pour ce qui est de leurs institutions», a-t-elle ajouté. La première économie mondiale est également une «locomotive de l'innovation» .

Mais le rapport dénonce aussi un «affaiblissement du tissu social et une détérioration du contexte sécuritaire». Les États-Unis se classent ainsi à la 56ème place avec un taux d'homicides 5 fois plus élevé que le taux moyen des économies avancées. Le WEF souligne aussi le mauvais score dans le domaine de la santé, avec une espérance de vie en bonne santé de 67,7 ans (46ème place), soit trois ans de moins que la moyenne des économies avancées et six ans de moins qu'à Singapour et au Japon.

Alors que le classement ancien citait la dette publique comme un point de faiblesse des États-Unis, le nouveau leur accorde une note quasi parfaite de 99,2 pour leur «dynamique de la dette.» Les experts du Forum ont démenti que l'étude ait été remodelée pour être au goût du président américain Donald Trump, qui a fait le déplacement à Davos en janvier pour vendre son slogan «America First» à l'élite mondiale réunie par le WEF dans la station alpestre suisse.

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La France 17ème, mais avec un bon «état d'esprit» et des «idées inédites»

La Suisse, qui détenait la première place depuis 9 ans, a obtenu un total de 82,6 points, selon la nouvelle méthodologie, et finit quatrième. En Asie, Hong Kong arrive en 7ème position (82,3 points), la Corée du Sud 15ème (78,8 points) et la Chine 28ème (72,6 points). En Europe, la Suède est dans le groupe de tête (9ème, 81,7 points). La France a gagné quelques places, passant de la 22ème à le 17ème place, avec 78 points. «Elle se débrouille bien sur un certain nombre de critères (...) La France a l'un des meilleurs systèmes de recherche au monde», a souligné Saadia Zahidi. Mais «là où le pays est en retard comparé aux autres économies du Top 20, ce sont des choses comme l'état d'esprit entrepreneurial, le développement de l'esprit critique chez les étudiants ou des entreprises en mesure de générer des idées inédites», a-t-elle ajouté.

Le score moyen du monde entier est de 60, soit à 40 points de ce que le WEF appelle «la situation idéale ou la frontière de la compétitivité». Les 30 dernières places sont presque exclusivement occupées par des pays africains, même si Haïti et le Yémen viennent se glisser devant le Tchad, bon dernier avec un score de 35,5.

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Projet d'attentat en France: l'Iran dément les accusations de Paris

La France accuse l’Iran d’avoir commandité l’attentat déjoué de Villepinte en juin dernier, ce que réfute Téhéran.

L’Iran dément ce mardi les accusations françaises selon lesquelles un diplomate iranien aurait été impliqué dans un projet d’attentat en France en juin.

« Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l’arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate », indiquent les Affaires étrangères iraniennes dans un communiqué transmis à la presse.

Les autorités françaises ont lancé mardi une offensive contre des intérêts iraniens ou chiites en France, certaines cibles étant soupçonnées par Paris d’être derrière un attentat déjoué en France qui pèse sur la relation, compliquée, entre Paris et Téhéran.

Les autorités fiscales françaises ont annoncé le gel d’avoirs de deux personnes -dont un diplomate iranien arrêté en Allemagne- ainsi que d’une entité du ministère iranien du Renseignement, les accusant d’être derrière l’attentat déjoué en juin contre un rassemblement des Moudjahidine du peuple -mouvement d’opposition considéré par Téhéran comme « terroriste » - à Villepinte, près de Paris.

 Paris accuse l’Iran d’avoir commandité l’attentat de Villepinte

 Le communiqué des Affaires étrangères iranien a été publié juste avant qu’une source diplomatique française accuse la « direction des opérations du ministère du Renseignement (iranien, d’avoir) commandité » l’attentat déjoué.

Selon le communiqué iranien, l’affaire de Villepinte est un « complot conforme aux objectifs du régime américain et du régime sioniste et visant à saboter l’essor et l’amélioration des relations entre l’Iran et l’Europe ».

« Nous appelons les autorités françaises à faire preuve de réalisme vis-à-vis de l’Iran et nous mettons une fois encore en garde contre les mains des ennemis qui cherchent à saboter les relations de longue date entre l’Iran et la France et d’autres pays européens importants », ajoute le texte.

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Brexit: Theresa May annonce que les citoyens européens seront traités comme les autres immigrés

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi 2 octobre de nouvelles règles en matière d'immigration au Royaume-Uni, qui entreront en vigueur après le Brexit, et donneront la priorité aux travailleurs qualifiés en supprimant la libre circulation des citoyens européens.

"Quand nous quitterons (l'Union européenne), nous mettrons en place un système d'immigration qui met fin, une fois pour toutes, à la libre circulation" des citoyens européens au Royaume-Uni, a déclaré la cheffe du gouvernement dans un communiqué. "Ce sera un système basé sur les compétences des travailleurs, et non sur leurs origines".

Solde migratoire

"Ce nouveau système permettra de réduire l'immigration des personnes peu qualifiées", a ajouté la cheffe du gouvernement. "Il mettra le Royaume-Uni sur la voie d'une immigration réduite à des niveaux viables, comme promis".

Theresa May s'était engagée, dans le programme présenté pour les élections législatives de juin 2017, à réduire le solde migratoire à moins de 100.000 personnes par an, contre 273.000 en 2016. La dirigeante britannique devrait détailler ce nouveau système dans un discours qu'elle prononcera mercredi au congrès du Parti conservateur, à Birmingham (centre de l'Angleterre).

Selon ces nouvelles règles, les personnes souhaitant s'installer outre-Manche devront attester d'un certain niveau de revenu, pour garantir qu'elles n'occupent pas des emplois "qui pourraient être pourvus" par la population britannique. Les visas délivrés aux étudiants ne seront pas soumis aux mêmes critères.

Un Livre Blanc sur l'immigration en préparation

Les citoyens de l'Union européenne sont actuellement libres de s'installer et de travailler au Royaume-Uni, une situation qui doit prendre fin à l'issue de la période de transition post-Brexit, en décembre 2020, en cas d'accord entre Londres et Bruxelles sur les conditions de la sortie britannique de l'UE.

Ce nouveau système s'appuie sur les recommandation formulées par le Comité consultatif sur les migrations (CAM) dans un rapport adressé au gouvernement et publié le 18 septembre. Le directeur du CAM, Alan Manning, avait pris part, le 24 septembre, à une réunion du cabinet, qui rassemble les principaux ministres britanniques, pour exposer ses conclusions.

Dans cette étude, le CAM recommandait d'élaborer un système d'immigration qui n'offre aucune préférence aux citoyens issus de l'Espace économique européen si la question de l'immigration n'est pas intégrée aux négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Downing Street a précisé qu'un Livre Blanc sur l'immigration sera publié dès cet automne, tandis qu'un projet de loi sera présenté en 2019.

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Le séisme et le tsunami en Indonésie ont fait plus de 1200 morts

INDONÉSIE - Le bilan du séisme suivi du tsunami qui a frappé l'Indonésie le 28 septembre s'est alourdi, dépassant les 1200 morts, a indiqué l'agence de gestion des catastrophe mardi 2 octobre.

"A 13H00 le dernier bilan disponible est de 1234 morts", a indiqué Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'agence de gestion des catastrophes au cours d'un point presse.

Le précédent bilan faisait état de 844 morts. Selon les autorités, le bilan devrait s'alourdir à mesure que les secours parviennent à établir le contact avec les villages isolés. Les secours manquent d'équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et de l'ampleur même des dégâts.

Alors que les autorités avaient toléré ces derniers jours que la population se serve dans les magasins devant le manque d'approvisionnement et l'aide qui tardait à venir, la police a arrêté mardi 35 personnes pour avoir volé des ordinateurs et de l'argent et s'est engagée à arrêter les pillages.

Des régions peu accessibles aux secours

L'armée indonésienne dirige les secours mais à la suite d'un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain.

La Croix-Rouge a annoncé mardi avoir fait une découverte macabre dans une église du centre des Célèbes balayée par une coulée de boue: "Trente-quatre corps au total ont été retrouvés", a déclaré à l'AFP Aulia Arriani, une porte-parole. L'âge exact des victimes n'a pas été précisé dans l'immédiat. Initialement, 86 jeunes participaient à un camp d'étude de la Bible dans le Centre de formation de l'Eglise de Jonooge avaient été portés disparus. Le sort de ceux dont les corps n'ont pas été récupérés était non précisé dans l'immédiat.

Le district montagneux de Siri Biromaru, au sud-est de Palu, est difficile d'accès et les secouristes sont confrontés à une marche exténuante pour récupérer les victimes.

Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191.000 le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont 46.000 enfants et 14.000 personnes âgées. Nombre d'entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l'heure pas au centre des efforts d'aide gouvernementaux.

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Venezuela : quand Donald Trump appelle à « un coup d'état »

Un encouragement à un coup d'Etat. Il n’a pas été formulé a la tribune des Nations unies, mais en marge, lors d’un échange entre Donald Trump et des journalistes. Le président américain leur a déclaré que ce serait « possible » si les militaires vénézuéliens « décidaient de le faire ».

Dans son allocution à l’ONU, il a réclamé de combattre le socialisme responsable d’avoir « acculé » la population du Venezuela, « pays riche en pétrole », dans une « pauvreté abjecte ». De nouvelles sanctions sont prises à l’encontre du premier cercle du chef de l’Etat, Nicolas Maduro, qui réplique que chaque sanction du gouvernement « gringo » est une « médaille pour les révolutionnaires ». 

D’après de récentes informations du New York Times, un représentant de l’administration Trump a déjà rencontré, à trois reprises un groupe d’officiers rebelles. Néanmoins, le contact aurait été interrompu début 2018. Washington n’apporte pas encore d’éléments attestant d’une dissidence efficace au sein de la haute hiérarchie militaire à Caracas. Maintes fois évoquée, jamais vérifiée.

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Les talibans afghans annoncent la mort du chef du puissant réseau Haqqani

Les talibans afghans perdent l'un de leurs leaders. Ils ont annoncé la mort de Jalaluddin Haqqani, le chef d'un puissant réseau insurgé très actif en Afghanistan. L'annonce a été relayée mardi 4 septembre par le centre américain de surveillance des sites jihadistes Site. "Tout comme il a enduré de grandes épreuves pour la religion d'Allah durant sa jeunesse et alors qu'il était en bonne santé, il a également enduré une longue maladie pendant ses dernières années", selon un communiqué des talibans afghans cité par Site.

"Je doute que son décès change quelque chose"

Jalaluddin Haqqani est le fondateur dans les années 1980 du réseau du même nom, constitué pour lutter contre la présence de l'URSS en Afghanistan et qui a reçu l'aide des Etats-Unis et du Pakistan. Ministre du régime des talibans dans les années 1990, Jalaluddin Haqqani s'était tourné à partir de 2001 contre les forces américaines et de l'Otan qui venaient de faire tomber le régime fondamentaliste.

Le réseau Haqqani est une faction des talibans afghans réputée proche d'Al-Qaïda qui a mené de nombreuses attaques en Afghanistan, certaines contre les Américains et l'Otan. Il est également suspecté de liens avec l'organisation Etat islamique (EI) qui a mené de sanglants attentats dans la capitale afghane, Kaboul. "Je doute que son décès change quelque chose", a réagi un diplomate étranger à Kaboul sous couvert d'anonymat. Le réseau est aujourd'hui dirigé par l'un de ses fils, Sirajuddin Haqqani.

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Trump met en garde la Syrie et ses alliés contre une offensive sur la province d'Idleb

Depuis plusieurs semaines, les troupes syriennes soutenues par les Russes et les Iraniens se massent aux abords de la dernière province tenue par des rebelles et des factions djihadistes. Le président américain alerte sur le risque d'une «grave erreur humanitaire».

L'attaque contre la dernière province de Syrie échappant au contrôle de Damas semble imminente. Le gouvernement d'Assad masse depuis plusieurs semaines ses troupes aux abords d'Idleb, située dans le nord-ouest de la Syrie, à la frontière avec la Turquie. Mais une telle opération risque de provoquer une «tragédie humanitaire», a jugé mardi Donald Trump. «Le président de la Syrie Bachar el-Assad ne doit pas attaquer imprudemment la province d'Idleb. Les Russes et les Iraniens commettraient une grave erreur humanitaire en prenant part à cette potentielle tragédie humaine», a tweeté Donald Trump. «Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées. Ne laissons pas cela se produire!», a-t-il ajouté. 

 

L'avertissement de Washington intervient alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, vient de rencontrer lundi à Damas le président syrien Bachar el-Assad.

 

La province d'Idleb est dans le collimateur du régime et de son allié russe, qui visent particulièrement les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, un groupe dominé par les combattants de l'ex-branche syrienne d'al-Qaida. La Turquie, parrain de certains groupes rebelles, a elle aussi déployé des troupes dans la région. Elle cherche pour sa part à éviter un assaut, qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés sur son territoire.

Les Nations Unies et des ONG ont aussi averti qu'une attaque d'envergure sur Idleb pourrait entraîner une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011. Mais la Russie et l'Iran déclarent que les groupes extrémistes présents dans la province d'Idleb doivent être vaincus, et devraient apporter leur soutien au pouvoir syrien si une offensive est déclenchée.

Depuis début 2017, l'Iran, la Russie et la Turquie ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie. L'Iran et la Russie ont apporté un soutien politique, financier et militaire régulier au président Assad tout au long du conflit.

Sommet tripartite en Iran

La visite du chef de la diplomatie iranienne à Damas est intervenue quelques jours avant un sommet tripartite sur la Syrie qui doit réunir en Iran vendredi les présidents russe Vladimir Poutine, iranien Hassan Rohani et turc Recep Tayyip Erdogan. Vladimir Poutine évoquera avec ses homologues les «efforts communs visant à assurer une normalisation à long terme en Syrie», a indiqué le Kremlin. Le processus de paix dit d'Astana a permis notamment de mettre en place plusieurs «zones de désescalade» en Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts.

La France a comme les Etats-Unis exprimé «sa préoccupation» devant la possibilité d'une offensive d'envergure sur la province d'Idleb. Une telle opération «entraînerait des conséquences désastreuses» et «engendrerait une nouvelle catastrophe humanitaire et migratoire majeure», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

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«En soutenant une offensive majeure, la Russie risque de compromettre ses objectifs politiques à long terme.»

L'International Crisis Group (ICG).

L'International Crisis Group (ICG), un centre de réflexion basée à Bruxelles, a estimé qu'une offensive des forces syriennes contre Idleb pouvait encore être évitée et il a appelé à une solution négociée. Selon l'ICG, la Russie, dont l'appui aérien serait un élément décisif d'une offensive sur Idleb, doit comprendre qu'un bain de sang dans ce dernier fief de rebelles et de djihadistes nuirait à ses intérêts. «En soutenant une offensive majeure, la Russie risque de compromettre ses objectifs politiques à long terme», écrit l'ICG dans une étude «Sauver Idleb de la destruction». La Russie doit éviter l'option militaire dans la mesure où elle «cherche non seulement à garantir la victoire militaire du régime», mais aussi sa «relégitimation (sur le plan) international», fait valoir l'ICG.

Processus «moribond»

Malgré la mise en garde lancée par Donald Trump, des experts relèvent que les Etats-Unis semblent résignés à la perspective d'une victoire finale des forces gouvernementales syriennes. Pour Jonas Parello-Plesner, un chercheur au Hudson Institute à Washington, les avertissements américains ont peu à voir avec la réalité actuelle en Syrie. Et la réalité est qu'«Assad avance sur le terrain, aidé par l'Iran au sol et par la Russie dans les airs», pendant que les Etats-Unis placent leurs espoirs dans le processus de paix de Genève soutenu par l'ONU que l'on peut qualifier de «moribond», a souligné ce chercheur.

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