Dernières Brèves

Syrie: un avion militaire russe s'écrase et fait 32 morts

Un avion militaire russe s'est écrasé ce mardi près d'une base russe de Hmeimin en Syrie. Les 32 personnes à bord ont été tuées dans le crash.

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Visite de Le Drian à Téhéran: l'Iran oppose une fin de non recevoir à Paris

Le ministre a conclu sa visite à Téhéran en estimant qu'il "reste encore beaucoup de travail à faire" avec l'Iran sur les missiles et de son influence au Moyen-Orient.

Il y a "encore beaucoup de travail à faire". Le ministre des Affaires étrangères français était venu à Téhéran chercher des gages pour tenter de sauver l'accord international sur le nucléaire iranien menacé par les États-Unis. A l'issue de sa visite, Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré son homologue Mohammad Javad Zarif, le président iranien Hassan Rohani et l'amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, a dit leur avoir "fait part des interrogations lourdes de la France sur ces deux sujets". 

 Une position inconciliable sur la Syrie

Cependant, il a aussi concédé qu'il restait "encore beaucoup de travail à faire" sur la question du programme balistique iranien et de l'influence de l'Iran au Moyen-Orient. Les deux parties se sont exprimées "très librement", avec "fermeté", a ajouté le ministre, soulignant que les entretiens avaient été "francs".  

L'amiral Ali Shamkhani a reçu Jean-Yves Le Drian dans son uniforme d'amiral, tenue qu'il réserve habituellement à ses visiteurs militaires. Il a indiqué que "le renforcement de la capacité défensive de l'Iran, en particulier la puissance balistique du pays, (était) une nécessité inévitable dans le cadre de la politique de dissuasion" de son pays. 

ANALYSE >> Iran: le coup de semonce 

S'ils ont fait montre d'une volonté commune de maintenir en vie l'accord sur le nucléaire iranien, Hassan Rohani et Jean-Yves Le Drian ont affiché des vues apparemment peu conciliables sur la Syrie. Mettant en garde contre "le risque de cataclysme humanitaire" dans ce pays, "mais aussi sur le risque de conflagration régionale", le ministre français a évoqué "la capacité" de l'Iran à "intervenir de manière vigoureuse" auprès du gouvernement du président syrien Bachar al-Assad, son allié, pour apaiser la situation. Mais Hassan Rohani a estimé de son côté qu'il n'y avait "aucun autre moyen que de renforcer le gouvernement central à Damas pour régler la crise syrienne". 

L'ultimatum de Trump

Le chef de la diplomatie française est le premier haut responsable des trois pays de l'Union européenne parties à l'accord sur le nucléaire iranien (Allemagne, France et Grande-Bretagne) à venir à Téhéran depuis l'ultimatum posé en janvier par Donald Trump à propos de ce texte, présenté par ses partisans comme le meilleur moyen d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique. Le président américain, pour qui il s'agirait d'un des pires accords jamais accepté par les États-Unis, a donné jusqu'au 12 mai aux Européens pour remédier aux "terribles lacunes" de ce texte conclu en 2015, faute de quoi Washington en sortira et réintroduira des sanctions contre l'Iran. 

EN IMAGES >> Le nucléaire iranien, 12 ans d'âpres négociations menacées par Trump  

La France cherche à obtenir de Téhéran des engagements à modérer son programme balistique et son influence au Proche et au Moyen-Orient, où Paris accuse la République islamique de visées "hégémoniques" pour le rôle qu'elle joue notamment en Irak, en Syrie et au Liban. Les autorités iraniennes répètent depuis des mois qu'aucune négociation n'est possible sur ces sujets et n'ont montré aucune volonté d'infléchir leur position. 

"Un rôle plus constructif"

Selon le ministère des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif a déclaré à Jean-Yves Le Drian que l'Europe pouvait "jouer un rôle plus constructif pour préserver" l'accord de 2015 en faisant "pression sur les États-Unis pour qu'ils appliquent leurs engagements". Dans un entretien publié dans la presse, Mohammad Javad Zarif avait dénoncé plus tôt l'"extrémisme" dont font preuve selon lui les pays européens "pour conserver les États-Unis dans l'accord sur le nucléaire iranien". Cette attitude "nuira en fin de compte à la politique de l'Europe", a-t-il averti. 

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Syrie: Le CICR réclame l'accès au fief rebelle de la Ghouta orientale

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a réclamé ce mercredi l’accès à la Ghouta orientale. L’enclave rebelle située à l’est de Damas est soumise à un déluge de feu du régime. Des raids terrestres et un pilonnage aérien qui ont fait depuis dimanche près de 300 morts et plus de 1.400 blessés.

>> A lire aussi : Syrie: Six hôpitaux ont été bombardés en deux jours dans une enclave rebelle pilonnée par le régime

« Les violences risquent vraisemblablement de causer davantage de souffrances dans les jours et les semaines à venir, et nos équipes doivent être autorisées à se rendre dans la Ghouta orientale pour porter secours aux blessés », a souligné Marianne Gasser, représentante du CICR en Syrie.

 

Une région où les rebelles tirent des obus parfois meurtriers sur la capitale

« Les blessés succombent simplement par ce qu’ils ne sont pas traités dans les temps », a-t-elle ajouté, en appelant « à la retenue ». « Les équipes médicales dans la Ghouta orientale sont incapables de faire face à ce grand nombre de blessés et il n’y a pas dans la région suffisamment de médicaments et de matériel médical, alors que des informations ont fait état d’hôpitaux touchés » par les bombardements, selon Marianne Gasser.

Depuis le début dimanche d’une nouvelle campagne aérienne contre cette enclave où sont assiégés quelque 400.000 habitants, 296 civils, dont 71 enfants et 42 femmes, ont été tués et quelque 1.400 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

>> A lire aussi : Syrie: Au moins 100 civils tués après un raid aérien du régime sur une enclave rebelle

Plusieurs hôpitaux ont, en parallèle, été mis hors service. Le pouvoir du président Bachar al-Assad cherche à reprendre la Ghouta orientale, d’où les rebelles tirent des obus parfois meurtriers sur la capitale. Cette région est le dernier bastion contrôlé par les rebelles près de Damas.

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Un référendum en Iran pour abroger la fonction de Guide de la Révolution ?

La République islamique d’Iran vient de fêter le 39ème anniversaire de la Révolution. Les Iraniens sont descendus à nouveau par millions dans les rues manifester dans tout le pays, montrant ainsi leur attachement à l’idéal anti-impérialiste de l’imam Khomeiny. Le président cheikh Hassan Rohani a appelé à l’unité après la vague de contestation de janvier. Il a notamment appelé au respect des minorités ethniques et religieuses, dont certaines se sont largement investies dans le mouvement de contestation. Les conflits politiques se cristallisent sur la succession du Guide la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei ; un large courant souhaitant l’abrogation de cette fonction initialement créée dans le contexte particulier de la Révolution et pour l’ayatollah Rouhollah Khomeiny selon le modèle de la République de Platon. Dans son discours, le président Rohani a évoqué la convocation d’un référendum probablement pour trancher cette question. L’abrogation de la fonction de Guide provoquerait automatiquement le placement des Gardiens de la Révolution (les pasdarans) sous l’autorité du président de la République avec qui ils sont en conflit ouvert. Le débat public se focalise, quant à lui, sur l’obligation du port du voile pour les femmes et l’importance du port de la barbe pour les hommes. Une étude d’un think tank présidentiel, datant du début de la présidence Rohani, en 2014, affirme que la moitié des Iraniens souhaitent l’abrogation de cette règle. Rappelons qu’à la fin de ses mandats, le président Mahmoud Ahmadinejad s’était exprimé à la télévision dans ce sens et était entré en conflit avec une partie de ses alliés à ce sujet. Cependant, le vrai problème est ailleurs : les classes les plus pauvres de la société souffrent gravement de la baisse de leur niveau de vie, tandis que le haut clergé et les responsables politiques affichent leur opulence. C’est cette question et elle seule qui infléchira l’avenir du pays. Le président Rohani, contestant les moyens financiers dont disposent les Gardiens de la Révolution, a proposé qu’ils se recentrent sur leur fonction militaire et abandonnent leurs activités économiques et commerciales. Il a obtenu le soutien du Guide Ali Khamenei. Pour contraindre les Gardiens à accepter cette réforme, le président a proposé que leurs sociétés reviennent au peuple.

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Correspondant 

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Le rôle caché du Royaume-Uni dans la détention de Julian Assange

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Il apparaît aujourd’hui que les quatre dernières années d’emprisonnement effectif de Julian Assange à l’ambassade d’Equateur à Londres ont été totalement inutiles. En fait, ils dépendaient d’une mascarade juridique.

Dans les coulisses, la Suède a voulu abandonner la procédure d’extradition contre Assange en 2013. Pourquoi cela n’a-t-il pas été rendu public ? Parce que la Grande-Bretagne a persuadé la Suède de prétendre qu’elle souhaitait toujours poursuivre l’affaire.

En d’autres termes, pendant plus de quatre ans, M. Assange a été enfermé dans une pièce minuscule, surveillé à grands frais par les contribuables britanniques, non pas en raison d’allégations en Suède, mais parce que les autorités britanniques voulaient qu’il y reste. Pour quelles raisons pourrait-ont se demander ? Se pourrait-il qu’il y ait un rapport avec son travail en tant que dirigeant de Wikileaks, qui a publié des informations provenant de lanceurs d’alerte et qui ont gravement embarrassé les États-Unis et le Royaume-Uni ?

En fait, Assange aurait dû être libéré il y a des années s’il s’était agi vraiment d’une enquête – une enquête bidon – sur une agression sexuelle présumée en Suède. Au lieu de cela, comme M. Assange l’a révélé il y a longtemps, un autre plan était à l’oeuvre : son extradition vers les États-Unis, où il pourrait être enfermé pour de bon. C’est pourquoi les experts de l’ONU ont fait valoir il y a deux ansqu’il était « détenu arbitrairement » – pour des délits politiques – à l’instar d’autres dissidents que nous soutenons dans d’autres parties du monde.

Selon une nouvelle publication de courriels entre fonctionnaires, la procureure suédoise, Marianne Ny, a écrit au ministère public britannique le 18 octobre 2013, avertissant que la loi suédoise ne permettrait pas de poursuivre l’affaire. N’oubliez pas que la Suède avait refusé à plusieurs reprises d’accepter une offre de M. Assange de l’interviewer à l’ambassade de Londres, comme cela s’était produit dans 44 autres affaires entre la Suède et la Grande-Bretagne.

Ny a écrit au ministère public : « Nous nous trouvons dans l’obligation de lever l’ordre de détention… et de retirer le mandat d’arrêt européen. Cela devrait être fait dans les semaines qui viennent. Ce qui vous affecterait et nous aussi de manière significative. »

Trois jours plus tard, en laissant entendre que la justice n’était pas une préoccupation première, elle a envoyé à nouveau un courriel au ministère public britannique : « Je suis désolée de vous avoir fait une [mauvaise] surprise… J’espère que je n’ai pas gâché votre week-end. »

Dans le même ordre d’idées, prouvant qu’il s’agissait d’une affaire politique et non pas juridique, le procureur en chef du ministère britannique qui s’occupait de l’affaire au Royaume-Uni, avait précédemment écrit aux procureurs suédois : « Je vous interdis de faire marche arrière ! »

En décembre 2013, le procureur anonyme du ministère a écrit à Ny : « Je ne considère pas que le coût soit un facteur pertinent dans cette affaire. » C’était à un moment où il avait été révélé que le maintien en détention d’Assange dans l’ambassade avait coûté à la Grande-Bretagne à ce moment-là £3,8 millions. Dans un autre courriel du ministère il était écrit : « Veuillez ne pas considérer cette affaire comme une simple extradition. »

Il ne s’agit là que de fragments de la correspondance électronique, la majeure partie ayant été détruite par le ministère britannique en violation de ses propres protocoles. Les suppressions semblent avoir été effectuées pour éviter de communiquer les dossiers électroniques à un tribunal saisi d’une demande d’accès à l’information.

D’autres courriels qui ont survécu, selon un article du Guardian de l’année dernière, ont montré que le ministère « a conseillé aux Suédois en 2010 ou 2011 de ne pas se rendre à Londres pour interviewer Assange. Une interview à ce moment-là aurait pu éviter l’impasse à l’ambassade. »

Assange est toujours enfermé dans l’ambassade, à grand risque pour sa santé physique et mentale, même si la Suède a officiellement abandonné l’année dernière une enquête qui, en réalité, n’avait plus été suivie depuis plus de quatre ans.

A présent, les autorités britanniques (lire US) ont un nouveau prétexte, encore moins crédible pour continuer à détenir Assange : il aurait « violé le termes de sa libération sous caution ». Apparemment, le prix qu’il devrait payer pour cette infraction relativement mineure est plus de cinq ans d’emprisonnement.

Les magistrats de Londres doivent examiner mardi les arguments des avocats d’Assange selon lesquels il devrait être libéré et qu’après tant d’années, la poursuite de l’exécution du mandat d’arrêt est disproportionnée. Compte tenu de la confusion entre considérations juridiques et politiques dans cette affaire, ne soyez pas trop optimistes qu’Assange aura finalement une audition équitable.

Rappelons également que, selon le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume-Uni, l’Equateur lui a récemment notifié que M. Assange avait reçu le statut diplomatique suite à sa demande de citoyenneté équatorienne.

Commel’a expliqué l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, le Royaume-Uni n’a pas d’autre choix que d’accepter l’immunité diplomatique d’Assange. Le mieux qu’il puisse faire, c’est d’insister pour qu’il quitte le pays – ce que Assange et l’Équateur, sans doute, désirent tous les deux. Et pourtant, le Royaume-Uni continue d’ignorer son obligation de permettre à Assange de partir. Jusqu’ à présent, il n’y a eu aucun débat dans les grands médias britanniques sur cette violation fondamentale de ses droits.

On peut se demander à quel moment la plupart des gens se rendront compte qu’il s’agit d’une affaire de persécution politique sous couvert d’une opération de police.

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Scoop

Opposé à un cessez-le-feu avec le Hamas, Avigdor Lieberman dénonce…
Le groupe Etat islamique (EI) a laissé derrière lui plus…
Shinzo Abe entame une visite de trois jours à Pékin.…

Sionisme = Terrorisme, la preuve est dans le pudding… Les troupes américaines en plein désir de mort de la CIA… Panique dans les rangs terroristes

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Plus de 100 combattants prorégime tués par la coalition en Syrie

La coalition internationale menée par les Etats-Unis a affirmé jeudi avoir tué au moins 100 combattants prorégime dans l'est de la Syrie en riposte à une attaque contre ses alliés dans le pays en guerre.

Ces combats, parmi les plus meurtriers entre les deux camps, ont eu lieu sur fond de tensions croissantes entre le régime syrien de Bachar al-Assad et les Etats-Unis qui l'accuse de recourir aux armes chimiques dans ses attaques contre des zones rebelles.

Ils sont survenus également au moment où le régime bombarde, avec une intensité inédite depuis lundi, une enclave rebelle près de Damas, où 185 civils dont des femmes et des enfants ont péri en quatre jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les civils continuent de payer un lourd tribut dans cette guerre déclenchée le 15 mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques mais avant de se complexifier avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Toutes les tentatives de résoudre ce conflit dévastateur qui a fait plus de 340.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes, ont échoué.

Dans ce contexte de regain de violence meurtrière, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir jeudi à huis clos pour discuter d'une trêve humanitaire d'un mois réclamée par les représentants d'agences de l'ONU selon lesquelles plus de 13 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire pour survivre.

De son côté, la Turquie, dont l'armée mène une offensive militaire dans le nord syrien frontalier contre une force kurde qualifiée de "terroriste", a annoncé qu'elle allait accueillir à une date non précisée un sommet avec la Russie et l'Iran, deux pays qui aident militairement le régime syrien.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la coalition internationale a mené dans la province de Deir Ezzor des frappes aériennes contre des combattants alliés au régime pour repousser une attaque contre le QG des Forces démocratiques syriennes (FDS), ses alliés dans le combat contre les jihadistes en Syrie, selon un responsable du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.

- Raids, chars et missiles -

Des conseillers de la coalition se trouvaient sur les lieux au moment de l'attaque dans la région de Khasham, a-t-il précisé. Entre 20 et 30 obus sont tombés à environ 500 mètres du QG.

"Nous estimons que plus de 100 membres des prorégime ont été tués" dans les frappes et les combats avec les FDS et les forces de la coalition, selon lui.

Selon l'OSDH, l'attaque a été menée par des forces tribales et une milice afghane loyales au régime et visait à capturer un champ pétrolier et une installation gazière importants près de Khasham, à l'est de l'Euphrate, dans une zone en grande majorité contrôlée par les FDS.

"Les FDS ont répliqué à l'artillerie et aux missiles contre des positions du régime dans la ville de Khasham, avant l'intervention des forces de la coalition", a précisé l'ONG en faisant état de 45 morts parmi les prorégime.

Dénonçant une "agression", les médias officiels syriens ont confirmé la mort de dizaines de personnes dans les tirs de la coalition.

Deux offensives distinctes contre les derniers combattants du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont lieu dans la vaste province de Deir Ezzor: l'une menée par les forces du régime et leurs alliés -russe, iranien et Hezbollah libanais- et l'autre par les FDS aidées de la coalition.

Selon le Centcom, l'attaque des prorégime a eu lieu à huit kilomètres à l'est d'une ligne de démarcation fixée par la Russie et les Etats-Unis le long du fleuve Euphrate, les forces russes opérant à l'ouest et les forces américaines à l'est.

 

- Deluge de feu dans la Ghouta -

La guerre fait rage sur un autre front, dans la Ghouta orientale, une enclave rebelle à l'est de Damas sous le coup de bombardements intensifs du régime depuis lundi.

Selon l'OSDH, au moins 36 civils, dont dix enfants et sept femmes ont été tués et des dizaines blessés dans de nouvelles frappes aériennes contre cette région dans laquelle quelque 400.000 habitants sont assiégés depuis 2013.

Au moins six localités ont été touchées dont celle de Jisrine, où un homme portant sa fille blessée s'est précipité vers une ambulance de la Défense civile, au milieu des gravats et de la poussière, selon un correspondant de l'AFP. Non, loin les dépouilles de deux petites filles reposaient sur le sol.

Selon l'agence officielle Sana, deux civils ont péri à Damas dans des tirs au mortier, dans une apparente riposte des rebelles.

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Sous la pression des enquêtes, Netanyahu s'en prend au chef de la police

Benjamin Netanyahu a lancé une attaque d'une rare virulence contre la police israélienne alors que celle-ci s'apprête, selon la presse, à recommander l'inculpation du Premier ministre dans une affaire de corruption qui devrait faire des vagues.

Après des mois d'investigations, la police devrait informer le parquet dans les prochains jours qu'elle a recueilli assez d'éléments pour préconiser la mise en cause formelle de M. Netanyahu, rapportent plusieurs médias.

En cause: des cadeaux - des cigares de luxe dont il est friand par exemple - qu'il aurait reçus de la part de riches personnalités comme James Packer, un milliardaire australien, ou Arnon Milchan, producteur à Hollywood.

La valeur totale de ces cadeaux a été chiffrée par les médias à des dizaines de milliers de dollars.

Une recommandation d'inculpation risque de causer un vacarme politique et médiatique.

Elle ne préjuge pas d'une inculpation à proprement parler, dont la décision appartient au procureur général. Mais elle ne devrait pas manquer de raviver les spéculations sur l'avenir d'une figure incontournable de la scène politique israélienne et au-delà.

M. Netanyahu est directement visé par une autre enquête. Elle cherche à déterminer s'il aurait essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du Yediot Aharonot pour une couverture favorable de la part du plus grand quotidien israélien payant.

La police n'a pas encore tranché dans ce dossier si elle préconiserait l'inculpation, disent les médias.

- Les pressions de 'puissants' -

Dans une vidéo publiée mercredi soir, M. Netanyahu, interrogé à sept reprises depuis l'ouverture des enquêtes fin 2016, admet l'imminence de recommandations policières. Il se redit "confiant dans le fait qu'au bout du compte, les responsables judiciaires parviendront à la seule conclusion possible, à cette simple vérité: il n'y a rien".

Mais, devant la menace qui se précise, il s'est aussi emparé sur son compte Facebook d'une interview accordée par le chef de la police Roni Alsheich pour ouvertement remettre en cause l'impartialité des investigations.

M. Netanyahu accuse M. Alsheich d'"insinuations délirantes" qui jettent "une ombre considérable" sur les recommandations policières à venir.

Dans un entretien diffusé par une émission d'investigation, Roni Alsheich affirme que les enquêteurs sont soumis à des "pressions" et que certaines personnes "reniflent autour d'eux" pour recueillir des informations sur leur compte à l'instigation de gens "puissants", apparemment avec l'intention de discréditer les policiers.

Les avocats de M. Netanyahu cités dans les médias ont objecté par le passé qu'il n'y avait rien de mal à accepter des cigares de la part d'amis. M. Netanyahu lui-même, toujours selon les médias, aurait dit aux enquêteurs ignorer que sa femme recevait des bouteilles de champagne fin.

Les médias, alimentés par des fuites, évoquent des pratiques suspectes d'échanges systématisés de bons procédés.

M. Netanyahu, 68 ans, a été soupçonné à plusieurs reprises par le passé, sans être inquiété.

- 'Rapide et honorable' -

Le nom de son avocat personnel et d'un ancien chef de bureau apparaissent dans une autre affaire de corruption présumée liée à l'achat de trois sous-marins de guerre allemands.

A la tête du gouvernement depuis 2009, après un premier mandat entre 1996 et 1999, M. Netanyahu a dépassé les onze ans de pouvoir au total. Sans rival apparent, il pourrait battre le record de longévité de l'historique David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël, si l'actuelle législature va à son terme en novembre 2019.

 

Selon la ministre de la Justice Ayelet Shaked, il ne serait pas tenu de démissionner s'il était inculpé.

Quand un Premier ministre est inculpé, il n'est tenu de démissionner qu'une fois épuisés tous les recours contre son inculpation, a indiqué à l'AFP l'expert Ofer Kenig, de l'Israel Democracy Institute.

La loi permet cependant au Parlement d'engager une procédure spéciale contre le Premier ministre après l'inculpation et avant l'épuisement des recours si le chef du gouvernement est mis en cause pour turpitude morale, a-t-il dit.

La justice israélienne peut avoir la main lourde contre les plus hauts dirigeants.

Le prédécesseur et ancien adversaire de M. Netanyahu, Ehud Olmert, au pouvoir de 2006 à 2009, a été libéré en juillet 2017 après un an et quatre mois de prison pour corruption. M. Olmert, cité par les médias, est sorti de son silence mercredi et a souhaité que M. Netanyahu "achève son mandat de manière rapide et honorable".

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Syrie : la Turquie annonce un sommet avec la Russie et l'Iran

La Turquie a annoncé jeudi qu'elle allait accueillir un sommet trilatéral avec la Russie et l'Iran consacré à la Syrie, où une nouvelle escalade de la violence met à mal les efforts de paix.

Cette décision a été prise au cours d'un entretien téléphonique jeudi entre les présidents Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, ont affirmé des responsables au sein de la présidence turque.

Aucune date n'a été avancée pour ce sommet, un haut responsable turc indiquant à l'AFP que celle-ci serait annoncée "plus tard".

Moscou s'est toutefois montré moins affirmatif quant à l'organisation d'un tel sommet : "Il a été question d'une rencontre entre les trois présidents. Aucune date précise n'a été déterminée", a commenté le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov à l'agence RIA-Novosti.

La Russie et l'Iran, qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, qui appuie l'opposition, avaient tenu un premier sommet trilatéral dans la station balnéaire russe de Sotchi en novembre dernier.

L'annonce par les Turcs d'un deuxième sommet survient alors que la Syrie, déchirée par un conflit ayant fait plus de 340.000 morts depuis 2011, connaît depuis plusieurs semaines un regain de violences sur le terrain.

Le régime syrien, soutenu par Moscou et Téhéran, a lancé une nouvelle offensive contre la province rebelle d'Idleb (nord-ouest), et a renforcé cette semaine les bombardements contre l'enclave de la Ghouta orientale, près de Damas.

- Offensive turque -

En parallèle, la Turquie a lancé le mois dernier une offensive dans la région d'Afrine (nord-ouest de la Syrie) contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Ce faisant, elle a ouvert un nouveau front dans un conflit déjà complexe.

Lors de l'entretien avec M. Poutine jeudi, M. Erdogan a "partagé des informations" concernant cette offensive, ont indiqué les sources turques.

Pour nombre d'analystes, l'opération turque à Afrine, baptisée "Rameau d'olivier", n'aurait pas pu être lancée sans l'aval de Moscou, maître de l'espace aérien dans cette zone.

Toutefois, la destruction d'un appareil russe dans la province d'Idleb la semaine dernière, revendiquée par un groupe jihadiste, semble avoir compliqué la donne.

Moscou a salué le rôle d'Ankara dans la récupération du corps du pilote russe, mais l'armée turque n'a pas annoncé de frappes aériennes à Afrine depuis plusieurs jours. Des analystes y voient le signe que la Russie a appuyé sur le bouton "pause".

"La Russie maîtrise le tempo opérationnel de Rameau d'olivier en ouvrant/fermant l'espace aérien", résume sur Twitter l'expert militaire turc Metin Gürcan.

Si elles soutiennent des camps opposés en Syrie, la Turquie et la Russie ont renforcé ces derniers mois leur coopération sur ce dossier dans le cadre d'un réchauffement de leurs relations après une grave crise diplomatique fin 2015.

Avec l'Iran, ces deux pays ont notamment parrainé des discussions dans la capitale du Kazakhstan, Astana, ayant abouti à la mise en place de plusieurs "zones de désescalade" en Syrie censées contribuer à faire taire les armes.

Lors de leur entretien jeudi, MM. Erdogan et Poutine sont convenus d'"accélérer" l'installation de nouveaux postes d'observation dans la province d'Idleb, dans le cadre de l'une de ces "zones de désescalade".

En outre, selon les sources turques, les deux dirigeants se sont entretenus de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale, où plus de 170 civils ont été tués cette semaine dans des bombardements aériens.

Lors d'un discours jeudi, M. Erdogan a de nouveau qualifié M. Assad d'"assassin", excluant toute discussion avec lui.

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Allemagne : la GroKo à quitte ou double

Sur les photos de famille mercredi, après l'annonce de la conclusion d'un contrat de coalition, Angela Merkel a l'air fatiguée, mais plus détendue qu'au cours des derniers mois. Horst Seehofer, le chef de la CSU bavaroise, affiche un air réjoui. Pas Martin Schulz, qui arbore un sourire crispé.

Pour lui, les ennuis ne font que commencer. Le chef du SPD, qui a été promu ministre des Affaires étrangères et a confié mercredi vouloir quitter prochainement la présidence du parti social-démocrate allemand afin de passer la main à Andrea Nahles, ne prendra pas le temps de souffler. Il va devoir se mettre au travail sans tarder et partir sillonner les routes d'Allemagne pour tenter d'arracher aux militants de son parti le « oui » dont il a besoin pour conclure la Groko, la troisième grande coalition sous la houlette d'Angela Merkel. Les 463 723 membres du parti social-démocrate doivent, en effet, approuver le contrat dont viennent d'accoucher les négociateurs CDU-CSU et SPD. Et la tâche ne sera pas facile.

 

LIRE aussi : Allemagne : les « compromis douloureux » d'Angela Merkel

À partir du 17 février, Martin Schulz et plusieurs hauts responsables du SPD vont battre la campagne pour tenter d'arracher à la base du parti profondément divisée un « ja » le plus clair possible. Sept grands meetings sont prévus dans toute l'Allemagne pour présenter, expliquer et débattre avec les militants de ce programme de gouvernement extrêmement précis qui servira de base contractuelle à la CDU-CSU et aux sociaux-démocrates pour gouverner ensemble. Martin Schulz a eu beau annoncer fièrement mercredi que ce contrat « porte largement l'empreinte de la social-démocratie », il a beau faire la liste des gros ministères décrochés par le SPD et de toutes les petites batailles remportées au cours des négociations, pas sûr que cela suffise.

Nouvelles adhésions

En effet, les partisans du « nein » étaient intraitables mercredi. Et ils n'ont pas l'intention de laisser le champ libre à leurs adversaires : c'est pour « instaurer l'égalité des armes » que Kevin Kühnert, chef des Jusos et grand pourfendeur de la GroKo, entreprend lui aussi une tournée à travers toute l'Allemagne. Il sera dès vendredi à Leipzig. « Une Groko serait fatale pour l'avenir de la social-démocratie », prévient-il.

Des milliers d'Allemands ont suivi son mot d'ordre « Adhérez et dites non ! ». La carte du parti toute neuve en poche, ils vont pouvoir participer à ce vote décisif. « Après des centaines de discussions, nous savons que ces nouveaux membres n'ont pas adhéré au parti simplement pour faire la peau à la Groko. La plupart d'entre eux sont entrés au SPD pour faire évoluer ce parti et pour promouvoir son renouvellement. Et le SPD a urgemment besoin de ces gens-là. Nous sommes ravis qu'ils soient aussi nombreux à avoir répondu à notre appel. »

Les militants sociaux-démocrates voteront ensuite par correspondance, un référendum interne qui devrait durer trois semaines. Le décompte des enveloppes et l'annonce du résultat pourraient avoir lieu le premier week-end du mois de mars. L'Allemagne n'a pas fini de trembler.

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