Dernières Brèves

Côte d’Ivoire : Ouattara agacé par la CEI

La Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne est gourmande et cela agace le chef de l'État. En 2016, elle a été dotée de 22,4 milliards de F CFA - une somme qui doit permettre de financer le référendum constitutionnel et les législatives.

Mais son président, Youssouf Bakayoko, a déjà laissé entendre que cela ne suffirait pas, et les factures commencent à s’accumuler. Pourquoi ? Parce que l’année dernière un dépassement de 17 milliards a été constaté et que le budget 2016 doit aussi servir à le financer.

Tout cela déplaît fortement à Alassane Ouattara. L’État, qui ne peut pas auditer les comptes de la CEI, puisque celle-ci est indépendante, rechigne donc à lui accorder une rallonge budgétaire.

À la Commission, des sources internes au bureau du président Bakayoko jurent, la main sur le cœur, que les 17 milliards n’ont pas été détournés : « C’est, expliquent-ils, le montant de la dette due aux prestataires, comme Safran Morpho, l’opérateur technique, une partie du budget de 2015 ayant déjà servi à éponger des créances de la présidentielle de 2010. »

Comment

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo sera jugée pour crime contre l’humanité

Un an après sa condamnation à vingt ans de réclusion, Simone Gbagbo sera de retour devant la Cour d'Assises d'Abidjan. La Cour suprême a en effet rejeté jeudi soir le pourvoi en cassation introduit par la défense de l'ancienne première dame.

Une décision que conteste la défense de Simone Gbagbo, qui dénonce « les conditions lapidaires » d’examen de son pourvoi. « Nous allons saisir la Cour de Justice de la Cedeao contre la décision de la Cour suprême », explique Maître Ange Rodrigue Dadje, l’un des avocats de la défense contacté par Jeune Afrique.

De retour aux Assises

Simone Gbagbo devrait cette fois être jugée pour « crime contre l’humanité ». « Le parquet général nous a informé que le procès devrait avoir lieu le 25 avril », souligne un autre avocat de la défense, Me Mathurin Dirabou.

Face à ce nouveau chef d’accusation, l’ancienne dame de fer encourt l’emprisonnement à vie, selon le code pénal ivoirien. En mars, elle avait déjà été condamnée par la Cour d’Assises d’Abidjan à vingt ans de réclusion pour « attentat à l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ».

« Justice opérationnelle »

La Cour pénale internationale (CPI), qui juge son mari Laurent Gbagbo, réclamait son transfert à La Haye. Alassane Ouattara y avait opposé une fin de non-recevoir : en février, il avait annoncé qu’il ne transférerait plus aucun Ivoirien à la CPI, estimant que le pays était doté d’une « justice opérationnelle ».

Ce que contestent fermement les partisans de l’ancien couple présidentiel, qui dénoncent une « justice des vainqueurs ».

Simone Ggagbo « ne se laissera pas abattre »

« C’est tout sauf de la justice », réagit ainsi Bernard Houdin, l’ancien conseiller franco-ivoirien de Laurent Gbagbo. « Tout cela va à l’encontre de l’intérêt général et de la réconciliation nationale prônée par le pouvoir », renchérit ce proche de l’ancien couple présidentiel.

Avant d’ajouter : « Madame Gbagbo prend sur elle et reste confiante dans l’évolution des choses. C’est une femme de caractère, elle ne se laissera pas abattre ».

Comment

Etat-civil d’Ali Bongo : les 4 vérités de Chantal Myboto Gondjout

Le 19 mars 2016, Chantal Myboto Gondjout, mère d’Onaida Maisha Bongo Ondimba a rompu le silence, pour dire ses quatre vérités sur l’état-civil du Président Ali Bongo Ondimba.

A Libreville,

Devant la presse nationale et internationale, les militants, ainsi que les leaders de l’opposition, Chantal Myboto Gondjout a soutenu : « Ali Bongo Ondimba n’est pas un Gabonais de souche. Il ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle, qu’il quitte le pouvoir et parte. C’est aussi cela aimer le Gabon, ce pays qui lui a tant donné et qu’il a avili ». Chantal Myboto Gondjout a invité le Président Ali Bongo Ondimba à débattre publiquement avec elle sur la question de son état-civil. Elle a appelé par ailleurs le chef de l’Etat à pratiquer un test d’ADN pour lever toute équivoque sur la question et apporter la preuve de ses origines.

La maman d’Onaida Maisha Bongo Ondimba a contesté l’authenticité du document délivré à sa fille par le tribunal de Nantes en faveur d’Ali Bongo Ondimba. Pour elle, ce document n’est qu’une « déclaration de naissance dont le format ne correspond nullement à ceux utilisés à l’époque au niveau de l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Il n’arbore comme seule mention officielle qu’un tampon du ministère de Affaires étrangères de la Rrépublique française apposé au moment de la remise du document à maître Eric Moutet, le 18 novembre 2015. C’est pourquoi, estimant être en présence d’un autre faux, l’avocat a décidé de poursuivre la procédure au tribunal de grande instance de Nantes par le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile et qu’un juge d’instruction va être nommé ».

Chantal Myboto Gondjout a déclaré qu’Ali Bongo Ondimba est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat électoral soutenu par la France et la société Delta Synergie qui regroupe tous les intérêts de la famille Bongo Ondimba et alliés sur l’ensemble des grands secteurs de l’appareil économique gabonais. Entre autres l’eau, l’électricité la distribution, les banques les assurances, le pétrole, le bois et le manganèse. Elle a appelé la classe de l’opposition à l’unité pour mettre un terme au régime du Parti Démocratique Gabonais (PDG au pouvoir) et au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba qu’elle considère comme un imposteur.

Comment

Obama à Cuba: Ce qui pourrait changer avec le «dégel» des relations entre les deux pays

Barack Obama retrouve lundi Raul Castro pour donner une nouvelle impulsion au rapprochement engagé fin 2014 entre les Etats-Unis et Cuba, au deuxième jour d'une visite historique à La Havane.

Leur entretien au palais présidentiel de la Place de la révolution, troisième entrevue entre les deux hommes depuis l'annonce surprise du dégel, doit dessiner l'orientation de cette nouvelle relation.

 

Le président américain entame la journée par un hommage à José Marti, père de l'indépendance cubaine, sur la place de la Révolution, tandis que la Première dame, Michelle, ira à la rencontre d'étudiantes cubaines.

 

Pour Barack Obama, qui quittera la Maison Blanche dans 10 mois, l'objectif est clair: rendre irréversible le rapprochement avec La Havane, quel que soit sont le nom de son successeur en 2017, démocrate ou républicain.

Le face à face avec son homologue cubain Raul Castro, qui n'est pas venu l'accueillir à l'aéroport dimanche, sera aussi l'occasion d'évoquer les sujets qui fâchent, au lendemain de nouvelles arrestations ayant visé le mouvement dissident des Dames en Blanc.

 

Derrière la poignée de main et les sourires, la rencontre entre les deux hommes sera aussi, à de nombreux égards, une bataille de symboles et d'images, informe l'AFP.

 

"D'un point de vue cubain, cette visite présente un risque", souligne Richard Feinberg, de la Brookings Institution, évoquant la comparaison peu flatteuse entre un leader blanc "vieillissant" et un président noir et "plein d'énergie" de 30 ans son cadet.

La résonance pourrait être particulièrement forte au sein de la communauté afro-cubaine, notoirement sous-représentée au sein des élites politiques cubaines.

A travers cette visite de trois jours, la première d'un président américain en exercice depuis la révolution castriste de 1959, l'exécutif américain cherche aussi affaiblir l'argument — mis en avant par le régime depuis des décennies — selon lequel Washington est responsable de tous les dysfonctionnements cubains.

 

En amont de la visite, la Maison Blanche a consenti de nouveaux assouplissements. Le Trésor américain a autorisé la chaîne hôtelière Starwood à ouvrir deux hôtels à La Havane, une première depuis la révolution castriste de 1959.

 

Mais La Havane veut davantage, et a manifesté le souhait d'accueillir des touristes américains, d'effectuer des transactions internationales sans entrave, ou d'attirer les investissements étrangers pour soutenir les réformes économiques lancées par Raul Castro.

"C'est une visite historique et une occasion historique", s'est exclamé dimanche M. Obama peu après son arrivée à La Havane, célébrée avec un "¿Que bola Cuba?" ("Comment ça va Cuba?") lancé dans un tweet.

Les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015, et Washington a rayé Cuba de sa liste des pays soutenant le terrorisme en mai, mais les contentieux restent de taille entre les deux anciens ennemis de la guerre froide.

 

"La normalisation complète va prendre beaucoup de temps", juge Michael Shifter, président du groupe d'études américain Inter-American Dialogue.

"Le Congrès américain va devoir avancer vers la levée de l'embargo et Cuba devra accélérer l'ouverture politique et économique, en plus d'améliorer la situation des droits de l'homme".

Lundi, le président américain ira également à la rencontre d'entrepreneurs indépendants cubains, avant un dîner d'Etat prévu au palais de la révolution.

Selon la Maison Blanche, aucune rencontre n'est prévue avec l'ex-président Fidel Castro, âgé de 89 ans.

Comment

Scoop

Opposé à un cessez-le-feu avec le Hamas, Avigdor Lieberman dénonce…
Le groupe Etat islamique (EI) a laissé derrière lui plus…
Shinzo Abe entame une visite de trois jours à Pékin.…

NewsLetter

Souscrivez à notre newsletter afin de recevoir les dernières informations de DiaspoTv.

Ad2