Dernières Brèves

Corée du Nord: Trump accuse Pékin d'empêcher une solution "amicale"

Donald Trump, dernièrement plutôt louangeur à l'égard des efforts chinois pour faire pression sur la Corée du Nord, a vivement dénoncé jeudi la position de Pékin qui empêche selon lui toute "solution amicale" dans le dossier nucléaire nord-coréen.

"Pris la MAIN DANS LE SAC", a lancé le président américain sur Twitter, se disant "très déçu de voir la Chine permettre au pétrole d'entrer en Corée du Nord".

"Il n'y aura jamais de solution amicale au problème avec la Corée du Nord si cela se poursuit", a-t-il menacé. Il n'a pas clairement brandi la menace de frappes militaires, mais Donald Trump a déjà, ces derniers mois, promis de "détruire totalement" la Corée du Nord en cas d'attaque initiale de la part du régime de Kim Jong-Un.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si le président américain faisait référence à des preuves, en possession des Etats-Unis, d'un éventuel non respect par la Chine des sanctions internationales.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a durci le 22 décembre les sanctions contre la Corée du Nord par un vote unanime sur une résolution américaine, après des négociations entre les Etats-Unis et la Chine, considérée comme le principal partenaire commercial du pays reclus.

La nouvelle résolution, qui dénonce les essais nucléaires et balistiques de Pyongyang, alourdit les sanctions précédentes en amenuisant davantage les livraisons de pétrole brut et raffiné qui proviennent majoritairement de Chine.

Ces derniers mois, l'administration américaine s'est montrée plutôt satisfaite des efforts de la Chine, qui a voté en faveur des trois résolutions onusiennes adoptées depuis l'été, durcissant à chaque fois les sanctions contre Pyongyang.

Washington est persuadé que seule une vraie pression de la part des Chinois, et un embargo pétrolier strictement respecté, peuvent faire plier Kim Jong-Un et le pousser à négocier l'abandon de son programme nucléaire.

Pékin "a appliqué certaines interdictions d'importations et sanctions, mais peut et devrait continuer à faire plus", a estimé mercredi soir le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson dans une tribune publiée par le New York Times.

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Jérusalem: une station de train près du mur des Lamentations s'appellera Trump

Pour avoir reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, malgré les critiques, le président américain aura une station de train à son nom, construite à proximité du mur des Lamentations.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël par Donald Trump récompensé... par une station de train. Israël va en effet donner le nom du président américain à la future station de train construite près du mur des Lamentations, haut lieu du judaïsme, situé dans la Vieille ville à Jérusalem-Est, annexée

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Trump, internet, la Maison-Blanche : Obama se livre au prince Harry

Barack Obama a donné sa première interview depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche au prince Harry, qui était aux manettes de la matinale de BBC Radio 4, mercredi.

 

Barack Obama a répondu aux questions du prince Harry durant une interview de 40 minutes diffusée par BBC Radio 4, qui a confié les manettes de sa matinale, Today, au fils cadet du prince Charles. Depuis plusieurs mois, il a interviewé plusieurs personnalités, dont son père, des entretiens qui ont été diffusés mercredi. L'interview de Barack Obama a été réalisée en septembre dernier à l'occasion des Invictus Games à Toronto. L'ancien locataire de la Maison-Blanche y aborde des sujets qui lui sont chers - les réseaux sociaux, l'engagement politique -, revient sur son expérience et livre quelques confidences plus anecdotiques.

Le "danger" des réseaux sociaux

"L'un des dangers d'internet, c'est que les gens peuvent voir des réalités totalement différentes. Ils peuvent être bercés par des informations qui renforcent leurs partis pris", déclare Barack Obama dans cette interview, sa première depuis son départ de la Maison-Blanche en janvier. "La question qui se pose, c'est comment exploiter cette technologie de manière à permettre la pluralité des voix, la diversité des points de vue, tout en évitant une balkanisation de la société", poursuit-il, sans citer son successeur Donald Trump, très critiqué pour son usage de Twitter notamment. C'est un sujet qui tient à coeur à Barack Obama, qui l'avait déjà longuement abordé début décembre lors de la conférence qu'il a donné à Paris.

Son expérience à la Maison-Blanche : "Le travail me manque"

Le 44e président des Etats-Unis confie également avoir quitté la Maison-Blanche avec, "globalement", un sentiment de "sérénité", mais éprouver aussi de l'"inquiétude" quant à l'avenir du pays. Ce qui a changé depuis la Maison-Blanche? "Je me lève plus tard" avec "l'esprit libre", explique-t-il. "C'est un ravissement que d'avoir la possibilité d'être le maître de sa journée". "Quand je me lève, je peux prendre mes propres décisions, décider comment je veux utiliser mon temps". Difficile toutefois de ne pas regretter certains aspects de cette fonction à la fois "fascinante et gratifiante", souligne Barack Obama. "Mon équipe me manque, le travail lui-même me manque", dit-il dans l'entretien.

Cinéma, Michael Jordan et Aretha Franklin

L'interview s'achève sur un ton beaucoup plus détendu avec des questions insolites. "Qu'est-ce qui vous le plus manqué? Le bowling ou le cinéma?", demande par exemple le prince Harry. "Cinéma", répond l'ancien président. L'ancien sénateur de l'Illinois refuse ensuite de répondre à la question "Slip ou caleçon?". Il donne en revanche sa préférence à Michael Jordan plutôt qu'à LeBron James, une autre star du basket : "Je suis un mec de Chicago". Il choisit ensuite Aretha Franklin ("la meilleure"), qui avait chanté lors de sa soirée d'investiture en 2009, plutôt que Tina Turner.

 
 

Obama invité au mariage du prince Charles?

"Je n'ai pas fait beaucoup d'interviews mais c'était amusant" d'interroger Barack Obama, a expliqué le prince Harry, qui épousera le 19 mai l'actrice américaine Meghan Markle. Barack Obama, dont il dit se sentir proche, sera-t-il invité au mariage? "Je ne sais pas", a-t-il répondu toujours sur la BBC. "Nous n'avons pas encore fait la liste des invités, alors qui sait qui sera invité ou pas? Je ne voudrais pas gâcher la surprise". Selon le Sun, la perspective de voir Barack Obama assister au mariage princier inquiète des responsables du gouvernement britannique qui craignent qu'une telle invitation ne soit vécue comme un affront par Donald Trump.

(avec AFP)

 

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La Corée du Nord prépare un lancement de satellite

La Corée du Nord, dont le programme spatial n'est selon certains experts qu'une couverture pour son programme balitique, prépare un nouveau lancement de satellite, rapporte mardi un journal sud-coréen.

Un neuvième train de sanctions a été adopté la semaine dernière par le Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique interdits, mais aussi aux lancements de satellite.

"Nous avons récemment appris par différents canaux que le Nord a achevé un nouveau satellite appelé Kwangmyongsong-5", a déclaré une source gouvernementale au quotidien Joongang Ilbo.

"Leur projet est de mettre sur orbite un satellite équipé de caméras et d'instruments de télécommunication", a-t-elle ajouté.

Les renseignements sud-coréens pensent que ce satellite pourrait être lancé d'un lanceur mobile, et non du site de lancement habituel de Sohae.

L'article a été publié au lendemain de la publication d'un texte dans le Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir en Corée du Nord, réaffirmant le droit de Pyongyang à lancer des satellites.

Le quotidien avance que les lancements nord-coréens de satellites sont "absolument" conformes à la Charte de l'ONU et au droit international relatifs aux programmes spatiaux.

Le journal invoque à titre d'exemple le récent lancement d'un satellite algérien.

Le 3 décembre, le Rodong Sinmun avait encore défendu la "nature pacifique" du programme spatial nord-coréen et assuré le 10 décembre que chaque pays avait le droit de développer un programme spatial.

En octobre, l'ambassadeur adjoint de la Corée du Nord auprès de l'ONU, Kim In-Ryong, avait indiqué que son pays suivait un plan de quatre ans (2016-2020) portant sur le développement de "satellites contribuant au développement économique et à l'amélioration des conditions de vie de la population".

Il avait ajouté que la Corée du Nord était "entrée dans la phase de développement pratique de ses satellites" avec la mise sur orbite réussie selon Pyongyang en février 2016 du Kwangmyongsong-4.

Après des années d'échecs successifs, la Corée du Nord aurait réussi en décembre 2012 à placer un satellite en orbite.

Le journal russe Rossiyskaia Gazeta citait il y a quelques semaines un expert militaire russe, Vladimir Khrustalev, affirmant qu'il s'attendait à ce que la Corée du Nord lance incessamment deux satellites, l'un de communications, l'autre d'observation de la Terre.

Il avait tenu ces propos à son retour d'une visite d'une semaine en Corée du Nord à la mi-novembre, au cours de laquelle il avait rencontré des responsables de l'agence spatiale nord-coréenne.

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La France bientôt dépassée par l'Inde, 5e puissance économique mondiale dès 2018

La France pourrait bientôt perdre son rang dans le classement des grandes puissances mondiales. L'Inde s'apprête à dépasser le Royaume-Uni et la France pour devenir, l'an prochain, la cinquième puissance économique mondiale, selon un rapport publié mardi 26 décembre.

Actuellement au 7e rang, l'Inde grimpera à la 5e place en 2018 puis à la 3e en 2032, a affirmé le Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut basé à Londres, dans son classement annuel.

L'économie indienne a certes été ralentie durant le premier trimestre, à cause du retrait brutal de la circulation des billets de banque de grande valeur en novembre 2016 et le lancement d'une réforme fiscale. La croissance est ainsi descendue à 5,7% au deuxième trimestre, avant de remonter à 6,3% au troisième trimestre.

"Malgré quelques revers passagers, l'économie indienne est en mesure de rattraper celles de la France et du Royaume-Uni en 2018. Elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en termes de dollars", note Douglas McWilliams, le vice-président du CEBR.

Les États-Unis ne seront plus la première puissance économique en 2032

L'énergie bon marché et la révolution numérique vont accompagner la croissance économique mondiale, ajoute le rapport. Le CEBR estime qu'en 2018, trois des cinq plus grandes économies de la planète seront asiatiques: la Chine, l'Inde et le Japon. La Corée du Sud et l'Indonésie les rejoindront dans le classement des dix premières puissances d'ici à 2032.

Les États-Unis, première économie au monde, seront dépassés par la Chine en 2032, selon les prévisions du rapport, qui ajoute que l'Inde pourrait s'emparer de cette première place "au cours de la deuxième moitié de ce siècle."

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Scoop

Opposé à un cessez-le-feu avec le Hamas, Avigdor Lieberman dénonce…
Le groupe Etat islamique (EI) a laissé derrière lui plus…
Shinzo Abe entame une visite de trois jours à Pékin.…

Tunisie : les lycéennes se révoltent contre la «discrimination» de l’uniforme

Les «enfants de la révolution» s’opposent au port de la blouse ou tablier par les seules lycéennes.

Un matin, au lieu de la blouse bleu marine réglementaire, elles sont arrivées vêtues d'un T-shirt blanc. En défiant les consignes de leur lycée, qui imposent aux filles de porter un uniforme, ces Tunisiennes réclament «la fin de la discrimination».

Au lycée «pilote» de Bizerte, établissement public d'élite du nord du pays, les élèves doivent signer, comme dans la majorité des lycées de Tunisie, un règlement intérieur stipulant que cette blouse arrivant au bas du dos est obligatoire pour les filles - et pour les filles seulement.

Un jour de septembre, les surveillantes ont prévenu des élèves de terminale qui ne se pliaient pas à la règle : si elles ne portaient pas la blouse, elles seraient renvoyées. Ironiquement, l'avertissement leur a été lancé pendant un cours de philosophie consacré à la question du corps. Devant cette «injustice», des élèves ont dit leur colère sur les réseaux sociaux, raconte l'une d'elles, Siwar Tebourbi, 18 ans.

Les adolescentes tombent alors d'accord sur une action collective dès le lendemain «pour dire stop à la discrimination» : des dizaines d'entre elles arrivent habillées de blanc. Plusieurs garçons font de même par solidarité. Face à la mobilisation, la direction ne pipe mot. La campagne «Manich Labsetha» («Je ne la porterai pas» en arabe, en référence à la blouse) est lancée.

«Un message terrible»

Le bras de fer couvait depuis des années : outrées que la blouse soit imposée à tous au primaire et au collège mais uniquement aux filles au lycée, des élèves venaient déjà régulièrement sans, au risque de sanctions.

Cette mesure discriminatoire au lycée constitue «un message terrible» car elle sous-entend que le corps des jeunes filles «perturbe leurs camarades», dénonce Monia Ben Jémia, présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). Une aberration d'autant plus flagrante, selon la (...)

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Obama en Chine pour oeuvrer à l'amélioration des relations entre Washington et Pékin

L'ancien président américain Barack Obama a rencontré à Pékin le président chinois Xi Jinping, et exprimé l'espoir de voir les relations entre les deux pays s'améliorer, a annoncé jeudi la télévision chinoise, au moment où la tension s'accroît à propos de la Corée du Nord.

M. Obama, arrivé mardi en Chine dans le cadre d'une tournée de conférences, a rencontré mercredi le président chinois à la résidence de Diaoyutai à Pékin, souvent utilisée pour accueillir les dirigeants étrangers en séjour dans la capitale.

M. Obama a déclaré au président Xi qu'il souhaitait continuer à jouer un rôle positif dans le renforcement de la compréhension mutuelle et des relations de coopération entre les Etats-Unis et la Chine, selon la télévision publique China Central Television.

L'ancien président américain a souligné qu'il était dans l'interêt des deux pays de développer des relations constructives, selon la chaîne.

M. Xi a déclaré que la Chine et les Etats-Unis partageaient un interêt et une responsabilité commune dans la sauvegarde de la paix et de la stabilité mondiales.

Après le dernier tir de missile nord-coréen, les Etats-Unis ont menacé de "détruire complètement" le régime nord-coréen en cas de guerre, mais leur appel aux sanctions et à l'isolement international de Pyongyang a été rejeté par Moscou et ignoré par Pékin.

En outre, la Chine reste réticente à un embargo pétrolier intégral à l'encontre de la Corée du Nord, alors que Washington lui a demandé de nouveau de couper ses livraisons de pétrole à ce pays dont elle est le principal partenaire économique.

Les médias chinois n'ont pas précisé si ce sujet avait été évoqué au cours de la rencontre.

M. Obama a entamé son séjour en Chine avec une intervention à Shanghaï lors d'une réunion organisée par une organisation non gouvernementale promouvant les interêts des petites et moyennes entreprises.

Il a également rencontré Liu Cixin, un auteur chinois très populaire de romans de science-fiction.

L'ancien président américain devait quitter la Chine jeudi à destination de l'Inde où est prévue une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi.

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Côte d’Ivoire/ A Abidjan, la confrontation des arrière-pensées entre Afrique et Europe

Abidjan 29 nov. (AIP)- Contribution (Silvère gaël Bossiei) - Abidjan abrite cette semaine le sommet des chefs d’Etats d’Afrique et d’Europe, rendez-vous incontournable de la relation entre le vieux continent et le berceau de l’humanité. Depuis lundi, la capitale ivoirienne vibre au son des convois officiels et de leur cohorte de corollaires incontournables : entourages pressés, sécurité sur les nerfs, officiers du protocole sous pression, retards, rendez-vous manqués, hommes d’affaires dans les lobbys d’hôtels et journalistes impatients en quête d’interviews. Mais au-delà de ces aspects visibles, une véritable confrontation des « arrière-pensées » se déroule.

Au fil des débats, il est attendu que les formidables machines à fabriquer du consensus que sont l'Union Africaine et l'Union Européenne déversent des éléments de langage pesés au trébuchet et une sémantique matinée de « volonté commune forte » et d'« initiatives ambitieuses pour faire face au défi (au choix) du terrorisme, de l'immigration clandestine, du blanchiment etc...». Si cette étape est certes nécessaire, elle n'en reste pas moins nettement insuffisante au vu des enjeux de la relation bilatérale entre l'Afrique et l'Europe, qui nécessite qu'un dialogue franc soit enfin ouvert afin que cette « communauté de destins » que certains appellent de leurs vœux puisse enfin avoir une traduction concrète.

Une évidence à rappeler : l'Europe bénéficie plus de l'Afrique qu'elle ne l'aide

Faut-il ici rappeler quelques évidences ? Les multinationales européennes dans le domaine des industries extractives tirent une très grande partie de leurs revenus de l'exploitation des sous-sols africains, de même que nombre de leurs consœurs dans la finance ou les services qui poursuivent un développement de plus en plus agressif en direction de l'Afrique pour pallier l'atonie de la croissance Européenne.  De son côté l'Union Européenne a mis en place des mécanismes d'aide au développement, dont l'écrasante majorité sont suivis - ou« évalués »- par des cabinets de consultants qui se situent généralement à moins de 80 km de Bruxelles. Enfin, bien que très volontaire sur le papier, l'Europe n'a su jusqu'à présent déployer que sa diplomatie, ne sachant pas - ou ne pouvant pas- conceptualiser une véritable politique étrangère en direction de l'Afrique qui aille au-delà des poncifs autour du triptyque « paix, stabilité et sécurité » maintes fois ressassés lors de colloques et conférences sponsorisés par l'Union Européenne. Les conclusions de ces dernières aident dans le meilleur des cas à caler certains bureaux bancals de hauts fonctionnaires, voire à démarrer quelques feux de cheminée... En clair, l'Europe bénéficie nettement plus de l'Afrique qu'elle ne l'aide, et se paie au passage le luxe de développer un langage compassionnel aux relents technocratiques, tout en invitant - bien entendu- les pays africains à plus de démocratie

Asymétrie et ambivalence

Un sujet notamment illustre bien l'ambivalence de positions de l'Afrique et de l'Europe et l'asymétrie de leurs réactions : l'accueil des réfugiés et des migrants. Comme le soulignait dans un raccourci saisissant le philanthrope et visionnaire Mo Ibrahim lors de la conférence « Africa Convergence » de Casablanca le 29 Septembre dernier : « voici donc un continuent, l'Europe, composé de 500 millions de gens riches, qui hurle à la mort pour accueillir un million de migrants et de réfugiés, tentant pour leur écrasante majorité d'échapper à une mort certaine. De l'autre, un continent pauvre, avec près d'un milliard d'habitants, l'Afrique, qui gère annuellement entre 18 et 20 millions de réfugiés. Avez-vous entendu les africains hurler et se plaindre ? ». Sur cette question cruciale de l'accueil des réfugiés et de la gestion des migrations, l'Europe n'a eu de cesse de vouloir ériger des murs, quitte à financer en partie les pays de la rive sud de la Méditerranée. Or, certains de ses états membres ont parfois participé directement à la déstabilisation des pays de cette même rive sud, comme c'est le cas en Libye, ou au sein de l'Arc Sahélien où la politique de versement de rançons aux groupes terroristes - estimée à 300 millions d'euros en six ans- a contribué fortement à métastaser AQMI avant l'arrivée des troupes françaises au Mali.

Une « confrontation des arrières pensées » est nécessaire

Il y a donc là un ensemble de sujets qui nécessitent un changement de paradigme dans les relations entre l'Afrique et l'Europe, qui requièrent un changement de logiciel dont l'acte fondateur serait une confrontation des arrières pensées des dirigeants des deux continents. En effet, comment imaginer mettre sur pied une coopération rénovée sans solder un certain nombre de sujets qui constituent autant de points d'achoppement récurrents ? Côté africain l'on peut citer à chaque période de tension la résurgence des accusations de post-colonialisme, d'hégémonie, d'ingérence ou de complots. Côté européen, l'on n'est pas en reste avec les blâmes de corruption, de mauvaise gouvernance ou les procès en incompétence. Pour sortir de ce cycle infernal et producteur d'inefficacité, il est possible de s'appuyer en priorité sur des leaders forts de part et d'autre de la Méditerranée.

Des leaders forts au sud et au nord, préalable indispensable pour ouvrir le champ des possibles

Au sud, Mohammed VI et sa politique continentale, basée sur les partenariats sud-sud, la diplomatie économique, et l'articulation d'une Realpolitik multilatérale est emblématique d'une « certaine idée de l'Afrique » ou la restauration de la confiance constitue le socle incontournable et exigeant sur lequel les futurs dragons africains veulent s'appuyer pour construire leur développement. Le sénégalais Macky Sall, ou encore le Rwandais Paul Kagamé partagent avec le souverain marocain cette volonté décomplexée de s'affranchir du poids de l'histoire pour que le « présent ait un avenir ».

Au nord, le vent de nouveauté apporté par Emmanuel Macron constitue un élément fondamental qui participe à un alignement des intérêts des leaders des deux continents, d'autant plus que le chef de l'Etat français a affiché son tempérament europhile et sa volonté de construire une Union Européenne généreuse et innovante. Pragmatique et adepte d'un franc-parler rafraichissant, le Président français a une carte à jouer pour participer à l'organisation d'un dialogue rénové et pragmatique avec ses pairs du continent, afin que les intérêts de l'hexagone convergent enfin avec ceux de Rabat, Dakar ou Kigali. L'étape d'Abidjan fera à cet égard figure de test.

DiaspoTV.Info

Silvere Gael bossiei

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Des Amérindiens outrés par une "insulte raciste" de Trump

Les principales organisations amérindiennes ont dénoncé "l'insulte raciste" de Donald Trump après son allusion à une de ses opposantes surnommée "Pocahontas", un commentaire qui a occulté la portée d'une cérémonie à la Maison Blanche en l'honneur de trois anciens combattants navajos.

En recevant ces Navajos engagés comme "code talkers" (décodeur-traducteur) lors de la Seconde Guerre mondiale, M. Trump rendait hommage aux centaines d'Amérindiens de différentes tribus qui ont servi dans l'armée américaine et utilisé leur dialecte ancestral comme code de communication indéchiffrable par les ennemis. Mais l'opération séduction est tombée à l'eau en une phrase.

"Vous étiez ici longtemps avant nous. Même si nous avons une représentante au Congrès qui est - disent-ils - là-bas depuis longtemps. Ils l'appellent Pocahontas", a lancé lundi le président américain aux anciens soldats. Il visait la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui revendique des origines cherokee alors que M. Trump en conteste l'authenticité.

La Maison Blanche a réfuté le caractère raciste des propos présidentiels.

Dans un communiqué, le Congrès national des Amérindiens (NCAI) a dit regretter "l'utilisation par le président du nom de Pocahontas pour insulter un adversaire politique qui a occulté le véritable objet de la cérémonie".

"Nous appelons une nouvelle fois le président à éviter d'utiliser son nom dans un sens qui dénigre son héritage", a ajouté le président du NCAI, Jefferson Keel, rappelant que Pocahontas était "une héroïne pour son peuple, la tribu indienne Pamunkey de Virginie".

M. Trump a plusieurs fois surnommé la sénatrice "Pocahontas", affirmant qu'elle ment sur ses origines pour promouvoir sa carrière, dont la dernière fois en avril. A l'époque, le NCAI avait dit "espérer que cela ne soit qu'un faux pas" du président.

Une autre organisation représentative, l'Alliance des tribus de l'ère coloniale (ACET), a estimé dans un communiqué que "les noms amérindiens, historiques ou contemporains, ne sont pas faits pour être utilisés comme insulte. Le faire, c'est les réduire à une insulte raciste".

- 'Ignorance profonde' -

"Le droit de déterminer si c'est une insulte appartient à ceux qui ont été insultés, pas à celui qui a prononcé cette insulte", a rappelé le collectif dans un communiqué.

Une responsable de la communauté navajo, Amber Kanazbah Crotty, a pour sa part estimé que les commentaires "maladroits" de M. Trump était "un exemple de plus d'une ignorance systémique et profonde des Amérindiens et de notre droit inhérent à exister et à pratiquer nos modes de vie".

L'histoire de la princesse indienne a été popularisée par le dessin animé de Walt Disney qui transforme en romance la rencontre entre Pocahontas et l'Anglais John Smith, chef de la première colonie de Jamestown en 1607. Baptisée Rebecca, elle a épousé en 1614 un autre Anglais, John Rolfe, avant de mourir en Angleterre, à l'âge supposé de 21 ans.

La presse a également dénoncé une autre insulte faite aux vétérans lors de la cérémonie à la Maison Blanche. Le pupitre où M. Trump faisait son discours était placé devant un portrait d'Andrew Jackson (1767-1845), l'un des présidents américains préférés de Donald Trump et l'un des plus controversés de l'histoire du pays pour son rôle dans l'expulsion des Indiens d'Amérique de leurs terres dans les années 1830.

Les relations entre les tribus amérindiennes et Donald Trump sont tendues depuis que le président a relancé en mars la construction d'un oléoduc dans le Dakota du Nord, le Dakota Access Pipeline. La tribu sioux de Standing Rock en conteste le tracé qui, selon elle, passe sur des sites sacrés et menace ses sources d'eau potable. Le projet avait été suspendu par l'administration Obama.

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Le président iranien Rohani proclame la fin de l'Etat islamique

Le président iranien Hassan Rohani a proclamé mardi la fin de l'Etat islamique (EI ou Daech) dans un discours diffusé en direct à la télévision publique.

La défaite de l'organisation fondamentaliste sunnite a également été proclamée par le général Qassem Soleimani, un haut dirigeant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI, pasdarans) dans un message envoyé au guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a été diffusé par Sepah News, le site internet des Gardiens.

Hassan Rohani doit rencontrer mercredi en Russie ses homologues russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter du conflit syrien.

"Aujourd'hui, guidés par Dieu et la résistance des peuples dans la région, nous pouvons dire que ce mal a été, soit ôté de la tête des gens, soit a été diminué", a déclaré Hassan Rohani à propos de l'EI.

"Bien sûr, il restera des vestiges, mais le socle et les racines ont été détruits", a ajouté le président.

Le général Soleimani commande la Force al Qods, la branche des Gardiens responsable des opérations hors des frontières de l'Iran. Des vidéos et des images de lui sur la ligne de front dans les batailles contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie ont été diffusées à plusieurs reprises par les médias iraniens ces dernières années.

Un millier de Gardiens, dont de hauts commandants, ont été tués en Syrie et en Irak.

La guerre en Syrie est entrée dans une nouvelle phase avec la prise, le week-end dernier, par l'armée syrienne et ses alliés d'Albou Kamal, dernière ville importante occupée par l'Etat islamique en Syrie dans l'est de la Syrie.

DANS LA CLANDESTINITÉ

Après cette défaite à Albou Kamal, il ne reste à Daech en Syrie que quelques villages le long de l'Euphrate, ainsi que quelques sites ici et là dans le pays.

La semaine dernière, la presse iranienne a diffusé des photos du général Soleimani à Albou Kamal.

En Irak, les forces irakiennes ont repris vendredi la ville de Raoua, dernière ville contrôlée par l'Etat islamique.

Ceux qui combattent l'EI en Syrie et en Irak estiment que l'organisation sunnite fondamentaliste va désormais agir dans la clandestinité et mener une guérilla urbaine en activant des cellules dormantes.

Dans son discours mardi, Hassan Rohani a accusé les Etats-Unis et Israël de soutenir l'EI. Il a également critiqué les Etats arabes de la région et demandé pourquoi ils n'ont pas dénoncé la mort de civils dans la guerre au Yémen.

Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite et ses alliés ont critiqué l'Iran et le Hezbollah, son allié chiite libanais, lors d'une réunion d'urgence de la Ligue arabe dimanche au Caire, appelant à un front uni pour contrer l'ingérence iranienne.

Qassem Soleimani a pour sa part remercié les "milliers de martyrs et blessés iraniens, irakiens, syriens, afghans et pakistanais défenseurs du lieu saint".

Sur les sites internet liés aux Gardiens, les pasdarans tués en Syrie et en Irak sont déclarés comme protecteurs du lieu saint."

Le général Soleimani a souligné le "rôle décisif" joué par le Hezbollah et son chef Hassan Nasrallah et évoqué aussi les milliers de volontaires chiites irakiens réunis dans les "unités de mobilisation populaire", qui ont lutté contre l'EI en Irak.

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