Après le discours du président Rohani ce matin, la tension est encore montée d’un cran entre Téhéran et Washington. Mais le régime n’entend rien céder. Et assure être prêt à contourner les « sanctions illégales » américaines. Après le discours du président Rohani ce matin, la tension est encore montée d’un cran entre Téhéran et Washington. Mais le régime n’entend rien céder. Et assure être prêt à contourner les « sanctions illégales » américaines.

Pétrole : comment l’Iran contourne les sanctions américaines Featured

Alors qu’une nouvelle salve de sanctions envers l’Iran entre officiellement en vigueur ce lundi 5 novembre, la tension entre Washington et Téhéran est à nouveau montée d’un cran ce lundi matin, à la suite d'un discours télévisé du président iranien. Hassan Rohani s’est adressé directement à son meilleur ennemi. « J'annonce que nous allons contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes car elles vont à l'encontre du droit international ». Et le président de poursuivre : « Nous sommes en situation de guerre économique et nous affrontons une tentative d'intimidation. Je ne pense pas que dans l'histoire américaine il y ait eu jusqu'à présent quelqu'un à la Maison Blanche qui contrevienne à ce point au droit et aux conventions internationales.»

En août, un premier volet de sanctions touchant essentiellement le secteur financier et automobile avait été décidé par Washington. Cette fois, Donald Trump va plus loin. En interdisant à Téhéran d’exporter son pétrole, le président américain frappe le régime des mollahs au cœur. Depuis l’annonce de ces nouvelles sanctions en mai dernier, les exportations de l’Iran sont passées de 2,8 millions de barils par jour à 1,6 million aujourd’hui. Les pays occidentaux ont diminué drastiquement leurs importations. Un les a même complètement arrêtées. C’est la France. Avant juillet, Total achetait 100.000 barils/jour à l’Iran. Aujourd’hui, plus rien. Très présent aux Etats-Unis, notamment dans des projets de pétrochimie, le pétrolier français ne veut prendre aucun risque, même si l’Iran est à la tête des troisièmes réserves pétrolières du monde. Total s’est ainsi retiré de South Pars 2, un projet gazier de près de 5 milliards de dollars. Selon Washington, huit pays devraient être autorisés à acheter du pétrole iranien pendant au moins six mois 

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