MIGRANTS - La colonne d'environ un millier de personnes, dont des enfants, s'est dispersée après avoir franchi la frontière avec le Guatemala... MIGRANTS - La colonne d'environ un millier de personnes, dont des enfants, s'est dispersée après avoir franchi la frontière avec le Guatemala...

Migrants: La caravane du Honduras reprend sa marche au Guatemala

MIGRANTS - La colonne d'environ un millier de personnes, dont des enfants, s'est dispersée après avoir franchi la frontière avec le Guatemala...

La «caravane du 15 janvier» progresse. Après avoir franchi la frontière du Guatemala, la colonne de migrants honduriens a repris mercredi sa longue marche vers les Etats-Unis sous une pluie tenace, ont constaté les journalistes de l'AFP.

La caravane d'environ un millier de personnes, dont des enfants, était partie lundi et mardi de la deuxième ville du Honduras, San Pedro Sula (nord-ouest). Elle s'est dispersée après avoir franchi cette première frontière, et des petits groupes cheminaient ainsi mercredi avec pour premier objectif la capitale, Guatemala, à 225 km.

Le groupe de centaines de personnes a facilement débordé mardi soir les cordons de police postés à la frontière, censés barrer le passage. Quelque 300 migrants n'ont cependant pas pu quitter le territoire du Honduras, les autorités guatémaltèques refusant de laisser passer des mineurs malgré le mécontentement que cela a suscité. Nombreux sont ceux qui criaient pour réclamer le départ du président hondurien Juan Orlando Hernandez. La colonne s'était constituée en réponse à un message sur les réseaux sociaux annonçant une «caravane du 15 janvier».

Franchir la frontière américaine ou demander l'asile au Mexique

Un groupe d'environ 200 Salvadoriens a également pris la route des États-Unis mercredi pour fuir la misère et la violence. Leur intention est de traverser le Guatemala et le Mexique, puis, s'ils n'arrivent pas à franchir la frontière américaine, demander l'asile au Mexique. Le pays, dirigé depuis décembre par le  président de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, a de son côté indiqué monter un camp d'accueil pour les migrants dans le Chiapas (sud-est), près de la frontière guatémaltèque. Il aussi prévenu qu'il allait investir dans la sécurité de sa frontière pour empêcher les entrées en force sur son territoire comme en 2018.

Depuis le départ du Honduras de la première caravane le 13 octobre, le président Donald Trump n'a eu de cesse de réaffirmer sa décision de n'accepter sur le sol américain aucun immigré sans visa.

Ce dernier exode a été l'occasion pour le président américain de réclamer avec plus de force encore la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. Le refus du financement de cet ouvrage par les démocrates a provoqué le plus long «shutdown» (fermeture d'administrations fédérales) de l'histoire, toujours en cours.

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