Le Premier ministre belge Charles Michel a présenté les excuses de l'État belge pour les maltraitances dont ont été victimes les enfants métis lors de la colonisation. Le Premier ministre belge Charles Michel a présenté les excuses de l'État belge pour les maltraitances dont ont été victimes les enfants métis lors de la colonisation.

La Belgique s'excuse pour le sort réservé aux métis lors de la période coloniale Featured

« Au nom du gouvernement fédéral, je présente nos excuses aux métis issus de la colonisation belge et à leurs familles pour les injustices et les souffrances qu’ils ont subies. » Cette déclaration a été faite jeudi 4 avril par le Premier ministre Charles Michel devant les parlementaires belges et en présence de nombreux métis. Ces excuses concernent des enfants essentiellement nés à la fin de la période coloniale.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Ils sont des milliers d’enfants nés dans les années 1940 et 1950 d’une mère africaine et d’un père colon belge. Au départ, ces enfants ont été arrachés à leur mère et placés dans des institutions éloignées, le plus souvent tenues par des religieuses.

L’Église de Belgique a d’ailleurs elle-même présenté ses excuses pour cela il y a deux ans. Entre 1959 et 1962, les trois dernières années de la présence belge en Afrique centrale, ces enfants ont même été envoyés en nombre en Belgique, placés dans des familles voire des orphelinats.

« En mettant en place dans l’Afrique coloniale belge un système de ségrégation ciblée à l’encontre des métis et de leurs familles, l’État belge a posé des actes contraires au respect des droits humains fondamentaux, a souligné le Premier ministre belge. C’est pourquoi, au nom du gouvernement fédéral, je reconnais la ségrégation ciblée dont les métis ont été victimes sous l’administration coloniale du Congo belge et du Ruanda-Urundi ainsi que la politique d’enlèvements forcés y afférente. »

Selon le Premier ministre belge, les enfants métis étaient vus comme des éléments dangereux voire comme une menace pour le système colonial. Selon l’un des fondateurs de l’Association des métis de Belgique, c’est la première fois que le royaume se confronte à sa mémoire coloniale.

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