«Panama Papers»: ces fils de dirigeants africains pointés du doigt Featured

Dans les documents de Mossak Fonseca, dès les années 1990, le nom de Denis Christel Sassou-Nguesso apparait, selon Le Monde. Le fils du président congolais aurait alors sollicité le cabinet panaméen pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques. Il réapparaît dans ces fichiers en 2002, quand un négociant en pétrole demande par écrit au cabinet que le fils du président congolais soit nommé fondé de pouvoir de cette société « offshore ». Denis Christel Sassou-Nguesso, lui, dément en bloc les informations du quotidien français.

Autre progéniture de chef d'Etat à apparaître dans les « Panama Papers », John Addo Kufuor, fils de l'ancien président ghanéen John Kufuor. Toujours selon Le Monde, juste après l'élection de son père en 2001, il mandate Mossack Fonseca pour mettre sur pied The Excel 2000 Trust, lié à un compte en banque crédité de 75 000 dollars. Un « trust » actif jusqu'en 2012. Le nom du fils Kufuor est aussi connecté à deux autres sociétés « offshore », enregistrées pendant le mandat de son père, mais inactives depuis 2004 et 2007.

Un autre Ghanéen, Kojo Annan, fils de l'ancien secrétaire général de l'ONU Koffi Annan, apparaît dans les fichiers panaméens comme actionnaire ou directeur de trois sociétés « offshore ». Deux enregistrées en 2002, et une troisième qui, selon Le Monde, a servi en 2003 à l'achat d'un appartement de 500 000 dollars à Londres et qui était toujours active en 2015. Mis en cause dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture », Kojo Annan avait été blanchi en 2005 par le rapport Volcker.

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