Dernières Brèves

Côte d’Ivoire/ Conflit intercommunautaire: regain de tensions à Guiglo, dimanche

lundi, 06 novembre 2017 13:23 Written by

Guiglo, 07 nov.(diaspoTV- Après l’appel des élus et cadres de la région au calme, la tension qui semble avoir baissée, s’est  ravivée, les 4 et 5 novembre 2017, avec la mort d’un individu présenté comme un lobi et un autre gravement blessé qui serait ressortissant d’un pays voisin.

hier dimanche, selon des témoins joint à Guiglo, les Forces de défenses et de sécurité ont dispersées plusieurs regroupement dans la ville.

« Personne ne pourra nous empêcher d'accomplir notre mission », a dit Messamba Koné préfet du département de Guiglo, préfet de région.

C’est au moment où une délégation des élus et cadres de Guiglo est allée à Béoua où le président des jeunes, Evariste Sronhon a été tué et son compagnon Modeste Gouehi Sedé gravement blessé et transféré à Abidjan pour des soins que cet autre incident vient  raviver les tensions.

« On ne sait pas qui tire sur les gens », s’interrogent les populations jointes par téléphone. Et d’ajouter qu’on ne sait pas qui veut dresser les populations les unes contre les autres.

Suite à cette situation le gouvernement a déployé un important détachement des Forces de défense et de sécurité à l’Ouest.

Rappelons que le jeudi 2 novembre, des jeunes de  la région révoltés suite à la mort du Président des jeunes de Beoua ont saccagé chez le préfet détruisant tout sur leur passage. Selon le préfet de région, les événements de Beoua n'ont rien avoir avec le conflit réglé du Goin-Debé. « Personne ne pourra nous empêcher d'accomplir notre mission », a dit Messamba Koné préfet du département de Guiglo, préfet de région.

diaspoTV

Silvere Gael Bossiei

 

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Côte d'Ivoire/ Grand ménage, l’opération lancée à Tafiré

lundi, 22 mai 2017 10:57 Written by

Niakara, 22 mai (DiaspoTV)- La population de Tafiré (nord, région du Hambol) a procédé tôt ce samedi matin au nettoyage de la portion de la voie internationale traversant la localité et ce, à l'occasion du lancement local de l'opération " Grand ménage " initiée par le Gouvernement ivoirien, a constaté l'AIP sur place.

Plusieurs personnes ,avec à leur tête les autorités administratives , municipales et traditionnelles, munies de houes, balais , pelles et machettes ont débarrassé le tronçon de la Nationale A3, traversant Tafiré , d'ordures et herbes sauvages encombrant cette artère principale.

«  Aujourd'hui à Tafiré, nettoyer devant sa porte et ramasser les ordures dans la rue devant chez soi deviennent peu à peu une habitude, car nos populations sont de plus en plus enclines à la salubrité mais il convient d'accentuer nos efforts afin de faire de la propreté et de l'embellissement du cadre vie, une tradition ici à Tafiré », a soutenu Coulibaly Sounkalo alias Charles Sanga, maire de Tafiré, saluant l'opportunité de l'opération " Grand ménage " initiée par le Gouvernement.

Le directeur régional de la salubrité, de l'environnement et du développement durable du Hambol (Katiola), Vouho Anselme, a indiqué que Tafiré est  «  une ville habituellement  propre, coquette et donc accueillante » avant d'exhorter les autorités et surtout la population locale à maintenir le cap.  

L'opération " Grand ménage", lancée à Tafiré ce jour,  se tiendra désormais dans la localité mensuellement et ce, de manière tournante par quartier, indique t-on.

DiaspoTV

Silvere Gael Bossiei

 

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Côte d'Ivoire : Communiqué du gouvernement relatif aux revendications syndicales des fonctionnaires

dimanche, 22 janvier 2017 16:15 Written by

La Plateforme Nationale des Organisations Professionnelles du Secteur Public de Côte d’Ivoire et l’Intersyndicale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire, deux collectifs de syndicats, sont entrés en grève depuis le lundi 09 janvier 2017.

Par cet arrêt de travail, les collectifs de syndicats concernés souhaitent obtenir du Gouvernement la satisfaction des revendications ci-après :

1. le retrait de certaines dispositions de l’ordonnance n° 2012-303 du 04 avril 2012, portant organisation des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE) ;
2. le paiement du stock des arriérés liés aux mesures actées par le Gouvernement en 2009 estimé à 249.6 milliards de FCFA ;
3. la revalorisation indiciaire de 150 points pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière estimée à 21 milliards de FCFA ;
4. l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique ;
5. le respect de la liberté syndicale (demande de prélèvement à la source des cotisations des syndiqués pour le compte des syndicats et la mutation des responsables syndicaux) ;
6. la suppression de l’impôt sur les salaires (IS) et la Contribution Nationale (CN).
Les autres organisations syndicales notamment la Coordination des Syndicats de la Fonction Publique (COSYFOP), le Syndicat National des Enseignants du Primaire Publique de Côte d’Ivoire (SNEPPCI) et la Coordination des Syndicats du Ministère du Budget et de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire (COSYMEFCI) ont aussi saisi le Gouvernement sur des préoccupations similaires.

Le Gouvernement, soucieux de répondre à ces préoccupations et préserver la paix sociale, a entrepris les actions suivantes :

• l’organisation d’un pré-atelier les 21 et 22 décembre 2016 pour recueillir les propositions et recommandations des syndicats, avec comme participants le Ministère de la Fonction Publique, l’IPS-CGRAE et les différentes organisations syndicales ;

• une rencontre de négociation du Ministre de la Fonction Publique avec les principaux responsables des syndicats à la date du 05 janvier 2017 ;

• une seconde rencontre de négociation entre le Gouvernement représenté par quatre Ministres et les responsables syndicaux à la date du 16 janvier 2017 ;

• des échanges en Conseil de Gouvernement, puis en Conseil des Ministres, au sortir desquels des propositions ont été arrêtées ;
• des rencontres se sont tenues, sur la base de ces propositions, les jeudi 19 et vendredi 20 janvier 2017, présidées respectivement par le Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration (MFPMA) et par Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

A l’issue de ces échanges, les parties se sont accordées sur les conclusions suivantes :

a. la modification des régimes de pensions gérés par la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat (IPS-CGRAE), à travers :

• le rétablissement du capital décès, soit 12 mois de salaire ;
• le rétablissement des allocations familiales ;
• le rétablissement de la majoration pour famille nombreuse, avec la prise en compte d’un nombre maximum de 6 enfants, de 16 à 21 ans ;
• la jouissance immédiate de la pension de réversion sans condition.

b. l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction Publique

Cette intégration a été déjà décidée par le Gouvernement et mise en œuvre en avec 1000 agents journaliers intégrés en 2016 par voie de concours exceptionnel. Le solde de 1800 journaliers sera intégré à la Fonction Publique en 2017 et 2018.

c. le respect de la liberté syndicale

Sur ce point, le Gouvernement a marqué son accord pour les précomptes à la source des cotisations syndicales au profit des syndicats.

d. la poursuite des réflexions sur la réforme de l’Impôts sur Salaires (IS) et la Contribution nationale (CN)

Concernant les points sur lesquels un accord n’a pu être obtenu, notamment la question du stock des arriérés et la revalorisation indiciaire de 150 points d’indice pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière, les parties ont convenu de poursuivre les discussions dans le cadre du Comité de Dialogue Social du MFPMA qui sera élargi à d’autres membres, en prélude du forum prévu au mois de février 2017.

Il convient de rappeler que le Gouvernement a consenti des efforts considérables depuis 2011 et qui coûtent à l’Etat, chaque année, 244,8 milliards de FCA. Il s’agit notamment du déblocage des salaires de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire, salaires qui étaient bloqués depuis 1988, et de la reprise des avancements indiciaires chaque deux (2) ans.

Sur la base de ces échanges, Monsieur le Premier Ministre a demandé aux syndicats la levée du mot d’ordre de grève. Les syndicats ont remercié Monsieur le Premier Ministre et les membres du Gouvernement pour l’esprit d’ouverture et la qualité des échanges. En retour, conformément aux pratiques syndicales, ils ont souhaité consulter leurs bases respectives lors des Assemblées Générales prévues le samedi 21 janvier 2017.

A l’issue de ces Assemblées générales, le Gouvernement note que certains syndicats sont désireux d’une reprise du travail tandis que d’autres souhaitent la poursuite de la grève.

La liberté syndicale étant garantie et encadrée par des textes législatifs et réglementaires, le Gouvernement appelle les syndicats désireux de poursuivre la grève à respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur, notamment les dispositions de la loi n°92-571 du 11 septembre 1992 portant modalité des grèves dans le secteur public.

Le Gouvernement, conformément à ces engagements, invitent les organisations syndicales susvisées à continuer les discussions dans cadre du Comité de Dialogue Social dès le mardi 24 janvier 2017 à 16h au Ministère de la Fonction Publique et de la modernisation de l’Administration.

Le Gouvernement appelle l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat à reprendre le service dès le lundi 23 janvier 2017 à 7h30. Les dispositions sécuritaires seront prises pour assurer la protection des personnes et des biens.


Fait à Abidjan le 21 janvier 2017

Le Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration

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L’administration ivoirienne paralysée par une grève des fonctionnaires

lundi, 09 janvier 2017 18:38 Written by

L’administration publique ivoirienne notamment les établissements publics est paralysée par une grève des fonctionnaires déclenchée, lundi, sur l’ensemble du territoire national, a constaté des journalistes de APA.

Lancée par l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IF-CI), cette grève touche plusieurs secteurs de l’administration avec en bonne place les établissements scolaires publics. C’est le cas du collège moderne du Plateau où il n’y a pas de cours, rapporte un journaliste de APA.

A Bouaké dans le Centre-Nord du pays, du lycée classique au Lycée Municipal Djibo Sounkalo en passant par les écoles primaires publiques (EPP) Plateau au quartier Djamourou et à l’EPP Mamianou au quartier Koko, les salles de classe sont fermées, selon le correspondant de APA sur place. Ce débrayage des fonctionnaires est prévu pour durer jusqu’au vendredi.

Le Président du Rassemblement des enseignants républicains (RER), proche du pouvoir, Abdoulaye Kouyaté a invité, dimanche soir, les fonctionnaires ivoiriens proches de la coalition au pouvoir, à se ‘’désolidariser’’ de cette grève qui est selon lui, ‘’un mouvement à caractère purement politique et ne vise que la déstabilisation de la Côte d’Ivoire’’.

‘’Les fonctionnaires dont les salaires étaient bloqués depuis 1989 ont vu leurs salaires débloqués en 2014. Le secteur éducation-formation a vu toutes ses revendications satisfaites par l’État à hauteur de 14 milliards FCFA’’, avait-t-il expliqué.

Auparavant, le ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, Pascal Abinan Kouakou avait appelé les fonctionnaires à surseoir à cette grève, les invitant à un Forum en février à Grand-Bassam pour passer en revue tous les problèmes des fonctionnaires et agents de l’Etat.

Les fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire réclament principalement depuis novembre dernier, le retrait de l’ordonnance 2012 portant réforme de la retraite. Ils revendiquent également le paiement de stock d’arriérés et la revalorisation de leurs salaires.

SY-CK/ls

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Côte d’Ivoire : Ouverture du concours de recrutement de 5000 instituteurs adjoints

vendredi, 06 janvier 2017 08:41 Written by

Le concours direct d’entrée dans les Centres d’animation et de formation pédagogiques (CAFOP) session 2017 sera ouvert le lundi 9 janvier prochain pour le recrutement de 5000 instituteurs adjoints (IA).

Les titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), âgés de 18 à 36 ans au 31 décembre 2016 peuvent postuler à ce concours, précise un communiqué du ministère de l’éducation nationale transmis à APA.
En ce qui concerne les formalités d’inscription au concours, la délivrance de l’attestation d’aptitude à la fonction enseignante et l’achat des pochettes, ajoute le texte, elles débuteront à compter de ce lundi 9 janvier à la caserne des sapeurs-pompiers militaires d’Adjamé et ce jusqu’au 04 mars 2017.
S’agissant des examens médicaux liés à ce concours, ils se tiendront du 18 janvier au 15 mars 2017. Près de 5000 instituteurs adjoints seront recrutés à l’issue de ce concours, selon une décision récente prise en conseil de ministres.

LS/APA

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Grève des fonctionnaires ivoiriens : le point sur le terrain

mercredi, 09 novembre 2016 11:56 Written by

Théodore Gnagna Zadi, président de la Plate-forme des organisations professionnelles du secteur public avait annoncé une grève des fonctionnaires ivoiriens de trois jours à compter du mardi 8 novembre 2016. Il a exigé le retrait des dispositions "antisociales" de l’ordonnance 2012-2013 du 4 avril 2012 portant organisation des régimes des pensions par la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (Cgrae), le paiement effectif et intégral du stock des aérés dus aux effets financiers des mesures de revalorisations depuis 2009, l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction publique, l’arrêt des violations des libertés syndicales en Côte d’Ivoire. Le premier jour de cette grève, l’IA a visité plusieurs services publics pour faire l’état des lieux.

CHU de Cocody : le minimum des soins offert aux patients

Le secteur de la santé n’est pas resté en marge de la grève de trois jours annoncée par la Plate-forme des organisations professionnelles du secteur public. Les départements de la maternité, de la pharmacie, de la radiologie etc… du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody ont connu , le mardi 8 novembre 2016, moins d’affluence que d'habitude . Selon une source au sein du centre, la plupart des médecins n’étaient pas à leur poste. Néanmoins , un minimum de soins était donné aux différents patients déjà au sein de l’hôpital. En ce qui concerne la prise en compte des nouveaux malades, notre source n’a pas voulu se prononcer : « Tous les services qui sont présents donnent le minimum de soin. Cela veut dire que les médecins de garde sont présents mais ceux de service ne sont pas venus au travail. Ils ont suivi le mot d’ordre de grève. À part cela je ne peux vous donner d’autres informations. Je vous prie de vous référer au service communication de la boite. Nous sommes interdits de converser avec les journalistes ». Si le Bâtiment A du CHU de Cocody donnait un minimum de soin aux patients c’est pas le cas de celui de consultations Externes. Aux environs de 13 heures, il n’y avait ni médecins ni agents de santé. Des patients assis dans le hall, sortaient au fur et à mesure en affirmant : « depuis ce matin, nous n’avons pas eu gain de cause. Nous sommes obligés de partir ». Là aussi, notre tentative de rentrer en contact avec les responsables est restée vaine. Les deux demoiselles vigiles ont interdit l’accès sous prétexte qu’elles également n’avaient pas le droit d’échanger avec les journalistes sur un quelconque sujet. Nous nous sommes rendus au service de communication du CHU de Cocody pour entendre ceci : « Le responsable du service communication n’est pas présent. Il n’y a que lui seul qui est habilité à vous donner des informations (...) Nous ne pouvons pas vous remettre son contact parce que le téléphone portable est personnel, donc, nous ne pouvons pas vous le remettre ».

Enseignement technique : les professeurs boycottent les cours

Avant le CHU de Cocody, nous nous sommes rendus au Lycée technique de Cocody et au Centre bureautique de communication et de gestion (Cbcg). Dans ces deux établissements professionnels, la direction et les services décentralisés étaient à leurs postes de travail . En revanche, des encadreurs ont respecté le mot d’ordre de leur syndicat. « Depuis 8 heures du matin, tous le personnel des services de la direction est à son poste. Vous pouvez le constater, les éducateurs de tous les niveaux sont présents(…) Au niveau des enseignants nous remarquons des perturbations. Ce matin, ils étaient présents mais n’ont pas fait cour. Actuellement, la plupart d’entre eux sont en salle de professeurs. Aucun heurt, ni animosité n’a été observé», a affirmé Tia Diomandé, proviseur du Lycée technique de Cocody, soulignant n’avoir reçu aucun préavis de grève d’un syndicat. Constat identique, au Cbcg. L’administration était à son poste mais les professeurs ont accordé leur soutien au syndicat. M Koné Abdoulaye, de la direction du centre, a indiqué, à la mi-journée, que 8 sur une vingtaine de professeurs attendus ont donné cours. Il a affirmé avoir eu un préavis de grève de la Coordination nationale des enseignants de la formation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d’Ivoire.

Le mot d’ordre de grève suivi mais indifférence dans les régies financières à Daloa

À Daloa , le mot d’ordre de grève de la plate-forme nationale des organisations professionnelles du secteur public de Côte d’Ivoire a été suivi dans une dizaine de directions régionales visitées.

À la direction régionale du Budget comme à la direction régionale de la solde, seuls les Directeurs régionaux étaient présents à leur poste. Ce qui n’était pas le cas à la direction régionale du Trésor et des Impôts. Les agents de ces régies ont déclaré ne pas être informés de ce mot d’ordre de grève. D’où la justification de leur présence à leur poste de travail. C’est le cas de Madame Agni, secrétaire de direction dans une administration financière. Dans les établissements de la santé, le mot d’ordre de grève a été partiellement suivi. Un service minimum était assuré. Les lycées et collèges de la ville de Daloa sont restés fermés. Au lycée Antoine Gauze, comme au lycée moderne Khalil de Daloa, les enseignants ne sont pas venus selon des élèves rencontrés dans la matinée. Au niveau de l'administration générale, le préfet de Région Brou Kouamé a présidé la conférence des Chefs de service et de directeurs. Si à la préfecture de région, les agents étaient à leurs postes, par la sous-préfecture est restée fermée.

Le point de la grève à Yopougon, Adjamé , Abengourou

À Yopougon , les écoles publiques de l’enseignement secondaire et technique ont fermé leurs portes . Les établissements secondaires privés également. Au collège Saint-Sinvère situé au quartier toits rouges, des blessés ont été enregistrés au niveau des élèves suite à un affrontement. Selon des témoignages, la bagarre est intervenue suite à un refus des élèves de se plier à la volonté de leurs camarades venus les déloger. Au niveau du collège Offoumou Yapo, il y a eu également des rixes entre élèves. Selon certains d’entre eux interrogés, c’est un « règlement de compte entre les éléments de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) ».

À Adjamé , les élèves du collège Djedjé Amondji Pierre ont été enjoints par les enseignants de rentrer à la maison pour trois jours, ont confié certains d'entre eux élèves approchés.

À Abengourou, l’ensemble des parties prenantes au mouvement de grève a suivi le mot d’ordre. Les établissements secondaires aussi bien du public que du privé sont restés fermés. Selon un enseignant joint au téléphone, l’école a été paralysée, à l’exception du Cafop. Les pensionnaires de cet établissement public ont répondu présent à leur poste de travail. Ils ne sont pas signataires, selon notre interlocuteur, du mot d’ordre de grève. Les établissements privés ont été fermés par les élèves des établissements publics. Au niveau des structures de santé (CHR, PMI), le mot d’ordre n’a pas été boycotté, sauf que le service minimum a été assuré, selon une source médicale. À l’instar des établissements d'enseignement publics, les administrations publiques sont restées aussi fermées.

MB , BP , EF

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Cote d’Ivoire/Transport : Le ministère du Transport ferme 30 auto-écoles illicites

mardi, 05 juillet 2016 17:29 Written by

L’opération d’assainissement et de modernisation du milieu des Auto-écoles en Côte d’Ivoire, a effectivement démarré sur l’ensemble du territoire national. Le Ministère des Transports vient de suspendre une trentaine d’entre elles pour non-conformité aux normes requises.


A l’entame de sa réforme du secteur des transports, le Ministre Gaoussou TOURE, n’a eu de cesse de professer que « les autos écoles sont au cœur de la réforme en ce qui concerne le volet Permis de conduire ». D’où sa volonté de mettre de l’ordre dans ce milieu qui assure la formation des candidats à ce précieux document. Dans cette optique, les décisions n’ont pas tardé à tomber.

Par une note portant le numéro 0202/MT/DGTTC en date du 07 Avril 2016, le Ministère des Transports a pris des mesures pour réguler l’utilisation des bons de prise en charge des candidats au permis de conduire. Ces mesures devraient permettre d’une part, de s’assurer que les candidats sont effectivement formés, et d’autre part de prévenir les troubles éventuels que le phénomène de la production anarchique des bons peut engendrer. Car ce phénomène avait pris une telle ampleur en Côte d’Ivoire qu’il a commencé à susciter la grogne, aussi bien chez les bénéficiaires souvent arnaqués, qu’au niveau des auto-écoles qui dénoncent une concurrence déloyale.

Mais les habitudes ayant la peau dure, des auto-écoles ont délibérément choisi de fouler au pied ces mesures d’assainissement. Une attitude qui leur a valu d’être sanctionnées par le Ministère des Transports. Ce sont donc au total 29 autos qui ont écopé de trois mois de suspension ferme, à compter du 14 juin 2016.

Et pendant ce temps, celles qui ont décidé de se conformer à la légalité, bénéficient des acquis de la réforme. Elles viennent de recevoir un don de 150 ordinateurs de la part du Ministre des Transports, pour optimiser la gestion de leurs entreprises, en attendant de futures actions annoncées par la tutelle, dans le sens de la modernisation du milieu des auto-écoles.

 Texte : Sercom…Titre DIASPOTV.INFO

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Nigeria: la montée d'un discours de haine envers les Peuls dans l'Etat de Benue

lundi, 13 juin 2016 10:37 Written by

Avec comme toile de fond, le changement climatique dans le nord qui oblige les bergers et troupeaux à descendre de plus en plus dans le sud à la recherche de pâturages. Une forte poussée démographique, des têtes de bétail de plus en plus nombreuses. Le tout conjugué à de moins en moins d'espaces disponibles à partager entre fermiers et bergers. Résultat : depuis trois ans, plusieurs milliers de morts dans cet Etat avec un cycle répété d'attaques et de représailles indistinctes.

Markudi, capitale de l'Etat de Benue. Le MAFO, Mouvement contre l'occupation des sols par les Peuls se fait entendre sur un des marchés de la ville. Aujourd'hui, les militants distribuent des tracts sur un marché. Sur ce prospectus, les points clefs d'un projet de loi pour réguler la présence des bergers peuls dans l'Etat de Benue.

Le révérend Sam Abiah est un des animateurs du groupe.« Non, non, non, jamais, jamais, jamais. Nous ne sommes pas contre les Peuls,assure-t-il. Nous sommes contre les Peuls terroristes, les Peuls envahisseurs, les Peuls meurtriers. Pas contre les Peuls en général. Moi j'aime les Peuls, j'ai des amis peuls. Même aujourd'hui, des Peuls sont chez moi. »

Loin de l'agitation de la ville, Mbakorkaa Awase vit à dans le district de Buruku, à une cinquantaine de kilomètres de Markudi. Il vit au cœur des tensions entre fermiers et bergers.

Lui-même fermier, ce chef traditionnel exprime au passé la parenté à plaisanterie [une pratique sociale typiquement ouest-africaine qui autorise et parfois même oblige des membres d'une même famille ou des membres de certaines ethnies entre elles, à se moquer ou s'insulter, et ce sans conséquence, NDLR] entre son peuple, les Tivs et les Peuls. « Quand le vêtement d'un Tiv était troué par le feu, un Peul pouvait juste venir et lui demandait de l'enlever, que ce n'était plus son vêtement. Le Tiv aussitôt s'exécutait et le lui remettait. C'était une de nos plaisanteries. Mais à notre grande surprise, ces temps-ci, nous avons des problèmes avec les Peuls », explique-t-il.

Dans l'Etat de Benue se joue une nouvelle version de l'opposition séculaire entre peuple sédentaire et peuple nomade. Loin des regards des élites politiques, économiques et médiatiques.

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