La rédaction

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Le Mouvement Citoyen pour une Nouvelle Côte d'Ivoire (MCNCI) dans la vérité, la repentance, réconciliation et la réparation avec pour oratrice sa présidente la Ministre Geneviève Yobou Bro-Grébé a tenu une conférence publique à la salle de l'église Sainte-Claire de Paris porte de pantin ce dimanche 18 août 2019.

Débutée ce dimanche 18 août 2019 de 14 à 18h cette conférence avait pour thème "la paix pour la réconciliation et la mutation des mentalités cette conférence débat était modérée par Mme ANIE TCHELLEY..

Retenons que dans le cadre de sa tournée Européenne la ministre était le samedi 10 août 2019 à Turin en Italie avant l'étape de paris ce dimanche.

La Ministre Geneviève Bro-Grébé pour commencer a fait un exposé sur l'urgence d'une réconciliation nationale en Côte d'Ivoire et les critères de l’avènement d’un Citoyen ivoirien nouveau.

La présidente Geneviève Bro-Grébé profite de la fin de son exposé pour lancer un message fort au gouvernement du Président Alassane Ouattara pour lui demander une fois de plus d'ouvrir des discussions franches et fraternelles entre tous les fils de la Côte d'Ivoire pour une réconciliation véritable et une CEI crédible avant la présidentielle de 2020.

Enfin cette rencontre qui s'est achevée par une série de questions réponses avec la conférencière a eu la participation de plusieurs partis politiques dont l'UNG conduit par son président Mr Stéphane Kipré, le CRI Panafricain conduit par son vice président Mr Zap Krasso, le FPI, le PDCI-RDA conduit par son délégué général France Mr Yao Basile, la FIDHOP conduit par son président fondateur le docteur Gervais Boga Sako, l'UIPD conduit par son président Mr Sehi Fulbert, l'AIRD conduit par son président le ministre Eric Kahé, le RPCI-AC conduit par son président Mr Christian Vabé, le NPR Diaspora avec son président Mr Pascal Logbo, plusieurs associations et membres de la Société civile, des artistes et la presse etc ...

Née le 13 mars 1953 à Grand-Alépé en république de Côte d'Ivoire, Présidente de Côte d`Ivoire-Ecologie, Directrice exécutive du Réseau ivoirien des organisations féminines (RIOF, 1998-2000), Membre du Grand conseil du PDCI (Parti démocratique de Côte d`Ivoire), ex Ministre des Sports et Loisirs du Gouvernement Laurent Gbagbo (depuis octobre 2000), Ex présidente des femmes patriote de Côte d'Ivoire, elle entend œuvrer désormais pour le Mouvement Citoyen pour une Nouvelle Côte d'Ivoire (MCNCI).

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Maxime Gnohou Keller pour Diaspotv
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Le chanteur ivoirien DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Huon, légende du coupé-décalé, est mort à 33 ans, lundi 12 août, des suites d’un accident de la circulation survenu la nuit précédente, a annoncé la Radiodiffusion télévision ivoirienne, citée par l’Agence France-Presse (AFP). Selon des messages et des photos qui circulent sur les réseaux sociaux, DJ Arafat conduisait une moto lorsqu’il a percuté une voiture.

Dans un communiqué diffusé par la chaîne sur sa page Facebook, le ministre de la culture et de la francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, a présenté ses condoléances « à sa famille et à tous les mélomanes ivoiriens ». Il annonçait son attention de « prendre toutes les dispositions de concert avec le chef de l’Etat pour les hommages et obsèques de l’artiste et invite tous les mélomanes à la retenue et au calme ». Fin juillet, une bagarre rangée avait éclaté entre des proches de DJ Arafat et Safarel Obiang, une autre star ivoirienne. Début 2019, l’artiste avait sorti son dixième album.

 « On est tous sous le choc », a témoigné, auprès de l’AFP, le producteur et spécialiste du hip-hop Ickx Fontaine. Selon lui, DJ Arafat était « au top niveau depuis quinze ans et son premier tube, Jonathan. C’était impressionnant. C’était un vrai chanteur et un batteur () il a donné un nouveau souffle au coupé-décalé ». DJ Arafat avait été désigné « meilleur artiste de l’année » aux Awards du coupé-décalé, en 2016 et 2017.

Genre musical, mais aussi attitude, le coupé-décalé est né en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes pour se disséminer ensuite dans toute l’Afrique. Il a commencé à conquérir l’Europe et les Etats-Unis, notamment grâce aux sportifs qui ont popularisé certains pas de danse.

 Un millier de fans rassemblés en sa mémoire

DJ Arafat était « un monument de la musique ivoirienneil donnait des concerts dans toute l’Afrique », a témoigné Ozone, un producteur de hip-hop et animateur de télévision. « Il avait un charisme naturel, il restera une force pour la musique ivoirienne et africaine », a-t-il jugé. Selon Scovik, un manageur de coupé-décalé, DJ Arafat était né dans le milieu de la musique. Sa mère était une chanteuse connue et son père un ingénieur du son réputé, a précisé le manageur : « C’était un artiste très exigeant, il travaillait beaucoup. »

« Il avait un son particulier, il a accéléré le coupé-décalé et il a apporté une autre façon de danser, spectaculaire », a souligné Skovik. « Il était aussi doué pour le marketing, il faisait le buzz, il fallait toujours qu’on parle de lui, il a toujours voulu être à la page. » Il avait débuté au début des années 2000 comme DJ dans les clubs de la rue Princesse à Yopougon, un des hauts lieux de la nuit abidjanaise, et s’était rapidement fait connaître. Parmi ses tubes, on peut retenir Kpangor(2005), Zoropoto (2011), Enfant béni (2018). Son dernier single s’intitulait Moto Moto.

Une foule d’un millier de fans en pleurs était rassemblée, lundi après-midi, devant la polyclinique des Deux-Plateaux, à Cocody, à l’endroit où est mort le chanteur, ont constaté des journalistes de l’AFP. Incrédules à l’annonce de sa mort, des fans scandaient : « Arafat ne peut pas mourir ! » La police tentait de les contenir, non sans difficulté.

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Le mercredi 07 août 2019 à 9h sur la grande voie entre l’Agence de la Cie et le commissariat d’Agboville a été célébré le 59ème anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire en présence des autorités, des élus, cadres, fils, filles, mouvements politiques, associations, mutuelles et les différentes institutions résidentes de cette localité.

Notons que les autorités, cadres et élus de la région de l’Agnéby-Tiassa n’ont pas manqué à ce grand rendez-vous.

La cérémonie a débuté avec le discours du Préfet de région de l’Agnéby-Tiassa Monsieur Ekponon André, qui a estimé que le département d’Agboville est en bonne position dans le programme social du gouvernement.

Dans cette allocution à la population lors de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, il a indiqué qu’au regard d’un certain nombre d’acquis, notamment en matière d’infrastructures routières et sociales, l’on est en droit d’affirmer qu’Agboville n’est pas en reste.

Pour preuve, il a cité les travaux de renforcement des axes routiers Thomasset-Agboville et Agboville-Céchi, en cours de bitumage.

En outre, le Préfet a souligné qu’en ce qui concerne le projet de création d'une unité de potabilisation (adduction d’eau potable) de l’état, les travaux de renforcement du système d’alimentation en eau potable sont en nette progression dans la région.

Attirant l’attention des chefs coutumiers, chefs de terres et notables des différentes circonscriptions de ladite région et départements, Monsieur Ekponon André en sa qualité de Préfet de région et chef suprême de l’administration a tenu à informer et attirer l’attention de la municipalité sur les méventes et l’occupation illicite des terres et terrains non viabilités qui ne s’inscrit pas dans le contexte de l’urbanisation conventionnelle de l’état.

La preuve en est que cela a toujours été sources de litiges et conflits fonciers occasionnant parfois des pertes de vies humaines. Par ailleurs, la cérémonie s’est couronnée par un gigantesque défilé au quel ont pris part différentes organismes, structures, institutions ainsi que les corps militaire, de gendarmerie, de police, des eaux et forêts, des sapeurs-pompiers etc …..

Pour embelir cette journée du 59ème anniversaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire dans la commune d’Agboville, une journée d’excellence fut organisée par le président du conseil régional de l’Agnéby -Tiassa (son Excellence Mr DIMBA N’GOU Pierre) en l’honneur des 56 meilleures élèves de ladite région. Le prix du meilleur proviseur des lycées fut attribué à Mme Françoise Seqré, proviseur du lycée TELES-SPORT de TAABO) au titre de l’année scolaire 2019.

Faisant donc du LYCEE TELES SPORT de TAABO, le premier en thème de réussite au BAC session 2019 avec un taux de réussite de 86% sur les quatre départements ( Agboville, Tiassalé, Sikensi et Taabo) qui composent la région de l’Agnéby-Tiassa.

En profitant de cette journée inoubliable, Monsieur Dimba N’gou pièrre en sa qualité de président du Conseil de Région de l’Agneby Tiassa et agissant entant que promoteur du système éducatif par excellence a offert des Dons, Kits scolaires et des outils informatiques aux plus méritants des élèves de la région accompagnés des enveloppes en espèce dont le montant varie selon le niveau d’étude et la classe fréquentée.

Ces prix se présentent comme suite : (10000 Fcfa pour les élevés du cp1 au CM1), (20000 Fcfa pour les élèves admis en classe de 6ème ), (3OOOO Fcfa pour les élèves admis au BEPC, (100000 Fcfa pour les élèves admis au BAC).

Au regard du geste et de l’acte de soutien posez par le Conseil Régional de l’Agnéby-Tiassa, toute la population a exprimé sa grande satisfaction et reconnaissance par les micros trottoirs réalisés par les correspondants de DIASPOTV sur place représentés par son chef de production audiovisuel ( MAMO DEMANVILLE).

Pour son dévouement et son ingéniosité en terme d’éducation dans les LYCEES que composent l’Agnéby-Tiassa, un prix spécial de 30 000 FCFA, accompagné d’un ordinateur portatif et un trophée fut offert à Mme la Proviseur du LYCEES SPORT DE TAABO.

Notons aussi, qu’à cette cérémonie il y a eu la participation et l’implication du premier magistrat de la commune d’Agboville du Nom de monsieur N’CHO Acho Albert ( maire de la ville), qui au cours d’une interviews a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat .

Il a aussi appelé la population à mener des actions de cohésion sociale pour une paix durable afin que les élections de 2020 se passent sans incidents. Quant au sénateur de la région de l’Agneby Tiassa (EKISSI BEHOU) il a emboité les pas au Maire d’Agboville  pour démontrer aux yeux des élus locaux et cadres présents à la cérémonie du 59ème anniversaire de notre indépendance, que la jeunesse Ivoirienne est dotée de grands talents et d’innovations. c'est la cas d'un jeune étudiant en art qui a offert trois tableaux présentant la caricature des trois autorités présentes (le Préfet, le Président du Conseil Régional et le Maire ) de la région.

Ceci a attiré l’attention des autorités présentes à cette cérémonie. C’est au environ de 13 Heures GMT avec la prestation de l’artiste Bilé Didier l’initiateur « du zoulou » et un grand cocktail à la préfecture qu'à pris fin la commémoration du 59ème anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire à Agboville dans l'Agneby-Tiassa.

MAMO DEMANVILLE pour Diaspotv

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En ce jour du 7 Août 2019, date commémorative de l'indépendance de notre pays, je voudrais, vous inviter, mes chers compatriotes, à un moment de réflexion et de prise de conscience effective.

Réflexion, parce qu'en cette période précise, alors que le colon français voulais nous attribuer notre indépendance, qui signifie l'acquisition de notre souveraineté nationale et internationale, il a refusé de nous céder l'effectivité des enjeux d'une vraie indépendance en nous maintenant sous tutelle économique, financière et monétaire plus de cinquante ans durant.

Alors qu'à partir des années 2000, notre premier président issu d'une élection démocratique, affichait clairement sa volonté de nous affranchir de cette tutelle coloniale, qu'en 2011, le colonisateur s'est résolu, à reprendre totalement les choses en mains, en nous imposant par la force de ses avions de guerre et toutes sortes d'armes lourdes, avec des cohortes de mercenaires étrangers venus de la sous région, son gouverneur à la place du président que notre peuple à choisi à la suite pourtant d'une élection qui en réalité n'était pour le colon qu'un prétexte afin de faire aboutir le plus long coup d'état de l'histoire de l'humanité.

Ce gouverneur donc qui s'attèle chaque jour à garantir et à promouvoir les intérêts du colonisateur et de ses complices internationaux, au détriment des intérêts du peuple de Côte d'Ivoire qui se trouve aujourd'hui marginalisé sur tous les plans ayant même interdiction à revendiquer son identité, au risque de se voir taxé de xénophobe, et subir des attaques en règle d'allogènes représentants 55% à ce jour de la population ivoirienne.

C'est pourquoi, cher compatriotes, au regard de tout ce qui précède, ce jour, mon âme est triste, envahie par la peur des expropriations nombreuses dont nous continuons à être victime et de la menace acerbe de repeuplement qui s'inscrit dans les actes de ce gouvernement de Côte d'Ivoire, que je vous invite, à ne point vous laisser distraire, par une soit disant indépendance, qui n'en est vraiment pas une.

L'heure est donc grave pour chaque ivoirienne et ivoirien, que tu sois du Nord, de l' Ouest, du Sud, de l'Est ou du centre. Ainsi donc, si nous voulons exister, il nous faudra dès maintenant revenir à une union sacrée de nos peuples, afin de ne pas un jour disparaître de cette planète en tant que peuple.

Car si l'on nous refuse aujourd'hui notre identité, que serions nous demain ? pour finir, J'appelle chaque ivoirienne et ivoirien, à se tenir prêt pour la véritable lutte pour notre indépendance perdu le 11Avril 2011, et, à travers un sursaut national, qui passe nécessairement par le départ du gouverneur français de la communauté internationale Alassane Ouattara, de la tête de notre pays, afin qu'à travers des élections transparentes et ouvertes, nous puissions désigner un président de la république pour notre pays en 2020.

Vive la Côte d'Ivoire.

La lutte continue

M. Jean Enoc BAH, ex-Président de la défunte CNC (Coalition Nationale pour le Changement) et actuel Président-fondateur du CRI (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne)

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Politique : Une délégation du FPI de Laurent Gbagbo au domicile de l’ancien couple présidentiel béninois SOGLO

L’ancien couple présidentiel béninois Nicéphore et Rosine Soglo a reçu à son domicile à Cotonou une forte délégation du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo à son domicile ce vendredi 02 aout 2019. Forte de 5 personnes, la délégation était conduite par le vice-président du parti Justin Koné Katina, ancien ministre ivoirien du budget, actuel Porte-parole du président Laurent Gbagbo. Ce dernier était assisté du Secrétaire Général Adjoint du Fpi, Seydou Soro, du Secrétaire de la coordination Fpi section Togo-Bénin, du représentant du Fpi à Cotonou, Guy Konan Anselme et d’un membre du parti Bruno Ahouanmagnagahou, ivoirien d’origine béninoise. Les échanges empreints de convivialité ont duré plus d’une heure.

Au début de la séance, la présidente Fondatrice du Parti la Renaissance du Bénin a souhaité la bienvenue à ses visiteurs. Elle a insisté sur la loyauté des membres de la délégation qui malgré les épreuves et l’exil sont restés fidèles à leur parti et à leur leader l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo. La président Rosine Vieyra-Soglo n’a pas manqué de souligner l’absence du président en exercice de son parti, Léhady Soglo, lui aussi actuellement en exil pour son combat politique.

A sa suite le président Nicéphore Soglo s’est montré très sensible à la lutte du Fpi et s’est engagé à œuvrer davantage pour l’unité et la paix définitive en Côte d’Ivoire, un pays frère au Bénin.

A son tour, l’ancien ministre ivoirien, chef de la délégation et porte-parole du président Gbagbo a exprimé toute sa gratitude à ses hôtes pour la chaleur de l’accueil qui leur a été réservé. Il a annoncé être porteur d’un message personnel du président Gbagbo à son frère et ami le président Nicéphore Soglo. Un message contenu dans un courrier dont la teneur n’a pas été divulguée.

D’autres sujets ont meublé les échanges entre les deux parties notamment les questions de l’intégration sous régionale à travers la prochaine monnaie commune. Il a été également évoqué la Renaissance de l’Afrique notamment le devoir de mémoire sur la traite des noirs. Les nombreux conflits en cours sur le continent africains ont retenu les attentions.

Il faut dire que le Président Laurent Gbagbo bien qu’acquitté par la Cour Pénale Internationale (Cpi) depuis 15 janvier 2019 est confiné à Bruxelles où ses mouvements sont limités dans un périmètre déterminé par la Cour. Il est interdit de se prononcer publiquement, directement ou par personnes interposées sur l’affaire ayant fait l’objet du procès. Son message peut s’expliquer par les initiatives prises par le Forum des anciens chefs d’Etat africains dont le président Nicéphore Soglo est le vice-président afin de faire accélérer la libération du prévenu puis son retour au pays. D’autres initiatives du forum des anciens chefs d’Etat sont prévues dans les jours à venir dans le but de réconcilier les filles et fils ivoiriens entre eux.
La délégation a quitté le domicile de l’ancien couple présidentiel béninois très satisfaite.

Fait à Cotonou le 02 aout 2019
Le Service de Presse du président Nicéphore Dieudonné Soglo

SERVICE COMMUNICATION FPI

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Né le 18 Octobre 1905 à N'gokro (Yamoussokro), le sage d'Afrique Nanan Houphouët Boigny serait né Dia Houphouët.
Le père de la nation Félix Houphouët Boigny a une vie privé que beaucoup ne savent pas.

Sa mère Kimou N'dri dite N'dri Kan décédée en 1936 est Akoué. En revanche, en ce qui concerne les origines de son père, des doutes subsistent.

En effet, officiellement originaire de la communauté N'zipri de Didievi, N'doli Houphouët son père serait lui aussi décédé très tôt. Cependant, plusieurs rumeurs au sujet de ses origines. D'aucuns disent qu'il serait du Soudan.

Félix Houphouët Boigny a eu deux (2) sœurs aînées; Mami Faitai, décédée en 1998 et Mami Adjoua décédée en 1987, ainsi qu'un frère cadet du nom de Augustin décédé en 1939.

Très tôt, FHB devient Roi de la Tribu des Akoués. Confronté à une réalité de sacrifice humain, il se convertit en Chrétien Catholique.
En 1930, â l'âge de 25 ans, Félix Houphouët Boigny va epouser Kadi, une métisse Ivoiro Sénégalaise .

De son vrai nom, Kadija Racine Sow, fille d'un riche commerçant Sénégalais et d'une mère Baoulé d'origine Princière. De cette union naissent cinq (5) enfants : Felix, décédé à bas âge, Augustin, François, Guillaume et Marie.

En 1932, il prend la défense des Planteurs de Cacao soumis aux travaux forcés.

En 1944, il fonde le Syndicat Agricole Africain.

Pour la Côte d'Ivoire comme pour d'autres pays colonisés, représentés â l'assemblée constituante Française en 1945, FELIX HOUPHOUËT BOIGNY est élu Député et le restera jusqu'en 1959.

En 1952, Félix Houphouët Boigny divorce et se remarie quelques années plus tard à Brou Marie Thérèse qu'il a rencontré à Paris avec qui il n'a pas eu d'enfant malheureusement, mais en a adopté deux (2) :
Hélène, petite fille du Roi des Baoulés Anougbré et Olivier Antoine.

Félix Houphouët Boigny eu un enfant hors mariage avec Henriette Duvignac du nom de Florence Marie, décédée elle aussi en 2007.
Félix Houphouët Boigny a fait ses études primaire â Bingerville puis â l'Ecole Normale et enfin à l'Ecole des Médecins à Dakar et devint médecin en 1925.

Il occupa les fonctions de planteur dès 1934, de chef canton en 1939, de président du syndicat agricole Africain en 1944 avant d’embrasser une carrière politique.

En 1946 il est président d'honneur du PDCI et président fondateur du RDA (Rassemblement Démocratique Africain).

En 1951 il est grand conseiller de l'AOF et président de l'assemblée territoriale de Côte d'Ivoire.

En 1957 il est président du grand conseil de l'AOF.

En 1956 il est ministre dans le gouvernement Français et maire d'Abidjan.

En 1959 il est nommé premier ministre dans le premier gouvernement de Côte d'Ivoire.

FHB a beaucoup milité pour l'indépendance de la Côte D'ivoire.
En 1960, la Côte D'ivoire acquière son indépendance de la communauté Française. Il profite de cette position pour proclamer l'indépendance du pays et accède à la fonction Présidentielle qu'il occupe jusqu'au 07 Août 1993, date de son décès.

Nanan Félix Houphouët Boigny est le Président qui a marqué l'histoire de la Côte D'ivoire notre pays.


☆ Ambroise BIONAO de Bangolo pour Diaspotv.

 

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Le lundi 29 juillet dernier, le président Bédié et sa délégation se sont rendus à Bruxelles pour s’enquérir des nouvelles du président Gbagbo, à la fin de cette visite qui marque la nouvelle page historique que leur pays est entrain de s’écrire, un communiqué final a été rendu qui se définit comme une feuille de route de l’opposition qui tournait en rond. Le tolet que cette visite suscite, seulement est étonnant. Pourquoi autant de bruits sur cette visite, si elle ne revêt aucune menace ? oui le pouvoir à Abidjan est paniqué et se joue les durs.

Si les deux chefs d’état ont compris que l’heure est grave et qu’il faut s’unir, où est donc le problème ? Pourquoi faire croire que leur volonté est dressée contre la personne de Ouattara ? Ouattara conduit un système méchant, inexorable, antidémocratique et sanguinaire, pour l’enrayer, on n’a pas besoin d’effrayer les ivoiriens qui vivent l’enfer.

Pourquoi, quand les autres s’unissent pour combattre les dangers qui guettent leur pays, on ne parle pas d’alliance d’intérêt mortifère et quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, on y voit le diable ? Pourquoi, ce qui unit les autres, quand les pays africains l’empruntent, on crie au loup ? Qui peut confirmer que le système Ouattara, partage de manière équitable, les richesses du pays avec les ivoiriens ? Qui peut confirmer que les ivoiriens vivent dans la paix, la quiétude ? Qui peut rassurer que Ouattara soit un patriote et aime véritablement ses compatriotes pour leur offrir le bien-être et le vivre-ensemble ? Quand un président est incapable d’offrir la vie à ses compatriotes, il faut le chasser purement et simplement et c’est la prise de conscience que les ivoiriens sont entrain de prendre, où est donc le problème ? Il faut le dire, Ouattara est un vrai danger, un despote, un dictateur, un homme d’affaires qui a fait de son pays, un vrai comptoir de commerce et les ivoiriens souffrent.

Le président Bédié, pour marquer sa détermination, s’est prêté à des interviews pour certifier sa volonté et sa démarche pour libérer son pays, ce qui est rare. Sur la radio RFI, le président a été plus que claire. D’abord, il rassure les ivoiriens de l’état de santé de son jeune frère Gbagbo Laurent, ensuite de leur unanime volonté à s’unir pour venir à bout à la dictature du pouvoir en place. Depuis un certain moment, le président Bédié a commencé à jouer son rôle d’opposant et apprend aussi, le pouvoir à accepter de jouer le sien.

La panique gagne le camp du pouvoir qui, autrefois, faisait tout avec force quand il était lié au PDCI RDA, mais les pendules ont changé de direction. La Côte d’Ivoire est vraiment occupée et envahie par la légèreté, l’inculture politique et la faute d’un pouvoir qui n’a d’autre souci que de régler des comptes et chercher à enrichir des clans que d’ouvrir le bonheur sur tous les ivoiriens. Si, M. Alassane Dramane Ouattara conçoit sa démocratie comme affamer, détruire la cohésion sociale, enrichir une minorité au profit de la majorité, vaut mieux l’empêcher dès maintenant que de laisser la situation s’envenimer.

Deux anciens chefs d’état pétris d’expériences, patriotes, se mettent ensemble pour combattre un système et non, une personne. Sous ce régime, les centres hospitaliers universitaires, les CHU, sont devenus des mouroirs, l’insécurité est liguée comme un droit quotidien, l’oppression, la poursuite des cadres valables d’apporter leur savoir-faire, sont injustement condamnés à des lourdes peines d’emprisonnement.

Les ivoiriens ont la peur au quotidien. Si pour une fois, ils prennent conscience de leurs douleurs et désirent se mettre ensemble pour conjurer ce mauvais sort, il est où le problème ? Qui ceux qui sont contre cette démarche salvatrice, qui crient au loup ? Les ivoiriens sont fatigués de vivre l’enfer sur leur propre terre. Les ivoiriens sont désabusés de vivre dans cette gouvernance mensongère.

Les présidents Bédié et Gbagbo, ont pris la mesure de la gravité de la situation, accompagnons-les, car les enjeux politiques qui guettent leur pays, sont trop énormes. Si aimer chez Ouattara, c’est de détruire, trop c’est trop.

Source : Busness & Actuality TV

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Le continent africain fait preuve d’un engouement inouï pour le bitcoin. Le Nigeria totalise à lui seul 8 % des transactions mondiales. Ce nouveau moyen de paiement gagne également du terrain dans d’autres pays, comme l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya et le Soudan. Son adoption résulte de choix individuels qui préoccupent les autorités monétaires africaines. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ?

L’Union africaine s’est engagée sur un projet d’intégration monétaire à l’échelle du continent à l’horizon 2063. Les enjeux liés à l’utilisation d’une monnaie commune au sein d’un continent sur lequel circulent pas moins de quarante devises officielles sont bien réels. Les flux marchands entre pays sont entravés par l’aléa des variations de change et les coûts de conversion. L’intégration monétaire africaine permettrait de faciliter les échanges commerciaux, comme l’euro facilite les échanges au sein de la zone euro, et ainsi concourir au développement économique du continent.

Les enjeux de l’adoption d’une devise commune sont également politiques. La constitution d’une union monétaire requiert la stabilité politique des Etats membres. Il en est ainsi des statuts actuels de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui prévoit la supervision des échéances électorales des Etats membres, quitte à recourir à une intervention militaire en cas de conflit postélectoral, comme ce fut le cas en Gambie en janvier 2017 avec l’opération Restore Democracy.

Inflation à deux ou trois chiffres

L’agenda de l’intégration continentale est jalonné d’étapes intermédiaires régionales. Comme l’adoption d’une monnaie commune à la zone franc CFA d’Afrique de l’Ouest et à des pays limitrophes, dont le Ghana et le Nigeria, sur lequel travaille actuellement la commission de la Cédéao dans son projet de fusion de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la zone monétaire d’Afrique de l’Ouest (ZMAO).

L’intégration permet par ailleurs de parler d’une seule voix sur la scène internationale. Elle constitue un instrument de diplomatie et d’expression de pouvoir, notamment dans un contexte mondial marqué par des mutations technologiques et économiques majeures. Le groupement permet d’asseoir la défense d’intérêts communs face à des partenaires commerciaux puissants, comme la Chine, l’Inde, les Etats-Unis ou la France.

En attendant l’intégration monétaire, nombre de citoyens du continent n’ont d’autre choix que de s’accommoder bon an mal an de politiques monétaires nationales imprudentes et porteuses d’inflation annuelle à deux chiffres, comme actuellement en Egypte, au Ghana, au Nigeria, au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe. Voire à trois chiffres, comme au Soudan du Sud, où l’inflation a dépassé les 500 % entre 2016 et en 2017 en raison notamment de la baisse des revenus pétroliers sur fond de conflits internes.

Le bitcoin est adopté par les populations comme moyen d’assurance contre l’inflation galopante. La demande locale est parfois telle que son niveau de change s’en trouve fortement apprécié par rapport son cours mondial, comme au Zimbabwe, où il était du double avant que les autorités monétaires ne décident purement et simplement d’en bannir l’utilisation. Une décision inspirée de l’Algérie, dont la loi de finances 2018 interdit toute monnaie « utilisée par les internautes à travers le web ».

En plus de s’affranchir de politiques monétaires inflationnistes qui érodent mécaniquement l’épargne, les cryptomonnaies permettent d’économiser des frais de transactions exorbitants. Le manque d’infrastructures bancaires sous-jacent au faible niveau de bancarisation de l’Afrique subsaharienne, où plus de 80 % des ménages ne possèdent pas de compte bancaire, contribue à renchérir les coûts des transactions financières. Lorsqu’une personne travaillant en Afrique du Sud désire envoyer de l’argent à l’un de ses proches situé dans un pays limitrophe comme le Mozambique, elle doit acquitter plus de 20 % de frais de transactions auprès des intermédiaires financiers. Avec le bitcoin ces frais sont quasi nuls.

Volatilité et piratage

L’usage du bitcoin sur le continent africain n’est toutefois pas sans danger. La première faiblesse de la cryptomonnaie la plus populaire est sa volatilité digne des montagnes russes. Le bitcoin vaut aujourd’hui dix fois plus qu’il y a trois ans, et cinq fois moins qu’il y a un an. Autant dire que convertir ses économies en bitcoin revient à les jouer au casino.

Un autre inconvénient majeur est lié à la sécurisation. Le bitcoin, comme d’autres instruments de paiement numérique, est l’objet d’incessantes attaques pirates. La monnaie virtuelle est sécurisée par cryptographie. Or, parmi les plus grands spécialistes mondiaux de ce procédé, figurent des pointures mal intentionnées. Le procès d’Alexander Vinnik, le pirate russe soupçonné du détournement de 650 000 bitcoins, dont la France a récemment obtenu de la Cour suprême grecque l’extradition, devrait faire couler beaucoup d’encre à son ouverture.

En raison de sa volatilité et de l’attrait qu’il suscite auprès des pirates, le bitcoin n’est pas suffisamment adapté au continent africain. Les populations l’utilisent faute de mieux, mais restent en demande d’une cryptomonnaie plus stable et plus sécurisée. La technologie blockchain, système de certification décentralisé sous-jacent aux cryptomonnaies, permet de nombreuses innovations, dont certaines pourraient être associées à des projets qui servent directement les populations. On pourrait par exemple imaginer une cryptomonnaie adossée à un registre vérifiant la contrefaçon de médicaments. C’est le potentiel actuellement développé par la cryptomonnaie Afro, lancée en décembre 2018, qui ambitionne de remplacer le bitcoin sur le continent.

L’Afrique est en pleine mutation technologique et l’innovation ne se soucie guère de l’agenda des politiques. Les autorités monétaires se sentent actuellement menacées par l’adoption de monnaies numériques décentralisées. Au risque de se laisser dépasser, il va leur falloir prendre position rapidement. Les cryptomonnaies auront au moins pour effet de donner un coup de fouet au processus d’intégration monétaire africaine.

Jérôme Mathis est professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine et Daniel Ouedraogo est docteur en économie de l’Université Paris-Dauphine.

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Aucune photo n’est venue immortaliser la rencontre, qui s’est tenue lundi 29 juillet à Bruxelles, et les entourages respectifs ont insisté avant tout sur le caractère « fraternel » de ces retrouvailles. « Dans la logique africaine, c’est au petit frère de rendre visite à son aîné. Cette tradition ne pouvant être respectée du fait des obligations judiciaires du président Gbagbo, Henri Konan Bédié a donc émis le souhait de venir le voir », relate Me Habiba Touré, l’une des avocates de Laurent Gbagbo, tout en expliquant que son client « n’avait aucune réticence à retrouver son grand frère car, depuis sa remise en liberté conditionnelle [par la Cour pénale internationale (CPI), le 1er février],il reçoit beaucoup de monde dans une logique de réconciliation. »

Le ton est tout aussi courtois dans la délégation de M. Konan Bédié (1993-1999), partie la veille de Paris, où l’on signale, pour renforcer l’idée de cette nouvelle proximité, que les deux ex-chefs de l’Etat de Côte d’Ivoire étaient accompagnés de leurs épouses respectives. La rencontre a duré environ deux heures, le tête-à-tête à huis clos une trentaine de minutes. « Quand ils en sont sortis, on a retrouvé deux frères », se félicite Pierre Narcisse N’Dri Kouadio, le directeur de cabinet de M. Konan Bédié.

Si un rapprochement est engagé depuis plusieurs mois entre le Front populaire ivoirien (FPI) fondé par Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de Henri Konan Bédié, il y a aussi entre ces deux figures centrales de la vie politique locale des trente dernières années de vieux contentieux à régler. Il fut en effet un temps pas si lointain où Laurent Gbagbo, l’opposant rompu à la prison et à l’exil, ne cachait pas son peu d’estime pour celui qui n’avait eu qu’à hériter du pouvoir légué par le père de l’indépendance, Félix Houphouët-Boigny. Pour sa part, M. Konan Bédié ne manquait pas de déclarer Laurent Gbagbo « indigne » de sa fonction lorsque ce dernier était aux commandes de la Côte d’Ivoire, entre 2000 et 2011.

« Réconciliation internationale »

Comme il se doit en politique, la sincérité de cette nouvelle amitié est questionnable. Cependant, elle s’appuie sur un socle qui pourrait lui donner davantage de solidité. Sous le couvert d’une recherche de la « réconciliation nationale », les deux hommes poursuivent, a priori, le même objectif pour l’élection prévue à l’automne 2020 : faire chuter Alassane Ouattara ou celui qu’il désignera comme son successeur sur le fauteuil présidentiel. Dans leur communiqué commun, préparé à la veille de leur rencontre, les deux anciens présidents ne nomment à aucun moment l’actuel chef de l’Etat mais accablent sa politique. Ils déplorent ainsi « les atteintes portées aux acquis démocratiques et à l’Etat de droit », appellent à « la libération de tous les prisonniers politiques » ou à « une réforme profonde de la Commission électorale indépendante », dont la nouvelle formule est contestée par toutes les forces d’opposition.

FPI et PDCI sont encore loin d’avoir scellé une union en vue de la prochaine présidentielle. Les deux partis sont soumis à des divisions internes soutenues par le pouvoir en place, et les patrons respectifs des deux formations n’ont pas encore fait connaître leur intention pour 2020. En attendant, une chose est sûre : leur nouvelle entente se construit avant tout contre Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo reste, selon son avocate, « concentré sur sa procédure et les futures échéances judiciaires » – la procureure de la CPI a jusqu’au 16 septembre pour faire appel, à la suite de l’acquittement de crimes contre l’humanité prononcé en première instance en janvier. Mais nul doute que la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002, derrière laquelle il a régulièrement affirmé que se cachait la main de M. Ouattara, son transfert devant la justice internationale après huit mois de détention en Côte d’Ivoire ou le maintien en détention de certains de ses proches demeurent pour lui des motifs de récrimination contre celui qui l’a chassé du palais présidentiel en avril 2011.

Henri Konan Bédié, 85 ans aujourd’hui, attendait pour sa part qu’Alassane Ouattara lui permette de retrouver la fonction qu’il avait fuie dans la précipitation un jour de réveillon de Noël 1999, lorsqu’un groupe de soldats en colère avait pris les rues d’Abidjan et lui, un vol pour Paris. Après s’être rangé en 2010 puis en 2015 derrière celui avec lequel il s’était allié après des années de rivalité féroce, « le Sphinx de Daoukro » escomptait qu’en 2020, l’actuel président le laisse concourir pour le compte de leur alliance politique ou, au moins, pour désigner son candidat. En vain. Depuis, la rupture est consommée entre les deux hommes et Henri Konan Bédié a entrepris un travail de séduction auprès du FPI, bien conscient que l’arithmétique politique ivoirienne a jusqu’ici reposé sur une équation simple : dans un jeu où s’opposent trois grands partis, on gagne à deux et l’on perd seul.

Du côté du pouvoir, on moque cette nouvelle alliance « sans projet politique », « ces politiques qui veulent artificiellement créer un sentiment de crise pour justifier une probable absence à une élection où ils se savent battus ». Plus inquiet, un observateur s’interroge sur les conséquences d’une union PDCI-FPI qui, du fait de la base régionale de chaque parti, « reconfigurerait une séparation Nord-Sud ». Celle-ci pourrait permettre au pouvoir de remobiliser ses bastions du nord face à la crainte d’une défaite électorale, mais elle rappellerait aussi que les démons ivoiriens de la division n’ont pas disparu.

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La nouvelle fait l’effet d’une petite bombe. Opposition, voix de la société civile, ONG internationales peinent à digérer le changement de cap de la France qui a repris, en catimini, sa coopération avec le Burundi dans les domaines de l’éducation et de la défense.

Cette reprise date de la fin octobre 2018 avec la visite très discrète à Paris du chef de la diplomatie burundaise Ezéchiel Nibigira. Mais c’est l’ambassadeur de France au Burundi, Laurent Delahousse, qui l’a révélé en détail dans son discours de célébration du 14-Juillet dans sa résidence de Bujumbura, où sont évoqués « une reprise progressive de la coopération dans le domaine de la défense » et le« versement d’une première tranche de financement de 25 millions de dollars du Partenariat mondial pour l’éducation ».

 
« En reprenant une coopération militaire, la France risque de donner plus de moyens au gouvernement burundais pour accentuer sa répression », critique dans un communiqué, publié jeudi 25 juillet, le Réseau européen pour l’Afrique centrale (EurAc), qui réunit des organisations de la société civile de différents pays européens œuvrant dans la région des Grands-Lacs.
 

EurAc parle même d’une « décision qui affaiblit la position de l’Union européenne et remet en question l’engagement français pour les droits humains », quand la France, elle, se veut rassurante. Sur la chaîne TV5 Monde, le 24 juillet, le Quai d’Orsay a assuré que « la position française n’entre pas en contradiction avec les décisions européennes prises en vertu de l’article 96 de l’accord de Cotonou [sous lequel le Burundi a été sanctionné] », et ajoute que « le gouvernement [burundais] ne touchera pas un seul centime ».

« Position ambiguë de Paris »

Depuis le 14 mars 2016, le Burundi est sous sanctions de l’Union européenne (UE), qui a suspendu tout appui budgétaire. La mesure a été prise près d’une année après le début de la crise politico-sécuritaire, conséquence de la décision du président burundais, Pierre Nkurunziza, de briguer un troisième mandat en dépit des accords de paix d’Arusha signés en 2000. L’ONU évoquait en 2018 plus d’un millier de personnes tuées dans le pays et sa commission chargée d’enquêter reproche au régime « d’être indifférent au sort des victimes, en choisissant de protéger les principaux responsables des violations des droits humains à savoir les Imbonerakure – la ligue des jeunes du parti au pouvoir que toujours les Nations unies qualifient de milice –, les agents de police, du Service national de renseignement et des responsables locaux ». Le Burundi est aussi sous enquête de la Cour pénale internationale (CPI). La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) évoque, pour sa part, dans un rapport très documenté, des « dynamiques génocidaires »dans la répression en cours au Burundi.

 
Dans ce contexte, la décision de la France est très commentée dans les milieux en exil. « La France a souvent mené une politique pleine de contradictions dans notre sous-région et tient une position ambiguë sur la crise burundaise. Il y a vingt-cinq ans, elle a gardé, jusqu’au bout, sa coopération militaire avec le régime génocidaire au Rwanda. Au Burundi, elle annonce la reprise de la coopération militaire avec un régime qui est en train de commettre des crimes contre l’humanité », rappelle Pacifique Nininahazwe, l’un des leaders de la société civile en exil, qui dit ne pas être « très surpris » par cette décision. A ses yeux ce retournement pourrait se fonder sur la promesse de Pierre Nkurunziza de ne pas briguer un quatrième mandat en 2020, même si l’opposant regrette que Paris « n’ait pas attendu la concrétisation de cette promesse alors qu’il n’y a aucune garantie d’un scrutin libre et démocratique et que la France n’a noté aucune évolution sur le terrain des droits humains et sur l’exigence du dialogue interburundais ». Et d’ajouter, déçu : « La France est consciente qu’elle va appuyer militairement un régime qui tue son peuple et elle est pressée à légitimer un processus électoral antidémocratique. La seule question est : qu’est-ce qui fait courir à Paris le risque de partager la responsabilité des crimes impliquant l’armée burundaise ? »

« Diable sur la langue »

Hormis un tweet virulent de Willy Nyamitwe, le conseiller à la présidence chargé des questions de la presse, qui qualifie de « médisants qui ont le diable sur la langue » les voix qui dénoncent cette reprise de coopération, le gouvernement burundais, lui, préfère garder le silence.

A l’heure de ces remous, le Burundi est d’ailleurs sur un deuxième front avec un autre départ de feu. Le maire de la ville canadienne de Mont-Saint-Hilaire (Québec), Yves Corriveau, a présenté publiquement ses excuses à ses concitoyens pour avoir « serré la main de Pierre Nkurunziza » lors d’un voyage à Bujumbura le 11 juillet.

Sa ville a fait marche arrière après signature d’un jumelage avec les autorités burundaises. L’édile québécois a joué la carte de l’ignorance, affirmant dans la presse canadienne « ne posséder aucune connaissance en relations internationales ». Ce qui n’est pas tout à fait le cas pour la France.

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