Pouhé Abdallah

Pouhé Abdallah

Le groupe français s'est vu confier la construction du barrage de Singrobo-Ahouaty, pour un montant de 110 millions d'euros. Un deuxième projet d'ampleur pour le géant du BTP en Côte d'Ivoire, après la réfection du pont Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

C’est un nouveau contrat de taille qu’Eiffage vient de décrocher en Côte d’Ivoire. Le groupe français de BTP a remporté l’appel d’offre d’Ivoire Hydro Energy pour la construction du barrage de Singrobo-Ahouaty, situé sur le fleuve Bandama, entre Abidjan et Yamoussoukro. Le montant total du contrat de conception-construction clé en main de ce projet s’élève à 110 millions d’euros. Eiffage aura trois ans pour réaliser l’infrastructure à compter du premier semestre 2019.

 

Un projet développé par le privé

Le projet avait bénéficié d’un prêt de 50 millions d’euros du guichet privé de la Banque africaine de développement (BAD) en novembre 2017. Ce barrage d’une capacité de 44 mégawatts est développé par la société Ivoire Hydro Energy, dirigée par Ekolan Alain Etty, ancien directeur général adjoint (1999-2005) de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE). Son coût total atteint 140 millions d’euros, auxquels viennent s’ajouter 19,5 millions d’euros au titre de l’impact environnemental et social.

Figurent par les partenaires du projet, au coté de la BAD, la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Fonds OPEP pour le développement international (OFID), et la Société allemande d’investissement et de développement (DEG). Africa Finance Corporation (AFC) et la Banque de développement des Pays-Bas (FMO) sont également associés à la construction du barrage.

Eiffage s’était vu confier en novembre 2017 la réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny, pour un montant de 32,7 millions d’euros, dans le cadre d’un projet de 52,5 millions d’euros financé par l’Agence française de développement.

 

L'Afrique, au coeur de l'internationalisation d'Eiffage

« L’Afrique est redevenue pour nous depuis 2011 un des principaux axes identifiés pour augmenter notre internationalisation. Depuis quatre-vingt-dix ans, nous n’étions présents qu’au Sénégal et ne menions dans le reste du continent que quelques opérations épisodiques. Aujourd’hui, Eiffage Infrastructures s’est redéployé dans une dizaine de pays africains », expliquait à Jeune Afrique Edgar Coulomb d’Eiffage en 2017.

Selon Les Échos, en 2016, sur les 20 % du chiffre d’affaires d’Eiffage (14 milliards d’euros) réalisés hors de France, la part de l’Afrique restait limitée, à 160 millions d’euros. Très présent au Sénégal, les recettes de sa filiale dans le pays s’élevaient à 72 millions d’euros en 2017.

 

Source : Jeune Afrique

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mercredi, 10 octobre 2018 15:31

LES TROIS ENJEUX DE LA FRANCOPHONIE

Élection de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), participation des chefs d’État et étude des demandes d’adhésion à l’organisation : le point sur les trois sujets à surveiller lors du XVIIe sommet de la Francophonie, qui se tient jusqu'au 12 octobre à Erevan, en Arménie.

Comment se passera l’élection de la secrétaire générale ?

Le suspens autour du duel entre la secrétaire générale sortante Michaëlle Jean et la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo est largement redescendu depuis mardi soir. Le Canada et le Québec, deux des principaux soutiens de Jean, ont en effet fait savoir dans des communiqués qu’ils ralliaient le « consensus » autour de la candidature rwandaise.

Reste à savoir comment se déroulera la sortie de Michaëlle Jean, elle qui était si déterminée à se défendre jusqu’au bout. Son entourage dit encore espérer un débat lors du huis clos des chefs d’Etat. Aura-t-il lieu et, si oui, laissera-t-il des traces ?

Combien de chefs d’État feront le déplacement ?

Le succès de ce genre de sommet se mesure souvent au nombre de chefs d’État et de gouvernement présents. La possible confrontation entre la France et le Canada a un temps fait craindre une faible participation, inquiétude qui ont depuis disparu.

L’Arménie attend une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement, ce qui parait optimiste – ils étaient 17 à Antanarivo en 2016. La venue de Charles Michel (Belgique), Patrice Talon (Bénin), Justin Trudeau (Canada), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Emmanuel Macron (France), Paul Kagame (Rwanda), Macky Sall (Sénégal) ou encore Idriss Déby Itno (Tchad) est confirmée.

Celle de Béji Caïd Essebsi, président de la Tunisie, hôte du prochain sommet, est également annoncée. Le Liban devrait être représenté par son président Michel Aoun et Madagascar par son président par intérim, Rivo Rakotovao. Le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, n’a pour sa part pas prévu de faire le déplacement : il devrait être représenté par le vice-président Daniel Kablan Duncan.

L’Arabie saoudite sera-t-elle admise ?

Ce sommet sera l’occasion de statuer sur les demande de promotion au statut de membre associé (les Émirats arabes unis, le Kosovo, la Serbie) ainsi que sur les demandes d’adhésion. Parmi elles, la Gambie, l’Irlande, l’État américain de la Louisiane et Malte, mais aussi celle de l’Arabie saoudite, en suspens depuis le sommet d’Antananarivo en 2016.

La candidature saoudienne provoque un épineux débat, quant à savoir si elle est compatible avec les valeurs de la francophonie. Il doit être tranché par les chefs d’État pendant le huis clos des chefs d’Etat, vendredi 12 octobre.

 

Source: Jeune Afrique

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L'instance électorale camerounaise Elecam a rendu publique mardi la liste des neuf candidats validés pour la présidentielle du 7 octobre prochain. Parmi eux, Paul Biya, favori et sortant, Joshua Osih, Maurice Kamto et Akere Muna. Revue des forces en présence.

Sur 28 dossiers déposés, l’instance camerounaise des élections en a validé neuf, dans l’optique de la présidentielle du 7 octobre 2018. Un seul n’a pas été examiné, suite au retrait du candidat. Quelque 18 aspirants ont quant à eux vu leur dossier invalidé, mais peuvent faire appel de cette décision dans les deux jours.  Les grands aspirants au fauteuil présidentiels sont toutefois bien présents.

• Paul Biya, Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC)

Il a surpris son monde en annonçant, via Twitter le 13 juillet, sa candidature à la présidentielle. Si sa volonté de conserver la présidence n’était pas un mystère, la  méthode a surpris.

Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya, 85 ans, est le favori à sa succession, grâce à une machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) en ordre de marche.

• Joshua Osih, Social democratic front (SDF)

Éternel figure montante de l’opposition et vice-président du SDF, il a finalement réussi à s’imposer, en février 2018, comme le candidat du SDF, mettant sur la touche le chairman, John Fru Ndi.

Entrepreneur de 49 ans, il a fait sa fortune dans l’aviation, entre la Suisse et le Cameroun, avant de s’engager en politique et de devenir député du Littoral. Sollicité pour construire une coalition de l’opposition avec Maurice Kamto (MRC) et Akere Muna (FPD), le natif de Kumba a préféré décliner.

• Maurice Kamto, Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC)

Désigné mi-avril en tant que candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) – parti de tendance sociale-libérale qu’il a fondé en 2012 –, Maurice Kamto se présente pour la première fois à la présidentielle.

Ancien ministre délégué à la Justice (2004-2011), l’éminent professeur de droit est connu pour avoir supervisé le règlement du différend entre son pays et le Nigeria à propos de la presqu’île de Bakassi. Malgré les attaques, il se dit persuadé de pouvoir vaincre le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Une coalition avec Akere Muna n’est pas à exclure.

• Akere Muna, Front populaire pour le développement (FPD)

Avocat anglophone et figure de la lutte anticorruption, il s’est longtemps tenu à distance de la politique, mais a décidé, à 65 ans, de se lancer dans la course. Akere Muna jouit d’une grande influence à l’étranger, grâce à son expérience au sein de Transparency International, dont il a été le vice-président, ou à ses anciens postes de président de l’Union panafricaine des avocats (UPA) et du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine.

Fils de l’ancien Premier ministre Salomon Tandeng Muna, il a également été bâtonnier du barreau du Cameroun. À la tête du mouvement NOW et candidat du FDP, il fait campagne depuis plusieurs mois. Une coalition avec Maurice Kamto n’est pas à exclure.

• Garga Haman Adji, Alliance pour la démocratie et le développement (ADD)

Garga Haman Adji, président de l’ADD, avait annoncé le 29 septembre 2016 à Yaoundé sa candidature à la prochaine élection présidentielle. L’ex-ministre de la Fonction publique, démissionnaire du gouvernement en 1992, est originaire de la région de l’Extrême-Nord et est diplômé en économie et en sciences politiques, à Yaoundé puis à Poitiers, en France.

L’ancien administrateur civil à l’École nationale d’administration et de la magistrature du Cameroun a été soupçonné d’avoir eu un rôle dans la tentative de coup d’État de 1984, mais a été rapidement blanchi.

Il est candidat à la présidence pour la troisième fois, dont la dernière en 2011 (3,21%) et avait fait alliance avec le SDF en 1992. Le natif de Maroua estime aujourd’hui qu’une union de l’opposition n’est pas possible sans l’instauration d’un scrutin présidentiel à deux tours.

• Adamou Ndam Njoya, Union démocratique du Cameroun (UDC)

Adamou Ndam Njoya, né à Foumban (département du Noun), dont il est maire depuis 1996, Adamou Ndam Njoya a été enseignant à la faculté de droit de l’Université du Cameroun et directeur de l’Institut des relations internationales du Cameroun, avant d’entrer en politique en 1975.

Ancien vice-ministre des Affaires étrangères puis ministre de l’Éducation nationale sous Ahmadou Ahidjo, il se consacre ensuite à ses activités d’universitaire, avant de revenir en politique après 1990 et de créer l’UDC en 1991. À 76 ans, il se présente pour la quatrième fois à la présidentielle, dont la dernière en 2011 (1,73%). S’il est bien implanté localement, il manque sans doute d’envergure politique nationale.

• Cabral Libii, Univers

En 2017, âgé de 38 ans, ce militant camerounais a lancé la campagne « 11 millions d’inscrits » en appelant ses compatriotes à s’inscrire sur les listes électorales pour la présidentielle de 2018.

Fort de ce qu’il considère comme un succès, ce juriste de formation, consultant régulier dans les médias, a décidé de se lancer et annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2018, une première. Il a notamment pour lui sa popularité sur les réseaux sociaux et espère mobiliser la jeunesse. Une alliance avec Akere Muna et/ou Maurice Kamto n’est pas à exclure.

• Serge Espoir Matomba, Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs)

Serge Espoir Matomba a été désigné le 10 juin candidat à la présidentielle 2018 par son parti, le Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs). Élu conseiller municipal de la commune de Douala IV en 2013, il n’hésite pas à s’attaquer à Paul Biya dont il a appelé à la démission, et a dénoncé l’abandon du Cameroun anglophone par Yaoundé, la corruption galopante ou encore le manque d’infrastructures sur le territoire. Partisan d’un dialogue inclusif camerounais sur la question anglophone, il se présente pour la première fois à la présidentielle.

• Ndifor Afanwi Franklin, Mouvement citoyen national du Cameroun (MCNC)

C’est le moins connu des candidats retenus par Elecam ce 7 août. Pasteur pentecôtiste, Franklin Afanwi Ndifor n’a lancé son parti que début mai 2018, tout en annonçant son intention de briguer la magistrature suprême.

Accusant les politiciens d’être responsable de la situation actuelle du Cameroun, il espère changer son pays. « C’est un mandat que Dieu m’a donné », a-t-il assuré, tout en déclarant vouloir lutter contre la corruption.

 

Source: Jeune Afrique

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Le risque de choléra a été écarté mercredi soir chez un enfant qui se trouvait à bord d'un avion en provenance d'Algérie, touché par une épidémie, a déclaré la préfecture de Perpignan, où l'appareil avait atterri en début d'après-midi.

C’est finalement une fausse alerte. « Après analyse sur des prélèvements biologiques, le risque de choléra a été écarté », a fait savoir la préfecture de Perpignan, dans un communiqué rendu public mercredi 5 septembre dans la soirée.

L’enfant de 8 ans, qui présentait des symptômes laissant soupçonner un cas de choléra, a été hospitalisé à Perpignan après l’atterrissage de l’avion Oran-Perpignan vers 13 h 45. Les autres passagers – 147 au total – et les membres de l’équipage avaient de leur côté été évacués peu après 15 h 15, après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure.

Polémique sur la réponse des sanitaires algériennes

L’épidémie de choléra en Algérie, dont les premiers signes remontent au 7 août dernier, n’a été rendue publique par les autorités que le 23 août. Un délai qui a provoqué la polémique en Algérie, où le wali de Blida, Mostefa Layadi, a été limogé lundi par Abdelaziz Bouteflika pour « négligence et manque de respect aux citoyens ». Deux personnes sont mortes, parmi les 74 cas confirmés début septembre. Selon les autorités algériennes, cette épidémie est « maîtrisée ».

Au plus fort de l’épidémie, 173 hospitalisations ont été recensées à Alger, Bouira, Tipaza, Médéa, Ain Defla et Blida, où deux personnes sont décédées.

Le ministère français des Affaires étrangères avait publié le 26 août dernier une mise en garde sur les risques de choléra en Algérie. « Plusieurs cas de choléra ont été diagnostiqués dans le nord et le centre du pays (Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa, Aïn Defla) », indiquait le communiqué.

« Le ministère algérien de la Santé et de la Population indique qu’une source de la région de Tipaza serait à l’origine de la contamination mais que l’eau du robinet demeurerait potable. Dans tous les cas, il est impératif de porter une vigilance particulière aux règles d’hygiène et de sécurité afin de se préserver des contaminations digestives ou de contact ».

 

Source: Jeune Afrique

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Des enquêteurs de l'ONU ont averti mercredi 5 septembre que de graves violations des droits de l'homme, dont des crimes contre l'humanité, se poursuivent sans relâche au Burundi. Ils dénoncent des "appels récurrents à la haine" de la part du président Pierre Nkurunziza.

« Ce climat attentatoire aux droits de l’homme continue à être favorisé par des appels récurrents à la haine et à la violence de la part d’autorités, dont le chef de l’État, et de membres du CNDD-FDD (parti au pouvoir, NDLR), ainsi que par une impunité générale », a indiqué dans un rapport la Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, établie en 2016 par le Conseil des droits de l’homme.

Il y a un an, elle avait indiqué avoir « des motifs raisonnables de croire que plusieurs de ces violations, commises en majorité par des membres du service national de renseignement, de la police et de l’armée ainsi que des Imbonerakure (ligue des jeunes du parti au pouvoir, qualifiée par les Nations unies de « milice », NDLR), constituent des crimes contre l’humanité ».

La commission assure dans son rapport que ces violations, « dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité », se sont poursuivies en 2017 et 2018, citant des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des détentions arbitraires, des tortures et autres traitements cruels, et des violences sexuelles.

 

Disparitions forcées

« Certaines pratiques, comme celles consistant à faire disparaître les corps ou à opérer de nuit, tendent à les rendre moins visibles, mais elles n’en sont pas moins réelles », a expliqué le président de la commission, Doudou Diène, dans un communiqué. La commission affirme notamment avoir « des motifs raisonnables de croire » que Léopold Habarugira, un homme d’affaires et cadre de l’opposition, appréhendé le 12 septembre 2017 par des individus dont au moins un en tenue policière, a été victime de disparition forcée.

Le rapport dénonce aussi le renforcement du rôle joué par les Imbonerakure et s’inquiète du rétrécissement de l’espace démocratique au Burundi, ainsi que de l’appauvrissement croissant de la population.

 

« Persécutions, menaces et intimidations »

Selon Doudou Diène, « le référendum constitutionnel organisé en mai 2018 et la campagne pour les élections à venir en 2020 ont en particulier donné lieu à des persécutions, menaces et intimidations à l’encontre des personnes soupçonnées de s’opposer au gouvernement ou de ne pas partager la ligne du parti au pouvoir, que cela soit avéré ou non ».

La commission qui dénonce l’impunité au Burundi a élaboré une liste confidentielle d’auteurs présumés de crimes contre l’humanité, qui pourra être partagée par l’ONU avec tout organe ou juridiction compétente qui « mènera des enquêtes indépendantes et crédibles ».

« Au lieu de faire respecter les lois, (…) les institutions judiciaires servent à couvrir les crimes et violations des droits de l’homme commis par la police, le SNR et les Imbonerakure, en leur offrant l’impunité », a estimé Doudou Diène.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Sa réélection en juillet de la même année a déclenché une crise qui a fait au moins 1 200 morts et déplacé plus de 400 000 personnes. Ces violences ont poussé la Cour pénale internationale (CPI) a ouvrir une enquête.

Le président burundais a toutefois surpris les observateurs en assurant qu’il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution le lui permet. Mais la communauté internationale s’est depuis montrée prudente quant à cette annonce,  disant attendre des actes concrets.

 

Source: Jeune Afrique

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Alors que la divulgation d’un sévère rapport interne de l’Union européenne a crispé les relations avec la Côte d’Ivoire, l’ex-ambassadeur de l’UE à Abidjan, Jean-François Valette, confirme ses critiques dans un courrier à Jeune Afrique.

Entre la Côte d’Ivoire et Jean-François Valette, qui vient de quitter ses fonctions d’ambassadeur de l’Union européenne à Abidjan, les relations sont devenues si difficiles que chaque mot est désormais l’objet de bataille. Un face-à-face peu courant dans un univers diplomatique habituellement feutré.

Dernier épisode en date, un confidentiel, publié dans Jeune Afriquen°3005-3006 du 12 au 25 août 2018 intitulé « Valette sur la sellette ». Cet article faisait état de la convocation du diplomate par Fidèle Sarassoro, le directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, suite à la fuite d’un rapport interne à l’Union européenne très critique à l’égard de la Côte d’Ivoire. Il relatait notamment que Jean-François Valette avait « dit assumer ce rapport, tout en s’excusant pour la fuite. »

Nouveau pic

Dans un droit de réponse envoyé le 30 août à Jeune Afrique (voir ci-dessous), le diplomate dit « s’inscrire en faux » contre une partie de ces affirmations : « Cela ne correspond pas aux propos que […] j’ai tenus à M. Sarassoro […], je n’avais pas à m’en excuser et je ne l’ai donc pas fait », écrit-il.

https://www.scribd.com/document/387867862/Droit-de-reponse-Jean-Francois-Valette#from_embed

Une précision en forme de nouveau pic à l’égard des autorités ivoiriennes. Jean-François Valette réaffirme en effet que le contenu était « l’exact reflet de l’analyse collective des huit ambassadeurs européens présents en Côte d’Ivoire », notamment la France.

Bilan inquiétant de la situation en Côte d’Ivoire

Cela faisait de longs mois que le monde diplomatique abidjanais savait que les relations étaient délétères entre l’ambassadeur de l’Union européenne et la Côte d’Ivoire, mais ce sont huit pages qui ont mis le feu aux poudres.

Ce rapport interne de l’Union européenne daté du 18 avril 2018 et qui a fuité fin juillet sur les réseaux sociaux dresse un bilan inquiétant de la situation en Côte d’ivoire, « un pays moins solide et démocratique que sa bonne image pourrait le laisser penser. » Le texte recense des signaux « qui incitent à la vigilance » : une réduction de la croissance, la multiplication par deux de la dette publique, l’augmentation du déficit public. Il s’inquiète également de « l’hermétisme » des autorités ivoiriennes face aux critiques et d’un pouvoir qui semble « trop faible politiquement pour accepter le jeu démocratique », évoquant de multiples « dérives. »

« Volonté manifeste de nuire »

Un constat sans concession qui a fait bondir les autorités ivoiriennes. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères s’est élevé contre un rapport « inamical », dont la diffusion révélerait « une volonté manifeste de nuire et d’entacher la crédibilité de la Côte d’Ivoire. »

Les attaques personnelles n’ont pas été oubliées. Alors que le ministère ivoirien des Affaires étrangères dénonçait « une série de manquements » et la « discourtoisie » de Jean-François Valette, ce dernier, dans son droit de réponse, se disait surpris de la publication de cette note sur la page Facebook du ministre.

C’est dans ce contexte de forte défiance que Jean-François Valette a quitté ses fonctions le 31 août dernier et a été remplacé par l’Allemand Jobst von Kirchmann. L’Union européenne est un des principaux partenaires de la Côte d’Ivoire.

 

Source: Jeune Afrique

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lundi, 23 juillet 2018 05:41

Chine-Sénégal : de nouveaux accords

Ces nouveaux textes ont été signés pour renforcer les liens économiques entre les deux pays. La signature des accords a eu lieu à l'occasion de la visite d'Etat qu'effectue le président chinois Xi Jinping, ce weekend, à Dakar.

Lors d'un point de presse, samedi soir, le président sénégalais, Macky Sall, a déclaré avoir eu avec son homologue chinois des entretiens sur la coopération bilatérale, les relations sino-africaines et "l'actualité internationale".

Ces échanges ont abouti à la signature de 10 accords, dans les domaines de la justice, de la coopération économique et technique, des infrastructures, de la valorisation du capital humain et de l'aviation civile.

Le président sénégalais considère la Chine comme étant l'"une des grandes économies de l'ère moderne et un peuple dont le parcours est un message d'espoir".

Pour sa part, Xi Jinping a loué le dynamisme de l'Afrique et a prédit "un bel avenir" de la coopération sino-africaine.

Ce dimanche, le président chinois va poursuivre sa visite en inaugurant une arène de lutte construite par des entreprises chinoises, le Musée des civilisations noires et des stades de football financés par son pays.

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d'échanges de deux milliards de dollars en 2016, un montant incluant des projets d'infrastructures, selon des chiffres officiels sénégalais.

Macky Sall dit par ailleurs compter également sur le soutien de la Chine, pour une bonne représentation de l'Afrique au conseil de sécurité des Nations unies. "Nos deux pays continueront à travailler ensemble, dans le cadre de la réforme du conseil de sécurité, pour une représentation équitable de l'Afrique au sein de cet organe, conformément à la position commune africaine", a-t-il dit en présence de son hôte.

La visite d'Etat de Xi Jinping à Dakar est la première étape d'une tournée africaine qui doit le mener ensuite au Rwanda et en Afrique du Sud.

 

Source: BBC

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lundi, 23 juillet 2018 05:38

Le PDCI fait le ménage dans ses rangs

Le parti de l'ancien président ivoirien Henri Konan Bédié a exclu 17 militants qu'il reproche d'avoir pris part, lundi dernier, à l'assemblée constitutive du RHDP-Parti unifié avec des formations membres de la majorité présidentielle.

Le PDCI avait demandé à ses militants de ne pas prendre part à la création du RHDP-Parti unifié, avec le RDR du chef de l'Etat, Alassane Ouattara, et d'autres petites formations.

Lors d'une conférence de presse, dimanche, à Abidjan, Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif du PDCI, a rendu publique l'exclusion de ses camarades.

Parmi les militants exclus figurent Kobenan Kouassi Adjoumani, qui est ministre des Ressources animales et halieutiques, et le député Félix Anoblé.

"Les membres fondateurs du RHDP-Parti unifié savent que nul ne peut appartenir à deux partis politiques en même temps, selon les dispositions de la loi relative aux groupements et partis politiques. Ces personnes ne peuvent plus se prévaloir de leur qualité de membres du PDCI, dont ils se sont exclus eux-mêmes, en choisissant de devenir des militants du RHDP-Parti unifié", a déclaré M. Guikahué lors d'une conférence de presse.

Les personnes exclues de la formation politique d'Henri Konan Bédié ne doivent plus parler au nom du parti, ni arborer ses insignes, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le PDCI pourrait faire cavalier seul pour les élections municipales et régionales d'octobre prochain, selon son secrétaire exécutif.

"Si le RHDP-Parti unifié est mis en avant, le PDCI ira seul aux élections", a dit Maurice Kakou Guikahué, tout en démentant toute rupture de son parti avec le RDR.

 

Source: BBC

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lundi, 23 juillet 2018 05:34

Fête de l'amitié ivoiro-burkinabè

La ville ivoirienne de Yamoussoukro va accueillir, à partir de lundi, un sommet annuel du Traité d'amitié entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire.

La célébration de ce pacte d'amitié institué en 2008 se poursuivra jusqu'à vendredi, jour qui verra la participation aux manifestations des présidents burkinabè et ivoirien, Roch Marc Christian Kaboré et Alassane Ouattara.

Les relations entre les deux voisins ont été tumultueuses avant de se normaliser après l'annulation d'un mandat d'arrêt lancé en 2016 par le Burkina Faso contre Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne.

M. Soro était accusé d'avoir soutenu le coup d'État manqué de septembre 2015 à Ouagadougou.

En raison de l'annulation de ce mandat d'arrêt, certains Burkinabè accusent leur gouvernement d'avoir sacrifié la justice au profit de la diplomatie, au moment où le procès des auteurs présumés du putsch est en cours.

Selon la justice burkinabè, le procès révèle des connexions entre les accusés et la Côte d'Ivoire.

Mais pour Alpha Barry, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les autorités doivent tenir compte des intérêts des deux pays.

"Le mandat d'arrêt est une affaire concernant la justice", a dit le chef de la diplomatie burkinabè, ajoutant être préoccupé par "le règlement diplomatique" de "ces tensions politiques".

"Les intérêts du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire sont au-dessus de tout. Un problème de justice ne doit pas remettre en cause les relations entre les deux pays", a insisté Alpha Barry.

Selon lui, l'entente entre les deux Etats a "une influence" positive sur le vécu quotidien de ses compatriotes vivant en Côte d'Ivoire, qui accueille l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, chassé du pouvoir en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir.

 

Source: BBC

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Pour les élections législatives du 1er Septembre 2018, le mouvement anti-esclavagiste IRA, présentera une ancienne "esclave" comme candidate.

Habi Mint Rabah, aujourd'hui militante de l'initiative pour le résurgence du mouvement abolitionniste, IRA a été libérée en 2008.

"Je suis devenue esclave à l'âge de 5 ans. Chaque jour, je devais m'occuper du troupeau. Chaque nuit, j'étais violée par mon maître. J'ai toujours cru, sans vraiment comprendre, que c'était normal", avait-elle précisé, peu après sa libération.

Réduite en esclavage avec son frère

Habi Mint Rabah a été sauvée grâce à son frère Bilal Ould Rabah, qui avait réussi à se libérer. Dans sa fuite, il avait alerté les organisations de défense des droits de l'homme et le mouvement IRA, dont la mobilisation a abouti à la libération de sa sœur, réduite en esclavage pendant plus de trente-cinq années .

La candidature de l'ancienne "esclave" a été rendue possible grâce à l'alliance signée le 30 mai dernier, entre l'IRA et le parti Sawab.

« C'est une victime de l'esclavage qu'on a libérée. Elle est dans nos rangs, militante, et c'est elle qui va porter la contradiction au groupe dominant esclavagiste, dans le futur Parlement mauritanien », a précisé Biram Dah Abeid, le président du mouvement IRA.

Ce sera la première fois que le mouvement anti-esclavagiste prendra part à des élections législatives en Mauritanie. L'aile politique de IRA, n'a toujours pas été reconnu officiellement par les autorités.

En Mauritanie, l'esclavage a été officiellement aboli en 1981. En 2007, sous la pression internationale, le pays a adopté une loi qui criminalise l'esclavage et les pratiques esclavagistes.

 

Source: BBC

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