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L'Algérie débarrassée du paludisme Featured

jeudi, 23 mai 2019 15:26 Written by

L'Algérie est officiellement indemne de paludisme. Annonce faite par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Aucun cas de paludisme n'a été enregistré dans le pays depuis trois ans.

Le pays devient ainsi le troisième en Afrique, après Maurice en 1973 et le Maroc en 2010, à s'affranchir d'une des maladies les plus meurtrières au monde.

Dr Magaran Bagayoko, directeur des maladies transmissibles au Bureau régional Afrique de l'OMS, a expliqué que pour se débarrasser du paludisme l'Algérie avait mis en place une politique de gratuité et de disponibilité du traitement pour tous.

 

Selon l'OMS, l'Algérie a montré au reste de l'Afrique que le paludisme peut être battu par le leadership, un engagement politique audacieux, des bons investissements et la science.

C'est en Algérie que le parasite du paludisme a été découvert il y a presque un siècle et demi.

Depuis 1955, l'organisation mondiale de la santé, a déclaré 38 pays dans le monde exempts du paludisme.

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Le Botswana ré-autorise la chasse à l'éléphant dans son territoire Featured

jeudi, 23 mai 2019 15:10 Written by

Le ministère de l'Environnement du Botswana a autorisé la reprise de la chasse aux éléphants "de manière ordonnée et éthique".

En 2014, le président botswanais Ian Khama, considéré comme un fervent protecteur de l'environnement, avait interdit la chasse commerciale des animaux sauvages menacés, notamment les éléphants.

Mais les députés du parti au pouvoir ont fait pression pour lever l'interdiction, affirmant que les populations d'éléphants étaient devenues ingérables dans certaines régions du pays.

Le nouveau président botswanais Mokgweetsi Masisi, arrivé au pouvoir l'année dernière, a ordonné un réexamen de la mesure.

 

Selon le communiqué du ministère de l'Environnement, une étude a montré que les conflits entre humains et éléphants ont augmenté en nombre et en intensité, affectant de plus en plus les moyens de subsistance des habitants.

Le Botswana a la plus importante population d'éléphants en Afrique, avec 135.000 pachydermes recensés en 2015.

Certains experts estiment que leur nombre a presque triplé en trente ans, et pourrait désormais atteindre 160.000.

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jeudi, 23 mai 2019 15:06 Written by

« Les armes affluent à nouveau de tous les côtés. » L’amer constat dressé, mardi 21 mai, à New York, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, par Ghassan Salamé, le chef de la mission d’appui des Nations unies en Libye, donne la mesure de l’impasse militaire à Tripoli, près de sept semaines après l’attaque de la capitale par l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar.

Dans cette déclaration au ton alarmiste inhabituel, M. Salamé anticipe un conflit de longue durée. « Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais la violence aux abords de Tripoli n’est rien d’autre que le début d’une guerre longue et sanglante sur les rives sud de la Méditerranée. »

Débarquement de blindés, usage de drones armés

Quelques jours plus tôt, le 18 mai, des images largement diffusées sur les chaînes de télévision libyennes montraient le débarquement sur le port de Tripoli de dizaines de véhicules blindés de type MRAP de fabrication turque.

Une telle livraison au profit des forces loyales au gouvernement d’« accord national » (GNA) de Faïez Sarraj bafoue l’embargo sur la fourniture d’armes en Libye voté par le Conseil de sécurité en 2011. Elle n’est pas la première. M. Salamé, qui a dénoncé cette « violation flagrante », a précisé qu’elle « [faisait] suite aux livraisons précédentes et en cours ­d’armes légères interdites à l’ANL, placée sous le contrôle d’Haftar ».

L’escalade dans les ingérences étrangères semble se confirmer chaque semaine.

L’usage de drones armés par le camp d’Haftar, identifiés par l’expert Arnaud Delalande comme des Wing Loong 2 de fabrication chinoise, probablement acquis par les Emirats arabes unis, voire les Egyptiens, a apparemment fait école. Des sources à Tripoli évoquent la possible acquisition parallèle par les forces du GNA de drones afin de contrer la supériorité aérienne que s’était taillée jusque-là l’ANL d’Haftar.

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Scoop

Le ministère de l'Environnement du Botswana a autorisé la reprise…
La comédienne et réalisatrice burkinabè, Maimouna Ndiaye est la première…
L'Algérie est officiellement indemne de paludisme. Annonce faite par l'Organisation…
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Simon Doho répond à Anne Ouloto: Les tueries des Wê ont été clairement planifiés et organisés Featured

lundi, 20 mai 2019 18:48 Written by

 

l'honorable Simon Doho, député de Bangolo sous préfecture a tenu à apporter un droit de réponse aux propos de la ministre Désirée Anne Ouloto au sujet de la question du génocide du Wê. ci dessous sa déclaration reçu par Diaspo TV.


Suite à l’actualité politique de ces dernières semaines, il me revient constamment que plusieurs personnes s’interrogent sur ma position quant à la question des graves exactions subies par les populations des groupes Wê pendant la grave crise sociopolitique qui a défiguré, voir déstructuré notre pays pendant une décennie (décembre 2002 à avril 2011).

Dans le contexte actuel de luttes de positions extrêmes et tranchées qui se sont malheureusement et  solidement ancrées dans notre pays depuis, ma position n’a pas variée.
Ma position relève d’une volonté d’apporter ma contribution, en tant que fils, à la reconstruction de la Côte d’Ivoire d’autant et ce, de manière constante, le pays de la fraternité et de la prospérité.

Ma position, en tant que Chrétien engagé à la recherche de la paix pour bâtir une nation stable dans la durée, passe nécessairement par la recherche de la vérité pour être un acteur crédible de la vraie réconciliation entre des frères et des sœurs déchirés, blessés dans leurs chairs.

J’ai eu la chance, entre 2013 et 2015, comme facilitateur, d’assister Madame Aïchatou Mindaoudou, représentante spéciale du Secrétaire Générale de l’ONU en Côte d’Ivoire, et son équipe dans plusieurs tournées, dans tout l’Ouest Montagneux, en faveur de la réconciliation et la mise en œuvre de projets multisectoriels menées par le Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

Ces nombreuses tournées m’ont permises de toucher du doigt la réalité des désastres de la crise. Partout, dans des villages du Tonkpi, du Guemon, du Cavally, j’ai vu sur les visages, dans les villes, villages et campements une blessure béante que la crise a laissé à notre pays. Dans les différents témoignages, j’ai découvert l’invisible, vu les horreurs de la guerre, la douleur extrême des morts, j’ai vu la douleur profonde des vivants, la pauvreté, j’ai vu les vieux et les vieilles de 50 ans traîner des stigmates.

A DUEKOUE le 22 décembre 2014 lors de l’installation du Conseil de paix des chefs traditionnels et des communautés créé sur mon initiative avec le soutien de l’ONUCI, et en ma qualité de membre du Comité de Suivi, en présence de 1500 chefs traditionnels et de communautés du Guemon, de Madame Mariatou Koné (anciennement Directrice du PNCS et aujourd’hui membre du Gouvernement) ainsi que du corps préfectorale de la Région, j’ai prononcé, tout en sanglots, ces mots et je cite:

Qui l’aurait cru ? Chers frères, chers sœurs ?

Hier c’était le temps de la haine et de la désolation;
Regardons derrière nous, Regardons les champs, les maisons dévastés de nos frères, de nos sœurs, de nos mères;
Regardons les villages, les quartiers détruits,
Regardons nos morts qui gisent sur les routes des campements, des villages;
Regardons les marques profondes de la guerre de la guerre sur les visages de nos frères, de nos sœurs,
Écoutons les cris de leurs cœurs; ces cris , ces pleurs, ce sont ceux de nos frères , de nos sœurs, de nos mères, de nos pères ;
Ce sont les cris et les pleurs des Wê, des Malinké, des Senoufo, des Akan, des originaires de la CEDEAO;
Ce sont tous nos parents….

Fin de citation.

Les mots que j’ai prononcés ce jour-là traduisent clairement ma position et expliquent les fondements de toute mon action en faveur de la paix et de la réconciliation dans notre pays :

Premièrement, toutes les composantes de la riche diversité de nos populations vivants dans l’Ouest montagneux ont subi les affres de la guerre, qu'elles soient autochtones (Wê, Dan), allogènes (Akan, Krou, Mandé, Malinké ou autres) ou allochtones originaires des pays comme le Burkina, le Mali, Guinée. Elles ont toutes été marquées par la douleur causée par le désastre.

Deuxièmement, au-delà des statistiques connues de tous, la grande majorité des morts appartient au groupe Wê du Guemon et du Cavally; les villages et maisons détruits, les biens matériels emportés sont pour la plupart ceux des Wê.

Troisièmement, la spirale des attaques entre des groupes armés,  issus des populations autochtones et allogènes ou allochtones, est la conséquence directe d’une regrettable association des derniers cités aux assaillants; la résultante est une fracture entre des populations qui vivaient pourtant paisiblement ensemble.

Quatrièmement, les assaillants avaient clairement pris pour cible les populations autochtones Wê, identifiés comme étant majoritairement partisans du président Laurent Gbagbo. Les tueries massives des populations allogènes innocentes ou résistantes, plus particulièrement le groupe Wê, ont été clairement planifiés, organisés par les assaillants.
Dans le Tonkpi, les assaillants avaient réussi à mettre le groupe Dan de leur côté prétextant qu’ils voulaient venger le Général Guéi mort dès les premières heures de l’attaque armée du pays le 9 septembre 2002.


Ma position prend sa source dans le vécu des témoignages recoupés, des écoutes attentives, de toutes les communautés vivantes dans cette vaste partie de notre pays.

Ce qui s’est passé dans notre pays est grave et trop douloureux. La réalité des discussions dans tous nos foyers encore aujourd’hui nous montre que les plaies sont encore profondes. Nous avons donc la responsabilité historique de travailler ensemble à leur guérison. La route vers la Côte d’Ivoire réconciliée est encore longue.

Je  voudrais, encore et encore, m’incliner devant la mémoire de tous les fils et filles de notre pays ainsi que tous nos autres frères et sœurs originaires des pays africains, européens disparus.

Je voudrais également compatir, de tout mon cœur, avec tous ceux et toutes celles qui ont perdus un proche dans cette épreuve indescriptible.

Je voudrais, en ce qu’il concerne la reconstruction et le retour définitif de la paix, m’inspirer de la phrase du philosophe Paul Dorey inscrite à l’entrée principale du Mémorial de la Paix à CAEN et je cite :

La douleur m’a brisée, la fraternité m’a relevée , de ma blessure a jailli un fleuve de liberté.

La fraternité, c’est bien elle qui relèvera l’Eléphant qui s’est affaissé comme elle l’a faite pour les grandes nations et plus proche de nous le Rwanda.

La fraternité traduit ici la volonté d’une nation à se tracer un nouveau destin après un temps de crise, un temps de douleur. Il s’agit de transcender les différences, de capitaliser sur les complémentarités des diversités ethniques, politiques, religieuses pour bâtir une nouvelle nation. La fraternité  agissante, en action, participe à consolider les fondements de la nouvelle nation pour relever comme un bloc indivisible les défis d’aujourd’hui et de demain. La nation devient un nouveau corps solide, qui recherche un équilibre permanent de toutes ses composantes dans sa marche en avant. Elle est le lien de l’union dans la diversité. La fraternité est le moteur qui engage la nation toute entière vers un nouveau projet pour aujourd’hui et pour les générations futures.

Comment activer ce facteur immatériel qui a produit autant de résultats qualitatifs pour les nations, les peuples hier divisés ?

Le retour de la fraternité passe nécessairement par la prise de conscience de nos erreurs, de nos fautes et de leur reconnaissance publique. Sans repentance vraie, il n’y aura pas de pardon et sans pardon sincère, il n’y aura pas de réconciliation vraie.

Le retour de la fraternité passe aussi par la réalisation d’actions concrètes qui traduisent notre volonté d’être ensemble, de marcher ensemble, de partager la même vision de l’avenir de  notre quartier, notre village, notre ville, notre pays. La fraternité doit se vivre, s’exprimer  à tous les niveaux de la vie de la nation, sans qu’une composante de la communauté utilise les autres composantes comme un faire-valoir.

 Ces deux démarches complémentaires menées de manière sincères produiront  la réconciliation vraie  qui renforcera notre fraternité.

 C’est ce chemin  seul qui nous permettra de rebâtir ensemble  la Côte d’Ivoire a laquelle nous rêvons tous, une Côte d’Ivoire fraternelle et prospère parmi les nations.

 Au bout de ce chemin, il y a la liberté des énergies de tous les enfants du pays en action. Il y a aussi de nouveaux degrés de libertés pour exploiter le grand potentiel de notre nation qui dort, un potentiel qui est bridé par nos égoïsmes.

 La douleur nous a brisée, la fraternité retrouvée, par notre  propre volonté et notre engagement au dessus des intérêts du moment, nous relèvera. Et de nos blessures alors jaillira un fleuve de liberté pour notre bonheur et celui de nos enfants.

 Pour ma part, je continuerai mon combat, celui que j’ai commencé depuis mon retour sur ma terre natale en 2012.

 J’ai commencé ce combat dans mon église en soutenant une association chrétienne qui, sur le modèle du Rwanda, travaille pour la guérison intérieure et la réconciliation parmi les personnes blessées, fragilisées par la crise dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire.

 Dans la Région du Guémon dont je suis originaire, j’ai contribué à la création du Conseil de paix des chefs traditionnels et de communautés dont le siège, don de l’ONUCI, est devenu en peu de temps un véritable catalyseur de la cohésion sociale. C'est à dessein que nous l'avons baptisé «  Maison de la Fraternité »

 J’ai aussi lancé les projets du grand Zibiao ensemble et du Guémon Ensemble qui ont trouvé, de manière  éclatante, l'adhésion majoritaire des populations dans toutes leurs composantes. La preuve tangible de l’aspiration profonde de nos compatriotes à reconstruire une nation arc-en- ciel vraie.

 Ces progrès encourageants et certains événements malheureux dans certaines zones de notre pays, me  donnent donc des raisons de poursuivre mon combat; le combat de la majorité pour la Côte d’Ivoire Ensemble.

Il est encore temps pour agir, il est encore  temps  de poser des actions concrètes, dénués de tout calcul, dans le seul intérêt de souder les peuples frères que nous formons pour fonder une véritable nation.

Je continuerai d’apporter, en toute humilité, ma contribution à la réconciliation vraie pour mon pays partout ou j’en aurai l’occasion.

Que Dieu nous bénisse la Côte d’Ivoire.

 

Simon Z. DOHO, DÉPUTÉ

retranscrit par Tonia Zonsédoué pour Diaspo Tv

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Last modified on lundi, 20 mai 2019 19:05
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lundi, 20 mai 2019 13:16 Written by
Dans la journée du 15 au 17 Mai 2010, nous avons été informé de ce que les populations civiles autochtones et allogènes s'affrontaient violemment dans la localité de Beoumi. 
Le Congrès pour la Renaissance Ivoirienne voudrais avant tout propos, s'incliner solennellement devant la mémoire des disparus , présenter ses vives condoléances aux familles éplorées et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. 

Le CRI tient ici et maintenant pour seul responsable de ces violences armées, le gouvernement de Côte d'Ivoire, dirigé par Alassane Ouattara, qui dans son élan de repeuplement de notre pays, a volontairement armé des allogènes Burkinabés dans toutes nos villes et villages en vue de s'assurer un passage en force en 2020 comme ce fut le cas pour 2011, avec l'appui de ces derniers. 

Ces conflits de la même nature se passent de manière récurrente aujourd'hui dans l'Ouest de notre pays, où les populations wê sont souvent massacrées pour leur terres occupées par ces allogènes transportés et installés de force par le gouvernement de Côte d'Ivoire, avec le soutien sans faille de Anne Désirée Ouloto, prétendument appelée fille de la région, par le gouvernement sanguinaire et tortionnaire de Ouattara. 

C'est l'occasion pour nous d'interpeller les forces vives de la nation sur la nécessité pour toutes les filles et fils de ce pays, a unir nos forces afin de faire face, le moment venu à cette chienlit visant à maintenir le Système Ouattara au pouvoir. 

La politique de repeuplement que Ouattara a instauré depuis sa prise de pouvoir en 2011, en voulant soumettre les élites politiques, à sa cause, doit échouer avec la détermination des uns et des autres, à ne point abandonner la patrie aux mains d'une telle imposture. Chasser les ivoiriens de leur terres pour installer des burkinabés qui se sont battus pour lui, à toujours été sa démarche depuis son accession au pouvoir d'État. C'est pourquoi, dès sa prise de pouvoir, Ouattara a décidé de la levée de tous les contrôls policiers depuis la frontière de notre pays avec le Burkina jusque partout sur le territoire national. Sinon dans quel pays au monde, une communauté étrangère peut-elle avoir la facilité de s'attaquer avec des armes aux autochtones avec une telle passivité du gouvernement qui joue de façon hypocrite, la carte du dialogue ? Une communauté ivoirienne peut-elle agir de la sorte au Burkina Faso sans que les autorités ne sévissent ? Ou bien les ivoiriens chez eux n'ont-ils pas le droit d'être protégés par leur gouvernement qui sait qu'ils n'ont que les mains nues tandis que les allogènes partout sur le territoire ivoirien sont tous armés?

A chacun de nos compatriotes, que vous soyez RHDP ou pas, notre pays est sérieusement menacé et il faut que nous comprenions maintenant et pour toujours la nécessité de nous mettre ensemble afin d'amorcer avec courage, la libération de notre pays des mains des conquérants qui veulent nous exproprier ou nous chasser simplement avec la complicité de nos dirigeants.

Loin de nous l'idée de détester les étrangers. Il est aussi clair qu'un étranger dans un pays à une obligation de respect vis-à-vis de ceux qui l'ont reçu ainsi que leur lois. Hors ces étrangers armés qui attaquent aussi facilement les ivoiriens sur leur sol, ont une mission claire à leur assigner par Alassane Ouattara. C'est pourquoi nous devons nous organiser et exiger de notre gouvernement le rapatriement immédiat et sans préjudice aucun de ces mercenaires. 

Que Dieu bénisse nos frères et soeurs de Béoumi ainsi que toute la Côte d'Ivoire. 

Fait à Abidjan le Samedi 18Mai 2019

Par JEAN ENOC BAH, PRÉSIDENT DU CRI

 

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jeudi, 16 mai 2019 07:49 Written by

Exaspérés par la dégradation des conditions de sécurité à Khartoum, où les manifestants n’ont cessé de prendre de la place, les généraux au pouvoir ont suspendu « pendant 72 heures » les discussions sur la formation d’institutions devant conduire le pays à un pouvoir civil.

« Nous avons décidé de suspendre les discussions pendant 72 heures pour préparer le terrain » à la conclusion d’un accord sur la transition, a déclaré le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah Al-Burhan, dans un discours à la nation retransmis par la télévision publique jeudi 16 mai avant l’aube. Le dirigeant de ce Conseil, qui avait évincé le 11 avril le président Omar Al-Bachir, n’a pas totalement fermé la porte aux négociations sur un transfert du pouvoir aux civils mais il a mis la pression sur les chefs de la contestation pour qu’ils contrôlent mieux leurs troupes.

Des « provocations »

Il a souhaité pendant la période de 72 heures une levée des barricades à Khartoum, la réouverture d’une ligne de chemin de fer reliant la capitale au reste du pays qui a été fermée, selon lui, par les manifestants et la fin de leurs « provocations » à l’égard des forces de l’ordre. Selon lui, la dégradation de la situation de la sécurité à Khartoum a pris la forme d’« une escalade verbale » contre les forces armées, de la fermeture de ponts, de rues et d’une ligne de chemin de fer, de désordres dans la ville et de l’« infiltration parmi les manifestants d’éléments armés responsables de tirs contre les forces de l’ordre ».

 Le général Burhan a défendu, dans son contexte, les unités controversées de la Force de soutien rapide (RSF) accusées d’interventions musclées contre les manifestants qui ont fait huit blessés mercredi et six tués – cinq civils et un militaire – lundi soir. « La RSF a joué un rôle de premier plan en temps de guerre et de paix et a pris la défense du peuple et contribué au succès de sa révolution », a-t-il affirmé.

Des chefs de la contestation, membres de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la protestation, avaient annoncé auparavant avoir été informés de la suspension par l’armée des discussions politiques. Le Conseil militaire et les dirigeants de l’ALC étaient censés plancher mercredi soir sur la composition d’un Conseil souverain, institution-clé de la période de transition, fixée à trois ans, après avoir progressé sur la formation d’une assemblée législative.

Enlever les barricades

« Le Conseil militaire a suspendu les discussions et demandé de démanteler les barrages dans certaines parties de la capitale », a déclaré Rachid Al-Sayed, porte-parole de l’ALC. « Ce Conseil nous a dit que les manifestants doivent (…) réintégrer le principal sit-in » où les manifestants campent depuis le 6 avril, a-t-il précisé. Ces manifestants ont obtenu l’éviction du président Omar Al-Bachir et poussent depuis pour un transfert du pouvoir à des autorités civiles.

Lundi, après les premières violences autour des barricades qui ont fait six morts, le Conseil militaire a estimé « inacceptable » l’érection de barrages en affirmant qu’ils créaient le chaos dans la capitale. A la suite des violences de mercredi, l’Association des professionnels soudanais (SPA), un pilier de la contestation, a appelé à la mobilisation en demandant, dans un communiqué, aux Soudanais de montrer leur « soutien aux manifestants », en les rejoignant dans leur sit-in devant le QG de l’armée dans la capitale. Elle a en même temps exhorté les manifestants à « garder le caractère pacifique de leur mouvement et à éviter tout affrontement ».

Des progrès malgré tout

Le processus de négociation a enregistré d’importants progrès depuis lundi. La physionomie de l’assemblée législative a été définie. Elle devrait être composée de 300 membres, dont 67 % seront désignés parmi l’ALC. Le reste des sièges sera réservé aux représentants des forces politiques non affiliées à cette alliance.

L’un des leaders de la contestation, Khaled Omar Youssef, a minimisé le rôle qu’aura à jouer le Conseil souverain, insistant sur le fait que le pays disposera d’un gouvernement puissant. « Le cabinet aura les pleins pouvoirs et sera formé par l’ALC », a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse, ajoutant que l’alliance pourrait faire appel à des technocrates. « Seuls les ministères de la défense et de l’intérieur iront aux militaires ». M. Youssef a insisté sur la nécessité d’avoir un Conseil souverain composé essentiellement de civils, alors que les généraux souhaitent qu’il soit dominé par les militaires.

Les Emirats arabes unis, attentifs à l’évolution de la situation et qui se sont associés à l’Arabie saoudite pour lui apporter une aide de 3 milliards de dollars, se sont félicités des progrès. Ce processus « met le Soudan sur la voie de la stabilité et du redressement après des années de dictature de Bachir et des Frères » musulmans, a tweeté le ministre d’Etat émirati aux affaires étrangères, Anouar Gargash.

Une profonde crise économique a alimenté la contestation déclenchée le 19 décembre et le triplement du prix du pain a mis le feu aux poudres.

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jeudi, 16 mai 2019 07:33 Written by

« C’est une législature qui est peut-être légale, mais elle est illégitime ». Donklam Abalo, porte-parole de l’Union sociale libérale (USL, de Sébastien Ajavon), résume ainsi un sentiment unanimement partagé au sein de l’opposition béninoise.

Jeudi, les députés nouvellement élus, issus d’un scrutin auquel aucun parti de l’opposition n’a pu participer, vont officiellement prendre leur place dans un hémicycle sous très haute surveillance. À Porto-Novo, un important dispositif militaire a été déployé aux abords de l’Assemblée nationale, signe que les autorités craignent une nouvelle flambée de violences.

Craintes de résurgence des violences

 

AUCUN BILAN OFFICIEL DES VIOLENCES POST-ÉLECTORALES DES 1ER ET 2 MAI N’A POUR L’HEURE ÉTÉ COMMUNIQUÉ PAR LES AUTORITÉS

Deux semaines après les heurts post-électoraux qui ont secoué le pays, les 1er et 2 mai – en particulier autour du domicile de l’ancien président Thomas Boni Yayi dans le quartier de Cadjehoun, à Cotonou – aucun bilan officiel n’a pour l’heure été communiqué par les autorités.

Dans un rapport rendu public mardi, l’ONG Amnesty international affirme avoir documenté «  la mort par arme à feu, d’au moins quatre personnes », évoquant notamment le cas d’« une mère de sept enfants » et d’un jeune de 19 ans, tué par balles à Kandi, dans le nord du pays. Les différentes composantes de l’opposition, elles, avancent des bilans allant de sept à neuf morts, selon les sources.

Un climat de tension qui n’a pas empêché le processus d’installation des nouveaux députés de se poursuivre. Dès la semaine dernière, le président de l’Assemblée sortante, Adrien Houngbédji, a invité les nouveaux députés à se rendre au siège du Parlement pour remplir les formalités.

La première séance sera conduite par un bureau temporaire, dont la composition est déjà connue : il sera présidé par le doyen d’âge, Wallis Zoumarou (77 ans), élu sur la liste du Bloc républicain (BR) qui a recueilli 36 sièges. Il sera assisté des deux plus jeunes députés, Epiphane Honfo et Yacoubou Orou Sé Guéné, tous deux issus de celle de l’Union progressiste (UP), totalisant 47 députés.

Les deux listes, qui se réclament de la mouvance présidentielle, ont été les seules autorisées à participer aux législatives du 28 avril dernier. Une situation inédite dans le pays depuis le renouveau démocratique en 1990 pour un scrutin lors duquel les appels au boycott lancés par l’opposition semblent avoir été très largement entendus : seulement 27% des électeurs se sont déplacés, selon les chiffres de la Cour constitutionnelle.

LA SITUATION POLITIQUE TENDUE DANS LAQUELLE SE TROUVE NOTRE PAYS ACTUELLEMENT APPELLE AU CHOIX D’UNE PERSONNALITÉ INTÈGRE ET CONSENSUELLE

Conformément au règlement intérieur du Parlement, le bureau d’âge va conduire dès jeudi l’élection des membres du futur bureau de l’Assemblée nationale. Un scrutin qui s’annonce très disputé entre les différentes personnalités des deux listes de la mouvance.

Parmi les noms les plus cités, on compte Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du développement, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur, Alassane Séidou, ministre des Transports et de la Décentralisation, Abraham Zinzndohoué, ancien président de la Cour suprême, ou encore le général Robert Gbian, ancien vice-président de l’Assemblée nationale…

Certains députés défendent également le nom de plusieurs jeunes candidats au perchoir, évoquant les noms d’Oswald Homéky, ministre des Sports ou celui de Jean-Michel Abimbola, coordonnateur du bloc de la majorité parlementaire sortante.

 

« La situation politique tendue dans laquelle se trouve notre pays actuellement appelle au choix d’une personnalité intègre et consensuelle, qui saura faciliter le débat de la réconciliation politique dont le pays a besoin pour panser ses plaies consécutives aux élections législatives du 28 avril 2019 », écrit pour sa part le professeur de Droit Ibrahim Salami, réputé proche du pouvoir, dans une tribune publiée dimanche par le quotidien Le Matinal.

L’universitaire plaide par ailleurs pour « rétablir » une tradition d’équilibre régional au niveau institutionnel qui a été stoppée à l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, en 2016. « La stabilité du pays résulte en grande partie de cette tradition dans le système politique, qui veut que lorsque, le président de la République a ses origines dans le Nord du Bénin, celui de l’Assemblée nationale ait les siennes au Sud, ou dans une autre région du pays », souligne Ibrahim Salami.

Jusque-là, aucun député ne s’est officiellement porté candidat au perchoir. Selon les dispositions réglementaires, ils ont jusqu’à une heure avant le scrutin pour se dévoiler. Le président de l’Assemblée est élu au scrutin uninominal, à bulletins secrets. Pour l’emporter, il doit réunir la majorité absolue des suffrages pour les deux premiers tours. Si un troisième tour est nécessaire, la majorité relative suffit et, en cas d’égalité des suffrages, le plus âgé est élu.

Dans la tradition de l’élection du président du parlement au Bénin, le caractère secret du vote a souvent réservé des surprises. Adrien Houngbédji, le président de la précédente législature, avait ainsi été élu à une voix près.

Vers une réforme constitutionnelle

LA CRAINTE DES OPPOSANTS : LA REMISE À ZÉRO DES COMPTEURS, ET LA POSSIBILITÉ OUVERTE À PATRICE TALON DE RESTER AU POUVOIR AU-DELÀ DES DIX ANS AUTORISÉS PAR L’ACTUELLE CONSTITUTION

L’absence de l’opposition dans cette nouvelle Assemblée monocolore offre une occasion inédite au président Patrice Talon de faire passer ses réformes, notamment constitutionnelles, qui avaient été jusque-là bloquées par les députés.

En avril 2017, son premier projet de révision constitutionnelle n’avait pu recueillir le nombre de députés requis (62) pour être examiné. En juillet 2018, il était certes parvenu à convaincre 62 députés de passer à l’étape de la recevabilité du texte, mais a finalement échoué à faire adopter le texte par les 4/5e des voix (66 députés sur 83), à quatre députés près.

 

Dans la réforme constitutionnelle envisagée, si certains points font l’objet d’un relatif consensus, même au sein de l’opposition – suppression de la peine de mort, création de la Cour des comptes, amélioration de la représentation du nombre des femmes au parlement – d’autres font polémique. La question du mandat unique pour le président de la République, l’alignement des mandats et le regroupement des différentes élections en une seule  élection générale ont fait l’objet d’âpres débats.

Mais ce que craignent par dessus tout la plupart des contempteurs du projet de Patrice Talon, c’est la perspective d’une nouvelle République qu’inaugurerait de fait la révision constitutionnelle, qui remettrait les compteurs à zéro et ouvrirait la possibilité au président béninois de rester au pouvoir au-delà des dix ans autorisés par l’actuelle Constitution.

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