Dernières Brèves

La Cour constitutionnelle de la RDC a rejeté définitivement la candidature de Jean-Pierre Bemba.

mardi, 04 septembre 2018 08:53 Written by

La plus haute juridiction de la République démocratique du Congo par sa décision empêche l'un des chefs de file de l'opposition de se présenter à l'élection présidentielle prévue en décembre.

La Cour confirme ainsi la première décision de la commission électorale qui avait jugé la candidature de Bemba irrecevable.

M. Bemba, un ancien chef de guerre, a été jugé inéligible en raison d'une condamnation à la Cour pénale internationale pour subornation de témoins.

L'opposant qui reste très populaire en RDC a récemment été acquitté de crimes de guerre par la CPI après 10 ans de détention.

Le mois dernier, il est rentré en RDC où ses partisans lui ont réservé un accueil triomphal. Il était considéré comme l'un des rivaux les plus sérieux de la majorité présidentielle et de la mouvance pro-Kabila.

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Blé Goudé à Simone Gbagbo : devant toi, toujours en admiration ! Côte d’Ivoire-réconciliation Featured

mardi, 04 septembre 2018 08:41 Written by

MERCI MAMAN !
À l’annonce de ta mise en liberté, m’associant à la joie de nombreux ivoiriens qui avaient salué cette nouvelle étape qu’amorçait désormais notre pays, j’affirmais que, te connaissant, je restais convaincu que dans tes valises de retour, ni la haine, ni la vengeance n’avait de la place.

Je ne croyais pas si bien dire. Aux nombreux visiteurs qui se bousculent à ta porte, qui pour te souhaiter la bienvenue chez toi auprès de ta famille, qui pour t’exprimer leur soutien, tu prêches le pardon mutuel déclarant : « Mon souhait c’est qu’ensemble nous acceptions de nous pardonner les uns les autres. Considérons que les choses anciennes sont passées et toutes choses sont nouvelles dans cette Côte d’Ivoire unie et réconciliée.»
Confondant ainsi tes détracteurs, tu souhaites que soit tournée la page des conflits pour que «s’ouvre la page celle de l’espérance et de l’espoir pour la Côte d’Ivoire.»
Et pourtant, ce marigot de la réconciliation dans lequel tu fais un saut avec tant de succès, se sont déjà noyées des personnalités et des institutions.
Ce qui manquait certainement, c’était une personnalité forte au leadership fort, mais surtout avec une bonne dose de volonté sans calculs pour oser emprunter cette voie épineuse afin de porter avec courage la voix de la paix et du pardon mutuel.
Avec ta méthode originale, sans formule théâtrale, tu es en train de soigner les cœurs et les esprits. Ceux qui ont prétendu te connaître réalisent chaque jour qu’ils ne te connaissent nullement.
Je reste convaincu que tu vas davantage les surprendre pour que le monde entier renouvelle enfin son regard sur ta vraie personnalité et ta philosophie politique inspirée du pardon.
Moi qui m’inquiétais tant de quelle personnalité politique pouvait oser affronter la colère et les réticences légitimes de ses partisans pour leur indiquer la voie de la paix et du pardon, je me sens rassuré et fier que les circonstances de l’histoire se soient portées sur toi pour conduire cette tâche pesante, mais exaltante.

Tu as aussi dit que pour réussir ta mission, tu as besoin de soldats de la paix pour aller prêcher la réconciliation à travers toute la Côte d’Ivoire.

Sois en rassurée Maman, même si je suis absent, mes camarades t’accompagneront dans cette noble œuvre de la paix comme ils l’avaient fait avec moi lors de la caravane de la paix dont tu fus l’invité spéciale de l’apothéose au stade Jessy Jackson de Yopougon le 21 avril 2007. Mieux, je ne doute pas un seul instant que les ivoiriens dans leurs belles diversités seront à tes côtés.

Maman, femme d’honneur,

devant toi, je tomberai toujours en admiration !

Merci Maman !

Ton fils Charles Blé Goudé

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Conseil de sécurité de l’ONU : la Côte d’Ivoire prend les commandes en décembre prochain Featured

mardi, 04 septembre 2018 08:40 Written by

Devenue membre non permanant depuis le 1er janvier 2018 pour un mandat de deux ans (fin 2019), la Côte d’Ivoire présidera le conseil de sécurité durant tout le mois de décembre 2018.

Selon les textes des nations unies, la présidence du Conseil de sécurité est assurée par chacun des Membres à tour de rôle pendant un mois, suivant l’ordre alphabétique anglais des noms des États Membres. Ainsi après le Royaume-Uni en août, c’est au tour des Etats-Unis de présider le conseil durant tout le mois de septembre. Suivra la Bolivie en octobre, la Chine en novembre puis la Côte d’Ivoire en décembre 2018.
« Le programme de travail du Conseil de sécurité est établi par la présidence puis agréé par tous les membres du Conseil lors de la première séance de consultations officieuses du mois » disent les mêmes textes. Durant la présidence du Royaume-Unis, les 15 membres du conseil ont travaillé sur plusieurs rapports. Notamment les rapports sur la guerre en Iraq, au Koweit mais aussi sur les situations de paix au Burundi, en RDC et au Soudan du sud.

La situation en Côte d’Ivoire
Concernant la situation en Côte d’Ivoire, le conseil avait donné mandat au secrétaire général de l’ONU via sa recommandation S/PRST/2017/8 du 30 juin 2017 d’effectuer une étude approfondie sur le rôle de l’ONUCI dans le règlement de la situation en Côte d’Ivoire.
« Le Conseil de sécurité demande au Secrétaire général de s’engager dans un délai d’un an, et dans le cadre des ressources existantes, dans une étude approfondie du rôle de l’ONUCI dans le règlement des situations en Côte d’Ivoire depuis sa création, en tenant compte des contributions de la politique de médiation, le régime de sanctions ainsi que d’autres facteurs pertinents, le cas échéant, permettant l’achèvement du mandat de l’ONUCI. Le Conseil de sécurité attend avec impatience les résultats de cette étude, y compris d’autres leçons à tirer et recommandations, et exprime son intention d’envisager des options à prendre en compte dans le cadre de ses travaux en cours pour une efficacité globale des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Le rapport du Secrétaire général devrait être présenté en août 2018 » dit la recommandation.
« Le Chef de l’Etat et le Secrétaire Général des Nations unies ont fait un large tour d’horizon des questions liées à la sous-région ouest-africaine et ont évoqué la coopération entre la Côte d’Ivoire et les Nations unies, notamment la présidence du Conseil de Sécurité par notre pays. Ils se sont également réjouis de la qualité des relations entre la Côte d’Ivoire et les Nations unies » nous dit une note de la présidence ivoirienne suite à la rencontre entre le président Alassane Ouattara et Antonio Guterres ce lundi 3 septembre à Beinjing (Chine) en marge du 3e Forum du sommet Sino-africain.

Philippe Kouhon

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Sommet Chine-Afrique : « Pékin n’est pas néocolonialiste mais hégémonique »

Premier partenaire commercial de l’Afrique, la Chine a promis au continent une aide de 60 milliards de dollars (environ 52 milliards d’euros), lundi 3 septembre, lors du septième Forum sur la coopération sino-africaine, qui réunit durant deux jours à Pékin les dirigeants de 53 pays africains. Alors que le président Xi Jinping a vanté une aide « sans conditions », Le Monde Afrique a interrogé le sinologue Jean-Pierre Cabestan, professeur de science politique à l’Université baptiste de Hongkong, sur les contours de l’engagement chinois en Afrique.

La Chine est-elle en terrain conquis en Afrique ?

Jean-Pierre Cabestan : Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a plus qu’un seul pays africain, le Swaziland, qui garde des relations diplomatiques avec Taïwan. Tous les autres ont choisi Pékin, dont très récemment le Burkina Faso. Plus généralement, la Chine est devenue un partenaire essentiel de l’Afrique, même si cela ne veut pas dire qu’elle y est seule et que les pays africains se détournent des Etats-Unis, de l’Union européenne (UE) ou des autres pays émergents.

 

Par exemple, la Tanzanie reste très proche de la Chine mais entend aussi faire plus avec les Etats-Unis et l’UE. Et l’Ouganda, fidèle partenaire de Pékin, a attribué à Total l’exploitation de la plus grande partie de ses gisements pétroliers du lac Albert, la compagnie chinoise Cnooc n’ayant obtenu qu’un tiers de ceux-ci. De même, le Soudan, qui espère bénéficierun jour de la levée des sanctions occidentales, distend peu à peu ses liens avec Pékin, à qui il ne vend pratiquement plus de pétrole, celui-ci étant aux trois quarts concentré au Soudan du Sud, où la production a à peine repris.

Mais incontestablement, en règle générale, la Chine est présente partout en Afrique, son discours anti-occidental n’y est pas mal perçu et, surtout, de nombreux pays africains s’interdisent désormais de critiquer la Chine ou de soutenir une politique étrangère critique de la Chine.

Lire aussi :   Au Forum Chine-Afrique, Pékin célèbre ses « nouvelles routes de la soie »

Ce poids de la Chine fait-il débat en Afrique ?

Oui, la question que se posent de nombreux Africains est : jusqu’où allerdans le partenariat et, plus encore, dans la dépendance économique et financière à l’égard de Pékin ? D’où l’inclination de nombreux pays africains à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, ce qui n’est pas toujours possible vu la faiblesse des offres occidentales de financement.

En outre, la Chine, de par son poids hégémonique et l’asymétrie des relations qu’elle entretient avec la plupart des pays africains, devient parfois un sujet de débat de politique intérieure. Cela a été le cas lors d’élections récentes en Zambie et au Ghana. La Chine fait aussi débat au Kenya, où la voie ferrée qu’elle vient de terminer entre Mombasa et Nairobi apparaît aux yeux de nombreux opposants comme trop onéreuse et vouée à resterdéficitaire.

Ces controverses touchent aussi l’Ouganda, où l’opposition juge le président Museveni trop proche de Pékin, voire l’Ethiopie, où l’évolution politique intérieure contribue à délier les langues sur le trop fort endettement à l’égard de la Chine.

Y-a-t-il un risque de néocolonialisme chinois ?

C’est le premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, qui a récemment employé l’expression. Cette critique est plus courante en Afrique, constituée de nombreuses anciennes colonies, qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Cela dit, plus que néocolonialiste, la Chine se montre plutôt hégémonique en Afrique, voire impérialiste, tirant parti de sa force de frappe financière et commerciale pour imposer son jeu et ses vues, et parfois s’ingérer dans les affaires intérieures des pays afin de mieux protéger ses intérêts, contrairement à ce qu’elle prétend dans les arènes internationales où elle promeut la « non-ingérence ».

Lundi, au premier jour du sommet Chine-Afrique, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a explicitement réfuté cette accusation de néocolonialisme. C’est intéressant car l’Afrique du Sud est une vraie puissance régionale, et si l’ex-président Zuma était proche de la Chine, on se demande si son successeur sera ou non sur la même ligne. On peut même penser qu’il rééquilibrera sa politique étrangère au profit de ses partenaires occidentaux ou des autres pays émergents.

En fait, de nombreux pays africains sont certes dans une relation asymétrique avec Pékin, mais ils ne sont pas devenus des Etats tributaires de la Chine comme peuvent l’être le Laos ou le Cambodge. D’après ce qu’on sait, la Chine n’est le créancier principal que de trois pays africains : Djibouti, le Congo-Brazzaville et la Zambie. L’accusation de néocolonialisme me paraît d’autant moins pertinente que la Chine n’entend surtout pas gérerl’Afrique à la place des Africains, comme la France l’a longtemps fait pour ses anciennes colonies.

Il n’y a donc pas de néocolonialisme, mais une nouvelle forme d’hégémonie, voire d’impérialisme, qui passe notamment par le commerce, les prêts, la diplomatie et la coopération militaire.

Lire aussi :   Chine-Afrique : le continent au défi d’un emballement de la dette

L’institut Thomas More vient de publier une étude qui va à contre-courant puisqu’elle est intitulée « Chine-Afrique : au-delà des intérêts économiques, l’indifférence réciproque ». Qu’en pensez-vous ?

Je pense que c’est faux. L’intérêt est réciproque et croissant, car la Chine sait que la croissance de demain proviendra en partie de l’Afrique, et l’Afrique sait que la Chine peut lui fournir de nombreuses infrastructures qui faciliteront ce développement économique, au risque d’accroître l’endettement des pays et donc leur dépendance à l’égard de Pékin. Certes, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, que le précédent Forum, en 2015, avait prévu de doubler et de porter à 400 milliards de dollars en 2020, ont en réalité diminué depuis 2014, avant de remonter à 170 milliards en 2017. Mais cela est lié à la crise des matières premières.

De même, il y avait un million de Chinois en Afrique en 2014, et ce nombre est sans doute lui aussi en train de se réduire. Tout simplement parce qu’il reste difficile de gagner de l’argent en Afrique, notamment dans le secteur manufacturier, du fait du coût de l’électricité, des transports et du bas niveau de formation de la main-d’œuvre. C’est pourquoi la plupart des entreprises chinoises qui s’internationalisent continuent de privilégier les pays à bas coût d’Asie du Sud-Est ou d’Asie du Sud, plus proches et mieux équipés en infrastructures.

Mais il suffit de se rendre en Afrique pour voir que la présence chinoise y reste très importante, voire dominante, notamment dans le secteur des infrastructures, où les sociétés chinoises sont souvent les moins-disantes.

Surtout, je pense que pour la Chine, l’Afrique est une priorité car c’est le continent où il est le plus facile de damer le pion aux Occidentaux : c’est aujourd’hui le ventre mou de l’Occident. C’est pourquoi elle y est si active et ceci sur tous les fronts, y compris culturel, avec les instituts Confucius, et idéologique, avec de multiples échanges entre le Parti communiste chinois et des partis politiques africains. C’est aussi pourquoi elle consacre tant d’argent à la formation de cadres, de techniciens et même de journalistes africains.

Qu’en est-il de la coopération militaire ?

Elle comporte deux aspects : la formation d’officiers et la vente d’armements. De nombreux officiers africains suivent désormais des formations en Chine, mais, contrairement aux Américains et aux Français, les Chinois n’intègrent pas ces stagiaires à leur armée. Pour un officierafricain, un stage en Chine reste donc moins valorisé qu’un stage en Occident.

Concernant l’armement, la Chine ambitionne de devenir le premier fournisseur des pays en voie de développement grâce à du matériel bon marché et robuste. Elle a aussi commencé à proposer des équipements plus sophistiqués, comme des avions de chasse au Zimbabwe, des hélicoptères au Soudan ou des bateaux de guerre en Algérie, au Cameroun et au Nigeria. En fait, les Chinois deviennent les principaux concurrents des Russes, notamment en Angola, en Ethiopie, au Soudan et en Algérie.

La Chine veut également être le leader des transmissions des forces armées africaines et de leurs quartiers généraux. Huawei a gagné des contrats au Niger, en Tanzanie et au Zimbabwe, avec les risques que l’on sait en matière d’espionnage.

Lire aussi :   Les « nouvelles routes de la soie » chinoises sont bien gardées

Quelle peut être la réponse de l’Occident ?

La Chine nous oblige à réagir. Prenez le cas du Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde. Comme l’Occident lui applique des sanctions commerciales, il se tourne vers la Chine, qui y construit non seulement le palais présidentiel mais aussi de nombreuses infrastructures, notamment des routes. Avec nos principes de bonne gouvernance et de politique des droits humains, que, d’ailleurs, nous n’appliquons pas à la Chine, nous nous tirons une balle dans le pied. Avons-nous imposé des sanctions à la Chine parce que Xi Jinping a décidé de devenir président à vie ? Une fois encore, on s’en prend aux plus faibles et aux plus démunis, jamais aux plus forts.

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Sénégal: réactions à la révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall

Au Sénégal, la révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall, par décret présidentiel, vendredi 31 août, préoccupe la société civile. Pour le défenseur des droits de l'homme et expert indépendant pour les Nations unies, Alioune Tine, cette décision est un mauvais signe pour la démocratie du pays.

Le président sénégalais, Macky Sall, a révoqué de ses fonctions le maire de Dakar, Khalifa Sall, au lendemain de sa condamnation, en appel, à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, selon un décret publié vendredi. Depuis, les réactions se multiplient.

Joint par RFI, Alioune Tine, défenseur des droits de l'homme, cette décision augure une campagne présidentielle tendue entre le pouvoir et l'opposition.

« La précipitation avec laquelle cela a été fait a sidéré tout le monde. C’est carrément une liquidation politique de la carrière de quelqu’un qui a consacré toute sa vie. Il s’agit donc d’une décision grave qui ne peut pas être prise d’une manière aussi rapide, aussi facile et aussi froide », a-t-il souligné avant d’ajouter que le Sénégal traverse aujourd’hui « les moments les plus sombres » de son histoire politique.

« C’est la première fois, pratiquement depuis que nous sommes engagés dans une transition démocratique, qu’il y a eu la possibilité, pour le président de la République, de révoquer des adversaires politiques, de les éliminer. Ce n’est pas une affaire facile. Je pense que cela ne peut pas ne pas avoir d’impact sur le processus électoral de 2019. L’image d’un Sénégal indépendant, d’un Sénégal, pays de référence en matière de droits de l’homme, eh bien cette image est aujourd’hui écornée sur le plan international et sur le plan africain », a ajouté Alioune Tine, expert indépendant pour les Nations unies.

Du côté des voix de la majorité présidentielle, celles-ci persistent et signent. La révocation du maire de Dakar n'a rien de politique.

Joint par RFI, Papa Biram Touré, vice-président du groupe Benno Bokk Yakaar, à l'Assemblée nationale, indique qu’il s'agit d'une décision purement administrative.

« Le Sénégal a des institutions qui fonctionnent très bien et cela ne date pas de maintenant. La séparation des pouvoirs est une réalité ici au Sénégal. Maintenant, il faut reconnaître que parmi ces gens cités, il y a des hommes politiques et il y a d’autres personnes peut-être qui seraient dans des lieux de détention pour des fautes similaires ou, en tout cas, pour d’autres fautes qui ne seraient pas politiques et c’est pour cela que vous ne les avez pas entendues. Or, les politiques aujourd’hui au Sénégal se donnent une immunité politique qui ne dit pas son nom. Cela veut dire que le politicien voudrait quand même sortir du lot des Sénégalais - qui sont des justiciables-  et, chaque fois que le politique a des problèmes avec la justice, il s’arrange pour dire qu’on l’a condamné pour des raisons politiques, alors que cela n’existe pas et que cela n’a rien à voir », a tenu à souligner Papa Biram Touré.

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Côte d’Ivoire : Amnesty Int, APDH, Midh…, exigent la reforme de la CEI et le report des élections Featured

vendredi, 31 août 2018 10:12 Written by

Le GPATE « Groupe de Plaidoyer et d’Actions pour une Transparence Électorale » (GPATE) composé d’Organisations de la Société Civile dont AMNESTY INTERNATIONAL, APDH, MIDH, ADJL-CI, CIVIS-CI, RIDDEF, ASSELCI, AFRICAN DEVELOPMENT, DEMANDE LE REPORT DES ELECTIONS LOCALES DU 13 OCTOBRE 2018, ET L’OUVERTURE DES DISCUSSIONS, EN VUE DE LA REFORME DE LA CEI.

COMMUNIQUE

Abidjan, le 29 août 2018

A la veille de la fête nationale commémorant les 58 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat dans son discours à la nation prononcé le 06 août passé, a annoncé plusieurs mesures au nombre desquels son engagement à reformer la Commission Electorale Indépendante (CEI), « Comme le recommande notamment la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)».

Cependant, le GPATE note que trois semaines plus tard, cette déclaration saluée à juste titre par tous les observateurs de la vie politique ivoirienne, peine à se matérialiser par des actes concrets sur le terrain. Bien au contraire, et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, la CEI visée par la réforme vaque paisiblement à ses occupations.

Depuis le 14 Août, elle a procédé à l’ouverture des candidatures pour les élections municipales et régionales prévues pour le 13 octobre 2018 dont la clôture est fixée au 29 août.
Cette situation suscite de sérieuses préoccupations et est de nature à causer de graves préjudices au fonctionnement apaisé de la démocratie dans notre pays.

En effet, non seulement, elle est en déphasage avec l’engagement solennel pris devant la communauté nationale et internationale par le Président de la République, de réformer l’organe électoral, mais surtout, elle continue d’ignorer l’Arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui a l’instar de l’opposition politique significative à désavoué la CEI lui faisant perdre du coup toute légitimité.

Pour le GPATE, et les organisations alliées, aucune urgence ne peut aujourd’hui justifier l’impératif d’organiser des élections avec une CEI à la fois contestée par la plupart des acteurs politiques de l’opposition, la société civile et la communauté internationale. Les tensions politiques qui sont déjà perceptibles commandent la sagesse, la prudence et la recherche patiente du consensus politique.

En d’autres termes, après la libération de certains prisonniers politiques, il parait urgent et indispensable de continuer dans la dynamique de décrispation du climat politique, résultant du discours du 06 août dernier du Président de la République, en procédant à la mise en œuvre concrète et rapide de la réforme consensuelle de la CEI, à l’effet de consolider le climat de paix et de rassemblement autour des intérêts supérieurs de la Nation.

Par conséquent, le GPATE, invite le gouvernement :

• à reporter les élections régionales et locales prévues pour le 13 octobre 2018, qui stratégiquement devraient être postérieure à la réforme de la CEI de sorte à servir de test à l’efficacité de la nouvelle CEI, avant les grandes échéances présidentielles de 2020 ;

• à ouvrir instamment les discussions autour de la réforme de la CEI en conviant toutes les parties prenantes (pouvoir, opposition, société civile) à un dialogue inclusif ;
Pour le GPATE, le renforcement de la paix sociale et de l’Etat de droit est à ce prix.

Pour le GPATE
Les organisations membres:
APDH;
MIDH ;
AMNESTY INTERNATIONAL ;
ADJL-CI
CIVIS-CI ;
RIDDEF

ASSELCI ;
AFRICAN DEVELOPMENT

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Fin à la Haye du procès de Bosco Ntaganda

vendredi, 31 août 2018 10:03 Written by

Le procès a pris fin mercredi, sur les plaidoiries finales de la défense et une déclaration de Bosco Ntaganda.

Les juges de la Cour pénale internationale ont entamé leur délibéré après un procès qui a duré plusieurs mois.

L'ex milicien congolais a rejeté toutes les accusations de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre allégués par l'accusation et commis lorsqu'il commandait la branche armée de l'Union des patriotes congolais, entre 2002 et 2003.

Il a aussi rejeté le surnom de « Terminator », qui l'aura poursuivi depuis l'Est du Congo jusqu'à La Haye.

« Ce conflit a été provoqué par des politiciens qui ont mis le Congo à feu et à sang avec des déclarations incendiaires . » a t-il indiqué en kinyarwanda, traduit en français à la Cour.

Les juges ont entamé leur délibéré qui devrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Bosco Ntaganda risque jusqu'à 30 ans de prison s'il est reconnu coupable des faits que la justice internationale lui reproche.

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La justice sénégalaise confirme la peine de prison du maire de Dakar

vendredi, 31 août 2018 09:59 Written by

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné en appel, jeudi 30 octobre, à cinq ans de prison ferme pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », une décision qui confirme la peine infligée en première instance et pourrait l’écarter de la course à l’élection présidentielle sénégalaise.

« Le tribunal confirme le jugement pour Khalifa Sall », a indiqué lors d’une audience publique le président de la cour d’appel, en l’absence de l’accusé. La cour d’appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses huit coaccusés à verser « solidairement » la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

Lire aussi :   Khalifa Sall officialise sa candidature à la présidentielle sénégalaise de 2019 depuis sa cellule

En l’état, Khalifa Sall, 62 ans, ne peut pas se présenter pour défier dans les urnes le président sortant, Macky Sall, en février 2019. Il lui reste toutefois la possibilité d’introduire un ultime recours devant la Cour suprême, ce qu’il a l’intention de faire, selon une proche collaboratrice ayant requis l’anonymat. « S’il est condamné définitivement avant la date de clôture des candidatures », entre le 11 et le 26 décembre, il sera alors effectivement exclu de la course, a-t-elle ajouté, évoquant une « course contre la montre ».

Recours en cassation de Karim Wade

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros, prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la ville de Dakar. Maire de la capitale sénégalaise depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

Lire aussi :   Sénégal : Karim Wade sort de son silence pour attaquer le président Macky Sall

La Cour suprême doit par ailleurs se prononcer jeudi sur un recours en cassation introduit par un autre candidat déclaré à la présidentielle, Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». Karim Wade avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l’empêcher de se présenter.

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