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Le mauvais karma du "nouveau" Zimbabwe

Élection douteuse, répression sanglante: les poisons de l'ère Mugabe ont la vie dure.

Chassez le naturel, il revient au pas de l'oie. Le double scrutin, présidentiel et législatif, du 30 juillet devait, paraît-il, solder à tout jamais l'héritage calamiteux laissé par l'autocrate cacochyme Robert Mugabe, 94 ans dont 37 aux commandes du Zimbabwe. Funeste illusion. La répression à balles réelles, à Harare et dans ses banlieues, de l'élan protestataire né le surlendemain des suspicions - légitimes - de fraude électorale, maté à l'ancienne, aura dessillé les yeux des plus candides. Bilan : au moins six civils tués, dont un marchand de fruits et légumes qui tentait de protéger son étal des pillards... Un retour du refoulé que confirment la rafle opérée le 2 août au siège du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), mais aussi la traque de ses militants, réels ou supposés, menée de jour comme de nuit par des policiers et des militaires en uniforme, ou par des soudards en civil, masqués au besoin. 

Selfie présidentiel : le 3 août à Harare, une électrice de la Zanu-PF immortalise sa rencontre avec Emmerson Mnangagwa, élu à la présidence cinq jours plus tôt.

Selfie présidentiel : le 3 août à Harare, une électrice de la Zanu-PF immortalise sa rencontre avec Emmerson Mnangagwa, élu à la présidence cinq jours plus tôt.

Haro sur les insoumis

Cibles favorites de cette soldatesque, que l'ONG Human Rights Watch accuse, dans un rapport circonstancié, de "frapper et de harceler une multitude de citoyens" : les bas quartiers d'une capitale coupable d'avoir "mal" voté. En clair, en faveur du jeune quadra Nelson Chamisa, candidat du MDC, et non du chef de l'Etat par intérim, Emmerson Mnangagwa, 75 printemps, champion de la Zanu-PF, ex-parti unique détenteur du pouvoir depuis l'indépendance, opportunément crédité de 50,8 % des suffrages. La férocité de cette mise au pas de la rue conduira d'ailleurs les chefs des missions diplomatiques de l'Union européenne, des Etats-Unis, du Canada et de la Suisse à signifier la "grave inquiétude" que leur inspirent tant "l'éruption de violence" que "les sérieuses violations des droits de l'homme".   

Des recours voués à l'échec

Soucieux de ne pas ruiner les efforts entrepris depuis la destitution du vieux "Comrade Bob", le 21 novembre dernier, afin de redorer le blason de l'ancienne Rhodésie du Sud, Mnangagwa réprouve les exactions de l'appareil sécuritaire, promet une enquête indépendante et jure - après avoir tenté de justifier l'usage de la force armée - n'être pour rien dans l'envoi de la troupe aux basques des manifestants. Quant à son rival malheureux, il s'astreint à épuiser la panoplie des recours légaux. Sans l'ombre d'un espoir : Chamisa, qui a succédé à la tête du MDC au challenger historique, Morgan Tsvangirai, décédé en février, sait combien les institutions en place demeurent inféodées au pouvoir. Tel est notamment le cas de la ZEC, commission électorale passée à la postérité pour le zèle qu'elle déploya à l'heure de valider les grossières tricheries de l'ère Mugabe. 

Le 1er août à Harare, des partisans du MDC brandissent une affiche à l'effigie de leur champion, Nelson Chamisa, officiellement crédité de 44,3 %.

Le 1er août à Harare, des partisans du MDC brandissent une affiche à l'effigie de leur champion, Nelson Chamisa, officiellement crédité de 44,3 %.

L'agneau et le "Croco"

Soyons francs : ce rendez-vous manqué avec l'Histoire ne surprendra que les naïfs. Ou ceux qui ignorent tout du pedigree d'Emmerson Mnangagwa, alias "le Crocodile", enfant du sérail despotique local. "Je suis doux comme un agneau", claironnait voilà peu cet apparatchik. Lui qui, jusqu'alors, se vantait volontiers d'avoir "appris à détruire et à tuer" au temps de la lutte de libération, lorsqu'il fallut se battre contre le joug colonial britannique puis défier le régime d'apartheid imposé par la minorité blanche. Serviteur empressé de Mugabe, le saurien d'Harare fut aussi l'exécuteur de ses basses besognes. Alors chef de la Sécurité nationale, il orchestre en 1983 l'écrasement de l'insurrection des provinces rebelles du Matabeleland (Ouest) et des Midlands (Centre), séquence fatale à 20 000 Zimbabwéens. Un quart de siècle plus tard, le même garde-chiourme supervise la sanglante mascarade de la présidentielle de 2008, entre bourrages d'urnes et raids meurtriers. En tête à l'issue d'un premier tour qui a coûté la vie à 200 de ses partisans, Tsvangirai renonce au ballotage afin d'enrayer l'hécatombe. 

Le général Constantino Chiwenga, ancien chef d'état-major promu à la vice-présidence, lors d'une cérémonie officielle, le 24 novembre 2017 à Harare.

Le général Constantino Chiwenga, ancien chef d'état-major promu à la vice-présidence, lors d'une cérémonie officielle, le 24 novembre 2017 à Harare.

Grace, disgrâce et jeux de dupes

Côté cour, cette loyauté d'airain vaut à Mnangagwa maints honneurs. A commencer par divers portefeuilles ministériels, dont ceux de la Défense et des Finances, puis, en 2014, enfin, la dignité de vice-président. Son éviction, exigée par la très ambitieuse et très cupide First Lady, prénommée Grace, qui guigne le trône de l'époux nonagénaire, précipitera d'ailleurs la chute de la maison Mugabe. Hostile au scénario de la succession matrimoniale, la coterie des généraux déclenche alors un putsch de velours, contraint "Comrade Bob" à la reddition et confie le sceptre au disgracié. Là est toute l'ambiguïté de l'irruption du "Croco" à l'avant-scène : il doit sa couronne à une révolution de palais, non à un soulèvement populaire. Et ce au risque d'apparaître comme la caution civile d'une junte de vétérans galonnés mus avant tout par le désir de perpétuer rentes et privilèges. Un haut gradé incarne ce pouvoir de l'ombre : l'ancien chef d'état-major Constantino Chiwenga, promu en décembre dernier à... la vice-présidence. Certains experts du marigot zimbabwéen avancent au demeurant l'hypothèse d'un partage des tâches : au chef de l'Etat mal élu, voire pas élu du tout, les serments lénifiants sur la réconciliation, le droit, la justice et la démocratie ; à l'élite militaire, la gestion musclée de l'ordre public. 

Escorté par sa fille Bona et par son épouse Grace, le satrape déchu Robert Mugabe vote le 30 juillet dans une école de Highfield, quartier chic de la capitale Harare.

Escorté par sa fille Bona et par son épouse Grace, le satrape déchu Robert Mugabe vote le 30 juillet dans une école de Highfield, quartier chic de la capitale Harare.

Mnangagwa espérait se laver du péché origineldans les urnes, sinon y puiser l'élixir de la légitimité. Raté. Même si l'enracinement de la Zanu-PF dans les zones rurales le dote d'un Parlement introuvable, le parti ayant raflé les deux tiers des sièges. Mais voilà : il ne suffit pas d'exhorter ses compatriotes à "oublier la politique au profit de l'économie" pour effacer les traces d'un prologue calamiteux ; pas plus qu'il ne suffit de vanter sur tous les tons les vertus d'un pays "open for business"pour qu'affluent en rangs serrés les investisseurs étrangers. Or le pays a un besoin vital d'argent frais. D'autant que les arriérés colossaux accumulés auprès de la Banque mondiale comme de la Banque africaine de développement le privent de tout accès aux bailleurs de fonds traditionnels. 

Champ de ruines

Certes, celui qui fut tour à tour le féal puis le tombeur de Mugabe s'efforce de donner des gages aux acteurs économiques. A commencer par la révision annoncée de la loi contraignant les opérateurs venus d'ailleurs à céder 51 % de leur capital à des partenaires locaux, ou les indemnités promises aux fermiers blancs expropriés à la hussarde, cibles d'une réforme agraire inepte lancée à l'orée de ce millénaire, qui relégua l'ancien grenier à blé de l'Afrique australe au rang d'importateur net de céréales. Reste que le "nouveau" régime hérite d'un champ de ruines. Inflation infernale, infrastructures défaillantes, chômage de masse, bureaucratie ubuesque, corruption endémique et arbitraire judiciaire dessinent les contours d'un environnement pour le moins dissuasif. Deux exemples. Sept ans après avoir adopté le dollar au détriment d'une monnaie nationale moribonde, Harare lance en 2016 le "billet d'obligation", censé endiguer l'exode de devises US. Echec. Le sous-emploi ? Il atteint des niveaux effarants : 90 % de la population active n'a aucune activité salariée régulière ; et plus de deux tiers des "Zimbos" végètent sous le seuil de pauvreté.  

Une formule fait florès dans les ruelles d'Harare : "Nous avons changé de chauffeur, mais pas de bus." Il y a pis : ledit bus aura commencé son périple par une embardée meurtrière ; et l'on ignore encore s'il trouvera son cap. 

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Simone Gbagbo, «la Dame de fer» de Côte d’Ivoire, sort de prison

mercredi, 08 août 2018 12:18 Written by

Condamnée en 2015 à 20 ans de prison, l’ex-Première dame vient d’être amnistiée par le président Ouattara, comme 800 autres détenus.

Simone Gbagbo devrait retrouver la liberté ce mercredi après sept années derrière les barreaux. Les partisans de la « Dame de fer », ex-épouse influente de Laurent Gbagbo, président de 2000 à 2010 de la Côte d’Ivoire, ont prévu de fêter sa libération mercredi matin devant l’Ecole de la Gendarmerie où elle est détenue à Abidjan.

Lundi soir, à l’occasion de son « discours à la Nation » à la veille de la fête nationale, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé, à la surprise générale, qu’il amnistiait 800 détenus politiques, dont Simone Gbagbo et deux anciens ministres de l’ancien régime.

Une clémence justifiée par Ouattara par son « attachement à la paix et à une réconciliation vraie ». Mais aussi un « coup » politique destiné à couper l’herbe sous le pied de ses deux principaux rivaux et jusque-là alliés : l’ancien président (et successeur de Félix Houphouët-Boigny) Henri Konan Bédié, et l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

A 69 ans, Simone Gbagbo ne purgera donc pas jusqu’au bout la peine de vingt ans de prison à laquelle elle avait été condamnée en 2015 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Elle avait été arrêtée le 11 avril 2011 au côté de son mari, vaincu par les forces d’Alassane Ouattara et de la communauté internationale, au terme de plusieurs mois de crise après l’élection présidentielle de 2010. Les télévisions du monde entier avaient alors montré le visage d’une femme hagarde, les cheveux hirsutes et humiliée par les soldats du nouvel homme fort.

 

Soupçons de liens avec les « escadrons de la mort »

Cofondatrice dans les années 1980 avec Laurent Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI), Simone a d’abord été une militante radicale qui ne craignait pas de défier le pouvoir alors en place. Ce qui lui vaudra dès cette époque plusieurs séjours en prison. Cette syndicaliste de feu est passée du marxisme pur et dur à une foi tout aussi brûlante pour le christianisme évangélique ! Parvenue au pouvoir au côté de Laurent Gbagbo, elle était aussi devenue une femme intransigeante, à la redoutée poigne de fer. Elle sera notamment soupçonnée d’être liée aux « escadrons de la mort » qui agissaient contre les opposants.

Durant la crise post-électorale de 2010 - où Laurent Gbagbo revendiquait la victoire électorale - elle avait fustigé la « sédition » et qualifié Alassane Ouattara de « chef bandit » et Nicolas Sarkozy, alors président - qui avait aidé ce dernier à prendre le pouvoir - de « diable ». La crise s’était soldée par environ 3000 morts et une fracture durable dans la société ivoirienne entre gens du nord (musulmans) et du sud (chrétiens).

Nul ne sait ce que l’ex-première dame, restée très populaire auprès de ses fidèles du Front populaire ivoirien (FPI), a l’intention de faire de sa liberté. Laurent Gbagbo (qui s’était remarié avec une ex-journaliste) est lui toujours emprisonné aux Pays-Bas en attente de son procès pour crimes contre l’humanité auprès de la Cour pénale internationale (CPI).

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Afrique du Sud : une réforme foncière à marche forcée est-elle possible ?

Au-delà de la dimension symbolique de la décision du président Ramaphosa d'amender la Constitution pour redistribuer les terres agricoles, l'analyse du rôle de la commission Vérité et réconciliation de 1995 apporte un éclairage nouveau sur cette question.

Lors de sa toute dernière allocution sur les antennes de la télévision nationale sud-africaine (SABC) – le 31 juillet dernier –, le président Cyril Ramaphosa a pris tout le monde de court. Quatre jours avant la clôture des auditions débutées en juin sur la question de l'expropriation sans compensation des terres agricoles, le chef de l'État annonce de manière solennelle que l'ANC est prêt à amender la section 25 de la Constitution pour appliquer le principe d'expropriation foncière sans compensation. Ce texte dit pourtant clairement : « Personne ne peut être dépossédé, sauf sous l'effet d'une loi d'application générale, et aucune loi ne peut permettre de dépossession arbitraire […]. L'État doit prendre, dans le cadre de ses moyens disponibles, les mesures raisonnables législatives et autres créant les conditions qui permettent aux citoyens d'accéder à la propriété foncière sur une base équitable. »

Le regard de l'Afrique du Sud d'aujourd'hui sur la question foncière

Son discours soudain et tardif (diffusé à 23 heures) est perçu par de nombreux observateurs comme une tentative de coup de force face à l'opposition, vent debout contre cet amendement, d'autres y voient une tentative de museler l'EFF qui pousse à une expropriation dure, s'apparentant à une forme de nationalisation, un peu sur le modèle qui fut appliqué au Zimbabwe sous l'ère Mugabe. Il a également été évoqué les luttes internes au sein du parti majoritaire et enfin les perspectives des prochaines échéances électorales de 2019 où, selon une dernière enquête d'opinions menée par l'Ipsos, l'ANC serait en tête avec 60 % des (...)

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Zimbabwe: 27 militants devant la justice, l'opposition dénonce une répression généralisée

Vingt-sept opposants arrêtés après les violences post-électorales au Zimbabwe comparaissaient en justice lundi pour tenter d'obtenir leur liberté provisoire, alors que l'opposition accuse le pouvoir d'une répression tous azimuts pour empêcher la contestation de la présidentielle du 30 juillet, remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa.

M. Mnangagwa, qui avait pris le pouvoir en novembre à la faveur d'un coup de force contre Robert Mugabe dont il est l'ancien bras-droit, a été élu de justesse dès le premier tour avec 50,8% des voix.

L'annonce des résultats à ce premier scrutin depuis la chute de M. Mugabe, resté près de quatre décennies au pouvoir, a donné lieu mercredi à des manifestations violemment réprimées par les forces de l'ordre. Au moins six personne sont mortes. Le lendemain, la police avait perquisitionné les locaux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), arrêtant une vingtaine de personnes.

Lundi, le procureur Michel Reza a demandé à ce qu'elles restent en prison. "La mort de six personnes, les voitures brûlées... sont directement liées aux accusés. Les enquêtes ne sont qu'à leur début. Libérer les prévenus n'est pas dans l'intérêt de la justice", a-t-il lancé lors de l'audience, qui poursuivait dans l'après-midi.

La défense a évoqué des arrestations arbitraires.

L'opposition, qui a déjà annoncé son intention de contester le résultat de l'élection devant la justice, a dénoncé une répression généralisée destinée à faire peur aux gens et donner une fausse impression de normalité.

"Ils essaient de paralyser l'opposition pour qu'il n'y ait pas de résistance ou d'action contre les faux résultats" de la présidentielle, a affirmé à l'AFP Nkululeko Sibanda, porte-parole du chef de l'opposition Nelson Chamisa, arrivé en deuxième position avec 44,3% des suffrages.

"Ca devient plus dangereux chaque jour. Nous savons qu'ils recherchent 4.000 personnes. On ne sait pas pour quelle raison. Mais ce que nous savons c'est que c'est de l'intimidation", a-t-il précisé.

- "Bon flic - Mauvais flic" -

"C'est une situation inquiétante. Ils (policiers) vont dans les maisons (..), emmènent des gens vers des destinations inconnues. Ces gens ne sont pas conduits aux postes de police", a ajouté le porte-parole.0

Il estime qu'une cinquantaine de militants sont portés disparus.

De son côté, le président Mnangagwa, ancien chef de la sécurité nationale sous Mugabe, qui a dirigé la brutale répression (20.000 morts) dans les provinces dissidentes du Matabeleland (ouest) et des Midlands (centre) en 1983, tente une opération de séduction.

Il assure que son élection marque "un nouveau départ" pour "construire un nouveau Zimbabwe pour tous".

Il a aussi promis une enquête indépendante sur les violences et même dénoncé l'intervention de policiers qui ont retardé vendredi une conférence de presse de l'opposition. Ce genre de comportement "n'a pas de place dans notre société", a-t-il commenté.

La police a, dans un communiqué, dénoncé la circulation de "fausses nouvelles" sur les réseaux sociaux, appelant les Zimbabwéens à "aller travailler sans entrave".

Pour Charles Laurie, du groupe de réflexion Verisk Maplecroft, "il y a une stratégie du "bon flic-mauvais flic". Pendant que Mnangagwa multiplie les platitudes sur la réconciliation et le respect de la loi, l'appareil sécuritaire qu'il contrôle réprime les opposants".

"On ne parle pas d'incidents isolés, ou de soldats qui auraient dépassé les bornes. Cela fait partie d'une stratégie", estime-t-il. "Mnangagwa a passé les huit derniers mois à essayer de construire des relations avec les gouvernements et hommes d'affaires occidentaux. Sa priorité est d'asseoir sa victoire et pour le moment le plus grand écueil, c'est la contestation du résultat. Il essaie donc de déstabiliser le MDC".

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Côte d'Ivoire : Déclaration du FPI relative à la libération de détenus politiques ce 6 août 2018 Featured

mardi, 07 août 2018 16:57 Written by

Le Chef de l’Etat, M. Allassane Ouattara, a annoncé dans son discours à la nation de ce 6 août 2018, à la veille de la célébration de l’indépendance de notre pays, avoir signé une ordonnance d’amnistie en faveur de prisonniers politiques en rapport avec la crise post électorale de 2010. Mme Simone Ehivet Gbagbo, M. Moïse Lida Kouassi et M. Assoa Adou figurent parmi ces prisonniers qui recouvrerons très prochainement la liberté.

« Sur les 800, environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil et verront leur condamnation pénale effacée » a par ailleurs déclaré le Chef de l’Etat.

Le FPI félicite le gouvernement pour la libération de Mme Simone Gbagbo et de tous les détenus politiques civils qui croupissaient injustement depuis de nombreuses années dans les geôles du pouvoir.

C’est un geste de décrispation que le FPI apprécie à sa juste valeur.

Le FPI encourage le pouvoir à poursuivre cette dynamique en procédant également à la libération des détenus militaires, au dégel des comptes bancaires et en facilitant le retour sécurisé de tous les exilés politiques. C’est cela qui permettra à notre pays de renouer avec la stabilité, la paix et de s’engager dans un processus de réconciliation nationale inclusif souhaité par la grande majorité des ivoiriennes et des ivoiriens.

Pour le FPI, la Secrétaire Générale et porte-parole

Agnès Monnet

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Côte d'ivoire / Infrastructures économiques: le tronçon Agnibilékro Bondoukou, une voie à réhabiliter

dimanche, 05 août 2018 16:14 Written by
Agnibilékrou  Bondoukou, distante seulement de 110 Kilomètres, un véritable parcours du combattant.
Le convoi de l'Union des Patrons des Presse en Ligne de Côte dIvoire (UPL-CI) aura mis deux bonnes heures pour enfin fouler le sol de la capitale du Zanzan, après un parcours difficile entre Agnibilékro et Koun Fao, un trajet de 40 Kilomètres. Ce tronçon parsemé de crevasses crée dénormes désagréments aux automobilistes. Cest à une vitesse moyenne de 60 KM/H que la caravane de lUPL-CI a pu enfin braver ce calvaire pour accéder à la capitale du ZANZAN aux environs de 15H 30 Min.  
Or, la délégation de lUnion des Patrons de Presse en Ligne de Côte dIvoire (UPL-CI) composée de 10 membres conduites par son Président Nando Dapa qui a quitté Abidjan le vendredi 03 août 2018, dès 08 heures pour la ville aux mille Mosquées, avalait la route, ignorant le calvaire qui lattendait, après 280 Kilomètres. Ce périple dans la capitale du Gontougo se situe dans le cadre de la 2ème étape de sa tournée à lintérieur du Pays dénommée Caravane-Découverte dont la première étape a eu lieu du 19 au 21 juillet 2018 dans la commune de Kong.
Pour cette 2ème Caravane Découverte, la délégation est partie de chez Hassan à Adjamé 220 logements avant de marquer deux arrêts ; un à Abobo Ndotré et lautre à Anyama où attendaient les deux derniers membres pour cette mission. Le convoi, avant de quitter le District dAbidjan, sest arrêté au carrefour de léchangeur Adzopé-Agboville pour confier le voyage à Dieu. Après ce moment important, la délégation a repris la route pour une première escale à Akoupé pour se désaltérer. Ensuite, la seconde escale a eu lieu au carrefour de Bonanhouin, puis Aniassué pour faire des provisions. 
 
 
UPL-CI  
 
 
 

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Last modified on dimanche, 05 août 2018 16:32
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Côte d’Ivoire/ vie des Médias: "Caravane Découverte’’; l’UPL-CI reçue par le Maire HILIASSOU et ses collaborateurs

dimanche, 05 août 2018 16:06 Written by
Après KONG, l’Union des Patrons de Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI), est depuis ce vendredi 03 Août, dans la ville aux mille mosquées (Bondoukou).
Pour la 2ème étape de sa caravane nationale dénommée ‘’Caravane Découverte’’, la délégation composée de 9 membres, conduite par son président Nando Dapa,  est arrivée aux environs de 15 heures 45 Mn après 348 Kilomètres de route. Elle a été accueillie à sa descente, dans les locaux de la mairie, par son Secrétaire général M. Mustafa Dalems Fofana.
Avant sa rencontre le maire résidant Koné Bourahima, qui, au nom du premier magistrat de la cité aux mille mosquées a traduit, lors des civilités toute sa reconnaissance à ses hôtes pour avoir porté leur choix sur sa commune pour cette étape. « Votre visite nous permettra de faire connaitre notre cité et de donner l’occasion aux investisseurs de s’intéresser à notre circonscription », a-t-il soutenu, tout en rassurant la délégation de l’UPL-CI qu’elle est à Bondoukou chez elle. Juste après le maire résident, la délégation a été reçue par le premier magistrat de la commune, Koné HILIASSOU qui était à la mosquée. Tout comme ses collaborateurs, c’est un accueil chaleureux que le maire a réservé à la délégation du président Nando Dapa.
Attendant beaucoup de la présence de l’UPL-CI dans sa cité, Koné Hiliassou a souhaité qu’il n’y ait pas de protocole entre lui et ses hôtes. « Je souhaite une rencontre B to B entre chacun de vous et moi. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin de moi », a-t-il dit avant de remettre les clés de la ville à la délégation des patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire.
 
 
UPL-CI

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Côte d’Ivoire: constitution d’un Groupe parlementaire PDCI au Sénat Featured

jeudi, 02 août 2018 09:16 Written by

Les sénateurs issus du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) ont constitué, mercredi, un Groupe parlementaire du PDCI au Sénat, présidé par Alain Cocauthrey, au terme d'une réunion, au siège du parti à Abidjan.

« Les sénateurs présents ont adhéré librement à ce Groupe parlementaire pour marquer leur engagement au PDCI et leur fidélité au président (du parti) Henri Konan Bédié », selon une déclaration lue par M. Cocauthrey, à la Maison du parti à Cocody, à l’Est d’Abidjan.

M. Cocauthrey, sénateur de la Région de Gbèkè, a indiqué que sur « proposition du président du parti », les sénateurs présents l’on désigné comme « président du Groupe parlementaire PDCI au Sénat ».

Ce groupe parlementaire intervient après un tête-à-tête, il y a quelques jours, entre le président du Sénat Jeannot Ahoussou Kouadio, un haut cadre du PDCI et le leader de l’ex-parti unique, l’ex-chef d’Etat, Henri Konan Bédié.

AP/ls/APA

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