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Tunisie : d'abord redouté par les pêcheurs, le crabe bleu est devenu une ressource économique Featured

mercredi, 17 octobre 2018 11:16 Written by

Au début considéré comme un redoutable prédateur en Tunisie, le crabe bleu est à son tour en train de devenir une proie. Présente notamment dans l'océan Indien, le Pacifique et la mer Rouge, cette étrille aux pattes bleutées est apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès (sud-est) et a rapidement proliféré, ayant trouvé sur ce littoral un environnement favorable et une nourriture abondante - seiches, chevrettes ou poissons fins. D'abord redouté par les pêcheurs, ce crabe est désormais pêché et exporté.

Des crabes particulièrement féroces

La voracité de cette espèce invasive a exacerbé les difficultés économiques de bien des pêcheurs. Ces crabes sont "rapidement devenus une malédiction (...). Ils dévorent les bons poissons", daurade, loup, rouget et cisaillent les filets, explique Jamel Ben Jemaa Zayoud, pêcheur sur l'île de Djerba, entouré par ses fils et neveux qui l'aident à extraire des filets les crabes aux redoutables pointes. Le crabe abîme les filets et, à cause de lui, les pêcheurs craignent aussi pour leurs doigts : s'ils sont blessés, ils ne pourront plus travailler, parfois pendant plusieurs semaines d'affilée. Ces crabes "ne se laissent pas faire, ils nous attaquent quand on les retire des filets", explique le pêcheur. Les pêcheurs ont manifesté à maintes reprises en 2015 et 2016, à Gabès et à Djerba, réclamant que les autorités trouvent une solution. Selon Sassi Alaya, pêcheur de Gabès et membre de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (Utap), "1.100 pêcheurs ont été touchés par ce fléau à Gabès". "Aujourd'hui, on change les filets trois fois par an, alors qu'avant on le faisait une fois tous les deux ou trois ans" souligne-t-il.

 

Les chercheurs au secours des pêcheurs pour exploiter ces animaux

Le crabe bleu, de son nom scientifique Portunus pelagicus, a emprunté deux chemins pour parvenir jusqu'aux côtes tunisiennes, explique Marouene Bedoui, chercheur à l'Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM). D'une part, les "eaux de ballast des bateaux, transportant des larves ou des œufs", d'autre part "une migration naturelle, étant donné que cet animal, après l'ouverture du canal de Suez au 19e siècle, a été signalé petit à petit sur les côtes est et sud de la Méditerranée". Dans le laboratoire de l'INSTM à Carthage, près de Tunis, des chercheurs auscultent sa chair et sa carapace acérée au microscope. A l'extérieur du laboratoire s'entassent différents outils de pêche, filets et cages, que les chercheurs ne cessent d'adapter au comportement du crabe. Car la situation est en train de se renverser : en 2017, l'Etat tunisien a lancé un plan pour exploiter et valoriser le redoutable crustacé. Des pêcheurs ont été formés pour attraper ce crabe et le ministère subventionne le prix d'achat : pour un kilo pêché et vendu en moyenne 1,8 dinar (55 centimes d'euro), l'État verse 600 à 800 millimes supplémentaires (entre 18 et 24 centimes d'euro). 

"La valorisation nécessite beaucoup de travail"

Une usine s'est installée en 2017 à Zarzis, près de Djerba, qui produit du crabe congelé destiné à l'export, notamment vers l'Asie et le Golfe. C'est un groupe turc expérimenté qui la gère : la Turquie avait connu une situation similaire - depuis, les pêcheurs turcs ont épuisé leurs ressources naturelles de crabes. Gérer la pêche et la commercialisation de ces crabes n'est pas aisé: "La valorisation nécessite beaucoup de travail, c'est un crustacé très délicat", explique Karim Hammami, directeur adjoint de la société Tucrab. Sensible surtout à la chaleur, le crabe bleu doit être rapidement emballé, sans aucune déformation de sa carcasse avant le traitement, en vue d'être exporté sans le moindre défaut - sinon il y aura un retour de la marchandise, souligne-t-il. "Quand le crabe est apparu, on n'avait pas de connaissances en matière de commercialisation ou encore de consommation de cet animal", raconte M. Hammami. "Le consommateur tunisien ne le connaissait pas, le pêcheur évitait donc de le pêcher. Mais quand les investisseurs sont venus et que les administrations ont commencé à bouger, on s'est mis à explorer les marchés étrangers."

La Tunisie a produit 1.450 tonnes de crabe bleu sur les sept premiers mois de 2018, selon le ministère de l'Agriculture, pour une valeur de neuf millions de dinars (environ trois millions euros). "La situation s'est complètement inversée", explique Jamel, qui pêche alternativement les poissons aux filets, et les crabes avec des cages et des appâts de poulet. Les pêcheurs en sont déjà à programmer des trêves pour ne pas épuiser la ressource.

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Economie/ Les présidents nigérian et béninois décident de créer un comité mixte pour lutter contre la contrebande du riz Featured

vendredi, 27 juillet 2018 10:53 Written by

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, et son homologue béninois, Patrice Talon, ont décidé mercredi après-midi à Abuja, au Nigéria, de la création d' un Comité conjoint pour lutter contre la contrebande de produits de base, notamment le riz, entre le Bénin et le Nigeria, a rapporté jeudi, le quotidien béninois, "L' ECONOMISTE". 
    "Nous sommes conscients de la manière dont la contrebande de riz affecte le développement des capacités locales dans la riziculture au Nigeria. Cela affecte négativement le commerce entre nous, et le Nigeria est un partenaire important pour un pays comme le Bénin. Mais nous n'avons pas le pouvoir de bloquer les marchandises destinées à d'autres pays, et notre pays n'est pas la destination finale du riz de contrebande. Nous devons développer une volonté commune pour faire face au problème" , a déclaré le président du Bénin, Patrice Talon au Nigeria ce mercredi 25 juillet 2018. 
   Pour le chef de l'Etat béninois, cité par le même quotidien béninois, la contrebande affecte négativement le Nigeria et son pays et constitue également une menace pour les relations bilatérales entre les deux pays.   
   "Pour faire face à ce fléau anti économique, les deux chefs d'Etats ont décidé de la création d'un Comité mixte de lutte contre la contrebande", annonce la même source, qui précise que le Niger, considéré comme un point de transit dans le cercle concentrique de contrebande de produits de base, en particulier de riz, sera également consulté dans le cadre des travaux du comité. 
  Le président Buhari, a déclaré que "nous avons réussi à réduire l'importation de riz dans le pays d'environ 90%". 
  Il a souligné que le riz étuvé clandestin pénètre toujours dans le pays, ce qui vicie les efforts du gouvernement et décourage les agriculteurs. 
   "Quand je suis entré en fonction en 2015, la première chose que j'ai faite a été de rendre visite à tous nos voisins; République du Niger, Tchad, Cameroun et République du Bénin. Cela a un sens à la fois économique et sécuritaire, car si vous êtes en bons termes avec vos voisins, vous finissez par dépenser moins pour la sécurité physique et alimentaire", a déclaré le président Buhari, cité par le quotidien "L' ECONOMISTE". 
  Un aspect plus sinistre de la menace de contrebande, a noté le président Buhari, est l'afflux d'armes légères et de munitions dans le pays, augmentant ainsi le spectre de l' insécurité 
  Les modalités de la commission mixte de lutte contre la contrebande doivent être définies le plus rapidement possible, ont convenu les deux dirigeants. 

COTONOU, 26 juillet (Xinhua)

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Xi Jinping exhorte les pays des BRICS à bâtir un réseau de partenariats plus rapprochés

vendredi, 27 juillet 2018 10:28 Written by

Le président chinois Xi Jinping a appelé jeudi les pays des BRICS à bâtir un réseau de partenariats plus rapprochés. 
   "Depuis la création du mécanisme des BRICS, l'ouverture et l'inclusivité constituent nos valeurs fondamentales", a déclaré M. Xi dans un discours prononcé en session plénière du 10e sommet des BRICS, qui se tient à Johannesburg du 25 au 27 juillet. 
   "L'approche 'BRICS Plus' que nous avons adoptée au sommet de Xiamen a pour objectif de renforcer l'unité et la coordination parmi les membres des BRICS afin d'atteindre une plus grande cohésion et, dans le même temps, de continuer d'élargir le 'cercle d'amis' des BRICS dans une recherche conjointe de développement et de prospérité partagés pour tous les marchés émergents et les pays en voie de développement", a affirmé M. Xi.

JOHANNESBURG, 26 juillet (Xinhua)

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L'entrepreneure malienne, Aissata Diakite, a lancé sa ligne de jus de zabbaan Featured

jeudi, 08 février 2018 16:11 Written by

L'entrepreneure malienne, Aissata Diakite, a lancé sa ligne de jus de zabbaan après avoir rencontré des acheteurs potentiels lors du 'Invest in Mali Forum' en décembre.

Leone Ouedraogo

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Le cacao, un juteux trafic Featured

lundi, 29 janvier 2018 13:54 Written by

La contrebande de cacao entre la Côte d'Ivoire et le Ghana prend de l'ampleur. La baisse du prix de « l’or brun » en Côte d'Ivoire pousse de nombreux producteurs à vendre leur cacao au Ghana voisin où il coûte plus cher. Anne-Marie Dias Borges

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Mo Abudu, première femme africaine à créer et diriger une chaîne de télévision panafricaine Featured

vendredi, 05 janvier 2018 10:53 Written by

EbonyLife TV est le premier réseau de Black entertainment et Lifestyle en Afrique. La chaîne est diffusée depuis le 1er juillet 2013 dans 49 pays africains sur le bouquet DSTV, Channel 165.

Classée parmi les chaînes les plus regardées sur DStv, EbonyLife TV produit annuellement plus de 1000 heures d’émissions premium et originales. En 2014, Mo Abudu a également créé EbonyLife Films, qui a produit « The wedding party », le film le plus rentable de l’histoire de Nollywood à ce jour, faisant plus d’entrées au Nigéria qu’une production américaine.

Née à Londres en 1964, Mosunmola Abudu est rentrée au Nigeria à l’âge de 7 ans avec ses parents. Après avoir passé plus de 20 ans comme directrice des ressources humaines de Exxon Mobil, elle s’est lancée dans la production télévisuelle en 2006.

Animatrice et productrice TV, Mo Abudu anime le célèbre talkshow « Moments with Mo » diffusé sur EbonyLife TV. Elle a été classée par Forbes sur la liste des « Africa’s Most Successful Women ».

Elle a obtenu un Master en Gestion des Ressources Humaines à l’Université de Westminster.

 

Source : Autre presse

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Baisse des prix du cacao : Bruxelles abrite à partir du 17 juillet une rencontre du Groupe de travail pour la révision de l’Accord International de 2010 Featured

lundi, 17 juillet 2017 10:48 Written by

Le Secrétariat du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, sise à Bruxelles abritera du 17 au 18 juillet 2017 une rencontre du Groupe de travail pour la révision de l’Accord International de 2010, en vue d’examiner la mise en œuvre dudit accord et formuler des recommandations sur son éventuelle renégociation, explique un communiqué de l’Organisation.

Il convient de préciser que cette rencontre émane des recommandations du Conseil International du Cacao réuni lors de sa 95ème session à Abidjan en Avril 2017.

Elle sera suivie les 19 et 20 juillet de celle d’une plateforme multipartite à charge de discuter de l’évolution actuelle du marché du cacao marquée par la baisse des prix. Cette plateforme regroupe des délégués des pays exportateurs et importateurs membres de l’ICCO ainsi que des acteurs de l’industrie et du commerce du cacao.

Elisée B.

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Mali : 50 millions d’euros pour développer le réseau d’alimentation en eau potable de Bamako Featured

mardi, 13 juin 2017 10:44 Written by

La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé, dans un communiqué publié le 8 juin dernier, avoir signé avec la ville de Bamako un contrat de financement de 50 millions d'euros "pour développer le réseau d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la ville".

Le financement de 50 millions d’euros octroyé par la BEI à la ville de Bamako s’inscrit dans le cadre du programme sectoriel eau et assainissement (Prosea), développé par les autorités maliennes. L’accord a été signé en marge des journées européennes du développement, par le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Boubou Cissé, et le vice-président de la BEI Ambroise Fayolle.

Les besoins en eau de Bamako ont fortement augmenté, du fait d’une urbanisation croissante. Le projet, co-financé par l’AFD, la banque islamique de développement, la banque ouest-africaine de développement et la banque africaine de développement, doit permettre d’augmenter l’approvisionnement en eau potable de la capitale malienne et de la doter d’un meilleur système d’assainissement.

Deux fois plus de capacités pour le réseau

Objectif : doubler les capacités du réseau d’eau potable de la ville, de 144 000 à 288 000 mètres cubes par jour, d’augmenter de 25 000 mètres cubes les capacités des réservoirs d’eau, d’ajouter 30 km de conduites d’adductions et 545 km de réseau de distribution, qui comprendront 34 000 branchements et 600 bornes fontaines. Ces nouvelles infrastructures, qui bénéficieraient à quelques 2,5 millions de personnes, devraient être mises en service d’ici 2021.

« Grâce à ce financement européen, la ville de Bamako et ses environs seront dotés d’un service de distribution en eau potable et d’assainissement de qualité », a estimé Ambroise Fayolle lors de la cérémonie de signature. « Les nouvelles infrastructures vont pouvoir répondre aux besoins d’eau potable des habitants tout en augmentant les capacités de production, améliorer les conditions sanitaires tout en protégeant les ressources en eau de la pollution ».

7,8 milliards d’euros pour l’Afrique

En janvier dernier, la banque africaine de développement avait signé avec le gouvernement malien un accord de financement de 50 millions d’euros pour la construction de deux stations de traitement des vidanges domestiques.

Partenaire de l’Afrique dans le cadre des Accords de Cotonou, la BEI a actuellement un encours financier de 7,8 milliards d’euros pour l’Afrique Subsaharienne, pour un total mondial de 21,5 milliards d’euros.

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