Société

Société (265)

Dernières Brèves

Rate this item
(0 votes)

Projet Abidjan Ville Durable La coordinatrice à l’épreuve du terrain Featured

vendredi, 20 avril 2018 10:29 Written by

Mme HOUFFOUET Marie Madeleine, Coordonnatrice Nationale du projet ONUDI "Abidjan Ville Durable‘’ était le Mardi 17 avril 2018 dans les locaux de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) en compagnie de messieurs Issouf OUATTARA, Administrateur Programmes, Maho N’Gbesso René, Expert National en Gestion de la Pollution de l’Air du Projet ONUDI "Abidjan Ville Durable et Gnaé Dadan Charles, Assistant en communication au CIAPOL.

La réunion qui a porté sur la mise en place de cinq projets de démonstration pilote et dissémination des résultats pour assurer une reproduction sur le territoire national, avait pour objectif principal de présenter le projet et la problématique des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des Polluants Organiques Persistants (POPs), notamment les dioxines et furanes (PCDD/PCDF). En effet à la suite de Monsieur Issouf OUATTARA, Administrateur Programmes de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel en Côte d’Ivoire (ONUDI) qui a présenté le projet, ses objectifs et les résultats attendus, il revenait à Madame HOUFFOUET, Coordonnatrice Nationale du Projet, d’en donner tous les contours.

A son niveau, il s’agissait de mettre principalement l’accent sur l’étude de faisabilité juridique et institutionnelle relative à la préservation de la qualité de l’air qui incombe aux industries en Côte d’Ivoire ainsi que la mise en œuvre de cinq projets pilotes dans les entreprises industrielles. Poursuivant ses propos, la Coordonnatrice Nationale du Projet a insisté sur l’importance des projets pilotes qui, selon elle, permettront aux industriels d’être encadrés techniquement, de bénéficier de formations et être accompagnés par des institutions financières.

Quand à Monsieur Maho N’Gbesso René, Expert National en Gestion de la Pollution de l’air, il est intervenu sur la problématique du rejet des Polluants Organiques Persistants (POPs) et du dioxyde de carbone (CO2). Dans sa présentation, l’Expert national du projet, a d’abord caractérisé les POPs et le CO2, puis a indiqué les sources potentielles d’émissions ainsi que les impacts aussi bien sur la santé humaine que sur l’environnement. Monsieur Maho a ensuite situé les POPs dans le cadre règlementaire international ainsi que national. Puis il a proposé quelques mesures d’atténuation aux rejets des dioxines/furanes et du dioxyde de carbone, avant de présenter les enjeux et avantages de la mise en œuvre des projets pilotes.
Suite à cette présentation, des échanges ont permis d’élucider certaines informations qui ont conduit à la bonne compréhension du sujet qui a réuni la SIR et l’ONUDI pour la circonstance

Au terme de la rencontre, Monsieur Armand ATTÉ, Responsable Q2SE à la Direction Technique & Stratégie de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) a formulé des remerciements à l’endroit de l’ONUDI. Il a souhaité qu’un courrier officiel soit adressé au Directeur Général de la SIR dans les plus brefs délais par l’ONUDI pour certifier le partenariat entre la SIR et l’ONUDI au sujet du projet Abidjan ville Durable.

Ainsi comme la SIR, plusieurs autres structures seront visitées afin de mieux leur expliquer le Projet Abidjan ville Durable. Un bon point pour la coordonnatrice et son équipe qui entendent vulgariser ce projet a travers une vaste campagne de communication et de sensibilisation. .

 

Charles Lebon Deboya

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d’Ivoire/ Parti unifié RHDP: Voici l’intégralité de l’accord politique signé par Ouattara, Bedié, Mabri…. Featured

mardi, 17 avril 2018 10:14 Written by

"ACCORD POLITIQUE POUR LA CRÉATION D’UN PARTI UNIFIE DENOMME ‘’RASSEMBLEMENT DES HOUPHOUËTISTES POUR LA DÉMOCRATIE ET LA PAIX –RHDP

La Côte d’Ivoire, notre pays, a connu plus de trois décennies de paix et de développement sous la conduite éclairée du Père fondateur, le président Félix Houphouët-Boigny, soutenu par son parti, le Pdci-Rda.
Le 7 décembre 1993, le président Félix Houphouët-Boigny nous a quittés pour l’éternité.


Ce départ du président Félix Houphouët-Boigny a plongé le pays dans un profond désarroi. Ouvert la voie à des interrogations et à des incertitudes quant à son avenir.
Le pays traverse alors une période difficile créée par les conflits d’intérêt et de divergence sur l’exercice du pouvoir d’Etat.
Ces difficultés conduisent au premier coup d’Etat de notre histoire et engendrent une crise militaro-politique en 2000.
Pendant une longue période, le pays connaît une longue éclipse marquée par une quasi-anomie de l’Etat.
La recherche de solution conduit à la signature à Paris, le 18 mai 2005, de la plateforme du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et pour la paix (Rhdp) par les leaders des partis politiques se réclamant de la philosophie politique du président Félix Houphouët-Boigny pour préserver son œuvre : la Côte d’Ivoire.


Les succès politiques enregistrés par le Rhdp en 2010 et en 2015 ont convaincu ses responsables de la nécessité de transformer cette alliance, groupement de partis politiques, en un parti politique unifié regroupant ceux et celles qui partagent les idéaux de l’Houphouëtisme.
L’Houphouëtisme englobe la pensée, l’œuvre l’action politique du président Félix Houphouët-Boigny.
C’est un système cohérent d’idées et de choix qui ont servi de boussole à son entreprise d’édification de la Nation ivoirienne et à la conduite des affaires de l’Etat, au plan national et international.
Imprégné et instruit des réalités ivoiriennes et africaines, le président Félix Houphouët-Boigny s’est toujours référé aux vertus de la Paix, de la Tolérance et du Dialogue et de la recherche du compromis, etc., dans la gestion des affaires de l’Etat et de l’Homme.
Il a choisi d’être en toute circonstance l’Apôtre de la Paix. « La paix n’est pas un mot c’est un comportement », disait-il.


Pour donner corps à son rêve d’une Côte d’Ivoire debout, il a placé la conduite de la Nations sous le signe de l’Union, la Discipline et le Travail.
Par le présent ACCORD POLITIQUE, les partis politiques membres du Rhdp proclament solennellement leur volonté de créer un nouveau parti politique pour, ensemble, dans l’union retrouvée, servir et continuer à bâtir la Côte d’Ivoire, en lui permettant de renouer avec la stabilité politique, la paix sociale, et le développement économique en vue de l’épanouissement du Peuple ivoirien et des générations futures.


Le parti politique unifié s’appellera le ‘’ Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et pour la paix – Rhdp’’ pour marquer leur fidélité à Houphouët-Boigny et aux idéaux de l’Houphouëstisme.
Les partis membres, qui adhèrent à cet accord politique, s’engagent à prendre toutes les dispositions utiles et souveraines pour assurer la réussite de cette grande ambition.
Ils s’engagent également à conduire la démocratie et toutes les élections à venir en Rhdp dans un esprit de solidarité, de sérénité, de non-violence et de transparence.
Ce faisant, les partis membres du Rhdp assument leur responsabilité devant l’histoire.


Passer, en effet, de leurs différents partis au Rhdp, c’est faire fructifier l’héritage à eux légués par Félix Houphouët-Boigny.
Les partis membres du Rhdp, parti unifié, invitent leurs militants, militantes et sympathisants à soutenir cette décision, gage de stabilité politique et de paix sociale, et les exhortes à « consolider le Rhdp qui nous vivifie, qui nous enrichit, qui protège le pays d’Houphouët-Boigny et qui est le seul capable de nous éviter d’autres mésaventures ".

- Pour l’UPCI
Brahima Soro

- Pour le PIT
Pr Joseph Seka Seka

- Pour le MFa
Siaka Ouattara

- Pour l’UDPCI
Mabri Touakeusse

- Pour le PDCI
Henri Konan Bédié

- Pour le RDR
Alassane Ouattara

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d’Ivoire : Ouattara et Bédié d’accord pour le parti unifié Featured

mardi, 17 avril 2018 07:15 Written by

En Côte d’Ivoire les 6 partis de la coalition au pouvoir viennent de signer un accord politique pour la création d’un parti unifiés.

Ce nouveau parti portera le nom de l’actuelle coalition le RHDP, le rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie.

Cette fois l’annonce a été faite par les leaders des deux grandes formations politiques, Alassane Ouattara pour le RDR et Henri Konan Bédié pour le PDCI.

L’audience a eu lieu au palais présidentiel.

L’entrevue entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié a duré presque 2 heures. A la fin de cette audience aucun d’eux n’a souhaité s’exprimer mais ont publié un communiqué commun qui indique que le principe de l’accord politique pour la création d’un parti unifié est adopté.

Cet accord ne s’est pas fait sans douleur, il y a quelques semaines encore des membres du PDCI affichaient ouvertement leur désaccord avec ce projet.

C’est sans doute pour cela que dans le communique Alassane Ouattara et Bédié exhortent leur militants à faire preuve de retenue dans leurs propos et dans leurs actes.

BBC

Comment

Rate this item
(0 votes)

Qui est Abiy Ahmed, le nouveau Premier ministre de l'Ethiopie Featured

jeudi, 29 mars 2018 05:46 Written by

Abiy Ahmed, le nouveau Premier ministre éthiopien, est présenté par beaucoup d'analystes comme un politicien astucieux ayant un parcours académique et militaire impressionnant.

Agé de 42 ans, le nouveau leader éthiopien est né dans la ville d'Agaro en région Oromia, dans une famille mixte chrétienne et musulmane.

Vers la fin des années 1980, il rejoint l'Organisation démocratique des peuples Oromo, l'OPDO, dont il était le leader jusqu'à mardi soir, au sein de la coalition au pouvoir composé de quatre formations politiques.

Ethiopie: Abiy Ahmed, un Premier ministre de consensus?

La région Oromia se dit victime de marginalisation politique, économique et culturelle bien qu'ils soient issus de l'ethnie majoritaire en EthiopieCopyright de l’imageAFP
Image captionLa région Oromia se dit victime de marginalisation politique, économique et culturelle bien qu'ils soient issus de l'ethnie majoritaire en Ethiopie

Abiy Ahmed a servi dans l'armée éthiopienne jusqu'au grade de Lieutenant-Colonel.

Il a fait partie des casques bleus de la mission de l'Onu au Rwanda.

Neuf personnes tuées en Ethiopie

Sur le plan intérieur, il a joué un rôle important dans la mise en place des services de renseignements éthiopiens sous leur forme actuelle.

En 2009, il crée la première agence de cybersécurité du pays qu'il dirige jusqu'en 2012 avant d'être nommé ministres des sciences et technologie.

La région Oromia d'où est originaire le nouveau Premier ministre
Image captionLa région Oromia d'où est originaire le nouveau Premier ministre

Le nouveau leader éthiopien est crédité d'un immense soutien au sein des jeunesses de la région Oromia.

Mais Abiy Ahmed va-t-il avoir les coudées franches pour apporter des réponses aux revendications des dizaines de milliers de manifestants Oromos?

Ces derniers se disent victimes de marginalisation politique, économique et culturelle bien qu'ils soient issus de l'ethnie majoritaire en Ethiopie.

Comment

Scoop

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences…
Les faits La structure Totem Communication a été sollicitée par…
Rate this item
(0 votes)

Présidentielle 2020: Jean-Louis Billon demande de «faire évoluer» la CEI Featured

jeudi, 29 mars 2018 05:35 Written by

Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et porte-parole adjoint du PDCI, demande une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

« Une CEI crédible et légitime est nécessaire pour crédibiliser les élections en 2020. Il faut la faire évoluer, on ne peut arriver en 2020 avec la même commission qu’on avait en 2010 », explique-t-il à l’AFP.

Pour lui, à l’époque, la CEI telle qu’elle a été mise en place « répondait à une réalité qui était celle de la crise ivoirienne», Or, poursuit-il, «ce n’est plus la même aujourd’hui». De ce fait, «il faut coller à la réalité du moment», argumente-t-il.

Les « Ivoiriens ont été traumatisés par la crise post-électorale qui a fait 3.000 morts en 2011. On doit éviter tout ce qui peut nous conduire vers une autre crise. La crédibilité de la CEI contribue à éviter une autre crise », préconise-t-il.

A noter que, dans la même veine, deux coalitions politiques regroupant plusieurs partis de l’opposition, abondent dans le même sens. Ils estiment que l’actuelle Commission électorale est «illégale». Par conséquent, elle mérite d’être réformée.

Marcel APPENA

Comment

Rate this item
(0 votes)

Centrafrique: Échange de tirs entre groupes armés à Alindao, deux morts et deux casques bleus blessés Featured

jeudi, 22 mars 2018 10:35 Written by

Des affrontements entre deux groupes armés ont fait deux morts lundi soir à Alindao, située à 500 km à l'est de Bangui, apprend –on auprès d'un groupe armé et de l'ONU .

Des tirs ont été entendus lundi soir à Alindao. Des membres de l'UPC et des milices antibalaka, des groupes "d'autodéfense" se sont affrontés lundi soir. Le bilan est de deux morts et deux blessés .

D’après la Minusma , deux Casques bleus, un Burundais et un Gabonais, ont été blessés .

Les morts sont deux combattants de l'Unité pour la Centrafrique (UPC), a fait savoir le "général" de l'UPC à Alindao, Issa Konte.

On ignore les raisons de cet affrontement mais à en croire le général Konte , il s’agit d’un vol de moto impliquant des antibalaka, la Minusca a alors ouvert le feu sur des éléments de l'UPC et sur une partie de la population qui protestait à leur côté.

La Centrafrique a plongé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé, un antibalaka, par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane.

KOACI

Comment

Rate this item
(0 votes)

Burkina Faso: Un nouveau chef d'état-major adjoint pour l'armée Featured

jeudi, 22 mars 2018 10:27 Written by

Les autorités burkinabè ont procédé, lors du conseil des ministre de mercredi, à la nomination d'un nouveauchef Rechercher chef d'état-major majoradjoint Rechercher adjoint de l'armée, lit-on dans le compte rendu du conseil des ministres.

Au titre du ministère de la défense nationale et des anciens combattants, M. Gilbert OUEDRAOGO, Colonel major, est nommé Chef d’Etat-major généraladjoint Rechercher adjoint des armées, indique le texte.

L'ancienchef Rechercher chef d'état-major major adjoint, le colonel major Naba Palé est lui, nommé Secrétaire général de la Défense nationale, auprès du Premier ministère.

Ces nominations interviennent quelques semaines après la double attaque terroriste de l'état-major général des armées et de l'ambassade de France à Ouagadougou qui a fait huit morts parmi les forces de défense et de sécurité et plus de 80 blessés.

Boa, Ouagadougou

Comment

Rate this item
(0 votes)

Soro et l’esprit du fescisme en Côte-d’Ivoire: Le renouveau générationnel ivoirien en marche Featured

mercredi, 21 mars 2018 16:50 Written by

Ces derniers temps, la Côte d’Ivoire politique est une terre en mutations profondes. L’observateur qui la scrute attentivement voit les grandes plaques tectoniques de cette société se déplacer, se recomposer, se repositionner, s’enchevêtrer mutuellement de façon lente, mais tout aussi imprévisible que sûre.

IL y a bien sûr d’abord la plaque du sentiment profond du peuple, en attente de bien-être matériel et moral amplement partagé, frustré qu’on dise faire assez pour lui, alors que bien des millions de gens subissent encore dans ce pays le malheur d’un seul pseudo-repas par jour. Ce peuple-là, n’appartient à aucun parti, à aucun leader, à aucune alliance : il juge tous les politiques sur pièce, toute la classe politique sur la satisfaction ou non de ses besoins et aspirations : manger, boire, se soigner, s’instruire et s’éduquer, se loger, se vêtir, se déplacer, être en sécurité, avoir un emploi stable et bien rémunéré, être respecté dans ses droits, pouvoir préparer l’avenir en toute confiance pour soi-même et ses descendants, etc. Mais il y a une autre plaque, tout aussi puissante, celle des organisations de jeunesse et des femmes, dans lesquelles, par-delà les obédiences politiques et syndicales divergentes, apparaît une exigence nouvelle : assumer ce que la Côte d’Ivoire, pays jeune à 80%, est démographiquement devenue, en confiant l’avenir du pays à ceux qui en ont encore un. Enfin, il y a la plaque des organisations politiques, où les schémas d’alliances se reconfigurent et se redessinent autrement sous nos yeux, au grand dam des grands souffrants de la folie des grandeurs.

C’est donc en pleine conscience de ces demandes sociales fortes et multidimensionnelles que Guillaume Soro, chef du parlement ivoirien, connu pour être imbibé du pouls profond de son pays, privilégie depuis de longues années les expériences d’écoute et d’immersion parmi les gens de son pays, afin d’être au cœur de la réflexion et de l’action pour une nation plus parfaite.

Et dès lors, la question suivante s’éclaire : pourquoi Guillaume Soro accorde-t-il une audience favorable aux générations fescistes qui se réjouissent de l’accueillir ces derniers temps en leurs rangs resserrés ?

A bien écouter les échanges publics ces derniers jours, entre les anciens secrétaires généraux de la FESCI, Martial Ahipeaud, Eugène Djué, Blé Guirao, Guillaume Soro, Jean-Yves Dibopieu, et autres, on découvre que cette génération prend conscience, avec le recul du temps, de son importance dans l’Histoire des trente dernières années de la Côte d’Ivoire, celles qui vont globalement de 1989 à 2018. Par ricochet, cette génération prend conscience pleinement de ses devoirs pour une Côte d’Ivoire meilleure.

La FESCI découvre qu’en raison de ses propres divisions et dissensions internes mues par les opportunismes concurrents des forces politiques qui convoitaient sa puissance, elle n’est pas parfaitement à la place de choix qui aurait dû être la sienne dans ce pays qu’elle a pourtant marqué. La FESCI recherche le sens de l’intérêt général qui fonda autrefois ses plus nobles combats.

En effet, la plus grande mutation politique que ce pays ait connue date des années 1990, avec le retour officiel du système politique au multipartisme. De 1960 à 1990 pratiquement, soit pendant 30 ans, le PDCI-RDA du Président Félix Houphouet-Boigny gouverne ce pays, comme parti unique et unique parti officiellement reconnu. C’est en son sein que le PDCI-RDA prétend alors brasser toute la diversité idéologique ivoirienne, à la manière des partis centralistes de l’Est socialiste, alors même que paradoxalement, l’essentiel de l’Afrique francophone est sous l’influence, via la présence tutélaire française, du camp de l’Ouest libéral.

Répondons donc à présent à la question du pourquoi et du comment du multipartisme. Au plan des raisons, le multipartisme est une exigence de liberté des entrailles des nations africaines éveillées par l’enseignement de leurs élites critiques. C’est aussi une exigence pragmatique pour pouvoir donner un cadre d’expression pacifique au pluralisme idéologique évident de toute société africaine. C’est enfin, une injonction stratégique venue d’Occident, à la suite du fameux Vent de l’Est, et du discours mitterrandien de La Baule, qui admettent que sans cette ouverture démocratique, le vieux monde d’influence occidentale libérale va à sa tour s’effondrer comme le Mur de Berlin signe le déclin de l’Est.

Voilà pour les motivations. Mais comment le multipartisme a-t-il pu être instauré ? Non pas par la seule et unique bonne volonté du parti alors au pouvoir en Côte d’Ivoire, le PDCI-RDA. Loin de là, disons-le tout net. Du multipartisme, ce parti trentenaire au pouvoir n’en voulait pas, pour la simple et bonne raison qu’il avait pris l’habitude de considérer le séjour au pouvoir comme son topos le plus naturel. Qui voulait donc le multipartisme ? Citons les familles contestataires qui en ont précipité l’avènement.

IL y avait bien sûr les intellectuels de la gauche révolutionnaire et sociodémocrate, bien sûr, tels un Bernard Zadi Zaourou, un Djéni Kobina, un Laurent Gbagbo, un Bamba Moriféré, et j’en passe.

IL y eut aussi les cellules radicales des partis révolutionnaires, restées en sommeil à travers toute la Côte d’Ivoire, depuis les années 50, car il ne faut pas oublier que le PDCI-RDA fut lui-même apparenté un temps au Parti Communiste Français, pendant la période précédant l’indépendance.

Mais toutes les entités ci-dessus citées n’auraient pu secouer le cocotier houphouétiste sans l’apport d’un fer de lance décisif : les étudiants syndiqués de Côte d’Ivoire, notamment au sein de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Puisqu’il n’y a de pays que d’hommes, il fallait que le peuple soit aux barricades. Mais pas n’importe quel peuple : un peuple instruit et éduqué, conscient des grands enjeux de la lutte pour une réorganisation du système politique national dans un sens plus inclusif, plus objectif, en un mot, réellement démocratique, au sens des démocraties modernes de l’Occident, qui tutorait pourtant les gouvernements francophones. La FESCI a donc constitué pendant les années de braise 90, la masse volumique nécessaire pour donner à l’opposition un poids dans le rapport de forces stratégiques avec le pouvoir PDCI-RDA.

On en vient ainsi à la raison pour laquelle Guillaume Soro répond favorablement à l’appel fraternel des autres leaders de la FESCI. Et le Camarade Général Bogota de dire :

« Dans ce pays, nous ne devons pas laisser falsifier l’Histoire. Qu’on le veuille ou non, le multipartisme a été restauré dans ce pays grâce au combat de notre génération. Nous ne pouvons donc qu’ être solidaires du présent et de l’avenir de notre pays. »

On a donc ici, toute la dimension de l’esprit du fescisme qui réapparait dans toute sa densité, autour d’un concept majeur évoqué par tous les ex-leaders de ce mouvement entendus ces derniers jours : la solidarité. C’est le fait d’agir l’un pour l’autre, comme nous voudrions que les autres agissent pour nous. C’est la conscience d’être embarqués dans le même bateau historique et de ne pouvoir réussir en oubliant qu’on n’est et ne sera jamais seul. Si comme le soulignait Jean-Jacques Rousseau, « IL y a de la honte à vivre heureux tout seul », l’esprit du fescisme qui renaît est celui d’une génération qui sait qu’elle a fait jadis et fait encore la Côte d’Ivoire sans pourtant être encore capable de se faire elle-même. Une génération qui soudain, se rappelle devant les millions d’Ivoiriens en détresse diversifiée, ce mot prémonitoire de Franz Fanon, ce martiniquais fils adoptif de l’Algérie comme je le suis de la Côte d’Ivoire :

« Chaque génération doit, dans une certaine opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».

Quelle fut et quelle est à présent la mission fesciste ? De toute évidence, elle fut de donner à la lutte pour le pluralisme démocratique la force sociale nécessaire pour s’accomplir. Elle est, aujourd’hui, d’assumer, à l’abri des errements identitaires et tragiques qui ont failli livrer la Côte d’Ivoire aux abîmes, une nouvelle mission : construire un consensus solidaire pour un pays gouverné par et pour les intérêts de ses populations, en tous domaines : santé, éducation, emploi, respect des droits humains, sauvegarde écologique, diversification économique, partage élargi aux plus démunis des fruits de la croissance, intégration africaine, sécurité. Et, fort heureusement, cette nouvelle mission que l’esprit du fescisme pourrait faire sienne se trouve être en parfaite phase avec l’ambition profonde du soroisme : rendre concrète pour tous les Ivoiriens, la prospérité et la dignité humaines, en sortant définitivement de la malédiction de la division et de l’opportunisme politiques qui ont autant freiné le succès politique de l’esprit fesciste que l’accomplissement d’une nouvelle et exemplaire fraternité citoyenne ivoirienne. Puissent les événements futurs confirmer cette chance nouvelle, afin que ce qui doit être soit !

Comment

NewsLetter

Souscrivez à notre newsletter afin de recevoir les dernières informations de DiaspoTv.

Ad2