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Condamnation du media KOACI à une amende de dix millions : KKS s’interroge sur ce que vaut la parole d’un politicien Featured

lundi, 29 janvier 2018 13:13 Written by

Côte d’Ivoire: Condamnation du media KOACI à une amende de dix millions au lendemain des voeux de Ouattara à la presse, KKS s’interroge sur ce que vaut la parole d’un politicien

Lors de la présentation des vœux aux médias jeudi au palais présidentiel, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara déclarait ceci : « Votre liberté et votre indépendance me tiennent à cœur. La liberté d’expression est fondamentale pour toute démocratie. En tant que Chef de l’Etat, mon rôle, conformément à notre Constitution, est de garantir en tout temps et en tout lieu, cette liberté…J’avais également demandé que les sanctions pécuniaires soient toutes fortement réduites. C’est le cas désormais ».

Au lendemain de cette déclaration le constat est autre chose. La justice a condamné le Directeur général du site numéro un aujourd’hui en Côte d’Ivoire KOACI.COM, Laurent Despas, pour divulgation de fausses nouvelles.

Et pourtant, ce media n’a fait que donner la parole à Michel Gbagbo pour s’exprimer sur le cas des prisonniers politiques qui n’existeraient pas en Côte d’Ivoire alors qu’évêques, hommes politiques et autres ne cessent de clamer leurs existence sans jamais être recadrés par les autorités.

Premier homme politique a publiquement réagir, l’ex candidat à la présidentielle de 2015, Kouadio Konan Siméon dit KKS, se fondant sur la déclaration du président de la République sur la liberté de la presse dans son pays, s’interroge sur la valeur de la parole d’un politicien.

En intégralité sa réaction publiée sur son réseau social après l’annonce de la condamnation du DG de KOACI.COM, à payer la surréaliste somme de 10 millions de FCFA pour « divulgation de fausses de nouvelles ».

« Votre liberté et votre indépendance me tiennent à cœur. La liberté́ d’expression est fondamentale pour toute démocratie.
En tant que Chef de l’Etat, mon rôle, conformément à notre Constitution, est de garantir en tout temps et en tout lieu, cette liberté…J’avais également demandé que les sanctions pécuniaires soient toutes fortement réduites. C’est le cas désormais » Dixit Mr Ouattara à la présentation de ses vœux à la presse hier 25 janvier 2018. Voilà pour la théorie. Passons à l’application. A la pratique, voici ce qui se passe dès le lendemain, c’est à dire aujourd’hui 26 janvier 2018 au matin. Poursuivi pour divulgation de fausses nouvelles pour avoir relayé une interview de Michel Gbagbo, le DG de KOACI, Laurent Despas, a été CONDAMNE A PAYER 10 000 000 (dix millions) FCFA D’AMENDE. Voilà ce que vaut la parole du politicien, elle n’engage que ceux qui y croient. Dire une chose et faire son contraire, voilà le système que nous dénonçons. Osons la rupture ! »

Alors que nombreuses sont les réactions d’observateurs qui dénoncent la dimension politique de l’affaire et s’inquiètent sur les libertés d’opinion et de presse en Côte d’Ivoire, l’affaire ayant été jugée en correctionnel et non selon les lois de la presse, au delà du choc du montant de l’amende, rappelons que l’avocat de la défense a de suite fait appel de la condamnation dont le verdict sera aussi attendu qu’observé pour mesurer le degrés de démocratie du pays.

Donatien Kautcha, Abidjan

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Yamoussoukro: Le calme de retour après les échauffourées entre douaniers et policiers Featured

lundi, 29 janvier 2018 13:10 Written by

Le calme est de retour au commissariat du 2ème arrondissement ; a constaté sur place Fratmat.info dans la matinée ce dimanche 28 janvier. Les cinq douaniers dont un officier interpellés et auditionnés ne se trouvent plus dans les locaux dudit commissariat. Personne n’a pu nous répondre s’ils ont été relaxés ou déférés.

Rappelons qu’une escarmouche est survenue entre un renfort de douaniers venus de Bouaké et les policiers du commissariat du 2ème arrondissement dans la nuit du samedi 27 janvier. Selon des sources policières, la brigade anti-racket a surpris le vendredi 25 janvier des douaniers postés sur l’axe Yamoussoukro- Sinfra. A la vue de la patrouille, les douaniers prennent le large en abandonnant leur voiture sur place. Celle-ci sera remorquée jusqu’au commissariat où elle a été mise sous scellée.
Alors que personne ne s’y attendait, un renfort de douaniers arrive de Bouaké, dans la nuit du samedi 27 janvier, aux environs de 22 heures. Ceux-ci à l’aide de leurs armes, assiègent le commissariat en tirant des coups de feu. Devenu maîtres des lieux, ils emportent de force la voiture mise sous scellée.

Appelé à la rescousse, un détachement de la police criminelle intervient avec promptitude. Celle-ci prend en chasse les douaniers, dont certains étaient à bord d’une voiture BMW, immatriculée 747 HV 01. La course-poursuite s’achève à la hauteur de la grande mosquée, où le commando de douaniers est pris en sandwich. Au nombre de cinq, ils ont été ramenés manu-militari au commissariat du 2ème arrondissement pour y être entendus.
Tirs à Yamoussoukro: On a frôlé l’affrontement entre policiers et douaniers

Les tirs en provenance de Yamoussoukro au cours de cette nuit du 27 janvier au petit matin du 28 janvier 2018 autour du commissariat du 2ème arrondissement de Yamoussoukro était le fait d’un groupe de douaniers, selon des témoins joints par téléphone.Après l’interpellation de douaniers à bord d’un véhicule par la brigade anti-racket, selon notre source, un renfort des « soldats de l’économie » est arrivé au commissariat du 2ème arrondissement.
De force, poursuit-il, les douaniers ont réussi dans un premier temps à arracher leurs collègues des griffes des policiers. Dans une course poursuite, le renfort de la police parvient à les rattraper avant de les ramener au 2ème arrondissement où les policiers procèdent à leur audition. Nous y reviendrons.

KOFFI KOUAME

Agence de Yamoussoukro

 

Fratmat.info

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L’arrêt du procès de Gbagbo demandé par des avocats et intellectuels, sa défense dit «non» Featured

vendredi, 26 janvier 2018 12:41 Written by

Côte d’Ivoire: L’arrêt du procès de Gbagbo demandé par des avocats et intellectuels, sa défense dit «non»

Des avocats et démocrates africains sans frontières membres de l’association (ADASF) en collaboration avec plusieurs intellectuels et diplomates africains ont transmis à la Cour Pénale Internationale (CPI), le 18 décembre 2017, une requête dans le cadre du procès de Laurent Gbagbo.

L’annulation de la procédure en cours et demande la libération immédiate du détenu de la Haye. Les signataires se fondant sur le règlement de la Cpi ont demandé que leur requête soit publique afin que l’opinion soit témoin de ce qui se passe.

La question a été débattue lors de l’audience du vendredi dernier. Me Jacobs, de l’équipe de de défense de l’ex chef d’Etat ivoirien , et selon sa réponse au juge, n’est pas favorable à l’arrêt de la procédure.

« Les seules personnes extérieures à la procédure qui pourraient être autorisées à intervenir sont des experts qui devront dans ce cas se prononcer sur des questions spécifiques », a-t-il fait observer.

Le juge-président Cuno Tarfusser a promis une décision en temps voulu sur cette requête des avocats et intellectuels africains.

Donatien Kautcha, Abidjan

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Au Zimbabwe, l'ombre des tueries de Gukurahundi plane sur le nouveau pouvoir Featured

vendredi, 26 janvier 2018 11:40 Written by

Jochonia Moyo cueille des herbes sauvages pour "se purifier" de peur que sa visite dans l'ancien camp de détention de Bhalagwe au Zimbabwe ne lui porte malheur. Ici, en 1984, il a été battu à coups de gourdin et contraint de frapper d'autres prisonniers politiques.

"Je me rappelle parfaitement ce 8 mars 1984, quand ils m'ont arrêté et amené à Bhalagwe", raconte le sexagénaire. "Pendant notre sommeil, les soldats nous urinaient dessus et certains nouveaux détenus étaient obligés de lécher le sang des femmes qui avaient leurs règles."

Le tort de Jochonia Moyo ? Avoir participé il y a près de quarante ans, juste après l'indépendance du Zimbabwe, à des réunions du parti Zapu alors que le nouveau maître du pays, Robert Mugabe, voulait instaurer un parti unique.

Entre 1983 et 1984, environ 20.000 civils - responsables et partisans de la Zapu mais pas seulement - ont été tués dans la région du Matabeleland (sud-ouest), selon les chiffres avancés par les historiens.

Emmerson Mnangagwa et le général Perence Shiri figurent au premier rang des exécuteurs de la sanglante répression ordonnée par Robert Mugabe, affirment les experts. Le premier a succédé fin 2017 à M. Mugabe à la présidence du Zimbabwe. Le second a été promu ministre de l'Agriculture.

- 'Camarade Bob' -

Le "camarade Bob" a été poussé vers la sortie après 37 ans au pouvoir mais "les coupables des massacres de Gukurahundi sont toujours au pouvoir", s'indigne Mbuso Fuzwayo, de l'association de défense des victimes Ibetshu Likazulu.

Au début des années 1980, Emmerson Mnangagwa était le conseiller sécurité du chef de l'Etat et, à ce titre, en charge des services de renseignement du Zimbabwe (CIO), explique Stuart Doran, historien et auteur du livre "Kingdom, Power, Glory" consacré aux tueries de Gukurahundi.

Avant le coup d'envoi de la répression, c'est le CIO, affirme-t-il, qui a méthodiquement récolté les noms et adresses des responsables de la Zapu qui devaient être éliminés.

Le général Shiri, commandant de la 5e brigade de l'armée, a lui supervisé "les massacres indiscriminés de civils dans le Matabeleland", ajoute Stuart Doran. "Ce fut la période la plus noire de l'histoire post-coloniale" du Zimbabwe.

- 'Eventrée à la baïonnette' -

Jochonia Moyo a miraculeusement échappé aux tueries. Charles Thomas aussi. Mais au prix de cauchemars qui les hantent encore.

"Il y avait cette femme enceinte de neuf mois", se rappelle précisément Charles Thomas, "la 5e brigade l'a accusée de porter le bébé d'un dissident".

"Ils l'ont éventrée avec une baïonnette (...), ils ont fait cuire le foetus et obligé la famille à danser et chanter autour du feu. Puis ils l'ont contrainte à manger le foetus".

La famille a refusé, deux des grands-parents ont été froidement abattus.

Monica Ndlovu, elle, a perdu son père à Bhalagwe, ainsi que son innocence. "Des fois, j'aimerais tant que ce soit comme de la boue qu'on peut facilement nettoyer avec de l'eau, mais ce n'est pas possible. Je garderai à tout jamais ces images dans ma tête."

"J'étais une jeune femme sans défense, eux avaient des armes. Ils venaient dans nos cellules, nous ordonnaient d'aller nous doucher. Et ensuite, à tour de rôle, ils nous violaient", confie-t-elle.

Eux, c'est la 5e brigade de l'armée du Zimbabwe, entraînée en Corée du Nord. "C'est le diable qui, depuis l'enfer, l'a envoyée", lance Monica, aujourd'hui âgé de 61 ans.

Pendant des années, les massacres sont restés un tabou. Le risque d'être arrêté trop grand.

 

Mais depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmerson Mnangagwa en novembre, la parole se libère, un peu. Le poids du silence est trop lourd à porter, expliquent des victimes, qui rappellent que le nouveau président obéissait alors aux ordres de Robert Mugabe.

Des familles de victimes ont récemment pu défiler librement à Bulawayo (sud-ouest). Elles brandissaient des cercueils en carton pour demander l'exhumation de leurs proches et des obsèques dignes de ce nom. Une manifestation impensable il y a encore quelques mois.

- 'Moment de folie' -

"On ne demandera jamais à Mnangagwa de présenter ses excuses. (...) ses mains sont couvertes de sang", assure Patricia Tshabalala, vêtue de noir en hommage à ses proches victimes de la répression.

"On doit ré-enterrer les dépouilles de nos proches qui ont été tués", insiste l'actuel chef de la Zapu, Dumiso Dabengwa, emprisonné et torturé pendant les tueries.

Dans le camp de Bhalagwe à l'abandon, Jochonia Moyo indique l'emplacement d'une fosse commune. Pas très loin, de nombreux cadavres gisent encore dans des mines abandonnées d'Antelope, affirment des villageois et des experts.

Plus de trente ans après, aucun monument officiel ne rend hommage aux milliers de victimes. Et la région du Matabeleland reste sous-développée, constate David Coltart, auteur de "La lutte continue: 50 ans de tyrannie au Zimbabwe".

Tout au long de son règne, Robert Mugabe est resté très discret sur la question. Il a reconnu en 1999 un "moment de folie". Sans s'étaler davantage.

"Pour que Mnangagwa et Shiri soient crédibles aux yeux de la communauté internationale, ils doivent présenter des excuses pour leur rôle" dans Gukurahundi, estime M. Coltart.

Emmerson Mnangagwa vient d'exclure de le faire. "Ce qui s'est produit a eu lieu. On a mis en place une commission pour se pencher sur le problème", a-t-il expliqué au Forum économique de Davos, reconnaissant cependant que cet épisode tragique représentait une "tache" dans l'histoire du Zimbabwe.

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Scoop

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences…
Les faits La structure Totem Communication a été sollicitée par…
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Côte d’Ivoire/ Les agents de la société SBI de Blolequin en grève Featured

samedi, 20 janvier 2018 16:19 Written by

Blolequin, 19 jan (DiaspoTV)- Les agents de la société SBI de Blolequin en charge des travaux de voiries de l’axe Blolequin- Toulepleu- Pékan barrage frontière du Liberia ont entamé depuis vendredi une  grève pour dire t’ils revendiquer trois mois d’arriéré de salaire que leur doit la société a appris dIASPOTV.

Selon une source syndicale des agents de la société trois mois de salaire reste encore impayé par la société malgré plusieurs négociations pour faire entendre raison aux responsables de la dite société mais rien a été fait pour régler ce  problème qui selon eux perdure depuis des mois.

« Depuis des mois la société ne réagi pas à notre problème de trois mois  de salaire impayé c’est la raison pour laquelle nous avions décidé de rentrer en grève pour nous faire entendre par les autorités préfectorale et par le gouvernement » a expliqué un responsable syndical.

Du coté de la société l’on parle d’une revendication non fondé car selon eux cette grève fait suite a l’arrestation de deux agents de la société pour vol de carburant. « Depuis un certain temps des agents vol le carburant de la société pour vendre ailleurs c’est aujourd’hui que nous avions mis la main  sur deux des voleurs et les autres ont commencé à manipuler les autres agents pour entamer  une grève chose qui est considéré désormais faite mais grâce a la médiation des autorités préfectorale tous va rentrer dans l’ordre » explique t’il.

Les autorités préfectorales du département de Blolequin appelle a l’apaisement entre les deux camps et ont entamés  depuis le  déclenchement de cette grève plusieurs séries de rencontres pour la reprise effective des traveaux de bitumage du tronçon Blolequin- Toulepleu- Pékan barrage frontière du Liberia pour le bien des populations, apprend- t-on.

SOURCE AIP

SGB

 

 

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RDC: derrière les marches interdites, des intellectuels qui vivent cachés Featured

samedi, 20 janvier 2018 12:49 Written by

Derrière l'appel à des "marches pacifiques" dimanche contre le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir en République démocratique du Congo se trouve un collectif de huit intellectuels proches de l'Eglise catholique déterminés à "aller jusqu'au bout" et qui affirment vivre dans la clandestinité depuis fin décembre.

Ce "comité laïc de coordination" appelle de nouveau les Congolais à marcher après la messe "avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets, nos crucifix, pour sauver le Congo", malgré l'interdiction décrétée par le vice-gouverneur de Kinshasa.

Les initiateurs de la contestation affirment avoir quitté leur domicile et se cacher dans la capitale depuis le 28 décembre, trois jours avant leur première marche.

La dispersion de cette manifestation du 31 décembre dernier, elle aussi interdite, a fait six morts à Kinshasa selon les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun en lien avec les événements, d'après les autorités.

"Ils sont rentrés dans les églises, ils ont profané des églises, c'était inimaginable", s'indigne la porte-parole du groupe, Leonnie Kandolo, qui affirme qu'un corps parmi les six victimes n'a pas été rendu à la famille.

Cette femme élégante d'une cinquantaine d'années, qui se présente comme une chef d'entreprise diplômée en gestion de Bruxelles et engagée dans la lutte contre le sida, affirme être sous le coup d'un mandat d'arrêt avec ses camarades.

- 'Braver la peur' -

Des mandats d'amener ont été émis contre cinq membres du comité, a affirmé à l'AFP un magistrat du parquet après l'entretien avec la porte-parole et deux autres membres du groupe quelque part dans la capitale.

"On a peur. Je suis comme tout le monde, j'ai peur. Je suis terrorisée pour mes enfants, qui sont seuls depuis le 28 décembre", avoue Mme Kandolo, rencontrée par l'AFP quelque part à Kinshasa.

"Il faut braver la peur", ajoute la porte-parole qui se présente comme une "femme de caractère".

Les membres du collectif s'organisent.

"Le premier noyau comprend huit personnes. Les autres, on ne les montre pas. Comme il y a des mandats d'arrêt contre nous, si nous on tombe, il faut que les autres puissent prendre le relais sans être arrêtés", dit-elle.

Le "comité laïc de coordination" a surgi dans la crise politique congolaise le 2 décembre pour relayer un appel de l'épiscopat du 23 juin 2017 intitulé "le pays va très mal, debout Congolais!".

Leurs revendications: libération des prisonniers politiques, retour des opposants en exil et, surtout, inviter le président Kabila à déclarer qu'il ne briguera pas un troisième mandat conformément à la Constitution de 2006.

Bref, pour la plupart des mesures de "décrispation politique" prévues dans l'accord majorité-opposition de la Saint-Sylvestre 2016 parrainé par l'épiscopat, qui prévoyait des élections fin 2017.

La commission électorale a annoncé le 5 novembre 2017, qu'elle renvoyait les élections au 23 décembre 2018. Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 d'après l'actuelle Constitution.

- 'Mobutu, Kabila, même chose' -

"Certains de nous se sont mis en contact avec le cardinal (Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, ndlr). On a obtenu une reconnaissance par un acte canonique", poursuit la porte-parole du collectif.

Discret avant la marche du 31 décembre, le cardinal Monsengwo, proche du pape François, a dénoncé par la suite la "barbarie" de la répression et souhaité que "les médiocres dégagent", s'attirant ouvertement les foudres des pro-Kabila.

 

Les revendications sociales aussi affleurent dans le discours des protestataires.

"Les gens vivent dans des conditions inhumaines, inacceptable", dit la porte-parole qui dénonce le manque d'eau, d'électricité, les enfants privés d'école, les Congolais qui "mangent une fois par jour ou une fois tous les deux jours".

D'après leur CV, les huit sont principalement professeurs d'université, tous militants chevronnés, pour certains des anciens de la lutte contre la dictature du maréchal Mobutu Sese Seko (1965-1997).

C'est le cas du dramaturge et professeur de littérature anglo-américaine Thierry Nlandu, déjà en activité à l'époque de la marche catholique de février 1992 dont la répression avait fait plusieurs dizaines de morts.

"Affronter la dictature de Mobutu comme affronter la dictature de Kabila, c'est pratiquement la même chose. Ce sont deux régimes qui se manifestent par des violences atroces envers la population et qui ont appauvri le pays. La seule différence avec le régime Kabila, c'est qu'on a réussi à créer une illusion de démocratie", estime-t-il.

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L'opposition tunisienne maintient la pression contre le budget 2018 Featured

mardi, 09 janvier 2018 16:05 Written by

Le Front populaire, coalition de l'opposition tunisienne, a appelé mardi à la poursuite du mouvement de contestation contre le budget 2018, considéré comme "injuste".

Des affrontements ont éclaté lundi dans plusieurs villes de Tunisie entre la police et des manifestants qui protestaient contre le chômage, l'inflation et la création de nouvelles taxes et hausses de prix dans le cadre de ce budget. Ces accrochages ont fait un mort à Tébourba, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, Tunis.

Selon le ministère de l'Intérieur, 44 personnes ont été interpellées à travers le pays pour port d'armes blanches et divers faits de violence.

"Ce qui s'est produit n'a rien à voir avec la démocratie ou des manifestations contre des hausses de prix", a dénoncé Khelifa Chibani, porte-parole du ministère. "Hier, des manifestants ont incendié deux postes de police, ils ont pillé des magasins, des banques et endommagé des biens publics et privés dans de nombreuses villes."

Mardi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis. Aucun incident n'a été signalé. En revanche, le ministère de l'Intérieur fait état d'une tentative d'incendie d'un commissariat de police à Jelma, dans le centre du pays.

Confronté à la baisse de la fréquentation touristique et des investissements étrangers, le gouvernement tunisien dit n'avoir d'autres solutions que ces hausses de prix pour tenter de réduire le déficit public et satisfaire aux exigences des partenaires financiers de Tunis, Fonds monétaire international (FMI) en tête qui a négocié l'an dernier une ligne de crédit de 2,8 milliards de dollars en échange de réformes économiques.

Mais l'entrée en vigueur, le 1er janvier, de ces hausses portant notamment sur les carburants, les ventes de voiture, les services de téléphonie et d'accès à internet ou les nuitées en hôtel a débouché sur un mouvement de contestation.

La chute du dinar tunisien, qui est passé lundi pour la première fois au-dessus du seuil symbolique de trois dinars pour un euro, accentue les difficultés.

"Aujourd'hui, nous avons une réunion avec les partis d'opposition pour coordonner notre mouvement, mais nous resterons dans la rue et nous allons manifester encore plus fort jusqu'à ce que cette loi de finances injuste soit retirée", a déclaré à la presse le porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami.

L'opposition accuse le gouvernement conduit par Youssef Chahed de cibler injustement les pauvres et les classes moyennes par ces mesures d'austérité.

Le Premier ministre a pour sa part lancé un appel au calme, annonçant une amélioration de la conjoncture économique cette année. Admettant le droit de ses compatriotes à manifester, il a en revanche déclaré que les violences étaient inacceptables.

"Les gens doivent comprendre que la situation est exceptionnelle et que notre pays est confronté à des difficultés, mais nous pensons que 2018 sera la dernière année difficile pour les Tunisiens", a-t-il dit.

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Côte d’Ivoire / Nouvel an 2018 : Message du chef de l’État Featured

vendredi, 05 janvier 2018 11:16 Written by

Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers Compatriotes,
Chers Amis de la Côte d’Ivoire,
Au terme de cette année 2017, c’est avec beaucoup de plaisir que je m’adresse a  vous,
comme il est de tradition, pour célébrer le passage a  la nouvelle année.
C’est aussi une occasion pour regarder, ensemble, le chemin parcouru en 2017, et partager
les espoirs pour l’année qui s’annonce.
Chères Soeurs, chers Frères,
L’année 2017 a été une année particulièrement difficile.
Cependant, grâce à la solidité des fondamentaux de notre économie, à une action
gouvernementale dynamique et aux efforts de chacune et de chacun d’entre vous, elle se
termine non seulement sous de bons auspices mais aussi avec beaucoup d’espoirs pour
2018.
Dès le début de l’année, nous nous sommes attelés a  mettre en oeuvre les réformes
institutionnelles prévues par la Constitution de la IIIe République, adoptée par référendum
à plus de 93%, le 30 octobre 2016.
Nous avons, ainsi, procédé à la nomination du Vice-Président de la République, d’un
nouveau Premier Ministre et à la mise en place de l’Assemblée Nationale.
Cependant, le début de l’année 2017 a été marqué par de grandes difficultés, en
particulier les mutineries au sein de l’Armée, qui ont failli mettre en péril la paix et la
stabilité que nous avons eues tant de mal à reconstruire, depuis 2011.
Notre objectif à présent, à travers la loi de programmation militaire, est d’accélérer
l’amélioration des conditions de vie des Forces armées, de restaurer la discipline au sein
de l’Armée, de la moderniser et de la transformer en une Armée véritablement
républicaine, c’est-à-dire une Armée réconciliée dans ses différentes composantes.
Notre Armée doit être un service public, agissant pour la paix et le développement de notre
cher pays.
Au plan de la sécurité intérieure, nos Forces ont dû faire face à de nombreux faits de grand
banditisme et de délinquance juvénile qui ont troublé la quiétude de nos populations.
Des tensions communautaires concernant le foncier ont été enregistrées dans certaines
régions dont le Cavally. Fort heureusement, elles ont été efficacement gérées par le
Gouvernement avec le concours des Autorités locales, des Leaders traditionnels et des Elus
locaux.
Ces tensions nous ont amenés à prendre des mesures préventives nécessaires pour tous,
dans la gestion des forêts et des aires protégées.
La montée du terrorisme et l’émergence de nouveaux défis sécuritaires, nous ont obligés
à renforcer davantage les capacités de nos Forces de sécurité.
C’est ainsi que nous avons procédé au recrutement de 900 nouveaux Policiers en 2017, à
la formation et à l’équipement des Forces de sécurité en moyens opérationnels et
technologiques.
Le programme d’identification biométrique de toutes les populations résidant en Côte
d’Ivoire, dont la mise en oeuvre vient d’être approuvée par le Gouvernement, renforcera
la sécurité de tous les Citoyens et Résidents tout en leur facilitant l’établissement de leurs
pièces administratives.

Toutes ces actions ont permis de maintenir la sécurité à un niveau plus que satisfaisant.
Nous poursuivrons nos efforts d’investissements dans la défense et la sécurité tout au long
de l’année 2018.
Mes chers Compatriotes,
Au plan social, des mouvements sociaux et des grèves ont perturbé le fonctionnement
de notre administration.
Le Gouvernement et les syndicats ont abouti à un accord de sortie de crise et à une
trêve sociale de cinq ans. La voie du dialogue et l’intérêt supérieur de la Nation ont été
privilégiés.
Je voudrais féliciter tous les Syndicats et les Organismes qui ont permis d’aboutir a  cet
accord et de préserver cette trêve sociale à ce jour.
Enfin, parmi les difficultés qui ont marqué le premier semestre 2017, la baisse des revenus
des Producteurs de cacao, en raison de la chute brutale de plus de 40% des cours
mondiaux, a été certainement l’une des décisions les plus douloureuses.
Cette situation a entrainé la baisse du pouvoir d’achat de nos Producteurs et contraint à
une réduction générale du budget de l’Etat.
Je voudrais, à nouveau, saluer nos Parents producteurs qui ont accepté de prendre leur
part de sacrifice. Je les félicite pour leur courage et leur abnégation.
Le Gouvernement a, quant à lui, pris toutes les mesures nécessaires pour continuer
d’améliorer la gestion de la filière cacao et rendre le système plus résistant à de tels
chocs a  l’avenir.
Dans cette perspective, nous continuerons d’augmenter les volumes de transformation
locale de nos principales matières premières agricoles, notamment le cacao et l’anacarde.
La transformation locale de nos matières premières traduit l’avancée de notre pays vers
son industrialisation progressive avec des produits à plus forte valeur ajoutée, la création
de milliers d’emplois et de meilleurs prix aux Producteurs.
Nous devons assurer une participation plus importante de nos Entreprises et PME
nationales à ce processus de transformation de notre économie.
Mes chers Compatriotes,
Chers Frères, chères Soeurs,
Notre économie se porte globalement bien. Elle est solide ; elle est résiliente.
Après un taux de croissance moyen annuel de 9% sur la période 2012-2016, notre
croissance économique devrait se situer autour du taux très appréciable de 8% en 2017,
en dépit des fortes tensions internes et de la baisse des cours du cacao.
Cette bonne performance de notre économie a permis de résorber la dette intérieure, en
particulier vis-à-vis de nos petites et moyennes entreprises, en payant plus de 911 milliards
de F CFA à 8 914 Fournisseurs et Prestataires de l’Etat.
Nous poursuivrons nos actions pour améliorer l’environnement des affaires, par le
renforcement du dialogue avec le Secteur privé et par l’accélération des réformes
structurelles et sectorielles, notamment dans le cadre du Doing Business et du Millenium
Challenge Corporation (MCC).
Au cours de cette année 2017, nos Partenaires économiques et financiers, bilatéraux et
multilatéraux, ainsi que les Investisseurs internationaux, nous ont tous honorés de leur
confiance en continuant à investir massivement dans notre économie.
La mobilisation d’importantes ressources nécessaires au financement des priorités du
Gouvernement, sur les marchés internationaux et régionaux, dans un contexte marqué par
les chocs internes et externes, est un autre témoignage de cette confiance de la
Communauté des Investisseurs.
En vue d’améliorer nos finances publiques, nous comptons accélérer la mise en oeuvre
cohérente et complète de la réforme fiscale à partir de 2018.
Notre ambition est que l’économie ivoirienne génère davantage de recettes fiscales pour
maintenir l’élan remarquable de la croissance économique, qui doit être de plus en plus
inclusive.
Mes chers Compatriotes,
Chers Frères, chères Soeurs,
L’un des axes majeurs de la politique de développement économique et social du
Gouvernement est la transformation structurelle de notre économie, à travers
l’intensification du programme de réhabilitation, de construction et d’équipements
dans les secteurs des routes, du transport, de l’énergie et de l’eau potable.
Aussi, le vaste programme de réhabilitation et de construction de nos routes et
ouvrages devra se poursuivre afin de rapprocher nos populations, de faciliter les
échanges et d’accroître la compétitivité de notre économie.
Après la livraison du pont de Bettié en cette fin d’année, 2018 verra le lancement des
travaux de construction du 4e Pont d’Abidjan reliant le Plateau à Yopougon, ainsi que
le démarrage des travaux des autoroutes Abidjan – San-Pedro et Tiébissou – Bouaké.
Afin de résoudre l’épineuse question de la mobilité urbaine à Abidjan, le Gouvernement a
lancé plusieurs programmes pour accroître et moderniser les moyens de transport, mais
aussi pour fluidifier la circulation dans le Grand Abidjan.
Ainsi, après la livraison de 500 autobus neufs à la SOTRA en 2017, nous poursuivrons nos
efforts sur la période 2018 – 2020 au rythme de 500 nouveaux bus par an.
En outre, la flotte de 15 bateaux bus, nouvellement mis en service par deux opérateurs
privés en 2017, sera doublée dès 2018.
Par ailleurs, la première ligne du métro d’Abidjan dont les travaux ont été lancés le 30
novembre dernier, permettra de fluidifier la circulation et de réduire le temps de trajet
entre Anyama, Abobo, le Plateau, Treichville et Port-Bouët. Il sera livré entre 2021 et 2022.
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Au niveau du transport aérien, la Côte d’Ivoire s’est repositionnée comme la principale
plateforme aéroportuaire de la Zone Economique et Monétaire Ouest-Africaine, avec plus
de 02 millions de passagers. Cela devrait s’intensifier avec l’établissement de vols directs
entre Abidjan et les Etats-Unis, dans le courant du premier semestre 2018.
En outre, notre compagnie nationale, Air Côte d’Ivoire, est passée première compagnie de
la zone CEDEAO – CEMAC avec environ 45% de part du trafic de l’aéroport d’Abidjan.
En matière d’électricité, la mise en service, le 02 novembre dernier, du barrage
hydroélectrique de Soubré, d’une capacité de 275 Mégawatts, a permis d’atteindre une
puissance installée de 2200 Mégawatts.
Notre objectif est de parvenir à une puissance installée de 4000 Mégawatts en 2020,
pour couvrir les besoins de notre pays et continuer à être l’une des puissances
énergétiques de la sous-région.
Mes chers Compatriotes,
Chers Frères, chères Soeurs,
La gestion rigoureuse de notre économie et la redistribution des fruits de notre
croissance sont au coeur de nos priorités.
Depuis 2011, nous avons amélioré les infrastructures de base et les services sociaux,
afin de garantir l’épanouissement et le développement harmonieux des populations.
Au niveau de la santé, d’importants projets de construction d’infrastructures sanitaires
ont pu être menés à leurs termes en 2017. Nous venons d’inaugurer le
CHU d’Angré et le Centre de Radiothérapie et d’Oncologie Médicale, le premier du
genre dans notre pays.
Ce centre donnera aux populations de Côte d’Ivoire et de la sous-région, l’accès aux
thérapies de haut niveau et aux technologies développées pour le traitement et la prise
en charge des patients atteints de cancer.
L’amélioration de la qualité de notre système de santé se poursuivra sur la période
2018 – 2020, avec la construction de nouvelles infrastructures de santé sur l’ensemble
du territoire national ; il s’agit notamment d’un CHU à Abobo, de six nouveaux Centres
Hospitaliers Régionaux, de cinq hôpitaux Généraux, de trois hôpitaux militaires à
Daloa, Bouaké et Korhogo et de 200 établissements sanitaires de premier contact.
Conformément à mes engagements, tous les villages de plus de 500 habitants seront
électrifiés a  la fin de l’année 2019. Notre politique de subvention de l’accès a 
l’électricité pour les plus démunis sera poursuivie.
Il en sera de même pour l’approvisionnement en eau potable pour lequel notre priorité
maintenant est de consolider les acquis sur la ville d’Abidjan.
Nous comptons aussi accélérer les investissements sur l’intérieur du pays, en zones
urbaines et rurales.
Dans le but de rendre notre croissance encore plus inclusive et de toucher les
populations les plus vulnérables, un projet de filets sociaux, avec des transferts
monétaires, a démarré dans les villes de Man, Odienné, Bouaké, Djébonoua
et Gbéléban.
Mes chers Compatriotes,
Chers Jeunes,
Vous êtes notre plus grand atout.
Nous devons nous appuyer sur vous, sur votre énergie, votre ambition et votre capacité
à innover. Vous êtes la Côte d’Ivoire de demain. C’est pourquoi, nous intensifierons
nos efforts pour faciliter votre intégration dans le monde compétitif de l’emploi.
Je vous demande d’avoir foi en votre avenir et en l’avenir de notre pays. Ne vous
lancez pas à l’aventure, au péril de vos vies ! Vous êtes mieux au pays et le pays a
besoin de vous.
Le Gouvernement a mis en oeuvre, de 2015 à 2017, trois programmes en faveur du
développement des compétences des jeunes, pour l’accès a  l’emploi et a 
l’entrepreneuriat ainsi que pour l’appui a  l’auto-emploi dont plus de 200 000 jeunes
ont pu bénéficier. Par ailleurs, le programme d’apprentissage a permis de former plus
de 6 000 jeunes.
D’ici 2020, environ 133 milliards de F CFA serviront a  la construction et a  l’équipement
de 15 nouveaux établissements et à la réhabilitation de 23 établissements
d’enseignement technique et professionnel à travers le pays.
Nous poursuivrons nos efforts pour la mise en oeuvre de l’école obligatoire, avec
notamment l’ouverture de 3 440 nouvelles classes dans le primaire, la construction de
40 collèges de proximité, de 07 lycées avec internat pour les jeunes filles et le
recrutement de 5 000 Instituteurs adjoints pour l’année scolaire 2017 – 2018.
Au niveau de l’enseignement supérieur, nous continuerons d’améliorer l’accès a  un
enseignement supérieur de qualité, pour une meilleure employabilité de nos diplômés.
A cet égard, j’ai instruit le Gouvernement d’accélérer la mise en oeuvre du programme
de décentralisation des universités.
J’ai également demandé au Gouvernement d’accorder une attention toute particulière
a  l’Economie Numérique en raison de son poids économique, mais surtout, pour sa
capacité à accélérer notre développement, à améliorer les conditions de vie de nos
concitoyens et à créer des opportunités d’emplois pour notre jeunesse.
J’invite notre jeunesse a  s’intéresser a  ces technologies qui lui offrent les moyens de
se former, de se prendre en charge et de compétir à armes égales avec
les autres jeunes du monde sur un marché du numérique qui se globalise de plus en
plus.
Chers Jeunes, je vous exhorte à vous inspirer de nos Jeunes sportifs : Muriel AHOURE
et TA LOU Marie Josée, en Athlétisme ; Ruth GBAGBI et CISSE Cheick Salah au niveau
du Taekwondo.
C’est par leur travail et leurs efforts continus qu’ils ont réussi a  hisser haut le drapeau
de notre cher pays. Ils sont notre fierté !
Chères Soeurs, chères Filles,
Depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays, j’ai fait de la
promotion de la Femme ivoirienne, une priorité.
La nouvelle Constitution est le reflet de cette volonté, car elle renforce la protection
des droits des femmes et assure la promotion de la parité entre les sexes dans l’accès
aux responsabilités dans les institutions, les administrations et les entreprises.
Au niveau de l’autonomisation socio-économique des femmes, nous poursuivrons nos
actions en faveur de l’accès aux crédits a  travers le Fonds d’Appui aux Femmes de
Côte d’Ivoire (FAFCI) dont le montant a atteint 10 milliards de F CFA.
Mes chers Compatriotes,
Malgré les difficultés rencontrées au cours du premier semestre, cette année 2017
a été marquée par de grands évènements internationaux que notre pays a su
brillamment organiser. C’est un réel motif de satisfaction et de fierté.
La Côte d’Ivoire a abrité les 29 et 30 novembre derniers, pour la première fois en
Afrique au Sud du Sahara, le 5e Sommet Union Africaine – Union Européenne.
Cette rencontre a vu la participation de près de 60 Chefs d’Etat et de Gouvernement
qui se sont réunis autour du thème « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable
».
Ce sommet ainsi que tous les évènements parallèles associés, ont été, de l’avis de
tous, un immense succès. Nous pouvons en être fiers.
C’est aussi avec une grande joie et une grande fierté que la Côte d’Ivoire a abrité les
8es Jeux de la Francophonie, qui se sont déroulés du 21 au 30 juillet 2017. Ces jeux
prestigieux ont vu la participation de 53 pays et plus de 4 000 jeunes artistes et
sportifs.
Je voudrais, à nouveau, féliciter le Gouvernement et tout le peuple ivoirien pour la
réussite de ces évènements qui ont contribué au rayonnement de notre pays.
Je tiens aussi à vous féliciter pour l’organisation réussie de tous les autres évènements
organisés en 2017, notamment le Salon International de l’Agriculture et des
Ressources Animales, le rassemblement mondial du Mouvement pour le renforcement
de la nutrition, la Conférence Internationale sur le Sida appelée ICASA et la
44e session du Conseil des Ministres de l’Organisation de la Coopération Islamique.
Enfin, sur le plan diplomatique, la Côte d’Ivoire a été brillamment élue membre non
permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2018 – 2019.
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En outre, les pays de la sous-région nous ont témoigné, à nouveau, leur confiance en
accordant a  la Côte d’Ivoire le poste prestigieux de la Présidence de la Commission de
la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Je reste convaincu que tous ces succès se traduiront en retombées économiques
importantes dans les années à venir.
Chères Soeurs, chers Frères,
Après la ville de Grand-Bassam et le balafon Sénoufo, le ZAOULI, danse du pays
Gouro, vient d’être inscrit, sur la liste du Patrimoine Mondial Immatériel de l’UNESCO.
Notre pays rayonne à nouveau à travers le monde sur tous les plans. Nous devons,
tous, en être fiers !
Tous ces succès que je viens d’évoquer n’auraient pas été possibles sans le retour de
la sécurité et de la paix. La paix est notre bien le plus précieux ! Nous devons tout
mettre en oeuvre pour la préserver.
Je vous exhorte à toujours recourir au dialogue et à la concertation comme nous l’a
enseigné le Président Félix Houphouët-Boigny. Cultivons la paix, gage de la cohésion
sociale et de notre développement !
Nous devons continuer, sans relâche, à rassembler tous les fils et toutes les filles de
notre pays, à intensifier toutes nos actions en faveur du pardon et de la concorde
nationale.
A cet effet, j’ai décidé, en cette fin d’année et comme il est de coutume, d’accorder la
grâce à 4 132 détenus de droit commun, condamnés pour des infractions mineures,
en application de l’article 66 de notre Constitution.
Chers Frères, chères Soeurs,
En 2018, nous continuerons à renforcer notre maturité démocratique et à moderniser
notre pays, notamment par la mise en place des différentes Institutions telles que
prévues par la Constitution de la IIIe République.
Oui, nos Institutions doivent être fortes et crédibles pour permettre une paix durable
et bâtir une Nation forte.
A cet effet, nous organiserons en 2018, les élections municipales, régionales et
sénatoriales.
Ces élections seront une nouvelle occasion de renforcer l’alliance du Rassemblement
des Houphouétistes pour la Démocraties et la Paix. Je voudrais, à nouveau, saluer mon
aîné, le Président Henri Konan BEDIE pour son engagement constant dans la
construction de ce grand rassemblement qu’est le RHDP.
Le Siège du Sénat sera établi à Yamoussoukro, après celui de la Chambre des Rois et
Chefs Traditionnels, traduisant ainsi notre volonté de poursuivre les opérations de
transfert de la capitale à Yamoussoukro.
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Mes chers Compatriotes,
Chers Amis de la Côte d’Ivoire,
La Côte d’Ivoire est en marche vers son destin, celui d’être un pays de progrès, une
terre de générosité et de solidarité ; le modèle de l’espérance promise a  l’humanité.
C’est pourquoi, nous allons maintenir cette dynamique au cours de l’année 2018, en
persévérant dans le travail et en renforçant chaque jour davantage la paix et la
cohésion nationale.
Je souhaite à chacune et à chacun de vous, mes meilleurs voeux de Santé et de
Bonheur.
Que cette année 2018 nous permette de consolider la sécurité, la paix et la stabilité,
afin de continuer la marche vers l’émergence de notre beau pays.
Bonne et heureuse année à toutes et à tous.
Que Dieu bénisse notre chère patrie.
Vive la République !
Vive la Côte d’Ivoire !

Source: Présidence

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