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Des inondations font plus de 100 000 déplacés au Nigeria Featured

vendredi, 01 septembre 2017 07:10 Written by

Plus de 100 000 personnes ont du fuir leur foyer à cause des fortes pluies et d'inondations dans le sud-est du Nigeria, a annoncé le président nigérian Muhammadu Buhari, jeudi 31 août. "C'est avec une grande inquiétude que j'ai appris les inondations dans l'Etat de Benue, qui ont déplacé, selon les premières estimations, plus de 100 000 personnes", a écrit le président nigérian sur son compte Twitter.

"Durant les deux dernières semaines, il a beaucoup beaucoup plu, raconte Helen Teghtegh, directrice de l'ONG locale Community Links and Human Empowerment Initiative, qui a lancé un appel aux dons pour les sinistrés. Le niveau de la rivière Benue a beaucoup augmenté et depuis mercredi, beaucoup d'habitants de Makurdi [la capitale] ont commencé à quitter leur domicile." "Pour l'instant nous n'avons aucun chiffre précis, nous ne savons pas le nombre de victimes, mais nous devrions en savoir plus demain après avoir rencontré les différents acteurs sur le terrain", explique la directrice.

Des milliers de maisons touchées par les inondations

Les photos de Makurdi sous les eaux ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux jeudi dans la journée, montrant des hommes et des femmes qui emportaient des matelas, des sacs, et leurs quelques biens à pieds. Des voitures et des milliers de maisons ont été totalement englouties par les eaux.

Le président nigérian a déclaré jeudi soir avoir demandé à l'Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) d'agir, après que de nombreuses voix se sont élevées dans les médias locaux pour dénoncer l'inaction des autorités. Deux camps ont été installés dans la capitale de l'Etat pour accueillir les sinistrés, mais ils ne devraient ouvrir que durant le week-end. L'Etat de Benue, qui tire ses revenus en grande partie de l'agriculture, a connu de nombreuses inondations ces dernières années, à cause des fortes pluies et de l'ouverture des vannes de barrages au Cameroun voisin.

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Billet de banque brûlé volontairement : serait-il responsable de laisser faire ? Featured

mardi, 29 août 2017 08:24 Written by

L’acte de M. Kémi SEBA, orchestré le samedi 19 août 2017, consistant à brûler publiquement un billet de banque émis par la BCEAO, figure depuis lors en bonne place dans les réseaux sociaux.

L’illustration audio-visuelle de ce geste, visionnée par de très nombreux internautes, a certainement permis à son auteur d’atteindre son objectif, à savoir faire le buzz sous une forme provocante sur la campagne contre le franc Cfa dont il fait partie des porte voix.

Il demeure que le concerné était conscient que, par ce biais, il se plaçait en position délictuelle pouvant amener la Banque Centrale à agir. Celle-ci se devait d’intervenir, confortée en cela par la loi, en particulier les différentes dispositions des Codes Pénaux des États réprimant la destruction volontaire d’un billet de banque, l’altération de signe monétaire ayant cours légal et les risques de trouble à l’ordre public pouvant naître du geste.

Nonobstant ces dispositions, il demeure que l’acte porte préjudice à la BCEAO puisqu’il est susceptible de saper la confiance des populations et la crédibilité de la monnaie. La Banque Centrale, organisme auquel sont confiées les missions d’émission et de retrait des billets mauvais, ne pouvaient que saisir la justice et décourager toute tentative de reproduction de tels actes.

L’action relève d’une obligation liée à la charge institutionnelle. Il ne s’agit pas de s’attaquer à une cause ou à des idées remettant en question le franc Cfa, encore moins à une personne. Quiconque, auteur de l’acte visé, s’y exposerait.

Par Bacary Dabo

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Côte d’Ivoire/Des agents audience foraines 2015 de la région du Cavally réclame un reliquat de trois (3) de salaire à l’operateur technique UNITEC (Universel Technologie) Featured

mercredi, 23 août 2017 13:57 Written by

Blolequin, 23 Aout (DiaspoTV)- Une délégation du collectif des agents des audiences foraines 2015 de la région du Cavally à savoir les guichetiers et les opérateurs de saisir s’est rendu mardi à Blolequin dans le but de sensibiliser leurs collègues de ce département pour adhérer au collectif et soutenir d’un commun accord leurs revendications auprès de l’opérateur technique UNITEC (Universel Technologie) qui n’a pas régler le reliquat de trois (3) mois de salaire des audiences foraines 2015.

Selon le président de ce collectif K. Rodrigue l’opérateur technique UNITEC (Universel Technologie) qui avait en charge le recrutement et la gestion financière des agents des audiences foraines 2015 n’a pu régler le reliquat de trois mois de salaire des agents de la région du Cavally depuis la fin de l’opération.

« Depuis la fin de l’opération des audiences foraines de 2015 les agents de la région du Cavally commis à cette tache à savoir les guichetiers et les opérateurs de saisie sont toujours en attente de leur salaire de trois mois qui jusque là n’a jamais été versé par l’opérateur technique UNITEC (Universel Technologie). Nous sollicitons l’aide du gouvernement afin qu’ils nous aident à entré en possession de notre due qui selon nos sources d’information a été totalement réglé par les autorités Ivoirienne » a-t-il expliqué.

Une étude commanditée par le gouvernement ivoirien avait révélé que plus de trois millions d’Ivoiriens ne disposaient pas de la CNI malgré la vaste opération d’enrôlement des Ivoiriens en 2009 raison pour laquelle une opération des audiences foraines a été lancé en février 2015 dont l’opérateur technique était la société UNITEC (Universel Technologie).

L’opérateur technique UNITEC (Universel Technologie) à aussi en charge le recrutement et de la gestion financière des agents régionaux et départementaux d’enrôlement de l’office Nationale d’Identification (ONI) étant des fonctionnaires d’état qui jusque là n’ont pu bénéficier de leur prime depuis la reprise de l’opération, a-t-on appris.

 

DiaspoTV

Silvere Gael Bossiei

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Sierra Leone : situation humanitaire critique après les coulées de boue Featured

mercredi, 23 août 2017 11:26 Written by
Lundi 14 août, des inondations et les coulées de boue qu’elles ont entraînées ont fait plus de 490 morts à Freetown et touché plus de 5000 personnes. Face aux conditions sanitaires critiques, l’ONG Action contre la Faim intervient auprès des victimes pour distribuer de l’eau potable et limiter les risques de propagation de la maladie. En lançant un appel à une prise de conscience solidaire.
 

"Les personnes ont un besoin urgent d’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires, des abris, des médicaments, des couvertures et du support psychologique. Dans ce contexte, les épidémies, particulièrement le choléra, sont une réelle menace pour la population. Il faut absolument endiguer ce risque." déclare Abdelgadir Ahmed, directeur d’Action contre la Faim en Sierra Leone.

Après des évaluations menées en coordination avec le gouvernement, Action contre la Faim et ses partenaires du Consortium WASH (qui regroupe plusieurs organisations spécialisées en eau, assainissement et hygiène) ont rapidement mis en place une réponse d’urgence.

L’eau potable, premier besoin essentiel

Les pluies ont balayé les structures sanitaires existantes et contaminé les puits non protégés rendant l’eau impropre à la consommation. Pour répondre aux besoins urgents et délivrer de l’eau potable, 8 citernes d’eau de 5000 litres sont en cours d’installation dans les communautés affectées et seront remplies deux fois par jour pour assurer les besoins des familles.

Parallèlement, les équipes d’Action contre la Faim ont distribué des kits d’hygiène à 200 foyers contenant des seaux, des bidons, des pastilles de désinfection de l’eau, des savons pour la lessive et la toilette, des protections hygiéniques et de la javel. 74 foyers ont également reçu de l’eau en bouteille durant l’installation des citernes.

Ces distributions sont accompagnées de séances de promotion de l’hygiène pour éviter la propagation des maladies diarrhéiques. Des procédures simples comme le lavage des mains permettent de réduire les taux de ces maladies de près de 40%.

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Scoop

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences…
Les faits La structure Totem Communication a été sollicitée par…
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Afrique du Sud: Accusée d'agression, la Première dame Grace Mugabe a quitté Johannesburg Featured

lundi, 21 août 2017 13:29 Written by

Les autorités sud africaines ont accordé l’ immunité diplomatique à la première dame du ZimbabweGrace Mugabe Rechercher Grace Mugabe , accusé d’agression sur une jeune fille de 20 ans à Johannesburg.

Après plusieurs jours de bataille diplomatique , Pretoria a finalement accordé l’ l'immunité à la première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, poursuivie pour agression en Afrique du Sud .

Selon les informations , Grace a pu quitter Johannesburg pour Harare dimanche matin. , en compagnie de son époux Robert Mugabe , qui participait au même moment sommet des chefs d'Afrique australe (SADC.

Grace Mugabe est poursuivie d’agression sur une top model du nom de Gabriella Engels, qui d’après les médias locaux , était venue rendre visite aux enfants Mugabe, Robert et Chatunga, pour le week-end dans un hôtel huppé de Johannesburg lorsqu’elle a été frappée au visage à l’aide d’une rallonge.

KOACI

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Burkina Faso : Grande Marche dans Ouagadougou en deuil Featured

lundi, 21 août 2017 12:14 Written by

L’information a été confirmée par plusieurs sources à Burkina24, et annoncée à la Radio nationale du Burkina, citant l’ambassadeur du Burkina en France. Salifou Diallo est décédé en France ce 19 août 2017 au matin. Le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou, a, dans un communiqué, confirmé la nouvelle.
«C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès survenu ce samedi de M. Salifou Diallo, le Président de l’Assemblée Nationale. En cette circonstance douloureuse, j’ai une pensée pour la famille de l’illustre disparu et tous les proches de M. Salifou Diallo», a écrit le Président du Faso sur son compte Twitter.

Précédemment Président du parti au pouvoir le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), il a été élu à la tête de l’Assemblée nationale par les députés de la 7ème législature, le 30 décembre 2015.
Salifou Diallo est né le 9 mai 1957 à Ouahigouya. Titulaire d’un doctorat en droit public international, négociateur en gestion des conflits, de l’Université de Perpignan (France) depuis 2005, Salifou Diallo a occupé plusieurs plusieurs postes politiques et administratifs au Burkina depuis les années 80.
Conseiller politique, il a été plusieurs fois nommé ministre, notamment sous l’ancien Président Blaise Compaoré. En rupture officielle de bans avec ce dernier et le parti au pouvoir d’alors, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le 4 janvier 2014, il a officiellement créé, avec l’actuel Président du Faso Roch Kaboré et le ministre de la sécurité Simon Compaoré, le MPP qui remportera un an plus tard l’élection présidentielle.

lebanco.net

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Côte d’Ivoire/Blolequin,le non respect de la mesure de plafonnement des prix des denrées de première nécessité inquiète les populations Featured

vendredi, 18 août 2017 16:26 Written by

Blolequin, 18 Aout (DiaspoTV)- Des populations du département de Blolequin (ouest, région du Cavally)  ont exprimé vendredi leurs inquiétudes face au non respect  par plusieurs commerçants de la décision du gouvernement de plafonner les prix des denrées de première nécessité  qui sont le riz, le sucre,  la tomate concentrée, de l'huile de table et du ciment sur toute l’étendu du territoire Ivoirien.

Pour ces populations cette opération, qui vise à "préserver le pouvoir d'achat des Ivoiriens", est  devenue pour le citoyen moyen dans la ville de Blolequin  un casse tête chinois  car selon elle le riz qui est l'aliment de base de la population ivoirienne, est devenu inaccessible pour la plupart des familles dans la ville non parce qu'il y a pénurie, mais parce qu'il n'est plus à la portée de tous les ''sachets''.parce que  les prix plafonner ne  sont pas respectés par les commerçants .Même le riz le moins cher sur le marché appelé communément 'dénicachia, a presque doublé de prix au kilo. De 225 F, le kilo est passé à ce jour 350 FCFA voire 450 FCFA selon les points de vente.

« Il est donc quasiment impossible de nourrir convenablement une famille de taille moyenne avec 3500 FCFA. C'est pourquoi, la plupart des familles  mangent comme le dit un artiste ivoirien, par accident. Cela veut dire que l'on ne mange pas à sa faim et tous les jours. C'est cette triste réalité que vit la majeure partie de la population de Blolequin  en proie à la famine » a expliqué  dame V. Florentine selon elle ce non respect de la décision du gouvernement c'est la mauvaise foi de certains commerçant qui évoquent une perte du fait de l’achat en grand nombre de marchandise avant cette  décision du gouvernement.

Le gouvernement ivoirien a décidé  du plafonnement des prix des denrées alimentaires de première nécessité afin de lutter contre la vie chère alors qu'une partie de la population se plaint de ne pas sentir les retombées d'une forte croissance. Un décret présidentiel signé le 12 juillet "plafonne les prix du riz, du sucre, de la tomate concentrée, de l'huile de table et du ciment".

Source AIP

Silvere Gael Bossiei

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Last modified on vendredi, 18 août 2017 16:40
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Côte d’Ivoire : 57 ans d’indépendance mais une situation toujours instable Featured

mardi, 08 août 2017 09:45 Written by
La Côte d’Ivoire, qui célèbre ce 7 août le cinquante-septième anniversaire de son indépendance, est toujours à la recherche de sa gloire passée. Après la mort du « Vieux », Félix Houphouët-Boigny, le premier président, le pays s’est enfoncé dans une crise dont l’issue n’est toujours pas certaine, en témoigne la réminiscence constante d’actes de rebellions depuis la chute de Laurent Gbagbo. Retour, en images d’archives, sur l’histoire de la République indépendante de Côte d’Ivoire.
 

L’ancienne colonie française a accédé à son indépendance le 7 août 1960 sous la houlette de son premier Président Félix Houphouët-Boigny (1905-1993).

Vidéo (non commentée) : première année de l’indépendance de la Côte d’Ivoire

 

Cette vidéo met en scène l’anniversaire de la première année de l’indépendance en Côte d’Ivoire, en 1961, qui s’était déroulé en présence du Premier ministre français Michel Debré. Le Président Félix Houphouët-Boigny avait reçu de nombreux Présidents africains, dont : Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Moktar Ould Daddah de la Mauritanie ou encore Fulbert Youlou du Congo-Brazzaville.

La Côte d’Ivoire aurait-elle besoin d’un nouveau docteur ? S’il est vrai que Félix Houphouët-Boigny, ancien « médecin indigène » et premier président du pays en 1960, est loin d’avoir été un démocrate – l’homme, qui n’aimait guère la contradiction, a gouverné la jeune République d’une main de fer –, force est de reconnaître que durant sa mandature l’ancienne colonie française a bénéficié d’une stabilité politique et d’un essor économique qui l’ont hissée au rang d’exemple sur le continent.

Entre les années 1960 et 1980, l’économie, encadrée par l’Etat, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît un formidable essor qui bénéficie aux secteurs industriel et financier. Le niveau de vie de la population et la croissance démographique augmentent. Abidjan se pare d’infrastructures modernes et devient le phare de l’Afrique de l’Ouest. Mais, dans le courant des années 80, dans un contexte mondial plus difficile, marqué par la chute du cours des matières premières agricoles, l’économie connaît des signes d’essoufflement que le pouvoir ne parvient pas à résorber.

les obsèques de Félix Houphouët-Boigny, février 1994

 

A la mort du « Vieux », le 7 décembre 1993, le pays est agité par une forte tension sociale, animée par le mouvement étudiant et des opposants politiques parmi lesquels Laurent Gbagbo, qui s’était présenté à l’élection présidentielle de 1990. Le chômage est l’un des défis que doit relever le successeur de Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, élu à une écrasante majorité en octobre 1995.

« Les enfants de Félix », ou les difficultés de la jeunesse ivoirienne, avril 1994

 

Héritier désigné du parti au pouvoir pendant 25 ans, Henri Konan Bédié s’attaque à l’inflation et à la réduction de la dette de l’Etat en employant des mesures drastiques. Une politique qui le rend impopulaire. Cette impopularité est renforcée par la révélation de scandales politico-financiers. Rompant avec son prédécesseur, Henri Konan Bédié exacerbe les clivages ethniques en développant le concept d’« Ivoirité », qui divise les habitants en vrais et faux Ivoiriens en fonction de leurs origines et de l’ancienneté de leur établissement sur le territoire national. S’appuyant sur ce dernier, il conteste la nationalité de l’un de ses principaux adversaires à la prochaine élection présidentielle, Alassane Dramane Ouattara. Interpellée, la Cour suprême n’arrive pas à trancher, mais le ver est dans le fruit. Les tensions politiques, sociales et économiques s’accroissent, et c’est dans un climat délétère qu’a lieu le coup d’Etat militaire de décembre 1999.

Rétrospective sur la politique menée par le président Henri Konan Bédié après le coup d’état en Côte d’Ivoire, décembre 1999

 

A la tête des soldats qui renversent le président, le général Robert Guéï, devient de fait le nouveau chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. Henri Konan Bédié s’exile en France, le nouveau pouvoir fait procéder à la rédaction d’une nouvelle constitution et organise, en octobre 2000, l’élection présidentielle. Les candidatures de Henri Konan Bédié et d’Alassane Dramane Ouattara sont éliminées par la Cour suprême, et le général Robert Guéï s’autoproclame vainqueur du scrutin.

portrait du général Robert Gueï, octobre 2000

 

La population en colère manifeste et chasse Robert Guéi du pouvoir (il sera assassiné en septembre 2002, dans des circonstances non encore élucidées). En novembre 2000, la Cour suprême proclame les résultats et déclare Laurent Gbagbo (Front populaire ivoirien, FPI) vainqueur. Pour tenter de désamorcer la crise, il initie un forum de réconciliation nationale puis nomme un gouvernement d’union nationale. Mais les tensions politiques et ethniques s’accentuent. Le pays sombre dans la guerre civile. Divisé en deux, entre un Nord majoritairement musulman contrôlé par les forces rebelles et un Sud chrétien plus proche du gouvernement, il menace d’imploser. La xénophobie se développe et touche en particulier les ressortissants burkinabès accusés d’aider les rebelles qui, pour partie, partagent leurs origines et religion.

xénophobie en Cote d’Ivoire, octobre 2002

 

En septembre 2002, des soldats rebelles prennent le contrôle des villes de Bouaké et Korhogo, situées dans le centre et le nord du pays, mais échouent dans leur conquête de la capitale. Le sud est alors tenu par les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire et le nord par les Forces nouvelles. La France, dont les intérêts et ressortissants sont nombreux dans le pays, déploie d’importants efforts diplomatiques pour résoudre la crise.

Dominique de Villepin en Côte d’Ivoire, janvier 2003

 

En 2003, 10 000 casques bleus de l’ONUCI dont 4 600 soldats français de la force Licorne – dont la présence jusqu’en 2007 et les actions attiseront le sentiment anti-français au sein d’une partie de la population – sont placés en interposition entre les belligérants. De nombreux pourparlers sont initiés et couronnés par plusieurs accords dont ceux de Linas Marcoussi (France) et Lomé (Togo 2003) qui aboutissent à un précaire cessez-le-feu.

l’accord de paix accepté par Laurent Gbagbo, en janvier 2003

Le 4 mars 2007, à Ouagadougou, sous l’égide du président burkinabè Blaise Compaoré, un nouvel accord de paix est trouvé entre le gouvernement et les rebelles. Guillaume Soro, le leader des Forces Nouvelles, est nommé Premier ministre d’un gouvernement d’union nationale, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Ce gouvernement, au delà des missions habituelles, est chargé de coordonner la mise en œuvre du processus de sortie de crise, qui passe par le désarmement des anciens belligérants, la réunification du pays et l’organisation via la Commission électorale indépendante (CEI) d’élections libres et transparentes.

Laurent Gbagbo s’exprime sur la tenue des élections et l’état de la Côte d’Ivoire, avril 2008

Alassane Ouattara : « Tous pourront se porter candidats » à la présidentielle de 2020

Candidat à l’élection présidentielle de 2010, il est élu président de la République avec 54,1 % des voix selon la commission électorale indépendante et la quasi-totalité de la communauté internationale. Il exerce pleinement ses fonctions de chef d’État depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, qui refusait de quitter le pouvoir. Son investiture, qui officialise cet état de fait, a lieu le 21 mai 2011. Réélu en 2015, sa succession attise les convoitises et laisse le pays sous tension.

Officiellement, le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo s’est achevé en 2005. Cinq ans plus tard, et après de multiples reports, il demeure au pouvoir. Jeudi dernier, le Premier ministre, Guillaume Soro, suivant l’avis de la CEI, a annoncé que les élections présidentielles se dérouleraient ce 31 octobre 2010. Quelques jours plus tôt, les Forces nouvelles, l’opposition et des organisations de la société civile avaient mis en garde contre les risques auxquels le pays serait exposé si l’élection ne se tenait pas d’ici octobre. Une échéance capitale pour l’avenir de la République de Côte d’Ivoire.

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