Le chef de l’Armée nationale libyenne, qui avait déclenché une offensive sur Tripoli début avril, vient d’essuyer un revers majeur en perdant la localité de Gharyan, son centre de commandement aux portes de la capitale. Le chef de l’Armée nationale libyenne, qui avait déclenché une offensive sur Tripoli début avril, vient d’essuyer un revers majeur en perdant la localité de Gharyan, son centre de commandement aux portes de la capitale.

En Libye, la bataille de Tripoli tourne en défaveur du maréchal Haftar Featured

L’épisode est un tournant majeur dans la « bataille de Tripoli » en cours depuis près de trois mois. Les forces du maréchal Khalifa Haftar sont sur la défensive depuis qu’elles ont essuyé un cuisant revers, mercredi 26 juin, avec la perte de la localité de Gharyan située à 80 km au sud-ouest de la capitale libyenne.

Alors que l’impasse militaire perdurait depuis le début de l’offensive du 4 avril autour des lignes de front où s’affrontaient les forces loyales au gouvernement d’« accord national » (GAN) de Faïez Sarraj siégeant à Tripoli et les unités assaillantes de l’Armée nationale libyenne (ANL) de Haftar, la défaite subie par ces dernières à Gharyan bouleverse la donne.

Cette ville agrippée au flanc du djebel (monts) Néfoussa, verrou stratégique entre l’Ouest et le Sud libyens, était devenue le centre de commandement de l’ANL dans cette région de la Tripolitaine. « Il s’agit d’une rupture dans la configuration militaire » autour de Tripoli, commente Emad Badi, chercheur au Middle-East Institute. A partir de Gharyan, l’ANL alimentait en armes et en hommes ses positions sur les différentes lignes de front à Aziziya, en périphérie de Tripoli ou, à l’intérieur de l’agglomération, aux abords de l’aéroport international (fermé) ou du quartier très disputé d’Aïn Zara.

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