Dernières Brèves

Fin à la Haye du procès de Bosco Ntaganda

vendredi, 31 août 2018 10:03 Written by

Le procès a pris fin mercredi, sur les plaidoiries finales de la défense et une déclaration de Bosco Ntaganda.

Les juges de la Cour pénale internationale ont entamé leur délibéré après un procès qui a duré plusieurs mois.

L'ex milicien congolais a rejeté toutes les accusations de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre allégués par l'accusation et commis lorsqu'il commandait la branche armée de l'Union des patriotes congolais, entre 2002 et 2003.

Il a aussi rejeté le surnom de « Terminator », qui l'aura poursuivi depuis l'Est du Congo jusqu'à La Haye.

« Ce conflit a été provoqué par des politiciens qui ont mis le Congo à feu et à sang avec des déclarations incendiaires . » a t-il indiqué en kinyarwanda, traduit en français à la Cour.

Les juges ont entamé leur délibéré qui devrait durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Bosco Ntaganda risque jusqu'à 30 ans de prison s'il est reconnu coupable des faits que la justice internationale lui reproche.

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La justice sénégalaise confirme la peine de prison du maire de Dakar

vendredi, 31 août 2018 09:59 Written by

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné en appel, jeudi 30 octobre, à cinq ans de prison ferme pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », une décision qui confirme la peine infligée en première instance et pourrait l’écarter de la course à l’élection présidentielle sénégalaise.

« Le tribunal confirme le jugement pour Khalifa Sall », a indiqué lors d’une audience publique le président de la cour d’appel, en l’absence de l’accusé. La cour d’appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses huit coaccusés à verser « solidairement » la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

Lire aussi :   Khalifa Sall officialise sa candidature à la présidentielle sénégalaise de 2019 depuis sa cellule

En l’état, Khalifa Sall, 62 ans, ne peut pas se présenter pour défier dans les urnes le président sortant, Macky Sall, en février 2019. Il lui reste toutefois la possibilité d’introduire un ultime recours devant la Cour suprême, ce qu’il a l’intention de faire, selon une proche collaboratrice ayant requis l’anonymat. « S’il est condamné définitivement avant la date de clôture des candidatures », entre le 11 et le 26 décembre, il sera alors effectivement exclu de la course, a-t-elle ajouté, évoquant une « course contre la montre ».

Recours en cassation de Karim Wade

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros, prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la ville de Dakar. Maire de la capitale sénégalaise depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

Lire aussi :   Sénégal : Karim Wade sort de son silence pour attaquer le président Macky Sall

La Cour suprême doit par ailleurs se prononcer jeudi sur un recours en cassation introduit par un autre candidat déclaré à la présidentielle, Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ». Karim Wade avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l’empêcher de se présenter.

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Dieudonné en garde à vue : l’humoriste conduisait sans permis

lundi, 27 août 2018 12:34 Written by

Il y a quelques années, son humour pince-sans-rire faisait mourir de rire la France. Aujourd’hui, Dieudonné ne fait plus recette. Interdit de se produire dans de nombreuses villes à cause de ses propos polémiques, l’ancien partenaire d’Élie Semoun enchaîne les démêlés avec la justice. En janvier dernier, l’humoriste avait encore fait parler de lui en se faisant passer pour une marque de cosmétiques afin de se produire dans une salle du nord.

La blague n’avait pas tellement fait rire les responsables de la Condition publique de Roubaix, qui avaient dénoncé la manœuvre de Dieudonné : « La Condition publique a privatisé la salle de spectacle samedi dans le cadre d'un lancement défini d'une marque de cosmétiques. En aucune manière la Condition publique n'aurait programmé le spectacle de Dieudonné. »

C’est encore un tour de passe-passe qui a conduit Dieudonné en garde à vue. Selon BFMTV, celui qui jouait Caius Céplus dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre a été arrêté dans la soirée du vendredi 24 août au volant d’une voiture. Problème, le permis de l’humoriste lui a été retiré en 2015. C’est donc sans le précieux papier qui permet à tout un chacun de conduire un véhicule qu’il circulait du côté de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine.

 

Lorsqu’il s’est fait arrêter, Dieudonné a présenté aux forces de l’ordre un permis de conduire camerounais. Le document, qui était en cours de validité au Cameroun, n’était pas valable en France. L’humoriste polémique a donc été placé en garde à vue vendredi soir. BFMTV rappelle que Dieudonné doit se produire ce samedi soir dans une salle de Châtillon, comme il le fait trois soirs par semaine malgré l’interdiction d’un arrêté municipal.

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CPI : Un journal français annonce la libération de Gbagbo, comme Bemba

dimanche, 26 août 2018 04:45 Written by

Enquête : la Cour pénale internationale, une juridiction discréditée

International|Nathalie Gathié.

LE PARISIEN WEEK-END. Absence de coopération des grandes puissances, incapacité à condamner les responsables de crimes contre l’humanité, juges soupçonnés de collusion d’intérêts, victimes laissées pour compte... La Cour pénale internationale, institution judiciaire créée il y a tout juste vingt ans, est aujourd’hui largement contestée.

Elle devait être la Cour du « plus jamais ça », la voilà sur le point de devenir celle du « tout ça pour ça ». Vingt ans après la signature de son traité fondateur, le 17 juillet 1998, la Cour pénale internationale (CPI) célèbre un piteux anniversaire.

Edifiée sur l’espérance d’un monde délesté de l’impunité longtemps accordée aux bourreaux, cette justice universelle et idéale n’en finit pas de décevoir.

Début juin, sa volte-face dans le procès en appel de l’ex-chef de guerre et leader congolais Jean-Pierre Bemba a stupéfié les observateurs : à l’issue d’une condamnation en première instance à dix-huit ans de prison pour une série de meurtres et de viols commis par sa milice, en Centrafrique, entre 2002 et 2003, la Cour a prononcé l’acquittement de l’ennemi juré du président du Congo, Joseph Kabila.

L’ancien leader serbe Slobodan Milosevic, inculpé pour crimes contre l’humanité et génocide en 1999, mourra en 2006, avant la fin de son procès. (Stringer/Reuters)

« Ce revirement est une insulte aux 5 230 victimes qui ont témoigné », s’émeut Karine Bonneau, chargée de la Justice internationale à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

Partialité politique
Rendu au terme de huit ans de procédure, « ce verdict résulte des approximations et de la faiblesse de l’accusation, rétorque Juan Branco, avocat en droit international. La CPI est “hors-sol” : elle n’a pas de vrai pouvoir d’enquête, ne se rend pas sur le terrain et travaille sur des pseudo preuves transmises par des organisations non gouvernementales (ONG) ou des gouvernements partiaux, puisqu’ils sont impliqués dans les situations instruites ».

Dans le dossier Bemba, l’ex-président centrafricain, Ange-Félix Patassé, et son successeur, François Bozizé, malgré leur responsabilité dans le conflit, n’ont jamais été inquiétés. Actuellement en cours, le procès de Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 à 2011, livré à la CPI en 2011, pourrait connaître le même épilogue, tant les accusations de « crimes contre l’humanité » qui le visent peinent à être étayées et portent le sceau de l’arbitraire politique.

De nobles ambitions mais peu de résultats
Dans son quartier général de La Haye, aux Pays-Bas, la CPI aspirait pourtant à confondre les coupables des pires atrocités. Après le procès de Nuremberg, destiné à juger les responsables des crimes nazis au sortir de la seconde guerre mondiale, et les tribunaux spéciaux instaurés après les massacres et génocides commis en ex-Yougoslavie et au Rwanda, elle promettait de sanctionner des hommes dont les turpitudes heurtent les consciences et les âmes. Pour l’Histoire, pour la mémoire, pour les victimes.

Acquitté en juin dernier, l’ex-vice-président de la République démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba se présente à la présidentielle, prévue en décembre. (AFP)

Las, en seize ans d’existence effective, elle s’est assoupie sur les lauriers qui ornent son logo. Les lauriers de sa défaite « face aux maîtres du monde qui l’instrumentalisent », fustige Juan Branco, auteur d’un livre sur cette cour qu’il a fréquentée au titre d’éphémère assistant spécial de son premier procureur, le juriste argentin Luis Moreno Ocampo, épinglé pour son inefficacité et... ses sociétés offshore.

L’an dernier, huit médias internationaux, dont Mediapart, ont révélé dans l’indifférence générale que, pendant son mandat (2003-2012), le « vertueux » procureur détenait des comptes au Panama et aux îles Vierges ! A ce jour, la Cour, elle, a englouti 1,5 milliard de dollars pour aboutir à trois condamnations de « seconds couteaux » (deux miliciens congolais et un jihadiste malien), à l’acquittement d’un chef de guerre congolais en plus de celui de Bemba, et à une flopée de poursuites abandonnées.

Et si les juges qui y officient perçoivent 15 000 euros de salaire mensuel, les victimes reconnues à l’issue des rares et interminables procès bouclés n’ont pas perçu un denier en réparation des crimes subis ! « Rêvée par des Européens convaincus que le droit pouvait triompher de l’horreur, soutenue par des Etats africains incapables de s’opposer à leur volonté, la CPI n’a jamais rallié les grandes puissances, détaille l’ex-ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine. Elle est née bancale et porte en elle les gènes de la désillusion. »

Absents du club des Etats qui l’ont ratifiée, les Etats-Unis, la Chine et la Russie refusent de coopérer. Mais en qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), ces géants peuvent néanmoins la saisir pour initier des enquêtes, les interdire ou les dissuader.

La Russie et la Chine protègent la Syrie
« Alors qu’un rapport imparable sur les crimes des Américains en Afghanistan a été remis au bureau du procureur en 2012, la CPI tergiverse, s’agace Juan Branco. Un examen préliminaire a été engagé cette année et rien ne dit que, si une enquête était ouverte, elle ne porterait pas sur les seules exactions des talibans, tant les Etats-Unis feraient barrage ! »

Variation sur les mêmes entraves, la Russie et la Chine ont, en 2014, bloqué un projet de résolution défendu par la France sur une saisine de la CPI dans le cadre des horreurs perpétrées en Syrie. En Libye, en revanche, la Cour s’est illustrée par une célérité inédite : sur ordre du Conseil de sécurité, le procureur Ocampo a délivré en trois semaines chrono un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi.

Pour l’arrestation du leader libyen Mouammar Kadhafi, la CPI a su faire preuve de célérité : le procureur a délivré en trois semaines chrono un mandat d’arrêt. (M. Turkia/AFP)

« Il s’agissait là de préparer l’opinion à l’intervention militaire de l’Otan et à l’élimination de Kadhafi», commente la journaliste Stéphanie Maupas, auteure du livre Le Joker des puissants, le grand roman de la Cour pénale internationale.

Comble du cynisme, trois ans après son départ, Luis Moreno Ocampo a conseillé de potentiels criminels de guerre libyens afin qu’ils échappent aux radars de la CPI... en échange de juteux émoluments. Un mélange des genres lourd à porter pour Fatou Bensouda, son ancienne adjointe, qui lui a succédé en 2012.

Au demeurant, les états de service de la procureure générale déroutent. « Premier personnage de la Cour, cette avocate gambienne fut, dans les années 1990, conseillère juridique du président de son pays, le dictateur Yahya Jammeh (au pouvoir jusqu’en 2017, NDLR) », vitupère Juan Branco.

« C’est terrible mais les gens ne se résument pas aux postes qu’ils ont occupés, nuance Karine Bonneau, de la FIDH. Aujourd’hui, Fatou Bensouda se débat avec les dossiers mal ficelés par son prédécesseur et compose avec des juges dont beaucoup ne sont pas magistrats : les Etats qui les élisent préfèrent présenter des diplomates à ces postes afin d’influer sur les procédures. » Vous avez dit politique ?

Dix enquêtes visent des pays africains
Scrutatrice des cahots de la Cour, Stéphanie Maupas décrit « une justice borgne qui, avec une prudente lâcheté, ne regarde que les crimes des peuples en déroute et oublie ceux des nations qui imposent leur domination ».

Sur onze enquêtes ouvertes, dix visent en effet des pays africains. Et jamais la prison de Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, n’a accueilli de « pensionnaire » blanc. C’est dans ce pénitencier qu’Albert Bourgi, agrégé de droit public et expert en relations internationales, rend régulièrement visite à son ami Laurent Gbagbo.

« En 1998, j’ai plaidé pour une CPI qui aurait protégé les Africains des tortionnaires, avance-t-il. Mais aujourd’hui, elle traque les Noirs qui ne sont pas adoubés par l’ONU. Résultat, trois pays africains l’ont désertée en 2016. Quant au sort infligé à Gbagbo, il est scandaleux. »

Retour en 2010 : dans la foulée du scrutin présidentiel de novembre, en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire. Le second est investi mais une crise politique oppose leurs partisans.Bilan : 3 000 morts. Proche de Nicolas Sarkozy, qui s’enorgueillit d’avoir « sorti Gbagbo », Ouattara est sollicité par la CPI, en avril 2011, afin que ses hommes gardent Gbagbo prisonnier en Côte d’Ivoire.

Une demande exprimée sans base légale et téléguidée par la diplomatie française, comme l’attestent des courriels entre Ocampo, Ouattara et des représentants du ministère des Affaires étrangères. Soucieuse de sécuriser « son président » et d’éviter une déstabilisation du pays, la France a assujetti la CPI.

Accusé d’actes inhumains contre des civils lors des troubles post-électoraux, Gbagbo est transféré à la CPI en novembre 2011. Seul dans le viseur, alors que plusieurs rapports documentent les exactions du camp Ouattara. Sélectives et peu corroborées par les 82 témoins auditionnés lors de son procès, les charges qui incriminent le leader ivoirien menacent désormais de s’effondrer.

Des failles pointées par Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo, dans une requête soumise à la Cour, fin juillet. Après Jean-Pierre Bemba, l’ex-président ivoirien pourrait quitter les geôles de Scheveningen. Un scénario qui entacherait la crédibilité d’une CPI déjà moribonde.

Des Ivoiriens fuient les combats entre les partisans de Laurent Gbagbo (ci-dessus) et de son adversaire, en avril 2011. Mais les charges qui pèsent contre l’ex-président de la Côte d’Ivoire sont fragiles et le leader pourrait finalement être libéré. (Zoom Dosso/AFP)

La CPI, combien de divisions ?
Composition 123 des 193 Etats membres de l’ONU ont ratifié le Statut de Rome, signé le 17 juillet 1998. Ils forment l’assemblée des Etats parties, qui élit le procureur, les juges et vote le budget.
Rôle Conçue pour juger, à partir de 2002, les auteurs de génocides, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité quand les justices nationales n’y pourvoient pas, la CPI peut être saisie par l’un des Etats parties pour des faits commis sur son territoire ou sur celui d’un Etat membre, par le procureur lui-même ou par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier dispose d’un droit de veto sur les enquêtes.
Forces en présence La CPI emploie près de 900 personnes et compte six bureaux en Afrique. Son budget annuel s’élève à 148 millions d’euros.

Lire la suite sur...http://www.leparisien.fr/international/enquete-la-cour-penale-internatio...

NB: Le titre est de la rédaction.

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Scoop

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a été condamné en…
L’audience venait à peine d’être levée lorsqu’un partisan de l’ancien…
L'affaire dite des mercenaires dans laquelle Moise Katumbi a été…
Il y a quelques années, son humour pince-sans-rire faisait mourir…

Simone Gbagbo, «la Dame de fer» de Côte d’Ivoire, sort de prison

mercredi, 08 août 2018 12:18 Written by

Condamnée en 2015 à 20 ans de prison, l’ex-Première dame vient d’être amnistiée par le président Ouattara, comme 800 autres détenus.

Simone Gbagbo devrait retrouver la liberté ce mercredi après sept années derrière les barreaux. Les partisans de la « Dame de fer », ex-épouse influente de Laurent Gbagbo, président de 2000 à 2010 de la Côte d’Ivoire, ont prévu de fêter sa libération mercredi matin devant l’Ecole de la Gendarmerie où elle est détenue à Abidjan.

Lundi soir, à l’occasion de son « discours à la Nation » à la veille de la fête nationale, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé, à la surprise générale, qu’il amnistiait 800 détenus politiques, dont Simone Gbagbo et deux anciens ministres de l’ancien régime.

Une clémence justifiée par Ouattara par son « attachement à la paix et à une réconciliation vraie ». Mais aussi un « coup » politique destiné à couper l’herbe sous le pied de ses deux principaux rivaux et jusque-là alliés : l’ancien président (et successeur de Félix Houphouët-Boigny) Henri Konan Bédié, et l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

A 69 ans, Simone Gbagbo ne purgera donc pas jusqu’au bout la peine de vingt ans de prison à laquelle elle avait été condamnée en 2015 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Elle avait été arrêtée le 11 avril 2011 au côté de son mari, vaincu par les forces d’Alassane Ouattara et de la communauté internationale, au terme de plusieurs mois de crise après l’élection présidentielle de 2010. Les télévisions du monde entier avaient alors montré le visage d’une femme hagarde, les cheveux hirsutes et humiliée par les soldats du nouvel homme fort.

 

Soupçons de liens avec les « escadrons de la mort »

Cofondatrice dans les années 1980 avec Laurent Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI), Simone a d’abord été une militante radicale qui ne craignait pas de défier le pouvoir alors en place. Ce qui lui vaudra dès cette époque plusieurs séjours en prison. Cette syndicaliste de feu est passée du marxisme pur et dur à une foi tout aussi brûlante pour le christianisme évangélique ! Parvenue au pouvoir au côté de Laurent Gbagbo, elle était aussi devenue une femme intransigeante, à la redoutée poigne de fer. Elle sera notamment soupçonnée d’être liée aux « escadrons de la mort » qui agissaient contre les opposants.

Durant la crise post-électorale de 2010 - où Laurent Gbagbo revendiquait la victoire électorale - elle avait fustigé la « sédition » et qualifié Alassane Ouattara de « chef bandit » et Nicolas Sarkozy, alors président - qui avait aidé ce dernier à prendre le pouvoir - de « diable ». La crise s’était soldée par environ 3000 morts et une fracture durable dans la société ivoirienne entre gens du nord (musulmans) et du sud (chrétiens).

Nul ne sait ce que l’ex-première dame, restée très populaire auprès de ses fidèles du Front populaire ivoirien (FPI), a l’intention de faire de sa liberté. Laurent Gbagbo (qui s’était remarié avec une ex-journaliste) est lui toujours emprisonné aux Pays-Bas en attente de son procès pour crimes contre l’humanité auprès de la Cour pénale internationale (CPI).

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Le journaliste Rafael Marques acquitté par la justice angolaise

samedi, 07 juillet 2018 17:26 Written by

M. Marques a été acquitté par le tribunal de Luanda en même temps que son confrère Mariano Bras, un journaliste qui avait repris son article publié.

Il était reproché au journaliste d'avoir accusé de corruption l'ancien procureur général Joao Maria de Sousa dans une affaire de transactions immobilières.

"Ce tribunal juge irrecevable la demande du procureur de condamner les accusés, Rafael Marques et Mariano Bras et décide en conséquence de les libérer", a déclaré la juge Josina Falcao.

Elle estime que les deux journalistes avaient simplement exercé leur devoir d'informer.

Le journaliste défenseur des droits de l'homme et son confrère risquaient une peine de trois ans chacun comme requis par le parquet, pour le délit d'outrage à une autorité souveraine.

Rafael Marques, âgé de 46 ans, a plusieurs fois séjourné en prison pour ses reportages sur les diamants de la guerre en Angola du temps du président Eduardo dos Santos.

En 2016, il avait mis au grand jour des irrégularités dans une transaction immobilière qui a permis au procureur Joao Maria de Sousa d'acquérir 3 hectares de terres en bordure de mer, dans la ville de pêche de Porto Amboim, à plus de 350 kilomètres au sud de Luanda, la capitale.

 

Source: BBC

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Putsch manqué au Burkina : « Diendéré était au courant », déclare un adjudant du RSP à la barre

jeudi, 05 juillet 2018 08:25 Written by

Le général Gilbert Diendéré, l'un des cerveaux présumés du coup d'État manqué de 2015 au Burkina Faso, a été mis en cause par l’un de ses co-accusés pour la première fois depuis l'ouverture du procès.

Le général Diendéré « a instruit de faire le coup d’État », a déclaré mardi à la barre l’adjudant Jean-Florent Nion, quatrième accusé à témoigner dans ce procès historique.

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté, en vain, de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé en octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir. Le général Diendéré avait expliqué lors de l’instruction avoir « dû assumer le putsch perpétré par un groupe d’éléments » de l’ex-RSP, selon le parquet militaire. Il est le principal accusé du procès avec le général Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères du régime Compaoré.

« Le 16 septembre (2015), j’étais dans la salle de repos lorsque j’ai été réveillé par l’adjudant chef Eloi Badiel et le sergent chef Koussoubé Roger, qui m’ont informé que le général Diendéré a instruit de faire un coup d’État ce jour. Face à la gravité de l’information j’ai demandé à voir directement le général », a déclaré à la barre l’adjudant Nion, premier accusé à mettre directement en cause l’ancien chef d’état-major particulier du président Compaoré.

« Je me suis rendu au domicile du général Diendéré, à qui j’ai exposé les faits. En retour, le général a demandé si ce n’était pas encore fait. Je me suis rendu compte qu’il était au courant et je suis reparti au palais [présidentiel] ».

Quelques heures plus tard, l’adjudant Nion embarquera dans un véhicule avec plusieurs militaires et ils feront irruption dans la salle du conseil des ministres, ordonnant au président du régime de transition, à son premier ministre et à deux autres membres du gouvernement de les suivre.

« J’étais au mauvais endroit au mauvais moment. »

Accusé d' »attentat à la sûreté de l’État », de « meurtres et coups et blessures volontaires » et d »incitation à désobéir à la discipline militaire », l’adjudant Nion a dit « reconnaitre partiellement les faits » qui lui sont reprochés.

Pour sa défense, il a expliqué avoir « été embarqué dans une situation dont [il] ne pouvai[t] sortir, au risque de représailles ». « J’étais au mauvais endroit au mauvais moment. Si je n’étais pas de garde le jour des faits, je ne serais peut-être pas devant cette barre », s’est-il défendu.

« Nous avons choisi dès le départ de dire la vérité. Il ne s’agit pas d’une stratégie de défense, on raconte ce qui s’est passé et c’est au tribunal de trancher en tenant compte de cela. Ce n’est qu’en disant la vérité qu’on se défend le mieux », a indiqué son avocat, Me Adrien Nion.

« Il n’est pas évident pour un élément de l’ex RSP de venir dire devant la barre des choses claires et nettes, la vérité contre ses anciens camarades. C’est un courage qu’il faut louer », a estimé Me Ambroise Farama, un avocat des parties civiles.

Source: Jeune Afrique avec AFP

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RDC: Moise Katumbi fixé sur son sort en octobre

jeudi, 28 juin 2018 09:07 Written by

L'affaire dite des mercenaires dans laquelle Moise Katumbi a été cité, est renvoyée au 3 octobre prochain par les magistrats de la Cour Suprême de Kinshasa, la capitale.

Ces derniers ont relevé de nombreuses irrégularités et des vices de forme dans la procédure dont le délai entre la saisine et l'audience ont été jugés très courts.

La décision a été saluée par les avocats de la défense de l'opposant exilé.

Des centaines de partisans et de sympathisants de l'opposant s'étaient déplacés pour assister à cette audience.

Il est reproché à l'ancien gouverneur du Katanga d'avoir porté "atteinte à la sureté intérieure de l'Etat congolais".

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