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Guinée : Alpha Condé et l'obsession ravageuse du troisième mandat Featured

vendredi, 05 juillet 2019 08:17 Written by

Maître de Conakry depuis 2010, l'ex-"opposant historique" tient à se tailler une Constitution sur mesure afin de prolonger son bail. Périlleux.

Un cas d'école après tant d'autres. Daté du 16 juin et adressé à "toutes les ambassades et représentations diplomatiques et consulaires de la république de Guinée", ce courrier étoffe la - trop - riche collection des artifices institutionnels imaginés sous les lambris des palais subsahariens pour prolonger le bail du président en place, quitte à malmener la Constitution. Gageons qu'on le disséquera sous peu dans les amphis de droit public, en Afrique et ailleurs. Bricolage, mode d'emploi. 

 La missive signée par Mamadi Touré, ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger, a le mérite de la clarté. Elle invite ses destinataires à "[s'] approprier le contenu" de la note jointe et à "en tirer [leurs] éléments de langage". En fait de note, un argumentaire de cinq feuillets bien tassés censé établir "l'opportunité et la nécessité" d'adopter une nouvelle loi fondamentale, rédigé en français et en anglais. Le chef de la diplomatie de Conakry prie la quarantaine d'ambassadeurs et consuls mobilisés d'"en assurer une large diffusion au niveau des autorités et institutions auprès desquelles [ils sont] accrédités." Tâchons donc de contribuer, à notre modeste niveau, à l'effort ainsi entrepris. 
 

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Côte d’Ivoire : l’ONU appelle à « redoubler d’efforts » en vue de la présidentielle de 2020 Featured

jeudi, 27 juin 2019 10:56 Written by

L’ONU a appelé les Ivoiriens à « redoubler d’efforts », mercredi 26 juin, pour que la présidentielle de 2020, qui s’annonce tendue selon de nombreux observateurs, « soit synonyme de paix ».

« Tout le monde doit redoubler d’efforts pour que le prochain scrutin présidentiel soit synonyme de succès, de paix pour tout le peuple ivoirien », a déclaré l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, à l’issue d’un entretien avec le président Alassane Ouattara. « L’élection est une étape majeure dans la consolidation de la démocratie et le développement », a-t-il ajouté.

La Côte d’Ivoire a connu une décennie de troubles entre 2002 et 2011, avec un pays coupé en deux, entre pouvoir et rebelles. Les tensions ont culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara. Cette crise avait fait 3 000 morts. Les Nations unies avaient déployé une force, l’Unoci, en 2004. Sa mission a pris fin en 2017.

Ouattara laisse planer le mystère

Beaucoup craignent une présidentielle 2020 difficile. La coalition qui avait permis l’élection du président Ouattara en 2010 et sa réélection en 2015 a volé en éclats. Agé de 77 ans, le président entretient le mystère quant à une éventuelle candidature. S’il aura déjà accompli deux mandats en 2020, il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

 L’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), 85 ans, ancien allié de Ouattara, laisse lui aussi planer le doute sur sa candidature.

Lors de son entretien avec le président, Mohamed Ibn Chambas a aussi évoqué « la sécurité régionale et la nécessité de renforcer la coordination entre acteurs et partenaires régionaux pour faire face aux défis liés à la sécurité et au développement ». Les deux hommes ont également « fait le point de la coopération entre les Nations unies et l’Union du fleuve Mano [Liberia, Sierra Leone, Guinée, Côte d’Ivoire] »,car « la Côte d’Ivoire joue un rôle très vital dans la consolidation de la paix et la sécurité dans la sous-région ».

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En Algérie, l’opposition rejette une présidentielle visant à « régénérer le système » Featured

jeudi, 27 juin 2019 10:53 Written by

Une présidentielle organisée dans le contexte actuel en Algérie, où continue de diriger l’appareil hérité du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ne servira qu’à la « régénération » du « système » politique dont veut se débarrasser le mouvement de contestation, ont estimé mercredi 26 juin plusieurs partis.

Le mouvement de contestation inédit qui agite l’Algérie depuis le 22 février a eu raison du président Bouteflika, démissionnaire le 2 avril après vingt ans au pouvoir, mais continue de réclamer, avant toute élection d’un successeur, le départ de tous ses anciens fidèles encore aux commandes et le remplacement de l’ancien appareil par des institutions de transition.

Face à la contestation, « le pouvoir multiplie les manœuvres dans l’unique espoir de mettre en échec cette déferlante citoyenne et d’empêcher toute alternative politique crédible », estiment plusieurs petits partis de l’opposition, dans un « pacte politique pour une véritable transition démocratique », reçu par l’AFP.

« Aujourd’hui, le pouvoir réel est assumé et exercé entièrement par l’état-major de l’armée », rappellent ces partis, parmi lesquels le Front des forces socialistes (FFS, doyen de l’opposition en Algérie, 14 députés sur 462), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, parti laïc issu du Mouvement culturel berbère, 9 députés) et le Parti des travailleurs (PT, extrême gauche, 11 députés).

Pour une « alternative démocratique »

Ont également adhéré à ce « pacte » plusieurs autres petits partis et la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), tous étant récemment signataires d’un appel à l’union pour une « alternative démocratique » lancé à l’opposition, aux syndicats et associations.

Dans ce pacte, ils énumèrent des préalables à toute négociation avec le pouvoir, notamment la libération des « détenus politiques et d’opinion » et la « libération du champ politique et médiatique ». Ils réclament également « l’organisation d’une période de transition »permettant « l’expression d’une véritable souveraineté du peuple et l’édification d’un Etat de droit démocratique fondé » notamment sur « l’indépendance de la justice, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, la non-utilisation de la religion […] à des fins politiques, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes ».

L’annulation, faute de candidats, de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika a placé dans une situation délicate le pouvoir qui refuse toute transition. La Constitution prévoit que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, rende le pouvoir à un nouveau président d’ici le 9 juillet, un délai trop court pour organiser un nouveau scrutin.

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12 partis politique de l'opposition ivoirienne appellent à l'union de tous les ivoiriens pour un sursaut national face aux dérives du pouvoir Ouattara. Featured

vendredi, 21 juin 2019 06:11 Written by

12 Partis politiques de l'opposition ivoirienne dont le Cri-Panafricain se sont retrouvés aujourd'hui, 20 juin 2019 à l'hôtel Belle Cote de la Riviera pour animer une conférence de presse commune portant sur la situation sociopolitique de la Côte d'Ivoire et ainsi, profiter pour lancer un appel à l'union de tous les ivoiriens pour un sursaut national face aux dérives du pouvoir Ouattara.

Lors de cette conférence, le RPCI, LE CRI-PANAFRICAIN, LE PIT, LE RACI, LE MVCI, L'UPCI, LE MFA, LE PIP, LE SNCI, LE PCRCI, L'USD ET LA NOUVELLE CÔTE D'IVOIRE ont apporté leur soutien au président Henri Konan Bédié face à l'attitude dilatoire du pouvoir Ouattara (en parlant de xénophobie) à vouloir détourner les vrais problèmes de fond qui minent sa gouvernance.

En intégralité la déclaration :

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION IVOIRIENNE
SUITE AU COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF
AUX PROPOS DU PRESIDENT DU PDCI-RDA TENUS LE 5 JUIN 2019

LES FAITS

Le samedi 8 juin 2019, en réponse à des propos prêtés au président HENRI KONAN BEDIE, le ministre de la communication, porte parole du Gouvernement, a donné lecture d’un communiqué qui accuse le président HKB d’avoir : «...tenu des propos d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger, qui sont de nature à mettre en péril , au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la stabilité du Pays ». 
En outre, à cette occasion, le Gouvernement, dans son communiqué, a tenu à rappeler que « …. le racisme, la xénophobie et le tribalisme ou la discrimination raciale ou religieuse, sont constitutifs d’infractions pénales prévues et punies par la loi ».

Face à ces accusations du Gouvernement, au cours d’une conférence de presse tenue le 10 juin 2019, le PDCI a tenu à apporter les preuves palpables et irréfutables, sur les propos réellement tenus par le président HENRI KONAN BEDIE relatifs notamment :

- Aux conflits intercommunautaires récurrents,

- L’orpaillage clandestin,

- La fraude sur l’identité ivoirienne,

Sur les conflits intercommunautaires récurrents

Le PDCI RDA, preuves à l’appui, a énuméré la liste impressionnante de ces conflits meurtriers. Ces conflits, qui n’épargnent désormais aucune région du territoire ivoirien, opposent dans la plupart des cas, des nationaux ivoiriens à des ressortissants de pays étrangers, sur fond de litiges fonciers.

Sur l’orpaillage clandestin

Le PDCI révèle que le représentant du Directeur Général des mines et de la géologie, a démontré, que l’orpaillage clandestin, qui concerne presque toutes les régions de Côte d’Ivoire, est pratiqué principalement, à plus de 85%, par des non-ivoiriens, le plus souvent armés.
L’orpaillage clandestin, est donc lui aussi, générateur de nombreux conflits meurtriers, dont certains éléments des forces de l’ordre ont récemment fait les frais.

Sur la fraude à la nationalité ivoirienne

Il est de notoriété publique, que la fraude à la nationalité ivoirienne, s’est généralisée et a atteint des proportions inédites, sous le régime de monsieur Alassane Ouattara.

A cet égard, le porte-parole du PDCI, a tenu à citer deux exemples fort éloquents :

- La confirmation, par le porte-parole du Gouvernement, en date du 12 avril 2017, que sur 13000 immigrés présentés comme ivoiriens, arrivés sur les côtes italiennes pour la période du 1er au 31 décembre 2O16, seuls, 2000 d’entre eux, soit à peine 15%, ont été formellement reconnus comme étant de nationalité ivoirienne.

- L’interception par la douane ivoirienne, le 27 mai 2019, à la frontière ghanéenne, de 280 000 imprimés d’identité contrefaits de l’Office National de l’Immigration (ONI).

Ainsi, force est de constater, qu’en dépit des accusations mensongères, grotesques et délibérées du Gouvernement, le président HENRI KONAN BEDIE et le PDCI-RDA, n’ont fait que relater des faits avérés et graves qui menacent notre Pays dans ses fondements. 
Agissant ainsi, le président HENRI KONAN BEDIE a agit en véritable homme d’Etat, soucieux de la paix, de la stabilité, de l’unité et de la réconciliation nationale.

A cet égard, les partis de l’opposition, tiennent, à lui apporter leur soutien indéfectible dans ce juste combat et à lui rendre un hommage mérité, pour ce rôle de visionnaire, dans la défense intransigeante des intérêts fondamentaux du peuple ivoirien.

En réalité, ces faits s’inscrivent dans un contexte général de quasi faillite de tous les leviers de la Nation ivoirienne, depuis l’accession d’Alassane Ouattara à la tête du Pays.

Au plan politique
Les partis politiques de l’Opposition constatent, avec amertume, que depuis l’accession de M. Ouattara au pouvoir suprême, de nombreux faits illustrent, de manière évidente, le recul du Pays à divers niveaux, notamment, le démantèlement systématique des acquis démocratiques arrachés de haute lutte. 
Ce recul démocratique se manifeste entre autre, par la caporalisation de toutes les institutions de la République, en l’occurrence :
La Commission Electorale Indépendante (CEI) 
Cette institution, un des acquis essentiels de notre jeune démocratie, a été vidée de toute forme d’indépendance et de toute substance par le régime d’Alassane Ouattara. Par sa composition déséquilibrée et son fonctionnement partial, elle s’est totalement discréditée et décrédibilisée vis-à-vis des acteurs politiques, mais aussi, de l’opinion nationale et internationale.
C’est d’ailleurs à juste titre que, le 18 novembre 2016, la Cour Africaine des Droits de l’homme et des Peuples, a vivement condamné l’immixtion de l’exécutif ivoirien dans le fonctionnement de la Commission électorale et ordonné à la Côte d’Ivoire, de modifier la loi organique relative à cette institution.
C’est pourquoi, l’Opposition ivoirienne a le devoir de mener, avec esprit de suite, son juste combat pour une commission électorale véritablement indépendante, qui aura totalement en charge les futures élections en Côte d’Ivoire. 
Le Conseil Constitutionnel 
Cette institution qui devrait en principe jouer le rôle de garante de l’Etat de droit dans les régimes démocratiques, est devenue, à l’instar de la CEI, une autre caisse de résonnance des desiderata du pouvoir en place.
Une Assemblée Nationale aux ordres
L’Assemblée Nationale de cote d’Ivoire, quant à elle, a été transformée en une chambre d’enregistrement des volontés du pouvoir exécutif. Les conditions anachroniques et frauduleuses de l’élection récente de son président actuel, en attestent. 
En témoigne également, le spectacle aussi ridicule qu’humiliant pour notre Pays, auquel vient de s’adonner la délégation officielle de la Côte d’ivoire, lors de la 27ème réunion de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, (APF), le vendredi 14 juin à Rabat au Maroc.
Les libertés individuelles 
Le système judicaire étant désormais aux ordres du pouvoir, l’on assiste à l’instauration d’un régime autoritaire, policier, autocratique, voire dictatorial, avec des arrestations arbitraires et des emprisonnements systématiques pour délits d’opinion, souvent opérées par des forces militaires parallèles et encagoulées. 
En témoignent les déclarations récentes des deux syndicats de la Magistrature et du Barreau d’Abidjan, sur l’intrusion permanente du Pouvoir Exécutif dans le fonctionnement du Pouvoir Judiciaire, en Côte d’Ivoire.
Au plan économique
L’on assiste à la mise en coupe réglée de l’économie nationale par le bradage des entreprises d’Etat au bénéfice et au service d’un clan familial, établissant de façon éhontée, un conflit d’intérêt manifeste. 
Dans ce même registre, les sociétés SNEDAI, Webb Fontaine et Port sécurité, outils de prédation par excellence, qui bénéficient de tous les marchés publics, dans tous les secteurs, jouissent de fait, d’un monopole total d’Etat, y compris, dans les secteurs régaliens et stratégiques. 
Les filières café-cacao, anacarde, font l’objet de spéculations mafieuses, par l’attribution aux membres du clan, de quotas à l’exportation, au détriment des véritables producteurs et exportateurs.
En somme, le népotisme et le clientélisme sont érigés, de façon inédite, et avec une arrogance jamais égalée, en méthode de gouvernement.
Quant à la dette de la Côte d’Ivoire, elle s’accroit de façon exponentielle. 
En 2000, le stock de la dette publique (dette extérieure et intérieure), était de 7 000 milliards de FCFA environ. 
En 2012, suite à l’allègement obtenu au terme de l’Initiative PPTE, cette dette est tombée à 4 680 milliards de FCFA.
En 2016, après quatre années de pouvoir Ouattara, cette dette est passée à 8959 milliards de FCFA, soit une hausse vertigineuse de 91%. 
En 2018, selon le Fonds Monétaire International (FMI), la dette a atteint 11 039 milliards F CFA, et elle est estimée à 15 781 milliards de F CFA pour la fin de l’année 2019. Cela se passe de tout commentaire.
Tout ceci, pour des investissements non productifs, dans le seul but de surfacturations grossières, mettant ainsi gravement en cause, l’avenir des générations futures.
Au plan social
L’école et la santé
Les grands secteurs tels que l’éducation nationale et la santé sont en profonde régression.
La question du foncier rural et urbain
La question foncière est devenue une véritable jungle, sous le régime d’Alassane OUATTARA. Les véritables ayant-droits, se trouvent injustement dépossédés de leurs terres. A cet égard, notre Pays est devenu un Etat de non-droit.
Par ailleurs, s’agissant du foncier urbain, les nationaux ivoiriens sont des laissés pour compte, au profit de ressortissants de pays tiers. 
Tout se passe, comme si les Ivoiriens, tout secteur confondu, à force d’être marginalisés sur tous les plans, étaient devenus des apatrides et étrangers sur leur propre sol.
NOTRE ANALYSE

Tous ces faits, attestent, de l’incapacité notoire et patente du régime de monsieur Alassane Ouattara, à gérer le pouvoir d’Etat de manière démocratique, tout en préservant les intérêts fondamentaux du peuple ivoirien, dans le respect des principes de la bonne gouvernance.

C’est pourquoi, usant de façon systématique de diversion, il tente, désespérément, par une fuite en avant, de ramener les Ivoiriens à des débats dépassés et éculés, pour tenter de se maintenir coute que coute au pouvoir, de manière autoritaire et dictatoriale, par la violence, contre la volonté populaire, en instaurant une véritable patrimonialisation du Pouvoir.

En conséquence, ces pratiques autoritaires, antidémocratiques, dictatoriales et d’un autre âge, qui mettent à mal les acquis démocratiques chèrement obtenus, la paix, la stabilité de notre Nation, sont inacceptables, irrecevables et doivent être combattus, ici et maintenant.

Les partis politiques de l’Opposition, soucieux de leurs responsabilités devant l’histoire et conscient des graves dangers qui menacent l’avenir de notre Pays :

Appellent à la mobilisation générale et à la résistance, toutes les forces vives de la Nation, les Démocrates, les Patriotes sincères, épris de paix et de justice, pour la préservation de la paix et la stabilité de notre Nation.

Nous avons le devoir impérieux, de rassembler tous les Ivoiriens, dans l’objectif de défendre la Démocratie, l’Etat de droit, la Bonne Gouvernance, en vue de réaliser la Réconciliation Nationale, et restaurer la Liberté et la souveraineté de notre Pays.

Filles et fils de Côte d’Ivoire, unissons nous, afin de préserver la Nation d’un effondrement total, si l’on n’y prend garde et engageons-nous tous ensemble, pour promouvoir une nouvelle Espérance Citoyenne, pour la Renaissance de la Côte d’Ivoire, dans un véritable sursaut patriotique national.

Vive la République !

Vive la Côte d’Ivoire !

Fait à Abidjan, le 20 juin 2019

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Last modified on vendredi, 21 juin 2019 11:03

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COMMUNIQUE FINAL DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DU FPI, DE LAURENT GBAGBO, ET SON EXCELLENCE HENRI KONAN BEDIE, PRÉSIDENT DU PDCI-RDA. Featured

jeudi, 23 mai 2019 15:45 Written by

COMMUNIQUE FINAL

DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DU FPI, MANDATÉE PAR SON EXCELLENCE LAURENT GBAGBO, PRÉSIDENT DU FPI ET SON EXCELLENCE HENRI KONAN BEDIE, PRÉSIDENT 
DU PDCI-RDA.

Le jeudi 23 Mai 2019, de 11h00 à 14h00, une délégation du FPI, mandatée par Son Excellence, Laurent GBAGBO, Président du FPI et conduite par Monsieur Assoa ADOU, Secrétaire Général du FPI, a été reçue à Daoukro, par Son Excellence, Henri Konan BEDIE, Président du PDCI-RDA.

Les émissaires ont traduit de vive voix, au Président Henri KONAN BEDIE, les salutations fraternelles et les vifs et chaleureux remerciements du Président Laurent GBAGBO, pour la compassion et les vœux ardents de son retour en Côte d’Ivoire après son acquittement, exprimés par le Président Henri Konan BEDIE et le PDCI-RDA, lors de la visite que lui a rendue le PDCI-RDA, le mardi 07 mai 2019, à Bruxelles.

Les deux (2) délégations se sont mutuellement réjouies des résultats très fructueux de cette mission de haute portée politique.

Les deux(2) parties ont procédé à une analyse minutieuse de la situation socio-politique du pays caractérisée par une dégradation continue de l’environnement politique , social et sécuritaire ; notamment l’ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement des partis politiques de l’opposition, l’instauration de conflits dans la gestion et le fonctionnement des institutions de la République, la multiplication des conflits intercommunautaires mal gérés et le manque d’ouverture du gouvernement dans le dialogue politique ; par exemple la réforme en profondeur de la Commission Electorale Indépendante( CEI).

Les deux délégations ont convenu d’œuvrer ensemble, avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, à l’avènement d’un environnement politique apaisé, seul gage d’un retour à une paix définitive et durable pour une Côte d’Ivoire réconciliée, à nouveau unie et rassemblée.


Ce faisant, les deux (2) parties ont convenu d’une collaboration dans le cadre de la réconciliation nationale et se sont engagées à lancer un appel à la réconciliation aux partis politiques et à toutes les forces vives de la nation, sans exclusive.

Enfin, les deux (2) parties se sont félicitées de la volonté, clairement exprimée, des Présidents Henri Konan BEDIE et Laurent GBAGBO, de parvenir à une réconciliation durable de l’ensemble des ivoiriens, pour une Côte d’Ivoire, résolument tournée vers le développement et le progrès social.

Fait à Daoukro, le 23 Mai 2019.

Maurice KAKOU GUIKAHUE. ASSOA ADOU
Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA Secrétaire Général du FPI

 

 

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Simon Doho répond à Anne Ouloto: Les tueries des Wê ont été clairement planifiés et organisés Featured

lundi, 20 mai 2019 18:48 Written by

 

l'honorable Simon Doho, député de Bangolo sous préfecture a tenu à apporter un droit de réponse aux propos de la ministre Désirée Anne Ouloto au sujet de la question du génocide du Wê. ci dessous sa déclaration reçu par Diaspo TV.


Suite à l’actualité politique de ces dernières semaines, il me revient constamment que plusieurs personnes s’interrogent sur ma position quant à la question des graves exactions subies par les populations des groupes Wê pendant la grave crise sociopolitique qui a défiguré, voir déstructuré notre pays pendant une décennie (décembre 2002 à avril 2011).

Dans le contexte actuel de luttes de positions extrêmes et tranchées qui se sont malheureusement et  solidement ancrées dans notre pays depuis, ma position n’a pas variée.
Ma position relève d’une volonté d’apporter ma contribution, en tant que fils, à la reconstruction de la Côte d’Ivoire d’autant et ce, de manière constante, le pays de la fraternité et de la prospérité.

Ma position, en tant que Chrétien engagé à la recherche de la paix pour bâtir une nation stable dans la durée, passe nécessairement par la recherche de la vérité pour être un acteur crédible de la vraie réconciliation entre des frères et des sœurs déchirés, blessés dans leurs chairs.

J’ai eu la chance, entre 2013 et 2015, comme facilitateur, d’assister Madame Aïchatou Mindaoudou, représentante spéciale du Secrétaire Générale de l’ONU en Côte d’Ivoire, et son équipe dans plusieurs tournées, dans tout l’Ouest Montagneux, en faveur de la réconciliation et la mise en œuvre de projets multisectoriels menées par le Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

Ces nombreuses tournées m’ont permises de toucher du doigt la réalité des désastres de la crise. Partout, dans des villages du Tonkpi, du Guemon, du Cavally, j’ai vu sur les visages, dans les villes, villages et campements une blessure béante que la crise a laissé à notre pays. Dans les différents témoignages, j’ai découvert l’invisible, vu les horreurs de la guerre, la douleur extrême des morts, j’ai vu la douleur profonde des vivants, la pauvreté, j’ai vu les vieux et les vieilles de 50 ans traîner des stigmates.

A DUEKOUE le 22 décembre 2014 lors de l’installation du Conseil de paix des chefs traditionnels et des communautés créé sur mon initiative avec le soutien de l’ONUCI, et en ma qualité de membre du Comité de Suivi, en présence de 1500 chefs traditionnels et de communautés du Guemon, de Madame Mariatou Koné (anciennement Directrice du PNCS et aujourd’hui membre du Gouvernement) ainsi que du corps préfectorale de la Région, j’ai prononcé, tout en sanglots, ces mots et je cite:

Qui l’aurait cru ? Chers frères, chers sœurs ?

Hier c’était le temps de la haine et de la désolation;
Regardons derrière nous, Regardons les champs, les maisons dévastés de nos frères, de nos sœurs, de nos mères;
Regardons les villages, les quartiers détruits,
Regardons nos morts qui gisent sur les routes des campements, des villages;
Regardons les marques profondes de la guerre de la guerre sur les visages de nos frères, de nos sœurs,
Écoutons les cris de leurs cœurs; ces cris , ces pleurs, ce sont ceux de nos frères , de nos sœurs, de nos mères, de nos pères ;
Ce sont les cris et les pleurs des Wê, des Malinké, des Senoufo, des Akan, des originaires de la CEDEAO;
Ce sont tous nos parents….

Fin de citation.

Les mots que j’ai prononcés ce jour-là traduisent clairement ma position et expliquent les fondements de toute mon action en faveur de la paix et de la réconciliation dans notre pays :

Premièrement, toutes les composantes de la riche diversité de nos populations vivants dans l’Ouest montagneux ont subi les affres de la guerre, qu'elles soient autochtones (Wê, Dan), allogènes (Akan, Krou, Mandé, Malinké ou autres) ou allochtones originaires des pays comme le Burkina, le Mali, Guinée. Elles ont toutes été marquées par la douleur causée par le désastre.

Deuxièmement, au-delà des statistiques connues de tous, la grande majorité des morts appartient au groupe Wê du Guemon et du Cavally; les villages et maisons détruits, les biens matériels emportés sont pour la plupart ceux des Wê.

Troisièmement, la spirale des attaques entre des groupes armés,  issus des populations autochtones et allogènes ou allochtones, est la conséquence directe d’une regrettable association des derniers cités aux assaillants; la résultante est une fracture entre des populations qui vivaient pourtant paisiblement ensemble.

Quatrièmement, les assaillants avaient clairement pris pour cible les populations autochtones Wê, identifiés comme étant majoritairement partisans du président Laurent Gbagbo. Les tueries massives des populations allogènes innocentes ou résistantes, plus particulièrement le groupe Wê, ont été clairement planifiés, organisés par les assaillants.
Dans le Tonkpi, les assaillants avaient réussi à mettre le groupe Dan de leur côté prétextant qu’ils voulaient venger le Général Guéi mort dès les premières heures de l’attaque armée du pays le 9 septembre 2002.


Ma position prend sa source dans le vécu des témoignages recoupés, des écoutes attentives, de toutes les communautés vivantes dans cette vaste partie de notre pays.

Ce qui s’est passé dans notre pays est grave et trop douloureux. La réalité des discussions dans tous nos foyers encore aujourd’hui nous montre que les plaies sont encore profondes. Nous avons donc la responsabilité historique de travailler ensemble à leur guérison. La route vers la Côte d’Ivoire réconciliée est encore longue.

Je  voudrais, encore et encore, m’incliner devant la mémoire de tous les fils et filles de notre pays ainsi que tous nos autres frères et sœurs originaires des pays africains, européens disparus.

Je voudrais également compatir, de tout mon cœur, avec tous ceux et toutes celles qui ont perdus un proche dans cette épreuve indescriptible.

Je voudrais, en ce qu’il concerne la reconstruction et le retour définitif de la paix, m’inspirer de la phrase du philosophe Paul Dorey inscrite à l’entrée principale du Mémorial de la Paix à CAEN et je cite :

La douleur m’a brisée, la fraternité m’a relevée , de ma blessure a jailli un fleuve de liberté.

La fraternité, c’est bien elle qui relèvera l’Eléphant qui s’est affaissé comme elle l’a faite pour les grandes nations et plus proche de nous le Rwanda.

La fraternité traduit ici la volonté d’une nation à se tracer un nouveau destin après un temps de crise, un temps de douleur. Il s’agit de transcender les différences, de capitaliser sur les complémentarités des diversités ethniques, politiques, religieuses pour bâtir une nouvelle nation. La fraternité  agissante, en action, participe à consolider les fondements de la nouvelle nation pour relever comme un bloc indivisible les défis d’aujourd’hui et de demain. La nation devient un nouveau corps solide, qui recherche un équilibre permanent de toutes ses composantes dans sa marche en avant. Elle est le lien de l’union dans la diversité. La fraternité est le moteur qui engage la nation toute entière vers un nouveau projet pour aujourd’hui et pour les générations futures.

Comment activer ce facteur immatériel qui a produit autant de résultats qualitatifs pour les nations, les peuples hier divisés ?

Le retour de la fraternité passe nécessairement par la prise de conscience de nos erreurs, de nos fautes et de leur reconnaissance publique. Sans repentance vraie, il n’y aura pas de pardon et sans pardon sincère, il n’y aura pas de réconciliation vraie.

Le retour de la fraternité passe aussi par la réalisation d’actions concrètes qui traduisent notre volonté d’être ensemble, de marcher ensemble, de partager la même vision de l’avenir de  notre quartier, notre village, notre ville, notre pays. La fraternité doit se vivre, s’exprimer  à tous les niveaux de la vie de la nation, sans qu’une composante de la communauté utilise les autres composantes comme un faire-valoir.

 Ces deux démarches complémentaires menées de manière sincères produiront  la réconciliation vraie  qui renforcera notre fraternité.

 C’est ce chemin  seul qui nous permettra de rebâtir ensemble  la Côte d’Ivoire a laquelle nous rêvons tous, une Côte d’Ivoire fraternelle et prospère parmi les nations.

 Au bout de ce chemin, il y a la liberté des énergies de tous les enfants du pays en action. Il y a aussi de nouveaux degrés de libertés pour exploiter le grand potentiel de notre nation qui dort, un potentiel qui est bridé par nos égoïsmes.

 La douleur nous a brisée, la fraternité retrouvée, par notre  propre volonté et notre engagement au dessus des intérêts du moment, nous relèvera. Et de nos blessures alors jaillira un fleuve de liberté pour notre bonheur et celui de nos enfants.

 Pour ma part, je continuerai mon combat, celui que j’ai commencé depuis mon retour sur ma terre natale en 2012.

 J’ai commencé ce combat dans mon église en soutenant une association chrétienne qui, sur le modèle du Rwanda, travaille pour la guérison intérieure et la réconciliation parmi les personnes blessées, fragilisées par la crise dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire.

 Dans la Région du Guémon dont je suis originaire, j’ai contribué à la création du Conseil de paix des chefs traditionnels et de communautés dont le siège, don de l’ONUCI, est devenu en peu de temps un véritable catalyseur de la cohésion sociale. C'est à dessein que nous l'avons baptisé «  Maison de la Fraternité »

 J’ai aussi lancé les projets du grand Zibiao ensemble et du Guémon Ensemble qui ont trouvé, de manière  éclatante, l'adhésion majoritaire des populations dans toutes leurs composantes. La preuve tangible de l’aspiration profonde de nos compatriotes à reconstruire une nation arc-en- ciel vraie.

 Ces progrès encourageants et certains événements malheureux dans certaines zones de notre pays, me  donnent donc des raisons de poursuivre mon combat; le combat de la majorité pour la Côte d’Ivoire Ensemble.

Il est encore temps pour agir, il est encore  temps  de poser des actions concrètes, dénués de tout calcul, dans le seul intérêt de souder les peuples frères que nous formons pour fonder une véritable nation.

Je continuerai d’apporter, en toute humilité, ma contribution à la réconciliation vraie pour mon pays partout ou j’en aurai l’occasion.

Que Dieu nous bénisse la Côte d’Ivoire.

 

Simon Z. DOHO, DÉPUTÉ

retranscrit par Tonia Zonsédoué pour Diaspo Tv

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Last modified on lundi, 20 mai 2019 19:05
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Côte d'Ivoire/affaire de génocide we/ Entre Simone Gbagbo et Anne Ouloto qui ne maitrise pas la notion de génocide ? Featured

samedi, 11 mai 2019 19:13 Written by

 

Abidjan, 11 mai (DiaspoTV.info)- La page du génocide we ne semble pas encore définitivement tournée, certains parlent de génocide, d’autres parle d’une notion qui n’a jamais existé en Côte d’Ivoire mais plutôt de tueries massives, des notions voisines ou pas ?

Entre Simone Gbagbo et  Anne Ouloto  qui dit vrai ou faux ou qui ne maitrise réellement pas la notion de génocide ?

Koua Justin porte-parole de l’aile dure du FPI  expliquant dans l’une de ces sorties,   les raisons du choix de la ville de Duékoué pour la célébration de la « fête de la liberté » déclarait « qu’il s’agissait d’aller dans cette ville pour interpeller la communauté nationale et internationale sur la responsabilité commune à reconnaitre le génocide Wè ».

Il ajoute « Le FPI va à Duékoué pour se recueillir aussi sur les fosses communes dans lesquelles reposent nos militants ». Lors de son discours, l’ex-première dame Simonne Gbagbo lui emboite le pas. Elle demande au pouvoir de reconnaitre ce qu’elle qualifie de « génocide We ».

Pour Simone Gbagbo, il y’a bel et bien génocide.

Du 26 au 27 Avril 2019, le FPI pro-Gbagbo a organisé une fête de la liberté à Duékoué. Au cours de cette rencontre, l’ex première dame, Simone Gbagbo, a demandé au gouvernement de reconnaitre « un génocide we ». Ce  discours est-il  inopportun dans le contexte actuel ? Ou un discours qui a tous son sens?

Apres cette sortie des irréductibles du FPI (Gbagbo ou rien) l’observateur impartial est il appelé  se demander si dans les régions we se sont les  militants FPI qui sont seulement  mort ? Sont-ils allé se recueillir sur les tombes des ivoiriens tombés depuis 2002 ou sur les tombes de leurs militants seulement comme le fait le RHDP à Abobo depuis 2011 ?

Des questions qui jusque là n’ont pu trouver de réponses pertinentes mais ont plutôt suscitées une autre sortie qui est accompagnée de beaucoup de questionnements sur la notion de génocide. Pour Anne Ouloto il n’a jamais existé de génocide du peuple we mais plutôt des tueries massives.

Réagissant à la pose ô combien significative pour certains de la première pierre du Mémorial commémorant la tragédie wé à Duékoué et au discours d’Hubert Oulaye, comptabilisant les morts wê depuis 2002, La ministre  Anne Désirée Ouloto, alias bulldozer, s’est exprimée publiquement. Je reprends ici ses propos qui ont été relayés par la station de radio Radio PDCI-RDA.

Récemment, j’ai été choquée d’entendre d’éminents hommes politiques qui ont fait des activités politiques dans le pays Wê. (…) “J’ai été choquée d’entendre parler de génocide Wê. Il n’y a pas eu de morts ici à Tiassalé, de peuple Wê. Des Wê ont-ils été exterminés ici à Tiassalé ? A Abidjan, des Wê ont-ils été tués en masse ? Des Wê ont-ils été tués à Bouaké, à Abengourou ? Des Wê ont-ils été tués à Korhogo ? Arrêtez d’utiliser le peuple Wê comme fonds de commerce. Nous sommes un peuple digne” (…) “Si un peuple Wê avait été victime de génocide, je ne serais pas en vie, moi qui vous parle parce que je suis Wê. Faisons la politique de la paix, du rassemblement et du développement. Faisons la politique de la cohésion et du vivre ensemble. Si chacun veut chercher des poux dans les cheveux de l’autre, il trouvera des poux. Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour la guerre mais il y a aussi un temps pour la paix. Le temps de la paix a sonné pour la Côte d’Ivoire”. (…) “Parlons paix, parlons fraternité, parlons vivre ensemble, parlons cohésion sociale. Je suis venue à N’Douci et je vois mes parents heureux et fiers d’être à N’Douci. Personne n’a été tué ici. Il n’y a pas de génocide We”

C’est là que s’applique la parabole pleine de bon sens du fou et du sage qui ont bâti, l’un sur le sable, l’autre sur le roc. Une réconciliation et un vivre ensemble bâtis sur une négation du génocide we, sous le prétexte qu’on est en vie, alors qu’on était juste du bon côté de la barrière-, c’est une construction fragile et qui a peu de chances de perdurer. C’est comme soigner une plaie en surface sans avoir nettoyé la blessure qui s’est infectée.

De deux choses l’une, où le blessé gangrené va se faire connaitre et exiger qu’on le soigne à hauteur de sa blessure, ou les tortionnaires laissent la gangrène proliférer et c’est la mort assurée. Mais dans les deux cas, le malade va-t-il se laisser avoir une fois encore?

De ces deux sorties l’on est contraint de se retourner vers son dictionnaire Larousse pour non seulement connaitre la définition des mots génocide et tueries massive mais connaitre la différence en les deux mots qui alimente les réseaux sociaux depuis des jours en Côte d’Ivoire.

Commençons par le mot génocide,

Un génocide est un crime qui consiste en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe. Le génocide peut être perpétré par divers moyens, dont le meurtre collectif, direct ou indirect. De cette définition la question est de savoir si il y’a eu génocide du peuple we ou pas ?

Terminons par la notion de tuerie de massive,

La notion de tuerie de masse désigne l'assassinat de plusieurs personnes en une courte période. Le FBI les définit comme quatre meurtres ou plus survenant lors d'un événement particulier, sans répit entre les meurtres. Elle survient typiquement en un même lieu, où un nombre important de victimes sont tuées par un individu (ou plus). Les armes à feu sont presque toujours les armes utilisées.

Génocide et Tuerie massive des jeux de mots

L’un désigne un crime qui consiste en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux tandis que l’autre désigne l'assassinat de plusieurs personnes en une courte période. De ce rapprochement existe-t-il  alors Génocide ou pas ?

Les 27 et 29 mars 2011 a eu lieu dans le cadre de la crise ivoirienne de 2010-2011 les massacres de Duékoué qui ont  fait entre 152 et 1 000 morts et disparus civils selon les différentes estimations sont-elles ou pas une l'élimination physique intentionnelle partielle qui  nous renvoie à un génocide ?

papier signé George Belem

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Côte d'Ivoire: Innocent Youté par une lettre de démission quitte le groupe parlementaire vox Populi, dénonce un manque d'ambition commune et annonce la création «d'une nouvelle émulation plus rassembleuse» Featured

jeudi, 18 avril 2019 15:27 Written by

Abidjan, 18 avril (diaspotv.info)- Le député de  Kouibly (Ouest) ne fait plus parti du groupe parlementaire présidé par Yasmina Ouégnin.

Nous l'avons appris dans un premier temps sur le compte facebook de Yasmina Ouégnin après réception de la lettre de démission de l'honorable Youté du groupe parlementaire Vox Populi.

Sur ce blog on pouvait lire " A l’occasion de chaque rentrée parlementaire, les différents groupes composant notre chambre doivent déposer la liste de leurs membres au Secrétariat de l'Assemblée nationale. 
Les dynamiques politiques enregistrées depuis le début de l'année 2019 ont conduit à la prorogation du délai de dépôt des listes jusqu'à hier mercredi 17 avril.

J'avais eu le plaisir de vous annoncer l'arrivée de trois nouveaux députés, au sein du groupe VOX POPULI, il y a de cela quelques jours. 
Cependant, il me faut regretter le départ de deux de nos anciens membres Innocent Youté, député de Kouibli et Matthias Allé Assoi, député de Afféry.

Par conséquent, le Groupe parlementaire VOX POPULI est à ce jour constitué que par dix courageuses personnalités qui entendent poursuivre la même dynamique d'opposition constructive pour le bien de nos vaillantes populations".

Par contre, prendre le devant pour annoncer le Départ du député de Kouibly de son groupe parlementaire est une chose mais qu'en est-il du contenu du courrier de démission que son groupe a reçu ? L'honorable Yamina Ouégnin gagnerait à rendre publique ce contenu pour informer les ivoiriens.


l'honorable Youté Wonsébeo a fait savoir un jour après le post de l'honorable Yasmina Ouégnin dans un communiqué de presse publié ce jeudi 18 avril 2019 sur internet dont diaspotv.info dispose d’une copie qu'il quittait le groupe parlementaire Vox Populi.

Innocent Youté, justifie sa démission au sein du groupe parlementaire Vox Populi par le fait qu’il manque d’un soutien véritable et d'une réelle ambition commune.

« En l’absence d’un soutien véritable et sans une réelle ambition commune au sein de ce groupe, que j’ai toujours considéré comme une famille, j’ai jugé que le moment était venu pour moi de prendre une autre direction. Je tiens à vous assurer ici qu’il n’est en aucun cas question pour moi de céder aux sirènes de forces ou  blocs politiques existants dont vous connaissez les procédés notoires sur lesquels je ne m’étendrais pas », a-t-il affirmé.

Pour lui, les fonds baptismaux de Vox Populi, groupe parlementaire indépendant qu’ils ont créé il y a trois ans, ont été la liberté, la volonté de créer un débat constructif ayant pour but de participer à la naissance d’une Côte d’Ivoire nouvelle et enfin, mais surtout, à l’avènement d’une nation débarrassée des démons qui l’ont jadis plongée dans les heures les plus sombres de son histoire.

Il justifie sa démission donc par son ambition de créer une nouvelle émulation plus rassembleuse, plus collégiale et plus ouverte qui aura pour moteur un dialogue franc et plus ouvert.

« L’heure est venue de porter, avec l’aide de tous ceux et celles qui y croient, un nouvel élan, une nouvelle  plus rassembleuse, plus collégiale et plus ouverte qui aura pour moteur un dialogue franc et plus ouvert encore, ce qui lui permettra de proposer des idées fortes, indispensables à l’avènement d’une nouvelle ère politique dans notre beau pays. Je reviendrai vers vous, en temps voulu, pour vous faire connaître mes ambitions, mais également pour proposer des solutions, qui permettront à notre belle Côte d’Ivoire d’avancer résolument vers ce progrès et cette prospérité si chère à chacune et chacun d’entre vous », a-t-il fait savoir.

 

Silvere Bossiei pour Diaspotv

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Last modified on vendredi, 19 avril 2019 12:28
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Côte d’Ivoire / Politique : Le PRD, parti du député Adié Dominique, fait sa rentrée politique le 18 mai prochain Featured

jeudi, 18 avril 2019 14:58 Written by

Abidjan, 18 avril (diaspotv.info)- Le Député de Bouaflé qui a officiellement quitté le Rassemblement des républicains (RDR) le 22 janvier 2019 a créé son propre parti politique « Pour la République et la Démocratie (PRD) ». Au cours d’un point de presse tenu le mercredi 17 avril 2019 au siège du parti sis à Cocody-Riviera 3, le Secrétaire Général, Dr Jean Thierry Djangoné a annoncé la rentrée politique qui marquera la sortie officielle dudit parti.

« Le PRD fera sa rentrée politique le samedi 18 mai dans les jardins du Golf Hôtel à Abidjan-Cocody », a-t-il déclaré avant de préciser que ce sera « l’occasion pour le Président du parti, Adié Dominique de s’adresser aux ivoiriens et décliner les axes majeurs de l’action politique du PRD pour cette année 2019 en cours et pour les années à venir».

Le parti de l’ancien maire de Bouaflé, ex-conseiller spécial du président de la République, Alassane Ouattara, se réclamant de l’idéologie centriste dit prôner « des valeurs de paix, de justice sociale, de démocratie, de dialogue et de fraternité entre les ivoiriens. »

 « Le PRD entend jouer pleinement son rôle d’animateur de la vie politique de la Côte d’Ivoire en se posant comme un parti d’opposition qui fait une opposition constructive, c’est-à-dire une opposition qui, tout en étant un véritable contre-pouvoir, fait des critiques objectives et pertinentes en vue de l’amélioration de la gouvernance et la consolidation de la démocratie en Côte d’Ivoire. », a laissé entendre le numéro 2 du PRD.

A ce titre, le PRD et son président, Adié Dominique entendent participer à toutes les échéances électorales à venir en vue de la conquête du pouvoir d’Etat.

Silvere bossiei

 

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Last modified on samedi, 20 avril 2019 16:03

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