Dernières Brèves

Rate this item
(0 votes)

Côte d'Ivoire: Même pas commencée, la grande marche de l'opposition déjà gazée par les forces de l'ordre Featured

jeudi, 22 mars 2018 10:32 Written by

Sans surprise le passage en force politique ne pouvait s'accompagner de celui de l'usage de la force face à la contestation.

Même pas commencée que les premiers rassemblements de la grande marche de l'opposition pour la réforme de la commission électorale dite "indépendante" (CEI) exigée par la Cour Africaine des Droits du Peuple (CADP) ont déjà subit la foudre des gaz lacrymogènes jeudi matin du côté d'Adjamé àAbidjan Rechercher Abidjan comme constaté sur place par KOACI.

L'impressionnant dispositif  des forces de l'ordre et l'usage des gaz lacrymogènes empêchent le rassemblement des manifestants à hauteur de la place des martyrs, point de départ de la "grande marche" de l'opposition.

L'appli KOACI Android avec les notifications en temps réel (cliquez ici pour installer) Ou Apple (cliquez et installez-la sur votre iPhone ou iPad)

L'épisode répressif rappelle celui survenu samedi dernier matin à Yopougon, là où sur son lieu de manifestation publique de la place CP1, l'opposition se voyait sujette à la violence des gaz lacrymogènes lancés pour dispersion.

Polémique autour de son autorisation

Si du côté des organisateurs, on affirme qu’elle a été autorisée ce n’est pas le cas selon une haute source sécuritaire. 

Elle nous apprend que les autorités n’ont pas été informées de la tenue de cette manifestation, elle n’est, de fait, pas autorisée.

Dans un document en notre possession (ph4), l'opposition via son courant "EDS" a adressé un courrier le 19 mars au préfet d’Abidjan pour l’informer de la marche.

Après nos démarches auprès de l’opposition, nous n’avons pu être clairement situé quant à la réponse du représentant du chef de l’Etat dans le district d’Abidjan.

Comment

Rate this item
(0 votes)

Guinée: La police étouffe un sit-in des femmes de l'UFDG devant le ministère de la justice Featured

jeudi, 22 mars 2018 10:19 Written by

Un sit-in des femmes de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal part de l’ opposition dirigé par l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, a été étouffé par les forces de sécurités à Conakry.

Alors qu’ elles comptaient réclamer justice pour tous les victimes tombées sous les balles des forces de sécurité lors des manifestations , les opposantes ont été recalées par les forces de sécurité. 

Selon les médias locaux , un important dispositif sécuritaire a été déployé pour empêcher les opposantes d’accéder au ministère de la Justice pour tenir un sit-in et déposer un courrier au garde des Sceaux, Cheick Sako.

Le gouverneur de la Ville de Conakry, Mathurin Bagoura aurait interdit le sit-in des femmes pour non fondement de leur requête 

L'opposition, qui conteste les résultats des élections locales du 4 février, remportées par le parti du président Alpha Condé, a organisé depuis des manifestations pour en exiger la révision, qui se sont soldées par une douzaine de morts.

KOACI

Comment

Rate this item
(0 votes)

Libye: Seif al-Islam Kadhafi accable Sarkozy et lance un appel à Macron Featured

jeudi, 22 mars 2018 10:10 Written by

Dans un entretien téléphonique exclusif avec la correspondante d’Africanews à Tunis, Seif al-Islam Kadhafi félicite la justice française pour la garde à vue de Nicolas Sarkozy. Il affirme avoir «des preuves solides» contre l’ancien président français dans l’affaire du financement libyen de sa campagne et souhaite le voir traduit devant la justice internationale pour ses «crimes contre la Libye».


Le fils de feu Mouammar Kadhafi, le guide disparu de la révolution libyenne, fait ces jours-ci un retour surprenant sur la scène médiatique.

Seif al-Islam persiste et signe contre Sarkozy 
Après l’annonce de sa candidature à une hypothétique élection présidentielle, prévue par le plan de l’ONU pour sortir le pays de la crise, Seif al-Islam Kadhafi a réagi à la mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’enquête sur un financement libyen de sa campagne électorale de 2007.
 
Joint par téléphone dans sa retraite quasi clandestine par la correspondante du site Africanews à Tunis, Zineb ben Zita, le fils Kadhafi s’est réjoui du sort de l’ancien président français et a «félicité la justice française pour (sic) l’arrestation de Nicolas Sarkozy».
 
Un des premiers à avoir révélé sur Euronews depuis Tripoli, en 2011, un financement de ce dernier par son père, Seif al-Islam persiste et signe.
 
«Je précise que j’ai encore des preuves solides contre Sarkozy. Et je n’ai pas encore été entendu comme témoin dans cette affaire, ni Abdallah Senoussi, l’ex-directeur des services de renseignements libyens qui détient encore un enregistrement de la première réunion de Sarkozy et Kadhafi à Tripoli avant sa compagne électorale», a-t-il affirmé à la journaliste d’Africanews.
 
«Il y a aussi Bachir Salah l’ex-PDG de la Libya Investment qui est prêt à témoigner malgré les menaces de mort», a-t-il ajouté, omettant de préciser que l’ancien argentier du régime libyen avait fait l’objet d’une tentative d’assassinat en Afrique du Sud.
 
Il est d’ailleurs, depuis le 23 février 2018, en réanimation à l’hôpital après avoir reçu six balles dans la poitrine alors qu’il rentrait chez lui à Johannesburg où il vit en exil.

Un appel à Emmanuel Macron 
Même si Seif al-Islam estime que cette garde à vue intervient tardivement, il salue ce coup d’accélérateur à l’affaire et souhaite qu’elle n’en reste pas là. Il veut voir Nicolas Sarkozy traduit devant la justice internationale pour «ses crimes en Libye», a-t-il martelé.
 
L’entretien intervenant au lendemain de l’annonce de sa candidature à une élection présidentielle en Libye, mais dont la date n'a toujours pas été fixée par l'ONU, le fils Kadhafi en a profité pour attirer l'attention du nouveau président français, Emmanuel Macron.
 
«Je tiens à vous dire que l’ex-président Sarkozy est responsable du chaos et de la propagation du terrorisme et de l’immigration clandestine en Libye et dans la région. J’appelle donc le président Macron à prendre des mesures pour soutenir les élections en Libye qui pourraient corriger ce qu’a fait son prédécesseur», a-t-il conclu.

Par Alain Chemali

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d’Ivoire: l’opposition ivoirienne appelle à une « marche démocratique » le 22 mars 2018 Featured

mercredi, 21 mars 2018 16:58 Written by

L’opposition ivoirienne a appelé samedi ses militants à une « marche démocratique » le 22 mars, en vue des prochaines élections en Côte d’Ivoire, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Le président de la plateforme d’opposition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), Georges Ouegnin, a appelé lors d’un meeting à « une marche pacifique, une action démocratique » pour « exprimer notre
mécontentement » sur la question de la Commission électorale indépendante (CEI), accusée par l’opposition d’être déséquilibrée en faveur du pouvoir.
Des élections sénatoriales doivent se tenir le 24 mars, puis des élections municipales et régionales dans le courant de l’année, à une date indéterminée.

Mais le scrutin qui focalise l’attention est surtout l’élection présidentielle de 2020.

Entre mille et deux mille personnes ont assisté au meeting organisé dans le quartier populaire de Yopougon à l’appel d’EDS, coalition qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo.
L’objectif de ce meeting et de la marche est « d’inviter le pouvoir à s’asseoir et à discuter, pour des élections justes et transparentes », a
déclaré Abdoudramane Sangaré, leader de la frange légitimiste du FPI. « Nous demandons que la CEI soit reformatée ».
« Il n’y a pas que le problème de la CEI, il y a aussi les listes électorales, le découpage électoral, les questions de sécurité », a-t-il ajouté.

 

Le FPI est divisé en deux courants, l’un légitimiste, fidèle à Laurent
Gbagbo, actuellement jugé par la Cour pénale internationale à La Haye, l’autre réformiste, dirigé par Pascal Affi N’Guessan.
« Les Ivoiriens ne veulent plus de crise post-électorale, ils ne veulent
plus de guerre », a expliqué Georges Ouegnin.
Le meeting a débuté avec plusieurs heures de retard, après avoir été

perturbé par l’intervention de la police qui a tenté de disperser la foule avec des gaz lacrymogènes. Selon un infirmier du poste de santé du meeting,
Marcellin Libré, un homme a été blessé par balle à la jambe par un policier.
Contactée par l’AFP, la police a dit ne pas être au courant d’un blessé par balle et a expliqué l’intervention de la police du commissariat du quartier
par le fait qu’elle n’était pas informée de la tenue du meeting.
« Nous avons informé la police, la mairie et le ministère de l’Intérieur » du meeting plusieurs jours à l’avance et nous n’avons reçu aucune réponse ni
interdiction, a indiqué le porte-parole d’EDS, Gervais Tcheide.

Comment

Scoop

L'instance électorale camerounaise Elecam a rendu publique mardi la liste…
Au Togo, les opérations de recensements pour les législatives du…
Selon les termes d'un nouvel accord de partage du pouvoir…
Rate this item
(0 votes)

Côte d’Ivoire/La Haye : Mr Siaé Romaric président de la FJDCI-D a rendu visite au ministre Charles Blé Goudé et au président Laurent Gbagbo à la prison de Scheveningen aux Pays-Bas. Featured

samedi, 10 mars 2018 12:24 Written by

Dans le cadre de ses actions et rencontre diplomatique à l’international, Mr Siaé Romaric, président du forum des jeunes pour le développement de la Côte d’Ivoire section diaspora a rendu visite au ministre Charles Blé Goudé leader de l’ex-galaxie patriotique et à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, détenus à La Haye ce vendredi 9 mars 2018 de 13h à 16h45.

Il nous relate ici les grands axes de cette rencontre.

Charles Blé Goudé leader politique, est présentement incarcéré à La Haye dans le cadre de poursuites engagées contre lui par la Cour Pénale Internationale (CPI).

La CPI accuse cet homme d’avoir, avec la complicité de Laurent Gbagbo (ex-président de Côte d’Ivoire), fait tuer plusieurs civils ivoiriens.

Après avoir suivi de près son procès, notamment le passage de la quasi-totalité des témoins de l’accusation, le président du forum des jeunes pour le développement de la Côte d’Ivoire en France Mr Siaé Romaric a pris la décision de lui rendre visite.

Dès ce vendredi 9 mars 2018 à partir de 6h du matin, Mr Siaé Romaric a pris la direction de la prison de Scheveningen à La Haye pour rendre visite au ministre Charles Blé Goudé.

La rencontre entre ces deux personnalités a été très fructueuse, elle a débuté à 13h et a pris fin à 16h45mn.

Selon Mr Siaé et je cite « J ai vu un homme toujours déterminé et très lucide qui est aux petits soins de son président Laurent Gbagbo contrairement à ce qui se raconte.

L’occasion m’a aussi été donnée d’échanger avec le président Laurent Gbagbo, que j ai salué et qui m’a encouragé en ces termes : jeune tenez bon, et à mon tour, je lui ai dis président que Dieu soit avec vous, il m’a répondu Amen".

De ces échanges retenons que le ministre Charles Blé Goudé veut la stabilité de son pays pour ne plus voir la jeunesse ivoirienne mourir pour des fins politiques.

Il a encouragé Mr Siaé et tous les membres du forum des jeunes pour le développement de la Côte d’Ivoire section diaspora à s’insérer dans le tissu économique de leur pays la Côte d’Ivoire pour contribuer à son développement.

Pour le Ministre Blé Goudé étant un leader de la société civile, il a le devoir de recevoir tous les fils du pays qui souhaiteront lui rendre visite pour parler de réconciliation afin que la Côte d’Ivoire retrouve une paix durable.

Pour finir Mr Siaé prévoit faire un point de presse le samedi 10 mars 2018 à Paris pour donner plus de détails sur cette rencontre.

Le président deu FJDCI-D fini par conclure le président Gbagbo restera un livre d’histoire et la lune qui va continuer à éclairer l’Afrique.

La rédaction

Comment

Last modified on dimanche, 11 mars 2018 12:24
Rate this item
(0 votes)

Conférence de presse de Henri Tohou président de l'USP (Union Socialiste du Peuple). Abidjan le 1er Mars 2018 à la salle de conférence de la librairie Carrefour.

samedi, 03 mars 2018 20:54 Written by

CONFERENCE DE PRESSE DE L’UNION SOCIALISTE DU PEUPLE USP

 

Eminences, serviteurs et servantes de Dieu ;

Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs accrédités auprès de la République de Côte d’Ivoire ;

Mesdames et Messieurs représentants des institutions nationales et internationales ;


Majestés, rois ; reines ; chefs coutumiers ; chefs des communautés et chefs des villages ;
Messieurs et mesdames dirigeants des partis et organisations politiques ;
Messieurs et mesdames représentants des organisations corporatistes et de la société civile ;
Organisations et mouvements de la jeunesse ivoirienne sur toute l’étendue du territoire national ;
Industriels et opérateurs économiques ivoiriens ou étrangers exerçant sur le territoire ivoirien ;
Paysans ; paysannes et agriculteurs ivoiriens ;

La côte d’Ivoire, notre pays traverse une crise multiforme et multisectorielle depuis plus de deux décennies. 
Suite à la chute des cours mondiaux des matières premières, et de la mise en place du programme d’ajustement structurel imposé par les institutions de Breton Woods à nos Etats comme solution à la crise économique, ses effets pervers ont entamé l’ensemble de nos institutions. Il s’en est suivi les licenciements abusifs des travailleurs ; chômage accru des populations actives urbaines et la réduction des salaires … etc. Le retour à la terre fut encouragé comme l’une des solutions à la grande crise qui sévissait dans les milieux urbains.

Malheureusement, cette orientation politico – économique décidée à la hâte fut source de nouveaux conflits, d’une part entre paysans et éleveurs, et d’autre part entre autochtones et allogènes et/ ou étrangers. En conséquence, nous avons assisté dans les milieux urbains comme ruraux, à une vague de soulèvements des élèves, des étudiants, des travailleurs et de la population en général.

Profitant du vent de l’Est ; le discours de la Baule du Président Français suggérait de façon active aux dirigeants africains, le multipartisme et la démocratie comme solution à la crise qui secouait nos Etats, mais aussi comme condition d’assistance de la France.

Le décès du Président Houphouët, père de la Nation, garant de l’unité nationale, sans pouvoir designer son successeur, alors que les acquis du multipartisme arraché de hautes luttes par l’opposition de tendance socialiste ne s’étaient pas encore consolidés, ont entrainé la Cote d’Ivoire dans une guerre de succession entre Konan BEDIE, le dauphin constitutionnel et Alassane Ouattara le premier Ministre Historique d’Houphouët d’une part, et entre les deux et l’opposition historique dirigée par Laurent GBAGBO d’autre part.

Cette guerre de leadership, qui s’est manifestée soit, à travers une volonté de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, ou d’y accéder par tous les moyens, a non seulement divisé notre jeune nation sur des bases ethniques, régionales et religieuses, mais aussi et surtout, elle nous a offert un coup d’Etat militaire en Décembre 1999 contre le Président BEDIE ; une rébellion armée qui s’est emparée de plus de la moitié du pays contre Laurent GBAGBO ; l’assassinat d’un ex chef d’Etat, le général Robert GUEI ; le placement de notre pays sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies pour la première fois; Une guerre meurtrière, qui nous a arraché plus de 3000 vies, appelée crise post- électorale ; des violations massives et graves des droits humains tels les cas de Duekoué, Petit Duekoue, Guitrouzon ; Soumaye et Nahibly etc. ; le déplacement massif interne des populations ; l’exil de milliers de nos compatriotes dans les pays frontaliers ; la désintégration de l’armée nationale qui fait place à une armée de cousinsdésarticulée, indisciplinée qui manifeste ses mécontentements en révoltes ou en mutineries portant ainsi atteinte au lien sacré de soumission de l’armée à l’Etat, malgré les efforts du gouvernement pour la refonte de cette armée ;  La crise de confiance entre les forces de sécurité, de défense et les populations qui se manifestent par des affrontements mortels tel le cas récent de Blolequin à l’ouest de la Cote d’Ivoire ; l’usage des mercenaires étrangers dans le conflit ivoirien, pourtant interdit par notre constitution ; les viols comme armes de guerre; les cas graves de torture ; le bombardement du palais présidentiel par des forces étrangères en violation du droit international ; l’arrestation et le transfèrement du président GBAGBO à la cour pénale internationale de la Haye alors même que les conditions légales n’étaient pas encore réunies ; les emprisonnements  des membres de l’opposition ; la désintégration de la confiance des uns envers les autres et l’installation de la méfiance instinctive à l’égard des voisins ; la pauvreté , la misère  avec 15,4% de la population en état de sous-alimentation et environ 12,8%  concernée par l’insécurité alimentaire pendant que le taux de croissance oscille entre 9,8%  en 2012 et estimé à 7,6% de nos jours.

Pour faire face à l’impératif de l’alimentation de nos populations, la Cote d’ivoire a importé 1,27millions de tonnes de riz en 2012 ; 830milles tonnes en 2013 et 954 milles tonnes en 2014 pour un cout total 990 milliards de FCFA. Les efforts entrepris par le Président de la République et son gouvernement pour garantir l’autosuffisance alimentaire n’ont pas encore porté de fruits en la matière.

Le taux de l’endettement de la Cote d’Ivoire oscille de nos jours autour de47% du PIB. Même si ce taux semble acceptable au regard des normes fixées par l’UEMOA qui est de  70% , nous pouvons tout de même nous inquiéter de notre capacité à faire face au service de la dette de façon efficace en tenant compte de notre production basée essentiellement sur l’exportation des matièrespremières dont les cours mondiaux échappent à notre contrôle.

Le chômage continue d’être l’une des grandes préoccupations de notre pays avec seulement 17% des ivoiriens travaillant en plein temps et 8% pour cent en temps partiel selon certains indicateurs. 

 Le recrutement à la fonction publique n’offre souvent que 50 places pour des secteurs comme la douane ou la police maritime, pour des milliers de postulants qui doivent dépenser chacun et pour chaque concours plus de 60.000 FCFA ;  contrairement à nos propositions lors des présidentielles de 2010 selon lesquelles nous avions souhaité  le paiement d’un montant unique, pour obtenir un identifiant unique pouvant permettre au candidat de postuler à tous les concours de la fonction publique de l’année.

Malgré le chômage des jeunes à la recherche d’un emploi, la superposition des institutions de l’Etat au plan national etlocal continue et demeure pour nous une préoccupation qu’il va falloir revoir. Nous avons par exemple dans la même localité le préfet de région ; les préfets ; les sous-préfets ; des députés ; des maires ; le conseil régional et bientôt des sénateurs.

 Cette situation non seulement crée des conflits de compétences entre les autorités déconcentrées et celles décentralisées pendant que leur entretien affecte le budget de l’Etat quant à l’investissement dans l’essentiel telles l’éducation ; la santé ; la sécurité et la création d’emploi.

 L’Union Socialiste du Peuple USP propose la réduction des institutions de l’Etat par exemple par  la suppression du conseil économique et social dont le rôle sera confié à nos universitaires chercheurs et aux commissions parlementaires ; la suppression du conseil régional et le regroupement des maires élus dans chaque région pour former un gouvernement local en vue de leur remettre les fonds nécessaires pour le développements de leur région.

L’insécurité continue de traumatiser les populations urbaines et rurales de notre pays avec la recrudescence des attaques des domiciles ; l’assassinat des forces de l’ordre pourtant chargées de la sécurité de tous, avec des armes toujours emportées par les agresseurs ; les coupeurs de route et cela malgré les efforts du gouvernement.

Les malades mentaux continuent de se promener dans leur nudité en pleine journée dans les rues de la capitale Abidjan portant ainsi atteinte à la pudeur publique mais aussi à notre sens d’humanisme et de compassion.

Nous proposons qu’une ONG soit mandatée par l’Etat à laquelle seront octroyés des moyens nécessaires pour retirer ces patients de nos rues et pour leur apporter le soutien et la compassion de la nation.

La question de la réforme de la commission électorale indépendante de la Cote d’Ivoire CEI continue d’attiser de vives tensions entre les autorités ivoiriennes et l’opposition désormais organisée au sein d’une coalition.

Pour l’Union socialiste du Peuple USP, le départ de Monsieur Youssouf Bakayoko de la direction de la CEI ne devrait aucunement faire l’objet d’un débat. A partir du moment où de l’organisation des électionsprésidentielles dont il fut le chef, a causé la mort de plus de 3000 personnes, il devrait de lui-même démissionner pour le respect de la mémoire de ces disparus et, de même que le professeur Yao N’DRE ne peut présider une quelconque institution chargée des élections dans ce pays, Monsieur Youssouf Bakayoko devrait lui aussi être interdit d’occuper un tel poste. Par ailleurs ; en adhérant à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, Notre pays a de par cet acte cédé une partie de sa souveraineté aux institutions issues de ce traité. Il est donc impératif pour notre gouvernement de se conformer à l’arrêt du 18 Novembre 2017 de la cour Africaine des droits de l’homme et des peuples au sujet de la CEI.

En réalité, cette crise qui n’a que trop duré, a affecté non seulement le corps, mais aussi l’âme de notre pays. Sa résolution, nécessite en fait la recherche d’un compromis, en vue de tendre vers un consensus national. Pendant ce temps, la classe politique régnante est gravement divisée : division à gauche entre le camp AFFI N’GUESSAN et le Camp du professeur SANGARE. Division à droite au sein du RHDP dans lequel des sons discordants se font entendre chaque jour. Tensions récurrentes entre le camp présidentiel et celui du président de l’assemblée nationale GUILLAUME SORO, sans omettre l’opposition désormais regroupée dans une coalition en vue de combattre le camp présidentiel sur plusieurs sujets dont l’élément fondamental demeure la réforme de la commission électoraleindépendante CEI.

 Au regard de ce qui précède, l’on peut croire, que la côte d’ivoire pourrait rentrer dans une zone de turbulences à l’approche des futures électionsprésidentielles si des mesures ne sont prises pour éviter un regain de tensions dans notre pays.

Il nous semble important de rappeler à toutes les parties et à tous ceux qui sont au centre des décisionspouvant affecter le quotidien de nos populations, que notre pays se situe en Afrique subsaharienne qui ne représente que 10% de la population mondiale mais qui renferme malheureusement 50 % des pauvres de notre planète. C’est aussi dans cette partie du globe que se retrouvent les 2/3du total des personnes infectées par le VIH sida. C’est dans cette partie du monde que l’énergie disponible pour ses milliards de population est la même que celle que la petite Belgique offre à ses 11 millions d’habitants soit 83 milliards 370 millions kWh/h.

C’est ici en Afrique que se retrouvent environ 90% d’enfants atteints par le VIH Sida et nous sommes le seul continent malheureusement ou l’espérance de vie est inférieure à 60 ans.

C’est aussi le seul continent qui enregistre le plus grand taux de mortalité en matière d’accidents de route et le seul continent dont le budget militaire est financé à 72% par l’occident -U.A. -

 Retenons aussi que pour la seule année 2014, l’Afrique a perdu 3400 de ses enfants qui tentaient de traverser la méditerranée pour fuir les misères et les guerres sans fin.

Dans l’Afrique du Sud post – apartheid, 73% des postes de direction étaient aux mains des blancs et seulement 2% aux mains des noirs.  Les USA ou tentent de rentrer des africains désespérés, les noirs n’y constituent que 13% de la population américaine mais ils constituent la moitié de la population carcérale.

Quandalors nous avons le malheur d’appartenir à un tel continent, devons-nous passer le plus fort de notre temps à nous pourchasser, à nous emprisonner, à nous affamer les uns et les autres à tour de rôle, à humilier nos frères et sœurs pour la conquête du pouvoir ou pour se maintenir ou pouvoir par tous les moyens, y compris parfois l’organisation de la guérillaurbaine ? Non, nous devons agir autrement en faveur de nos populations et de nos frères et sœurs.

 A l’ensemble de la classe politique, nous disons ceci, et que cela soit clair pour tous :


Aucun parti, aucun président si puissant soit il ne peut à lui seul résoudre les problèmes de notre nation désormais réduite en lambeaux. Seul le rassemblement de tous les fils et filles de notre pays autour d’une même table, peut permettre la résolution de la crise ivoirienne, pour enfin aboutir à une paix durable, donc à un climat favorable à l’investissement interne et externe, pour la création des richesses indispensables à l’élévation de notre pays au rang des pays émergents. Cela exige de la part des politiques, courage, humilité dans le réalisme.

Ce n’est ni dans le passage en force à travers des simulacres d’élections ; encore moins dans les affrontements de rue sous forme de guérillas urbaines, que nous pouvons bâtir demain un monde meilleur pour nos enfants et petits-enfants. Au Contraire, nous devons, et nous pouvons le bâtir sans canons et sans épées, avec la participation de tous, au profit de tous, en accordant des chances égales à tous nos fils et filles, et en assistant les plus défavorisés à atteindre leur potentiel, afin de créer une société dans laquelle chacun mènera une vie décente et humainement acceptable. Evitez donc de transformer la Cote d’ivoire en une société de macaques dans laquelle les sentiments politiques priment par-dessus tout.

Nous lançons un appel  ce jour, à l’ensemble de nos populations à nous soutenir pour faire triompher l’option du juste milieu, en vue de rechercher un compromis, et tendre vers un consensus pour une paix durable, afin d’éviter une autre tragédie à notre pays et jeter ainsi les bases de l’unité nationale, indispensable à tout progrès économique et social inclusif.

Eminences, serviteurs et servantes de Dieu ;

Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs ;

Mesdames et Messieurs représentants des institutions nationales et internationales ;


Majestés, rois ; reines ; chefs coutumiers ; chefs des communautés et chefs des villages ;
Messieurs et mesdames dirigeants des partis et organisations politiques ;
Messieurs et mesdames représentants des organisations corporatistes et de la société civile ;
Organisations et mouvements de la jeunesse ivoirienne sur toute l’étendue du territoire national ;
Industriels et opérateurs économiques ivoiriens ou étrangers exerçant sur le territoire ivoirien ;
Paysans ; paysannes et agriculteurs ivoiriens ;

L’histoire récente et triste de notre pays, exige qu’on agisse maintenant et non demain ; ensemble pour sauver notre pays et nos enfants de violences politiques inutiles. Faillir de le faire s’apparenterait à un refus de notre part de protéger notre pays et nos enfants de violences graves, pendant que nous en avons la capacité.

Ensemble, bâtissons la Coalition pour une Paix Durable dans notre pays (C.P.D)

 Pour un seul but : la mise en place d’un gouvernement de transition pour un mandat de 2 ans, non renouvelable, à une semaine de la fin du mandat du président Ouattara.

Ce gouvernement de transition doit être composé des représentants des partis ayant participé à la présidentielle 2010 et/ ou aux législatives ; des ex candidats à la présidentielle ; des représentants de la société civile et des fils et filles de toutes les régions et religions.

Notre enjeu est de ramener la fraternité au sein de la classe politique ; de réconcilier la Cote d’Ivoire avec elle-même et ses voisins ; de trouver des solutions idoines à nos problèmes en s’appuyant sur nos propres ressources et nos propres réalités, en faisant appel à tous nos intellectuels d’ici et d’ailleurs, à tous nos artistes afin de jeter les bases d’une paix durable en Côte d’Ivoire, propice au développement économique et social de tous et par tous.

En avant pour la coalition d’une paix durable (CPD)
En Avant pour une nouvelle Cote d’Ivoire, unie ; forte et prospère !

 

Henri TOHOU (DIP ; LLM)
Juriste du droit international des droits de l’homme et politologue
Ex candidat à la présidentielle 2010
Président de l’Union Socialiste du Peuple (USP)

 

Abidjan le 1er Mars 2018

Salle de conférence de la librairie Carrefour.

 

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d’Ivoire : Soro depuis Aboisso, «Quand on est au pouvoir, on n’écrase pas» Featured

mercredi, 21 février 2018 16:52 Written by

Guillaume Soro a séjourné la semaine dernière dans le Sanwi, au sud-Comoé à Aboisso, où il a eu des échanges de terrain avec des habitants de cette région de l’est ivoirien plutôt réputée pour être historiquement rebelle et hostile au régime en place.

Un second rassemblement nouvelle génération dénommé « Crush party » était organisé dans la localité agni située à quelques encablures du Ghana qui compte comme cadre exilé, l’ancien ministre Lazare Koffi Koffi. Il survenait après celui organisé à Abidjan avec des personnes qui, pour la plupart, le suivent sur internet.

L’évènement fut entre autre, l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale de répondre à des détracteurs du jeu politique pour le pouvoir, qui souhaitent sa mort.

«Ne vous pressez pas, je mourrai un jour mais vous me suivrai aussi et vous pouvez même me devancer »,a-t-il indiquer avant de lancer. «Quand on est au pouvoir, on n’écrase pas, on relève l’autre, on pardonne et on avance. Dieu ne donne pas le pouvoir pour qu’on opprime».

Guillaume Soro qui ne cache ses ambitions d’un jour diriger le pays, tente en attendant que peut être son heure arrive, d’occuper les espaces qui lui sont encore à ce jour accessibles et disponibles.

Donatien Kautcha, Abidjan

Comment

Rate this item
(0 votes)

Guillaume Soro échappe à une escroquerie, les mis en cause épinglés par la police Featured

vendredi, 26 janvier 2018 12:39 Written by

Le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Kigbafori Soro a échappé à l’escroquerie de deux arnaqueurs qui ont tenté de lui soutirer frauduleusement de l’argent, a appris APA de source proche du chef du parlement.

Les nommés Coulibaly Djongué Ben Ézéchiel et Koné Pénangnoufa Émile, les deux arnaqueurs ayant tenté de soutirer frauduleusement de l’argent au chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro, ont été mis aux arrêts par la police judiciaire ivoirienne.

Selon les faits rapportés par la secrétaire particulière de M. Soro via le portail d’information officiel de celui-ci, la tentative d’escroquerie desdits arnaqueurs remonte aux 10,11 et 15 janvier derniers.

«Un jeune homme m’a appelé le mercredi 10 janvier dernier pour informer son soi-disant oncle, le président de l’Assemblée nationale que son papa du nom de Sylla Karamoko est très souffrant. Le lendemain jeudi, il m’a appelé pour me dire que l’état de son père s’est empiré », raconte la secrétaire particulière de M. Soro qui dit avoir mis le jeune homme en contact avec Dr Touré, médecin particulier de Guillaume Soro.

«Après avoir joint le Dr Touré qui lui a indiqué d’aller à l’hôpital avec son père, le jeune homme me rappelle pour me dire qu’après la consultation, on leur a remis une ordonnance de 37.000FCFA», explique-t-elle ajoutant que « pour cette somme dérisoire, je n’ai pas voulu attendre ou gêner le PAN (Président de l’Assemblée nationale) Soro. Je suis allée moi-même faire un transfert d’argent d’un montant de 50.000 FCFA au jeune homme ».

Poursuivant, la collaboratrice de M. Soro indique que le surlendemain vendredi 12 janvier 2018, elle a été rappelé au téléphone par le « jeune homme » qui l’informait de la mort de son père malgré les médicaments qu’ils avaient achetés.

« Il dit qu’il supplie le PAN Soro de lui expédier 100.000 FCFA pour l’enterrement. Cela m’a paru bizarre, j’ai traîné les pas et je n’ai pas remis l’argent », précise-t-elle. « Le pseudo neveu de Guillaume Soro » ne s’arrêtera pas là à en croire le récit de sa secrétaire particulière.

« Le 15 janvier 2018, dans la matinée, il me rappelle cette fois sur une autre identité. Il dit qu’il s’appelle Koné Ipou et qu’il aurait fait le Petit Séminaire de Katiola et le lycée classique de Bouaké avec le président Soro et que sa mère est très souffrante », relate-t-elle ajoutant qu’il a cette fois sollicité l’appui du chef du parlement à hauteur de 250.000 FCFA pour l’opération de sa mère malade.

Après quoi, elle dit avoir informé les services de sécurité de l’Assemblée nationale qui lui ont conseillé de demander à  »l’escroc » d’envoyer quelqu’un récupérer la somme qu’il sollicite à l’Assemblée nationale car M. Soro aurait répondu favorablement à sa requête.

« avant que je n’aille à la police judiciaire pour porter plainte, l’envoyé ( de l’escroc) frappait déjà à ma porte. J’ai donc appelé la police judiciaire qui m’a dit de demander aux gendarmes en poste à l’Assemblée nationale de le saisir ».

Conduit à la police judiciaire et auditionné, l’envoyé du cerveau de l’arnaque, explique la secrétaire particulière de M. Soro, aurait avoué que l’instigateur principal de cette escroquerie n’est nullement à Katiola (Centre du pays) comme il le prétend, mais plutôt à Abobo (quartier populaire au Nord d’Abidjan).

Ce dernier, piégé par son envoyé déjà épinglé par la police, s’est rendu à quelques encablures du stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour récupérer son argent.

« C’est là que les agents de la police judiciaire sont allés mettre la main sur lui », conclut la secrétaire particulière du président de l’Assemblée nationale dans son récit, ajoutant que les deux escrocs encourent chacun près de 10 années de prison, selon le procureur adjoint de la République.

Jan 22, 2018 à 18:45 204
APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Comment

Rate this item
(0 votes)

Le PDCI exige la reforme de la CEI et annonce avoir saisi le gouvernement Featured

vendredi, 26 janvier 2018 12:36 Written by

Côte d’Ivoire: Le PDCI exige la reforme de la CEI et annonce avoir saisi le gouvernement
Le secrétaire exécutif chargé des élections au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, allié au pouvoir), Roland Adiko a indiqué mardi que “c’est au gouvernement de répondre” à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), souhaitée par sa formation politique et l’opposition.

“C’est le gouvernement qui a été saisi, ce n’est pas la CEI, c’est donc au gouvernement de répondre”, a affirmé M. Adiko, face à la presse, après une rencontre entre cette commission et les partis politiques.
L’opposition ivoirienne demande régulièrement une reforme de la CEI, se disant “insuffisamment représentée” au sein de la cette commission.

Pour le président du Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (RPCI, opposition), Bamba Moriféré, la “reforme” de cette institution en charge des élections est “un préalable”, ajoutant qu’elle “n’est pas apte à organiser” les scrutins locaux prévus en 2018, dans une note mardi.
Le 10 janvier, le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, a indiqué qu’”aucune décision” n’a été prise” pour la réforme de la CEI.

Comment

NewsLetter

Souscrivez à notre newsletter afin de recevoir les dernières informations de DiaspoTv.

Ad2