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Candidature Rhdp: ‘’2020 ce n’est pas maintenant’’, a indiqué Alassane Ouattara Featured

lundi, 19 juin 2017 11:37 Written by

A Berlin, Alassane Ouattara a indiqué qu’il y était pour participer aux travaux préparatoires du groupe des 20. Ce sommet était consacré à l’Afrique.

Candidature Rhdp: ‘’2020 ce n’est pas maintenant’’, a indiqué Alassane Ouattara

Le Président de la République est rentré ce dimanche 18 juin de Paris. Ce, après une dizaine de jours passés en Europe.

Alassane Ouattara a fait le point de ce séjour avant de répondre à une question portant sur la déclaration d’Henri Konan Bédié qui a indiqué dans une interview accordée à Jeune Afrique que le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) pour la présidentielle de 2020 sera issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci).

« Je n’ai pas connaissance de la déclaration du président Bédié. Je suis allé à Paris et je suis rentré. Ceci étant, j’ai été interrogé sur ma succession à Strasbourg. J’ai dit que 2020 ce n’est pas maintenant », a-t-il réagi.

Il a aussi exprimé son soutien aux victimes des inondations que le pays a connu. « Je déplore les victimes, environ une douzaine, et les dégâts que nous avons subis. Je voudrais présenter mes condoléances aux familles des victimes et aussi présenter mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et à tous leurs proches », a-t-il souligné.

Pour ce qui est de sa visite, le Chef de l’État a informé que sa tournée européenne l’a conduit d’abord à Paris pour une rencontre avec le Président Emmanuel Macron, ensuite à Berlin pour prendre part à la réunion préparatoire du G20 pour l’Afrique et enfin au Parlement européen à Strasbourg.

« Avec le Président Macron, nous avons évoqué les questions bilatérale, économique, sécuritaire et financière. Nous avons parlé aussi de la sous-région, de la nécessité de lutter contre le terrorisme et notre volonté de faire en sorte que tout ce qui est acte terroriste soit contré. Nous avons parlé de la nécessité du renseignement entre notre pays et la France », a-t-il dit.

A Berlin, Alassane Ouattara a indiqué qu’il y était pour participer aux travaux préparatoires du groupe des 20. Ce sommet était consacré à l’Afrique.

A Strasbourg, à l’occasion de sa présentation au Parlement, il a soutenu avoir évoqué les défis qui sont les leurs, notamment la paix, la sécurité, le climat. « Notre séjour a été fructueux », s’est-il félicité.

Silvere Bossiei

DiaspoTV

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Le Président Ouattara déplore les dégâts des inondations en Côte d’Ivoire Featured

lundi, 19 juin 2017 11:27 Written by

De retour, dimanche, d’un séjour en Europe, le Président de la République, Alassane Ouattara a déploré les nombreuses victimes causées par les récentes inondations à Abidjan et dans le reste du pays.

« Je déplore les victimes, environ une douzaine, et tous les dégâts matériels que nous avons subis », a fait savoir Alassane Ouattara, présentant ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

M. Ouattara a indiqué que ces inondations sont la cause des dérèglements climatiques que la planète subit. Il s’est félicité du fait que ce fléau ait été à l’ordre du jour des échanges avec son homologue français, Emmanuel Macron.

Pour le Chef de l’Etat, il est nécessaire de soutenir l’accord de Paris relatif à la COP 21. Il a fait savoir que la Côte d’Ivoire a signé cet accord et déposé tous les instruments aux Nations Unies.

« Nous sommes totalement engagé aux côtés de la France, de l’Europe et de tous les pays qui considèrent que les dérèglements climatiques sont une véritable menace pour l’humanité », a-t-il déclaré.

Silvere Gael Bossiei

DiaspoTV

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Côte d’Ivoire/ une marche de l’opposition à Abidjan, conduite par Pascal Affi N’Guessan pour dénoncer une « conjoncture sociale » Featured

samedi, 17 juin 2017 15:44 Written by

Abidjan, 17 juin (DiaspoTV)-L'opposition politique ivoirienne réunie au sein de l'Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de 13 partis) a protesté, samedi, dit-il  pour  dénoncer une « conjoncture sociale » à travers une marche à Abidjan, a constaté l’AIP sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Cette marche  débuté sous une pluie aux environs de 11 h 20 à la gare de Bassam à Treichville pour s’est terminer à la place des martyrs à Adjamé ou un meeting a eu  lieu, après plus de 4km de marche  avec une forte présence des forces de défenses et de sécurité composées de gendarmes et de policiers.

« Ce n'est que le début, un test. Le test a été concluant », s’est réjoui, Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (FPI), au cours d'un meeting après deux heures  environ de marche avec des militants pour dire ''non à la mauvaise gestion du pouvoir d’Etat". « Au delà de nos appartenances  politiques   agissons les souscripteurs d’agro bisness, pour les agriculteurs, pour les étudiants, pour les fonctionnaires  pour l'intérêt de la Côte d'Ivoire », a t-il lancé à l’ensemble des ivoiriens.

Le chef de file de l'opposition ivoirienne a également souligné que « cette marche a été organisée  pour dénoncer une « conjoncture sociale »», Elle a été organisée après plusieurs tournées d’explication entreprise auprès des populations de toutes les régions du pays par les membres de son groupement politique.  

 

 

DiaspoTV

Silvere Gael Bossiei

 

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Côte d’Ivoire : le député de Kouibly Mr Youté Wonsébeo Innocent reçu par le président Gbagbo et Blé Goudé à la Haye Featured

vendredi, 16 juin 2017 19:20 Written by

Le député de Kouibly Innocent YOUTE s'est rendu à la Haye ce jeudi 15 juin 2017 pour rendre visite à son ami de lutte Charles BLE GOUDE et au Président LAURENT GBAGBO.

Cette rencontre qui a débutée à 9h à prit fin à 13h après un déjeuner qu’il a partagé avec ses illustres hôtes.

En dehors de ses liens d'amitiés avec le leader de la galaxie patriotique il était porteur d'un message de son groupe parlementaire « VOX POPULI » créé depuis le 1er février 2017 et présidé par Monsieur M’BOLO NANDO MARTIN.

Ce groupe parlementaire est composé des députés des circonscriptions d’Agboville, de Tafiré, de Gouméré, d’ Affery, de Grand- Zattry, d’Akoupé, de Kouibly et de Cocody.

Au menu de cette rencontre la réconciliation nationale, la cohésion sociale cheval de bataille de ce groupe de députés indépendants, libres, engagés, passionnément attachés à la République de Côte d’Ivoire, à leur identité nationale et à leur circonscription respective, mais aussi la libération totale de l'ensemble des prisonniers politiques et le retour des exilés étaient au cœur des discussions.

Il est à noter également que l’Honorable Youté député de la circonscription électorale n°092 (Kouibly, Nidrou, Ouyably-Gnondrou et Totrodrou, communes et sous-préfecture) est le premier élu à rendre visite aux célèbres pensionnaires de Scheveningen depuis les législatives du 18 décembre 2016 en Côte d’Ivoire.

Nous y reviendrons.

 

Maxime Gnohou Keller pour Diaspotv

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L'instance électorale camerounaise Elecam a rendu publique mardi la liste…
Au Togo, les opérations de recensements pour les législatives du…
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Maroc : la visite de courtoisie d’Emmanuel Macron à Mohammed VI Featured

mardi, 13 juin 2017 10:34 Written by

Le président français rencontre mercredi 14 juin le roi du Maroc pour une première prise de contact. Au menu : la crise dans le Golfe, la Libye et la coopération bilatérale.

C’est une visite strictement « personnelle » que le président français, Emmanuel Macron, effectuera au Maroc les 14 et 15 juin. Une rencontre « simple, rapide et dont le seul objectif est de permettre aux deux chefs d’État de faire connaissance », résument les conseillers du président français dans un briefing à la presse.

Concrètement, celui-ci atterrira à Rabat mercredi 14 juin en début d’après-midi et repartira le lendemain dans la matinée. Il sera accompagné uniquement de son épouse, Brigitte, et de ses proches collaborateurs. Aucun membre de son gouvernement ou du patronat français ne fera partie de ce voyage express qui intervient à la suite d’une invitation de Mohammed VI.

Il sera directement reçu par le roi au Palais de Rabat. Les deux chefs d’État aborderont « l’amitié franco-marocaine » mais aussi des sujets régionaux comme la Libye – le Maroc a abrité les accords de paix de Skhirate – et la crise dans le Golfe. Le roi du Maroc, qui entretient des liens d’amitié avec les monarchie saoudienne comme qatarie, a proposé sa médiation dans le conflit qui les oppose. Un exercice fort périlleux. Lundi 12 juin, il a ordonné l’envoi d’avions chargés de produits alimentaires à Doha tout en insistant sur le fait que son aide n’a aucun caractère  politique. Officiellement, cette dernière intervient par « solidarité musulmane » en ce mois de ramadan, et « n’a aucune relation avec la crise qui oppose le petit État et d’autres puissances du Golfe ». 

Médiation franco-marocaine dans le Golfe

« Le roi du Maroc et le président Emmanuel Macron se concerteront sur ce que chacun pourrait apporter à cette médiation », indique l’entourage du président français. Depuis l’éclatement de cette crise, Emmanuel Macron s’est entretenu avec les chefs d’État directement impliqués, appelant au dialogue et à l’apaisement. Le dernier qu’il a appelé est l’émir du Koweït, cheikh Sabah al Ahmad Al Sabah – le Koweït ne participe pas à la coalition anti-Qatar menée par Riyad-, avec qui il a eu un entretien téléphonique lundi 12 juin.

D’autres points d’intérêt commun seront abordés entre Mohammed VI et Emmanuel Macron : la coopération économique en Afrique, la lutte contre le changement climatique – la France et le Maroc ont respectivement abrité la Cop21 et la Cop22 – sans oublier la coopération sécuritaire.

Pas d’ingérence entre le Maroc et l’Algérie

En fin d’aprés-midi, Emmanuel Macron donnera une conférence de presse avant de rejoindre Mohammed VI pour un Iftar (repas de rupture du jeûne) en son honneur. « Il veut maintenir le partenariat d’exception avec le Maroc », confient ses conseillers. Mais sans pour autant « s’ingérer dans sa relation avec l’Algérie ».

La visite d’Emmanuel Macron au Maroc tombe presque à la même date que celle de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, à Alger. Mais cette coïncidence est « fortuite », précise-t-on à l’Élysée, sans aucune intention de ménager les susceptibilités des deux puissances du Maghreb. « La visite de M. Le Drian à Alger s’inscrit dans une vaste tournée africaine, convenue d’avance avec les autorités algériennes. Le président Emmanuel Macron veut mener une diplomatie multiple en Afrique », ajoute-on. 

Sur la question du Sahara occidental, la position de la France restera « inchangée, en soutien des initiatives de l’ONU », insistent les conseillers d’Emmanuel Macron.

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Côte d’Ivoire : l’affaire de trop pour Guillaume Soro ? Featured

lundi, 12 juin 2017 08:58 Written by

Après la découverte d’une cache d’armes chez l’un de ses proches, Guillaume Soro se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. Face aux soupçons, l’entourage du président de l’Assemblée nationale dénonce une manipulation orchestrée par ses rivaux.

Le président a enfin demandé à le voir ! Ce mardi 16 mai, cela fait plusieurs jours que Guillaume Soro n’a pas rencontré Alassane Dramane Ouattara (ADO). En janvier, lors du soulèvement d’anciens rebelles intégrés à l’armée, il avait été étroitement associé aux négociations. Rien de tel cette fois-ci. Alors que, quatre jours durant, le pouvoir a une nouvelle fois été défié par des mutins déterminés, le président de l’Assemblée nationale n’a pas été consulté. « Il a été mis de côté, tout a été piloté par Amadou Gon Coulibaly depuis la primature », explique un visiteur régulier du palais présidentiel.

Il est près de 20 heures lorsque Guillaume Soro arrive à la résidence du chef de l’État. L’ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN) sait qu’il est au centre des rumeurs. Deux jours plus tôt, un important stock d’armes a été retrouvé à Bouaké, dans une maison appartenant à son directeur du protocole, qui, depuis, a été entendu à plusieurs reprises par la brigade de recherche de la gendarmerie du Plateau (Abidjan).

Guillaume Soro derrière les mutineries ?

La discussion entre les deux hommes est tendue. « Les chefs militaires avaient affirmé au président qu’ils avaient dû céder face aux mutins à cause de cette cache d’armes. Selon eux, cela expliquait toute leur déconvenue militaire », rapporte un proche de Guillaume Soro. « En réalité, ils se cachent derrière cette affaire. Ils tentent de faire oublier leur débâcle ! » s’agace-t-il. Pourtant, il semble bien que cet approvisionnement inespéré, pour des mutins arrivés à court de munitions et sous la menace d’une intervention du Groupement de sécurité du président de la République (GSPR), a été décisif.

À quoi devaient servir ces armes de guerre ? À un coup d’État ? En tout cas, ce n’était pas pour tirer des pigeons !

Pendant de longues minutes, l’ancien chef rebelle tente d’imposer sa version et assure que les armes étaient stockées là depuis la crise postélectorale de 2011. Cela ne suffit pas à convaincre le chef de l’État. Depuis le début de l’année, une partie de l’entourage d’Alassane Ouattara est persuadé que Guillaume Soro est derrière les mutineries. « Il n’y a pas de fumée sans feu », explique un dirigeant du Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.

Pacte d’entraide

« Il est légitime de se demander pourquoi son nom revient toujours lorsqu’il y a de sombres affaires. À quoi devaient servir ces armes de guerre ? À un coup d’État ? En tout cas, ce n’était pas pour tirer des pigeons ! » dénonce-t-il. « De part et d’autre, il y a beaucoup d’intox », met en garde un habitué du palais présidentiel. Mais, « pour Alassane Ouattara, cette cache d’armes a été la goutte d’eau de trop », témoigne-t-il.

J’ai toujours démontré ma loyauté envers le président Alassane Ouattara

Dans l’interview exclusive qu’il a accordée à Jeune Afrique, Guillaume Soro assure au contraire que ses relations avec le chef de l’État sont « bonnes ». « Je ne suis pas un homme qui pourrait poignarder dans le dos. J’ai toujours démontré ma loyauté envers le président Alassane Ouattara », s’est-il défendu ces derniers jours. Entre les deux hommes, l’alliance remonte au début des années 2000. « Ils ont été présentés l’un à l’autre par Téné Birahima Ouattara, le frère d’Alassane », raconte un de ses amis les plus proches. « Je crois que le président a apprécié son courage et sa fougue. De son côté, Guillaume admirait son élégance et son intelligence. Ils se complétaient bien. »

Ouattara estime qu’il n’est plus aussi indispensable qu’avant

Jusqu’ici, le pacte d’entraide ne s’est jamais démenti. Lorsque, en novembre 2015, le nom de Soro apparaît dans l’affaire des écoutes téléphoniques au Burkina Faso, Alassane Ouattara le soutient. Un mois plus tard, quand, à Paris, il se retrouve sous le coup d’un mandat d’amener après une plainte déposée en 2012 par Michel Gbagbo, le président lui envoie son avion personnel pour qu’il puisse regagner Abidjan sans être auditionné.

Un homme qui divise

Peu à peu, ces derniers mois, le président de l’Assemblée nationale a pourtant été marginalisé. Avec l’avènement de la IIIe République, il a perdu sa place de dauphin constitutionnel et n’est plus que quatrième dans l’ordre protocolaire, derrière le vice-président et le Premier ministre. À la tête de l’armée, l’un de ses proches, Soumaïla Bakayoko, l’ancien chef d’état-major des Forces nouvelles, a été limogé en janvier. « Ouattara estime qu’il n’est plus aussi indispensable qu’avant », analyse un observateur basé à Abidjan. « Certains comzones ne lui sont plus si fidèles. Soro a-t-il encore vraiment la main sur les anciennes troupes rebelles ? » s’interroge-t-il, rappelant que les mutins, s’estimant oubliés, se sont mis progressivement à fustiger leurs anciens chefs.

Beaucoup continuent pourtant à se méfier de son ambition. Ses détracteurs le dépeignent comme un homme sans scrupule, prêt à user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. « Il faut se rappeler de sa rivalité avec Ibrahim Coulibaly et de la lutte féroce qu’ils se sont livrée au sein de la rébellion », rappelle l’un d’entre eux. Pour ses soutiens, il est au contraire « le meilleur de sa génération ».

 

 

« C’est un homme très intelligent, impressionnant même », reconnaît un diplomate en poste à Abidjan. Lorsqu’il prend la tête de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), en 1995, Soro étonne par son charisme. « Nous succombions devant le charme de ce gamin exalté, drôle et téméraire », se souvient un de ses amis de l’époque. Ce jeune militant ancré à gauche est alors surnommé « Le Che ». « La grammaire de Laurent Gbagbo est notre langue, et Guillaume la parle parfaitement », analyse un ancien camarade.

Insaisissable et incontournable

Soro est devenu proche du leader socialiste, mais la rupture idéologique intervient à la fin des années 1990. « Il n’a pas supporté les discours sur l’ivoirité et les dérives identitaires dans l’entourage de Gbagbo », poursuit son vieux camarade. En 1998, Guillaume Soro part pour la France, où il vit plusieurs mois sans papiers. Le jour, il se fait discret ; la nuit, il refait le monde au sous-sol de Chez Georges, un bistrot de Saint-Germain-des-Prés. Un apprentissage de la clandestinité qui lui sera précieux par la suite.

Car, en 2000, Laurent Gbagbo devient président. Et très vite Soro cherche un moyen de le renverser. Avec la bienveillance du président burkinabè Blaise Compaoré, il s’installe dans une maison modeste de Ouagadougou, où, en toute discrétion, il met sur pied une rébellion. En 2002, les Forces nouvelles tentent un coup d’État à Abidjan, mais l’opération échoue. Recherché par les forces de Gbagbo, Soro quitte le pays déguisé en femme.

Quelques jours plus tard, l’ancien leader syndical se dévoile. « Quand j’ai vu que c’était lui à la tête de la rébellion, je suis tombé de ma chaise ! C’est un homme insaisissable », témoigne l’un de ses plus proches amis. Quand les FN prennent le contrôle de la moitié nord du pays, Guillaume Soro devient incontournable. En 2007, en vertu des accords de Ouagadougou, son adversaire Laurent Gbagbo – qu’il appelait « Papa » lorsqu’il était jeune – le nomme Premier ministre. En 2010, face au refus de Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, les Forces nouvelles marchent sur Abidjan et aident Alassane Ouattara à s’installer au pouvoir.

House of Cards

Élevé par un père ayant milité au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), se revendiquant de gauche et aujourd’hui encarté au RDR, Guillaume Soro reste inclassable. Grand amateur de séries politiques – il dévore House of Cards –, il aime brouiller les pistes. Proche d’Henri Konan Bédié, le président du PDCI, avec qui il aime fumer le cigare, il garde quelques relations au Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo. En 2016, son accolade avec Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président, a ainsi défrayé la chronique.

Depuis plusieurs années, il a aussi mis sur pied des dizaines de « teams GKS » – pour « Guillaume Kigbafori Soro » –, afin de mailler le territoire. Animés par des jeunes, ces « fan-clubs » sont très actifs, notamment sur les réseaux sociaux. « Guillaume Soro est un électron libre », estime un observateur.

Rêve présidentiel

Une liberté que lui confère son poste de président de l’Assemblée nationale. « Lorsque tu es Premier ministre ou vice-président, tu dois en permanence en référer au chef de l’État. Même pour une rencontre ou un déplacement, il faut son autorisation. Ce n’était pas pour nous », explique un membre de son cabinet. Car depuis son arrivée au perchoir, en 2012 – il y a été réélu en 2017 –, Guillaume Soro voyage beaucoup. À Paris, au Maroc et en Égypte ces dernières semaines, il soigne ses relations, en particulier sur le continent.

La vie de Guillaume n’a été qu’une succession de combats, nous sommes prêts à parer à tous les coups

Proche de longue date du président togolais Faure Gnassingbé ou du Congolais Denis Sassou Nguesso, il fréquente également Teodoro Nguema Obiang Mangue, le fils du président équato-guinéen. En Afrique de l’Ouest, seules ses relations avec le chef de l’État burkinabè, Marc Roch Christian Kaboré, ne sont pas bonnes.

« La vérité, c’est qu’on leur fait peur ! » considère un proche de Soro, assurant être la cible d’un « complot » fomenté par le « clan de Korhogo » – la ville d’où est originaire Amadou Gon Coulibaly. Alors que c’est maintenant le Premier ministre qui est vu comme le dauphin d’Alassane Ouattara pour la prochaine présidentielle, les rivalités entre les deux camps, mais aussi avec celui du ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, sont exacerbées.

« La vie de Guillaume n’a été qu’une succession de combats, nous sommes prêts à parer à tous les coups », poursuit ce proche. Le patron de l’Assemblée nationale s’exprime peu, mais son entourage se charge, sur les réseaux sociaux, de multiplier les attaques contre ses adversaires. Car s’il se garde bien de dévoiler ses ambitions, son rêve présidentiel est un secret de polichinelle. Catholique ayant suivi le petit séminaire dans un Nord majoritairement musulman, Sénoufo de Ferkessédougou marié à Sylvie Tagro, une Bétée du Sud-Ouest, Guillaume Soro se rêve en rassembleur.

Guillaume Soro est un repoussoir. Peu importe le masque qu’il mettra, nous n’oublierons jamais qu’il est l’homme de la rébellion

Dans son équipe, depuis peu, on aime le comparer au nouveau président français, Emmanuel Macron. « Transcender les clivages ? C’est impossible ! Il y a des régions qui ne voteront jamais pour lui », estime pourtant un cadre du PDCI. « Guillaume Soro est un repoussoir. Peu importe le masque qu’il mettra, nous n’oublierons jamais qu’il est l’homme de la rébellion », commente un dirigeant du FPI.

Après avoir échappé à plusieurs attentats – dont celui contre son avion, en 2007, qui a fait plusieurs morts –, Guillaume Soro est persuadé d’avoir un destin. « Alassane Ouattara pense que 2020 est trop tôt pour lui, et que son tour n’est pas encore venu. En 2025, peut-être », confie un proche du pouvoir. Est-il prêt à attendre ? Chef d’une rébellion à l’âge de 30 ans, ministre à 31, Premier ministre à 34 et président de l’Assemblée nationale à 39 ans, Guillaume Soro est un homme pressé.

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Côte d’Ivoire : terrorisme, ONU, métro d’Abidjan… ce qu’il faut retenir du tête-à-tête entre Ouattara et Macron Featured

lundi, 12 juin 2017 08:57 Written by

Le président français Emmanuel Macron a reçu dimanche son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattarra à l'Élysée. Au menu de cette visite : la lutte contre le terrorisme, le développement durable, l'ONU ou encore le métro d'Abidjan.

La France et la Côte d’Ivoire vont « renforcer dans les prochaines semaines, de manière concrète, leurs partenariats militaire et dans le renseignement » pour « gagner la bataille contre le terrorisme », a annoncé dimanche 11 juin Emmanuel Macron après avoir reçu son homologue ivoirien, qu’il avait déjà rencontré lorsqu’il était ministre de l’Économie.

De son côté, le président Alassane Dramane Ouattara a promis que la Côte d’Ivoire « jouera(it) sa part » dans la lutte contre le terrorisme au niveau de la sous-région ouest-africaine.

Futurs investissements

Le chef de l’État ivoirien a par ailleurs souligné que son pays, qui affiche une croissance annuelle de 7%, comptait « mettre l’accent sur les investissements dans les énergies renouvelables et l’éducation », et salué les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’Accord de Paris.

Le dirigeant ivoirien a remercié Paris de son soutien pour l’élection de son pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies à compter de 2018. « Cela fait un quart de siècle que nous n’avions pas eu la possibilité de siéger au Conseil, c’est une évolution importante pour nous », s’est-il félicité.

Il a enfin remercié le président français de « son engagement à nous aider à démarrer très rapidement le métro d’Abidjan« , sans précision sur ce projet auquel participe le groupe Bouygues, mais toujours en stand-by.

Premiers jalons de la politique africaine de Macron

Avec cette rencontre, qui avait lieu le jour du premier tour des élections législatives en France, suivie lundi 12 juin de la visite du président sénégalais Macky Sall, Emmanuel Macron pose les premiers jalons d’une politique africaine qu’il veut renouveler en l’inscrivant dans un grand partenariat entre Europe, Afrique et Méditerranée.

Il effectuera une visite de deux jours au Maroc mercredi et jeudi avant de participer au sommet G5 Sahel début juillet, pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme.

Emmanuel Macron a par ailleurs précisé dimanche qu’il se rendrait au sommet UE-Afrique qui se tiendra fin novembre 2017 en Côte d’Ivoire.

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Guillaume Soro : « J’ai l’habitude des procès en sorcellerie » Featured

jeudi, 08 juin 2017 14:12 Written by

Grogne des militaires ivoiriens, relations avec Alassane Ouattara, ambitions présidentielles… L’ancien chef rebelle s’explique. Et surtout se défend. Une interview exclusive.

Peu disert depuis le début de la « crise des mutineries », en janvier, Guillaume Soro, 45 ans, a laissé son premier cercle répondre à ceux qui, dans l’entourage du président Ouattara, l’accusent à demi-mot d’instrumentaliser le mécontentement d’une troupe sur laquelle il conserve un certain contrôle. Après la découverte à Bouaké d’une cache d’armes dans la villa de son chef du protocole, le silence du président de l’Assemblée nationale n’était plus tenable. Plutôt que de s’expliquer, il a choisi ici de se défendre.

Jeune Afrique : Vous êtes resté silencieux depuis que les mutineries agitent le pays. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Guillaume Soro : Silencieux ? Lors de la crise, en janvier comme en mai, j’ai été en contact étroit avec le président de la République, aussi bien au téléphone qu’en tenant, dans sa résidence, des séances de travail régulières. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de lui apporter mon concours. Mais je voudrais surtout vous rappeler que depuis mars 2012 la fonction que j’occupe est celle de président de l’Assemblée nationale : je ne suis ni le Premier ministre, ni le ministre de la Défense, ni celui de l’Intérieur. Il ne me revenait donc pas d’être aux avant-postes en ce qui concerne la gestion de ces crises. Ce que je pouvais et devais faire, je l’ai fait – aussi bien publiquement qu’en coulisses.

En mai, en pleine mutinerie, une cache d’armes a été découverte à Bouaké chez votre directeur du protocole. Comment avez-vous réagi lorsque vous l’avez appris ?

Vous savez, j’ai assumé la rébellion des Forces nouvelles. Ce n’est donc pas pour une cache d’armes que je me serais défilé. Cela dit, acceptez que je ne m’étende pas sur cette question, au nom du devoir de réserve qui est le mien, en tant qu’ancien Premier ministre et ancien ministre de la Défense. D’autant qu’une enquête a été ouverte. Il ne conviendrait pas de la polluer par des déclarations intempestives. La personne mise en cause est l’un de mes plus proches collaborateurs, et je lui ai demandé de faciliter autant que possible le travail des enquêteurs. Laissons-les éclaircir cet épisode, puis nous en reparlerons.

Certains, à Abidjan, voient votre main derrière les événements récents. Que répondez-vous à ceux qui prétendent que vous manipulez les mutins ?

À vrai dire, je m’y attendais un peu. Souvenez-vous : lorsque j’ai quitté la primature, en 2012, et que j’ai été élu président de l’Assemblée nationale, les mêmes personnes qui véhiculent les ragots que vous évoquez ont affirmé que j’étais tombé en disgrâce auprès du président, et que celui-ci m’avait mis au placard. Ils ignoraient que le président de la République et moi-même y avions longuement réfléchi. Ils ont fini par se rendre compte que, loin d’avoir été remisé au garage, je m’épanouissais pleinement au Parlement.

Fin 2014, lors de la première mutinerie, il s’est trouvé des gens pour insinuer que j’étais derrière cette éruption de colère des troupes. En vain. En 2016, quand le président a lancé le chantier de la IIIe République et de la réforme constitutionnelle, on a cette fois propagé la rumeur selon laquelle j’étais en colère parce que j’allais me retrouver déchu du dauphinat constitutionnel en perdant ma position de deuxième personnage de l’État.

L’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’État et moi-même

En 2017, rebelote. Au moment du renouvellement de l’Assemblée nationale, les médisants ont prétendu que j’étais entré en disgrâce – encore une fois, décidément ! – et que je ne bénéficiais plus de la confiance du président pour effectuer un deuxième mandat au perchoir. Dans ce contexte, quand la deuxième mutinerie a éclaté, le 5 janvier 2017, j’ai pu lire çà et là que son objectif inavoué était de contraindre le président à avaliser le renouvellement de mon mandat. Pourtant, un accord avait été précédemment conclu avec le chef de l’État et le président [du Parti démocratique de Côte d’Ivoire] Henri Konan Bédié.

Je suis habitué aux procès en sorcellerie. L’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’État et moi-même.

À quoi, selon vous, sont dues ces mutineries à répétition ?

J’ai entendu beaucoup d’incongruités pendant ces douloureux événements. On a prétendu que j’avais légué à la Côte d’Ivoire une armée de brigands et d’analphabètes, que les « 8 400 » [d’anciens rebelles des Forces nouvelles intégrés à l’armée régulière à partir de 2011] étaient des incultes, des sauvages, que sais-je encore… Je trouve ça profondément injuste. Analphabètes ? Oui, bien sûr, certains d’entre eux le sont. Mais lorsque nous recrutions des troupes pour lancer la révolution de 2002 – qui a abouti à la Côte d’Ivoire démocratique actuelle –, nous les sélectionnions en fonction de leur motivation, de leur détermination et de leur aptitude au combat, comme tant d’autres l’ont fait de par le monde et à travers l’Histoire, pour défendre des causes nobles. Mon propre grand-père, qui a participé à la Seconde Guerre mondiale dans les rangs de l’armée française, ne savait ni lire ni écrire.

Si nous avions eu les moyens de les former sur le long terme, ces 8 400 hommes auraient pu constituer une force aguerrie et disciplinée au service de notre armée. La Légion étrangère française est un bel exemple de ce qu’un homme peut devenir si on lui offre l’encadrement et l’entraînement adéquat.

Nous avons eu quatre mois pour anticiper la crise. À chacun de nous de faire son autocritique

Pour être honnête, je considère que, dans l’entourage du président Ouattara, nous n’avons pas été à la hauteur pour lui éviter les humiliations que la nation ivoirienne a connues et que lui-même a subies. Qu’avons-nous fait depuis que la première mutinerie est advenue, en 2014, pour trouver une solution aux revendications de ces soldats ? Qu’avons-nous fait pour nous doter d’une capacité militaire opérationnelle suffisante pour juguler toute nouvelle tentative de mutinerie ? Entre janvier et mai 2017, nous avons disposé de quatre mois pour anticiper la crise qui vient finalement d’éclater. Pour quel résultat ? Il revient à chacun d’entre nous de faire son autocritique.

Considérez-vous que certaines personnes, dans l’entourage d’Alassane Ouattara, cherchent à vous déstabiliser ? Certains journaux vont jusqu’à citer le nom d’Amadou Gon Coulibaly…

Pourquoi voudrait-on me déstabiliser ? La Côte d’Ivoire est sortie de la crise de 2010 grâce à l’union passée entre Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et moi-même. Notre intérêt commun réside dans le maintien et le renforcement de celle-ci. Je vais vous faire une confidence : quand mon aîné Amadou Gon Coulibaly a été nommé Premier ministre, en janvier, je me suis rendu dans ses bureaux pour le féliciter et l’assurer de ma disponibilité. Tout simplement parce que je pense que, en tant que fidèle parmi les fidèles du président Ouattara, il méritait sa chance et son tour.

Ouattara lui-même m’a conseillé de maintenir l’intégralité de mes activités et de ne pas modifier mon agenda international

Est-il exact que le président Ouattara est en froid avec vous ?

Depuis 2002, à chaque fois que le pays traverse des difficultés, les gens prétendent que ma relation avec le président Ouattara en pâtit. Pourtant, elle demeure bonne, et la confiance que je nourris à son égard est intacte. Au lendemain de la découverte de la cache d’armes à Bouaké, nous nous sommes entretenus à son domicile. C’est lui-même qui m’a, par la suite, conseillé de maintenir l’intégralité de mes activités et de ne pas modifier mon agenda international. À ses yeux, il était important que l’opinion se rende compte que les institutions ivoiriennes fonctionnent et qu’il n’y a pas péril en la demeure.

Cherche-t-on ainsi à vous écarter de la présidentielle de 2020 ? Ces accusations peuvent-elles vous conduire à renoncer ?

Ai-je fait acte de candidature pour qu’on parle de renonciation ? Évitons d’alimenter une polémique inutile. Je l’ai déjà dit : en 2020, je privilégierai l’intérêt collectif. Ce qui me préoccupe le plus dans l’immédiat, c’est d’œuvrer à la stabilité du pays aux côtés du président de la République.

Certains vont jusqu’à évoquer l’hypothèse de votre inculpation, voire de votre interpellation. Redoutez-vous cette perspective ?

S’agit-il là d’une information dont vous me donnez la primeur ? Si tel est le cas, soyez-en remercié. Mais, pour le moment, je dois vous avouer que cette rumeur est l’une des rares qui ne me soit pas encore revenue aux oreilles.

Où va, que veut, que cherche Guillaume Soro ?

Depuis les années 1990, j’ai mené un combat politique et syndical contre l’injustice. J’avais 21 ans lors de ma première incarcération, en 1993. Je ne recherche rien d’autre que servir l’idéal de justice sociale, de paix et de rassemblement qui m’anime depuis toutes ces années.

jeuneafrique.com 

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Côte d’Ivoire/Politique : l’ONU envoie des experts pour participer à l’enquête sur la cache d’armes découverte à Bouaké Featured

jeudi, 08 juin 2017 13:55 Written by

Une mission d'experts de l'ONU devait arriver ce mercredi en Côte d'Ivoire pour appuyer la justice ivoirienne dans l'enquête sur la cache d'armes découverte mi-mai à Bouaké, dans la résidence du directeur de protocole de Guillaume Soro. Le pays était alors secoué par une nouvelle vague de mutineries.

Lors d’une conférence de presse donnée à l’issue du Conseil des ministres ivoiriens ce mercredi 7 juin, le ministre de la Communication, Bruno Koné, a fait savoir qu’une mission d’experts de l’ONU devait arriver mercredi 7 juin en Côte d’Ivoire. Celle-ci sera chargée d’enquêter sur la cache d’armes découverte chez Souleymane Kamagaté, dit « Soul to Soul », chef du protocole de Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale. « Le dossier est chez le procureur, c’est la justice », a-t-il ajouté, refusant de commenter davantage l’affaire.

Le 15 mai dernier, alors que des mutineries secouaient le pays, un stock d’armes a été trouvé à Bouaké, la deuxième ville de Côte d’Ivoire, dans une résidence présentée comme appartenant à Souleymane Kamagaté. « Il a répondu qu’il n’était ni l’acquéreur ni le propriétaire de ces armes », a alors expliqué Moussa Touré, directeur de la Communication à l’Assemblée nationale. Soul to Soul a néanmoins été entendu à plusieurs reprises par les enquêteurs par la suite, dans le cadre d’une enquête ouverte fin mai par la justice ivoirienne.
... suite de l'article sur Jeune Afrique

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