Côte d'Ivoire/affaire de génocide we/  Entre Simone Gbagbo et Anne Ouloto qui ne maitrise pas la notion de génocide ?

Côte d'Ivoire/affaire de génocide we/ Entre Simone Gbagbo et Anne Ouloto qui ne maitrise pas la notion de génocide ? Featured

 

Abidjan, 11 mai (DiaspoTV.info)- La page du génocide we ne semble pas encore définitivement tournée, certains parlent de génocide, d’autres parle d’une notion qui n’a jamais existé en Côte d’Ivoire mais plutôt de tueries massives, des notions voisines ou pas ?

Entre Simone Gbagbo et  Anne Ouloto  qui dit vrai ou faux ou qui ne maitrise réellement pas la notion de génocide ?

Koua Justin porte-parole de l’aile dure du FPI  expliquant dans l’une de ces sorties,   les raisons du choix de la ville de Duékoué pour la célébration de la « fête de la liberté » déclarait « qu’il s’agissait d’aller dans cette ville pour interpeller la communauté nationale et internationale sur la responsabilité commune à reconnaitre le génocide Wè ».

Il ajoute « Le FPI va à Duékoué pour se recueillir aussi sur les fosses communes dans lesquelles reposent nos militants ». Lors de son discours, l’ex-première dame Simonne Gbagbo lui emboite le pas. Elle demande au pouvoir de reconnaitre ce qu’elle qualifie de « génocide We ».

Pour Simone Gbagbo, il y’a bel et bien génocide.

Du 26 au 27 Avril 2019, le FPI pro-Gbagbo a organisé une fête de la liberté à Duékoué. Au cours de cette rencontre, l’ex première dame, Simone Gbagbo, a demandé au gouvernement de reconnaitre « un génocide we ». Ce  discours est-il  inopportun dans le contexte actuel ? Ou un discours qui a tous son sens?

Apres cette sortie des irréductibles du FPI (Gbagbo ou rien) l’observateur impartial est il appelé  se demander si dans les régions we se sont les  militants FPI qui sont seulement  mort ? Sont-ils allé se recueillir sur les tombes des ivoiriens tombés depuis 2002 ou sur les tombes de leurs militants seulement comme le fait le RHDP à Abobo depuis 2011 ?

Des questions qui jusque là n’ont pu trouver de réponses pertinentes mais ont plutôt suscitées une autre sortie qui est accompagnée de beaucoup de questionnements sur la notion de génocide. Pour Anne Ouloto il n’a jamais existé de génocide du peuple we mais plutôt des tueries massives.

Réagissant à la pose ô combien significative pour certains de la première pierre du Mémorial commémorant la tragédie wé à Duékoué et au discours d’Hubert Oulaye, comptabilisant les morts wê depuis 2002, La ministre  Anne Désirée Ouloto, alias bulldozer, s’est exprimée publiquement. Je reprends ici ses propos qui ont été relayés par la station de radio Radio PDCI-RDA.

Récemment, j’ai été choquée d’entendre d’éminents hommes politiques qui ont fait des activités politiques dans le pays Wê. (…) “J’ai été choquée d’entendre parler de génocide Wê. Il n’y a pas eu de morts ici à Tiassalé, de peuple Wê. Des Wê ont-ils été exterminés ici à Tiassalé ? A Abidjan, des Wê ont-ils été tués en masse ? Des Wê ont-ils été tués à Bouaké, à Abengourou ? Des Wê ont-ils été tués à Korhogo ? Arrêtez d’utiliser le peuple Wê comme fonds de commerce. Nous sommes un peuple digne” (…) “Si un peuple Wê avait été victime de génocide, je ne serais pas en vie, moi qui vous parle parce que je suis Wê. Faisons la politique de la paix, du rassemblement et du développement. Faisons la politique de la cohésion et du vivre ensemble. Si chacun veut chercher des poux dans les cheveux de l’autre, il trouvera des poux. Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour la guerre mais il y a aussi un temps pour la paix. Le temps de la paix a sonné pour la Côte d’Ivoire”. (…) “Parlons paix, parlons fraternité, parlons vivre ensemble, parlons cohésion sociale. Je suis venue à N’Douci et je vois mes parents heureux et fiers d’être à N’Douci. Personne n’a été tué ici. Il n’y a pas de génocide We”

C’est là que s’applique la parabole pleine de bon sens du fou et du sage qui ont bâti, l’un sur le sable, l’autre sur le roc. Une réconciliation et un vivre ensemble bâtis sur une négation du génocide we, sous le prétexte qu’on est en vie, alors qu’on était juste du bon côté de la barrière-, c’est une construction fragile et qui a peu de chances de perdurer. C’est comme soigner une plaie en surface sans avoir nettoyé la blessure qui s’est infectée.

De deux choses l’une, où le blessé gangrené va se faire connaitre et exiger qu’on le soigne à hauteur de sa blessure, ou les tortionnaires laissent la gangrène proliférer et c’est la mort assurée. Mais dans les deux cas, le malade va-t-il se laisser avoir une fois encore?

De ces deux sorties l’on est contraint de se retourner vers son dictionnaire Larousse pour non seulement connaitre la définition des mots génocide et tueries massive mais connaitre la différence en les deux mots qui alimente les réseaux sociaux depuis des jours en Côte d’Ivoire.

Commençons par le mot génocide,

Un génocide est un crime qui consiste en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe. Le génocide peut être perpétré par divers moyens, dont le meurtre collectif, direct ou indirect. De cette définition la question est de savoir si il y’a eu génocide du peuple we ou pas ?

Terminons par la notion de tuerie de massive,

La notion de tuerie de masse désigne l'assassinat de plusieurs personnes en une courte période. Le FBI les définit comme quatre meurtres ou plus survenant lors d'un événement particulier, sans répit entre les meurtres. Elle survient typiquement en un même lieu, où un nombre important de victimes sont tuées par un individu (ou plus). Les armes à feu sont presque toujours les armes utilisées.

Génocide et Tuerie massive des jeux de mots

L’un désigne un crime qui consiste en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux tandis que l’autre désigne l'assassinat de plusieurs personnes en une courte période. De ce rapprochement existe-t-il  alors Génocide ou pas ?

Les 27 et 29 mars 2011 a eu lieu dans le cadre de la crise ivoirienne de 2010-2011 les massacres de Duékoué qui ont  fait entre 152 et 1 000 morts et disparus civils selon les différentes estimations sont-elles ou pas une l'élimination physique intentionnelle partielle qui  nous renvoie à un génocide ?

papier signé George Belem

Read 31 times
Rate this item
(0 votes)

About Author

NewsLetter

Souscrivez à notre newsletter afin de recevoir les dernières informations de DiaspoTv.

Ad2