Côte d’Ivoire/ crise postélectorale de 2011, Une ONG plaide pour la libération des vingt-quatre personnes dont 6 civils et 18 corps habillés) encore en détention

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Abidjan, 31 juillet (DiaspoTVINFO)-L’ association des femmes et familles des détenus d’opinion en Côte d’Ivoire( AFFDO-CI), ONG œuvrant pour la défense et la protection des droits humains en général et des droits humains catégoriels spécifiques des personnes d’opinion et des détenus d’opinion, présidée par DESIREE DOUATI, a dans un communiqué dont DiaspoTV a reçu copie, plaidé pour la libération de vingt-quatre personnes liées à la crise postélectorale de 2011, dont 6 civils et 18 corps habillés sont encore en détention dans cinq prisons officielles en Côte d’Ivoire à la suite de l’ordonnance d’amnistie prise par le Chef de l’État le 06 août 2018.

Pour BAHIBO JEAN SEVE, secrétaire général de ladite l’ONG, la décision du chef de l’État, Alassane Ouattara et de l’ensemble de son gouvernement d'amnistier 800 personnes dont Simone Gbagbo, l'ex première dame de Côte d'Ivoire est salutaire mais reste encore incomplète en raison du maintien en détention de vingt-quatre (24) personnes liées à cette même crise, dont 6 civils et 18 corps habillés, d’où la raison de ce plaidoyer.

« Suite à la décision d’amnistie accordée à 800 citoyens Ivoiriens dont Simone Gbagbo, l'ex première dame de Côte d'Ivoire le 06 août 2018, nous voudrions remercier de prime abord les autorités Ivoiriennes pour cet acte qui participe à la réconciliation entre les fils et filles de la Côte d’Ivoire. Ensuite remercions les chancelleries, les Organisations de Défense des droits humains et le Conseil National des droits de l'Homme en Côte d’Ivoire pour leurs interventions diplomatiques, politiques et sociales qui ont abouti à la libération le 25 juin dernier des sept Ivoiriens détenus à la prison centrale de Monrovia depuis 2013. Enfin nous estimons que pour la réconciliation les vingt-quatre (24) personnes liées à cette même crise, dont 6 civils et 18 corps habillés encore dans les geôles de cinq prisons du pays doivent rejoindre leurs familles respectives afin de rendre complète la décision d’amnistie du chef de l’État Alassane Ouattara », a-t-il expliqué avant de lancer UN CRI DE COEUR quant à la libération des vingt-quatre civils et corps habillés encore dans les liens de détention.

L’AFFDO-CI  tient  aussi rappelé à l’opinion nationale et internationale qu’au cours des six derniers mois, l’opinion a assistée à plusieurs arrestations des personnes d’opinion et des ex-détenus d’opinion. « On pourrait par exemple citer certains faits que nous qualifions de cas emblématiques » :
l’arrestation et l’écrou de Mr Alain Lobognon Député de la nation sans tenir compte de son immunité parlementaire suite à un tweet dénonçant un troisième mandat du chef de l’État
Le maintien en détention de Mr Soro dit carton noir dénonçant certaines pratiques irrégulières des hommes en tenue.

La privation de prise de parole en public de MR N’DRI VALENTIN, Président de la Jeunesse urbaine du PDCI-RDA premier parti politique de Côte d’Ivoire. 
L’arrestation au cours d’une séance de travail du secrétaire National de la JFPI et trois de ses collaborateurs à Yopougon par des éléments non identifiés sans aucun motif et gardés pendant 48h à la préfecture de police.

L’enlèvement des sieurs Koffi Serges et Koudou Jean Didier ex détenus à une destination inconnue depuis le 14 JUILLET 2019 jusqu’à ce jour.
L’arrestation au sein de la CEI et la garde à vue du président des indignés de COTE d’IVOIRE et quatre de ses collaborateurs puis un journaliste répondant à une séance de travail dans ladite institution.
« Au regard de ces faits d’arrestation et de détention nous attestons que les droits fondamentaux élémentaires de ces personnes n’ont pas été observés d’où nous en déduisons que ces actes relèvent de l’arbitraire des gouvernants voulant intimider les citoyens qui souhaiteraient s’exprimer librement » a-t-il poursuivit. 
L’AFFDO-CI a par la suite réitéré ces remerciements à l’endroit des organisations nationales comme internationale et des instituts des droits de l’homme pour la libération des sept Ivoiriens détenus Monrovia au Libériaet leur a rappelé que beaucoup restent à faire pour que les droits humains soient respectés par tous et pour tous. Enfin elle a invité les gouvernants à favoriser la réconciliation nationale en impliquant tous les Ivoirienssans distinction.
 
Silvere Bossiei pour diaspoTV.Info

 

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