Le virus Ebola de retour en République démocratique du Congo

Le virus Ebola de retour en République démocratique du Congo

L’épidémie a tué plus de 350 personnes en cinq mois dans la région déjà meurtrie du Nord-Kivu. Le contexte de violences rend la riposte particulièrement complexe.

Dans un centre de traitement d’Ebola, à Beni, au nord-est de la République démocratique du Congo, le 9 décembre. GORAN TOMASEVIC / REUTERS

Ils forment désormais une famille, celle des « héros guéris d’Ebola », le virus qui a déjà tué plus de 350 personnes en cinq mois dans la région meurtrie du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Il y a Philippe, 40 ans, Germain, 23 ans, et Elvis, lumineux petit homme de 11 ans. A l’hôpital général de Beni, ce trio de rescapés savoure le retour à la vie normale, la liberté tout juste recouvrée en dehors de cet angoissant centre de traitement d’Ebola érigé par une ONG sur la terre boueuse.

« On a eu la force de surmonter la peur, celle que provoquent les médecins en combinaison jaune et cette sensation de frôler la mort », confie l’aîné.

Philippe et Germain vivaient et vivront encore de la « débrouille », comme ils disent, dans cette cité grouillante et poussiéreuse de Beni, plus proche de Kampala, la capitale ougandaise, que de Kinshasa, la congolaise, inaccessible par la route. Elvis veut retourner dans son pays étudier pour devenir médecin, son rêve d’enfant.

Une effroyable épidémie d’Ebola, encore incontrôlée, frappe depuis le 1er août cette partie septentrionale du Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri, toutes deux frontalières de l’Ouganda. Dans ce pays voisin, touché en 2000 par une épidémie qui avait fait 224 morts en cinq mois, aucun cas n’a encore été déclaré et des mesures drastiques ont été adoptées.

Dans ces zones reculées de la RDC, on compte en revanche chaque jour de nouveaux morts emportés par le virus, et plus de 500 cas confirmés ont été identifiés. Une menace de plus pour Beni et ses environs, où des quartiers entiers se vident de leur population, des écoles ferment et le risque de mourir égorgé ou par balle est une probabilité élevée avec laquelle il faut composer.

Source le monde

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