Sports

Sports (235)

Dernières Brèves

Rate this item
(0 votes)

La corruption au Cameroun, « une gangrène qui tue le football à petit feu » Featured

dimanche, 30 juin 2019 06:49 Written by

Le jour du premier rendez-vous, Gilles* s’est désisté à la dernière minute, évoquant un entraînement imprévu. Au deuxième, il s’est excusé, parlant de sa mère qu’il devait conduire d’urgence à l’hôpital. Au troisième, une « légère foulure » de cheville a empêché notre rencontre… Puis au sixième, il nous a demandé au téléphone, visiblement inquiet : « Vous savez que le football au Cameroun est une terrible mafia. J’ai peur de vous parler. Vous êtes sûre que rien ne m’arrivera ? » Malgré notre assurance, le jeune homme n’est jamais venu au septième rendez-vous. « Il a peur », a justifié par la suite Junior*, son coéquipier et meilleur ami, qui servait d’intermédiaire : « S’il parle, on saura que c’est lui et on ne sait pas ce qui pourrait lui arriver. »

Gilles est un footballeur évoluant dans l’un des plus grands clubs de première division du Cameroun. Il y a cinq ans, alors qu’il jouait encore en deuxième division, un responsable de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) l’a approché pour qu’il intègre l’équipe des moins de 17 ans. En contrepartie, le jeune homme devait lui reverser les deux tiers de toutes ses primes de match pendant « au moins cinq ans ». « L’homme lui a assuré qu’il l’aiderait aussi à intégrer plus tard l’équipe nationale senior, raconte Junior. Mais il a refusé. Ses parents, chrétiens catholiques pratiquants, lui ont demandé de ne pas accepter. L’homme lui a dit qu’il allait le regretter. Et c’est ce qui s’est passé : sa carrière n’évolue plus. »

« On parle de millions de francs CFA »

Au Cameroun, le football est le sport roi. Dès les premières années de leur vie, des enfants tapent dans la balle avant même de prononcer leurs premiers mots. Les après-midi après l’école, les week-ends, les jours fériés et pendant les vacances, de jeunes garçons se bousculent sur des terrains vagues pour taquiner la balle. Malgré le manque d’infrastructures et les éternels problèmes financiers, beaucoup rêvent d’une carrière internationale et, surtout, d’intégrer l’équipe nationale où sont passés Roger Milla, Joseph Antoine Bell et Samuel Eto’o, leurs idoles.

Comme Gilles, certains sont freinés dans leur ascension par la corruption, qui, de l’avis de nombreux experts contactés par Le Monde Afrique, mine le football professionnel au Cameroun, un pays cinq fois vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). « C’est la gangrène qui tue le football à petit feu », déplore un ancien joueur international qui « préfère vraiment ne pas être cité » et nous demande d’effacer « toutes les traces de l’entretien ».

L’ex-Lion indomptable énumère plusieurs cas de corruption : des footballeurs évoluant à l’étranger qui paient pour être sélectionnés, des sélections contre une partie de leurs primes, des joueurs qui paient pour pouvoir jouer des matchs (pour les moins connus ou expérimentés), « surtout en deuxième mi-temps ». « J’ai donné une partie de mes primes en contrepartie de ma sélection. Croyez-moi, on parle de millions de francs CFA », assure-t-il. Soit des milliers d’euros.

Auteur de Programmés pour échouer (éditions du Schabel, 2010) et de La Tragédie des Lions indomptables (2014), deux livres d’enquête sur l’équipe nationale, Jean-Bruno Tagne évoque la « banalisation d’unphénomène qui dure depuis des décennies ». Selon le journaliste, les conséquences de ce fléau sont visibles au sein de la sélection, « de plus en plus mauvaise », avec des joueurs très peu cotés. Pour lui, le Cameroun, champion d’Afrique en titre, ne fait pas partie des favoris de la CAN 2019 qui a débuté le 21 juin en Egypte.

« Le problème de la corruption, c’est ça : on aligne des joueurs qui ne sont pas assez performants. Ils sont là parce qu’ils ont un bon tuyau au niveau de la fédération ou dans le staff technique », déplore Jean-Bruno Tagne. Même certains entraîneurs étrangers qui se sont succédé dans la tanière des Lions indomptables ont été sélectionnés par de « véritables réseaux de recrutement » qui les rendent ensuite redevables. « Ce n’est pas parce que des sélectionneurs seraient étrangers qu’il n’y aurait pas de corruption », précise-t-il, citant les cas d’entraîneurs retenus alors que leur nom ne faisait pas partie de la short list après appel à candidatures.

Ceux qui osent dénoncer en paient le prix

« Les équipes nationales juniors, peu médiatisées, sont imprégnées par la corruption. De nombreux coachs et membres du staff, mal payés, vivent le plus souvent des primes de joueurs qu’ils contrôlent », confie un ancien membre du staff technique de l’équipe des moins de 17 ans. Le responsable souligne que tout part « de la base au sommet, du championnat local, en passant par les Lions indomptables, jusqu’aux politiques qui financent ».

En championnat local, des journaux locaux dénoncent régulièrement des cas de corruption flagrants : un président de club insatisfait de la défaite de son équipe, qui réclame au stade l’argent versé la veille au camp adverse ; des arbitres achetés pour favoriser une équipe ; des joueurs payés à coups de millions de francs CFA pour « diminuer leurs performances et faire gagner l’adversaire »… La Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) a plusieurs fois suspendu ou sanctionné des joueurs, clubs et arbitres fautifs. Pas assez, de l’avis des spécialistes. « Le plus souvent, les sanctions ne visent pas les commanditaires, mais des malchanceux, alors que les vrais coupables sont connus », s’indigne un joueur de l’Union sportive de Douala (première division).

Ceux qui osent dénoncer en paient le prix. C’est le cas de Jean De Dieu Baboulé, un arbitre réputé incorruptible. Pour avoir dévoilé des cas de corruption, l’homme a été blacklisté pendant des années. Depuis son retour, il a la parole rare. « Je n’ai rien à vous dire », nous a-t-il répondu lorsque nous l’avons approché, un dimanche matin, dans un stade de Douala. « Il faut le comprendre. La corruption est partout dans le football camerounais. Ceux qui sont en face sont puissants. Ce sont des gangsters », s’attriste un jeune arbitre.

Une situation qui désespère Simon Ngoon Mbeleck, président de la Mutuelle camerounaise des arbitres de football (Mucaf). En dix-neuf ans de carrière, l’homme a été approché pratiquement à tous les matchs. Des centaines de milliers de francs CFA, voire des millions, proposés pour arbitrer en faveur d’un camp. Il a même été soupçonné de corruption et suspendu, avant d’être blanchi. « Des arbitres, attaquants, défenseurs, capitaines, entraîneurs, sont approchés à presque tous les matchs. La cagnotte monte lorsqu’on joue des matchs de maintien en division, des finales ou d’autres rencontres décisives »,admet-t-il.

« Des témoignages mais pas de preuves »

Pourquoi les principaux responsables de ces actes ne sont-ils pas punis ? « Le problème est de pouvoir prouver la corruption. On a parfois des témoignages, mais pas de preuves », souligne Jean-Bruno Tagne, qui dénonce « le cash qui tourne à plein régime et ne laisse pas de traces ». Ce que nous confirme l’ancien Lion indomptable interrogé par Le Monde Afrique. Des primes de millions de francs CFA sont parfois remises en liquide aux joueurs, qui peuvent ainsi « payer leurs débiteurs, ceux qui les ont fait intégrer l’équipe nationale sans que personne ne le sache », explique-t-il.

Le responsable de la communication du ministère des sports, Gabriel Nloga, nous assure que les primes des sportifs sont dorénavant payées par virement bancaire. Une première. « Il y a deux ans, à la CAN 2017, on payait les primes en cash. Mais on est passé au virement bancaire pour plus de traçabilité. C’est aussi une manière de barrer la voie à la corruption », justifie-t-il.

Cette année encore, la participation des Lions indomptables à la CAN a donné une illustration des difficultés du secteur. Les joueurs devaient quitter le Cameroun jeudi 20 juin à 18 h 45, mais le départ n’a pas eu lieu. En cause : les négociations de leurs primes avec le ministre des sports et d’autres responsables du football. D’après une source à la Fecafoot, 20 millions de francs CFA (près de 30 500 euros) leur avaient été payés par virement bancaire, mais ils en réclamaient le double.

Dans une lettre, les Lions ont expliqué avoir payé de leur poche leur billet d’avion pour Madrid et Doha, où ils ont effectué leur stage de préparation. Ils précisent qu’ils n’ont pas reçu de primes de présence durant cette période. Après des heures de discussions nocturnes, les dirigeants du football camerounais ont promis d’octroyer 5 millions de francs CFA de primes de performance à chaque joueur au premier match remporté. Les Lions indomptables ont décliné l’offre mais accepté d’embarquer à bord de l’avion spécial pour Le Caire.

« Pourquoi n’ont-ils pas été payés durant leur stage ? Où est parti l’argent débloqué pour payer les billets d’avion et autres ? Dans les poches des dirigeants qui ont défié une fois de plus un décret présidentiel ! Ils diront que l’argent est dans les caisses : c’est un mensonge. Je suis fier de la réaction de ces jeunes cadets qui veulent visiblement le changement, même s’ils n’ont pas obtenu gain de cause », dit l’ancien Lion indomptable cité plus haut.

Surfacturations, marchés fictifs…

Et les méfaits de la corruption ne se limitent pas aux équipes. Le Cameroun, qui devait accueillir la CAN 2019, n’a pas été en mesure de le faire à cause du retard pris dans la livraison des stades et autres infrastructures. Des journaux ont dénoncé des surfacturations, des marchés fictifs, des grèves à répétition sur les chantiers… Mais aucun responsable n’a été puni. « Ceux qui sont chargés d’éradiquer la corruption ne sont pas très recommandables. Du coup, on se retrouve dans un cercle vicieux où on se tient, on se surveille, chacun sait qui a fait quoi », conclut le journaliste Jean-Bruno Tagne.

A la Fecafoot, un responsable contacté par Le Monde Afrique reconnaît « cette corruption » qui n’est pas « propre au Cameroun, mais un phénomène mondial ». « Il y a des brebis galeuses, mais la Fecafoot lutte contre ce fléau », assure-t-il, sans donner de détails.

Face à cette situation, Luc Perry Wandji, journaliste sportif à la Cameroon Radio Television (CRTV, média d’Etat), a mis sur pied en 2016 l’Observatoire national pour l’éthique dans les industries de la culture et du sport, avec un accent particulier mis sur le football. Mais le milieu est peu réceptif. Les clubs et fédérations rechignent à travailler avec son équipe et l’observatoire manque de moyens financiers. « Ils doivent comprendre que c’est important de travailler avec nous, car le manque d’éthique cause beaucoup de dégâts »,souligne Luc Perry Wandji, qui multiplie néanmoins les campagnes de sensibilisation avec son équipe.

Dans un bar situé non loin du stade de la Réunification, à Douala, Junior et deux autres jeunes footballeurs évoluant dans des clubs locaux n’ont qu’un rêve : partir poursuivre leur carrière à l’étranger et, si possible, y rester. « Ici, on ne valorise pas le talent. La corruption tue tout. Elle sévit même dans la tanière des Lions séniors », s’offusque Junior. « Je me bats de toutes mes forces pour partir », renchérit son ami.

Comment

Rate this item
(0 votes)

CAN 2019: une Algérie solide s’offre un Sénégal peu inspiré Featured

vendredi, 28 juin 2019 07:16 Written by

L’Algérie a frappé un grand coup dans cette CAN 2019 en s’imposant devant le Sénégal dans le choc annoncé du groupe C (1-0). Les « Fennecs » ont réussi leur performance grâce à un plan de jeu qui a marché et qui a posé un problème que les « Lions » n’ont jamais réussi à résoudre. Les hommes de Belmadi, bien en place, ont décidé de laisser le moins d’espaces à leurs adversaires, de casser le rythme, et de profiter de chaque ballon récupéré pour placer des contres meurtriers. Si la première action dangereuse est déclenchée par Mané, c’est bien l’Algérie qui allume la première mèche. Face à un Sénégal qui s’évertue à relancer proprement, les « Fennecs » chipent le ballon au milieu et dans la continuité, Kouyaté touche la balle de la main pour offrir un coup franc plein axe à l’entrée de la surface (6e). Bennacer enroule le ballon et cadre, Mendy se couche bien.

Le Sénégal a la possession, mais ne parvient pas à se montrer dangereux. Il faut dire que le sélectionneur Aliou Cissé n’a pas pu préparer ce choc avec toutes ses armes en raison des forfaits de deux de ses pièces maîtresses, le milieu Idrissa Guèye et l’attaquant Ismaïla Sarr.

Le match est fermé, le jeu est haché, les actions viennent plus des coups de pieds arrêtés. Comme l’Algérie, deux minutes plus tôt, le Sénégal bénéficie d’un coup franc aux abords de la surface, cette fois Mané met le ballon au-dessus du but de Mbolhi. Après des sorties brillantes face à la Tanzanie et le Kenya, le Sénégal et l’Algérie semblent plus se focaliser sur l’enjeu que sur le jeu offrant une mi-temps sans spectacle.

Sadio Mané en manque de rythme

Les premières minutes après le retour des vestiaires sont décisives. Les hommes de Belmadi entrent mieux dans la seconde période et récupèrent le ballon haut. Une fois, deux fois, la troisième est la bonne : 49e minute, après un débordement de Feghouli sur côté droit, Youcef Belaili hérite du ballon à l’entrée de la surface. Il a le temps de contrôler et de mettre une frappe hors de portée de Mendy. L’Algérie est devant, le Sénégal restera derrière.

Sadio Mané aura beau essayer de remettre son équipe à l’endroit, le joueur de Liverpool n’a pas le dernier coup de rein décisif, sans doute pour manque de rythme ; il n’a pas disputé la moindre rencontre depuis le 1er juin et la finale de la Ligue des champions.

L’Algérie tient bon et Mahrez, encore sur un contre, refroidit les supporters sénégalais avec une frappe qui lèche le poteau de Mendy (71e). Dans la minute suivante, le Sénégal réclame un penalty sur Sadio Mané, l’arbitre ne suit pas.

Malgré les entrées de Thioub, Mbaye Diagne et Henri Saivet, les « Fennecs » ne lâchent pas leur succès de prestige et prennent la première place du groupe C. Pour le Sénégal, qui s’incline pour la troisième fois en quatre confrontations face à l’Algérie à la CAN, il faudra battre le Kenya lors du dernier match pour assurer sa place en huitièmes de finale.

Comment

Rate this item
(0 votes)

CAN 2019 : la Côte d’Ivoire assure l’essentiel face à l’Afrique du Sud (1-0) Featured

mardi, 25 juin 2019 05:47 Written by

Jouer en milieu d’après-midi dans la chaleur du Caire à quelque chose d’assommant pour les joueurs et pour les spectateurs. Programmé à 16 heures 30 sur la pelouse du stade Al Salam, au même horaire que le poussif duel entre le Maroc et la Namibie la veille, le choc entre la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud a mis beaucoup de temps à se lancer.

Dominateurs dans l’entrejeu durant le premier quart d’heure mais sans se procurer d’occasions franches, les Ivoiriens diminuaient vite l’intensité de leur pressing. Ce qui laissait la possibilité aux Bafana Bafana de récupérer la balle plus haut sur le terrain et de faire jeu égal avec les champions d’Afrique 2015.

 Le coup-franc sur la barre transversale de Pépé

À la 25e minute, c’est même Hlatswayo qui se procurait la première occasion du match pour l’Afrique du Sud en reprenant de la tête un centre suite à un corner. Sa tentative frôlait la cage de Sylvain Gbohouo. Finalement, les Ivoiriens appuyaient sur l’accélérateur en mode flash pendant seulement 60 secondes à la demi-heure de jeu, comme pour économiser leurs forces dans une touffeur de 37 degrés. En l’espace d’une minute, Nicolas Pepe envoyait un coup-franc sur la barre transversale (31e), puis Jonathan Kodji perdait son duel face au gardien sud-africain Williams (32e). Le spectacle était davantage en tribunes où les supporteurs ivoiriens réchauffaient encore l’ambiance.

Une victoire précieuse

Après cet éclair ivoirien, le tempo du match s’approchait à nouveau du zéro, contrairement au thermomètre. Les hommes du sélectionneur Ibrahim Kamara géraient tranquillement leur précieux avantage, synonyme de première place ex-aequo avec le Maroc d’Hervé Renard dans ce groupe D de la CAN 2019. Seul Nicolas Pépé se distinguait par un nouveau coup-franc lumineux à la 89e minute. Mais Williams sortait le ballon avant que celui-ci ne file en pleine lucarne.

Les Éléphants savent qu’il leur faudra élever leur niveau de jeu dès vendredi 28 juin face au Maroc. Mais le principal aujourd’hui était de remporter les trois points pour ce premier match piège face aux Bafana Bafana. Le capitaine Serger Aurier et ses coéquipiers ont largement le temps de monter en puissance lors de la suite de cette phase de poule et ils ne joueront pas à chaque fois à 16 heures 30 sous une chape de plomb.

Comment

Rate this item
(0 votes)

CAN 2019 : Serge Aurier, le capitaine indomptable des Eléphants de Côte d’Ivoire Featured

mardi, 25 juin 2019 05:18 Written by

Malgré une fin de saison un peu à l’écart de son club de Tottenham, le joueur de 26 ans fait la fierté de nombreux Ivoiriens et sera le capitaine des Eléphants durant la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se déroule du 21 juin au 19 juillet en Egypte. Après l’école, dans la commune de Cocody à Abidjan, un groupe de jeunes lycéens joue au foot sur un petit terrain. Abraham Guietemo porte sur son dos un vieux maillot vert de l’Ajax d’Amsterdam. « En vrai, je préfère Tottenham maintenant », rit-il, un peu honteux face aux moqueries de ses amis. « Serge Aurier est l’un des meilleurs latéraux du monde. J’aime sa capacité à encourager, à ne jamais laisser tomber, c’est un vrai leader. Après, chaque joueur a son caractère », ajoute-t-il, en référence aux nombreuses polémiques qui ont souvent entaché son image.

Formé à Lens puis considéré dès 2014 comme le meilleur arrière droit de Ligue 1, le natif de Ouaragahio, au centre-sud de la Côte d’Ivoire, gâche tout le 13 février 2016. Sur le réseau social Périscope, le joueur du PSG insulte en direct son entraîneur Laurent Blanc de « fiotte », puis certains coéquipiers de « guignol » et de « guez »(« nul » en argot). Malgré ses excuses, Serge Aurier sera sanctionné par le club parisien. L’international ivoirien, victorieux de la CAN 2015, jouera cinq semaines avec l’équipe réserve en CFA, la quatrième division française.

 A peine huit mois plus tard, à Bouaké, le défenseur provoque un but contre son camp et le célèbre en mimant un égorgement devant un public ivoirien survolté. Très commenté, ce geste renforce l’image de bad boy du joueur. « Si on ne le portait pas dans notre cœur, ça aurait été mal pris. Mais il n’a pas été hué. Bien au contraire, Serge Aurier est adulé », avait alors réagi Zana Coulibaly, journaliste sportif au quotidien ivoirien Le Patriote.

« Un guerrier »

Un geste en réaction à une affaire dans laquelle Serge Aurier aurait insulté et frappé un policier sous l’emprise de l’alcool. Placé en garde à vue, il avait alors été condamné à deux mois de prison ferme, mais avait fait appel. « Il a fait ça parce que c’est un guerrier, il finit toujours par s’en sortir », estime le lycéen Paul André, maillot de la Juventus sur le dos.

Serge Aurier fait très régulièrement la « une » des journaux du pays, souvent sur fond de polémiques. En janvier, il avait été interrogé par la police de Londres, soupçonné de violences conjugales envers sa femme Hencha Voigt. Sans suite. L’Ivoirien semble toujours passer entre les gouttes.

A tel point que le sélectionneur ivoirien Ibrahim Kamara lui fait aujourd’hui confiance. Parfois remis en cause, le statut de capitaine n’est jamais monté à la tête du joueur. « Le plus important, ce n’est pas le brassard ni qui le porte. C’est plutôt l’harmonie du groupe qui se bat pour atteindre ses objectifs », avait-il alors répliqué sur une chaîne ivoirienne.

Son père Léon Gbizié, décédé en avril, était lui aussi un Eléphant en son temps. « C’était un bagarreur, un très bon avant-centre, mais il était plus discipliné que son fils », se souvient Die Foneye, ancien ami et coéquipier du père disparu. Même s’il n’a passé qu’une dizaine d’années auprès de son père au pays avant de suivre sa mère en banlieue parisienne, Serge Aurier reste très attaché aux siens. « Les seuls moments où je suis vraiment libre, c’est quand je vais en sélection, avait-il un jour précisé sur Canal+. Là, j’ai des gens qui me connaissent et qui m’apprécient comme je suis. Pourquoi vais-je changer ? » Un Eléphant décidément indomptable.

Comment

Scoop

Les « Z’hommes » ont vaincu. L’Algérie s’est qualifiée, dimanche…
L’Algérie a frappé un grand coup dans cette CAN 2019…
Rate this item
(0 votes)

CAN 2019 : deux pauses pendant les matches en prévision de chaleurs étouffantes Featured

jeudi, 20 juin 2019 11:56 Written by

Les matchs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se déroule en Egypte du 21 juin au 19 juillet, seront entrecoupés de deux pauses en raison des fortes chaleurs, a annoncé la commission médicale de la compétition.

La plus importante compétition sportive d’Afrique se déroule pour la première fois en été. Les températures devraient côtoyer les 40 °C ces prochains jours en Egypte.

« Tous les matchs connaîtront deux interruptions de trois minutes pour préserver le bien-être des joueurs », a déclaré cette commission, selon un communiqué publié mercredi 19 juin par les organisateurs égyptiens de la CAN.

 Cette pause aura lieu à chacune des deux mi-temps, à la 30e et à la 75e minute, et « permettra aux joueurs des deux équipes et aux arbitres de boire et de s’hydrater le corps avec des serviettes mouillées », a-t-elle précisé.

Décalage d’agendas

Un « équipement spécial pour tout cas d’urgence » sera disponible, a également détaillé la commission.

En juillet 2017, la Confédération africaine de football (CAF) avait décidé lors d’un symposium d’organiser la CAN en été, alors que celle-ci se déroulait habituellement en hiver, entre janvier et février.

Coïncidant avec la saison des clubs, les joueurs africains étaient alors contraints de choisir entre leur carrière en club et en sélection, ce qui faisait grincer des dents les grands clubs européens.

Grâce à ce décalage d’agendas, plusieurs stars des championnats européens participeront à la CAN avec leur équipe nationale, dont deux des meilleurs buteurs de Premier League et champions d’Europe, l’Egyptien Mohamed Salah (Liverpool) et le Sénégalais Sadio Mané (Liverpool).

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d'Ivoire/ Le tennis de table Ivoirien à l'honneur à Paris Featured

lundi, 18 mars 2019 10:15 Written by

 

Paris 18 mars (diaspotv.info)- Jean Claude Deignand ex président de la Fédération Ivoirienne de Tennis de Table est à Paris sur invitation de monsieur Ali Kanaté , directeur sportif du club de saint - Rémy Tennis de table,au centre des échanges une séance de travail avec la structure France volontaire basée sur le sol parisien.

Mrs Jean Claude Deignand et Ali Kanate ont échanger avec leurs partenaires Français sur la faisabilité et les modalités de mise en œuvre d’une dynamique partagée Sport et Mobilité en perspective des J.O 2024 à Paris . Et aussi la venue de volontaires français en Côte d’Ivoire au sein de la Fédération Ivoirienne de table dans le cadre du programme de réciprocité.

Une rencontre des fabricants de matériel pour une éventuelle ouverture du premier magasin officiel de tennis de table au bord de la lagune Ebrié à partir du mois de mai est prévue pour mercredi en vue de rendre dynamique le tennis de table Ivoirien . Rappelons que nos deux pachydermes Ivoiriens ont exercés au plus haut niveau de ce sport en Côte d'Ivoire et ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin.

La Fédération internationale de tennis de table (ITTF : International Table Tennis Federation) est une fédération sportive fondée en 1926. La première compétition a été organisée en janvier1926 à Berlin. Le premier président élu le 7 décembre 1926 est le Britannique Ivor Montagu.

Silvere Gael Bossiei pour diaspoTV.INFO

Comment

Rate this item
(0 votes)

Handball : le Maroc, hôte du championnat d'Afrique des clubs vainqueurs de coupe Featured

lundi, 18 mars 2019 10:20 Written by

La ville d'Oujda, au Maroc, va accueillir, du 5 au 15 avril, le 35ème championnat d'Afrique des clubs vainqueurs de coupe de handball.

Quatorze clubs, chez les hommes, iront à l'assaut de la formation égyptienne d'Al Ahly, détenteur du trophée.

Chez les dames, 7 clubs tenteront de détrôner les Angolaises du Petro Atletico de Luanda.

Le tirage au sort de la compétition a eu lieu mercredi à Abidjan, au siège de la Confédération africaine de handball.

Le Maroc, pays organisateur, alignera trois équipes. L'Egypte, la République démocratique du Congo, la Tunisie, l'Ethiopie et le Cameroun seront représentés par deux clubs chacun.

Seuls le Gabon et la Côte d'Ivoire auront chacun un seul représentant.

Chez les dames, seuls deux pays, l'Angola et le Cameroun, joueront avec deux clubs.

La Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, le Sénégal et le Congo ont chacun un représentant.

Comment

Rate this item
(0 votes)

Côte d’ivoire/ football : voici les joueurs retenus par Ibrahim Kamara Featured

jeudi, 14 mars 2019 18:54 Written by

Ibrahim Kamara, le selectioneur ivoirien a rendu public la liste des 24 pachydermes au titre de du match amical contre le Libéria et pour le dernier match éliminatoire pour la coupe d’Afrique des nations (Can 2019) contre le Rwanda.

Au titre des gardiens, Ibrahim Kamara a renouvelé sa confiance en Sylvain Gbohouo, Abdoul Cissé et Ali Badara.

En défense la côte d’ivoire devra compter sur Serge Aurier, Eric Balli, W. Coulibaly, Abdoulaye Bamba, M Bakayoko, Ismaël Traoré et Simon Deli.

Au milieu du terrain nous aurons : Serey Dié, Franck Kessé, Angba Victorien, Jean Michaël Sery et J.P Gbanin.

Sur le banc des attaquants l’on retrouve Max Alin Gradel, Yakou Méité , Nicolas Pépé, Wilfred Zaha, Jonathan Kodja, Assaler Roger et Maxwell Cornet.

 Sur cette liste l’on note l’absence de Gervais Kouassi et de wilfred Bony.

 

 

Tonia ZONSEDOUE pour Diaspo Tv

Comment

Last modified on jeudi, 14 mars 2019 18:56

NewsLetter

Souscrivez à notre newsletter afin de recevoir les dernières informations de DiaspoTv.

Ad2