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BlacKkKlansman : un homme noir infiltré dans les coulisses du Ku Klux Klan Featured

mardi, 28 août 2018 21:36 Written by

Le suprémacisme blanc est une idéologie raciste fondée sur l'idée de la supériorité de personnes blanches par rapport aux autres, notamment les Noirs.

BlacKkKlansman est inspiré d'une histoire vraie, celle de Ron Stallworth qui en octobre 1978, a été le premier détective noir de l'histoire du département de police de Colorado Springs.

Il a empêché le groupe suprémaciste de prendre le contrôle de la ville.

Le policier est incarné par John David Washington, le fils de Denzel Washington qui interprétait le leader du mouvement noir américain "Nation of Islam" dans "Malcom X".

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Johnwan Téké en Espagne pour le jumelage entre le Popo Carnaval de Bonoua et le Carnaval de Pego Culture Featured

mercredi, 04 juillet 2018 10:56 Written by

Maire de Bonoua (Côte d'Ivoire), Johnwan Téké Norbert vient de conclure avec son homologue de Pego (Espagne) un partenariat culturel entre leurs deux villes. Et de jumeler le Popo Carnaval de Bonoua, qui a connu un grand succès en avril dernier, à celui de Pego.

Dans le cadre du développement de la ville de Bonoua, connue de longue date en Côte d'Ivoire pour sa production d'ananas, Johnwan Téké Norbert, le maire de cette commune dynamique du département de Grand Bassam, située dans la région du Sud Comoé, vient d'effectuer une visite de travail de cinq jours en Espagne, particulièrement fructueuse. Dans la région d'Alicante, sur la Méditerranée, il a notamment visité les communes de Denia, Bergel et Pego de la Communauté Valencienne. Avec cette dernière commune de Pego, dont Enrique Moll Brionnes est le premier magistrat, plusieurs accords de coopération ont d'ailleurs été conclus.

Une charte de jumelage et de coopération entre les communes de Pego et de Bonoua a ainsi été signée le lundi 2 juillet 2018 à l'hôtel de ville de Pego. Mais le jumelage entre ces deux villes a également été suivi par le jumelage conclu entre les deux carnavals dont ces villes sont chaque année le théâtre : le Popo Carnaval de Bonoua, dont la 38ème édition a connu un grand succès du 2 au 15 avril dernier, et le Carnaval de Pego, connu pour son défilé de déguisements et qui s'achève toujours – comme le 17 février dernier – par une cérémonie haute en couleur que l'on appelle « l'enterrement de la sardine ».

Avant cette signature fomalisée lundi, le maire de Bonoua avait par ailleurs été invité à participer les 30 juin et 1er juillet au festival des patrons de Pego aux côtés de son homologue le maire de Pego et d'une importante délégation ivoirienne constituée de Mamadou Diomandé, Président de la Fenitourci (Fédération nationale des industries touristiques de Côte d'Ivoire), Mamadou Keita, Président de la commission jumelage, Mariano Martin, délégué pays, et Mme Ahoua Fofana, Directrice d'Agence.

Ces accords couronnent des négociations dont la dernière phase avait débuté le 1er juillet en vue d'un renforcement des capacités et du plateau technique des formations sanitaires publiques de la commune de Bonoua, dont notamment le centre médico-scolaire, l'hôpital général, le dispensaire de Yaou et d'Adiaho.

Car le jumelage entre les deux villes repose sur la volonté commune d'aller de l'avant sur la base de projets partagés tant sur le plan culturel et artistique, sportif et de solidarité pour les jeunes que sur les plans économique, environnemental et touristique.

Dans l'esprit des deux maires, Johnwan Téké Norbert et Enrique Moll Brionnes, comme de leurs équipes, il s'agira désormais d'identifier et de définir collectivement les différents secteurs d'intervention, notamment les projets et actions concrètes d'échanges et de solidarité, mais aussi les réalisations à caractère social, éducatif, environnemental ou économique intéressant les deux communes qui viennent de lier leur destin et leur développement. Un jumelage pour lequel s'est mobilisée depuis de longs mois l'ambassade de Côte d'Ivoire en Espagne.

Clément Yao

 

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«Noire n’est pas mon métier» : le cri de comédiennes contre le racisme Featured

vendredi, 04 mai 2018 07:13 Written by

Dans un livre, seize comédiennes racontent, sous l’impulsion d’Aïssa Maïga, les remarques qu’elles subissent et les stéréotypes auxquels elles sont cantonnées.

Elles en ont assez. Assez des rôles auxquels on les cantonne, du parcours de combattante pour intégrer les écoles de comédie, des remarques d’un racisme ordinaire mais affligeant qu’elles endurent lors des castings, des assauts sexistes qu’elles subissent de la part de certains professionnels.

Seize comédiennes de cinéma ou de théâtre, qui ont entre 21 et 70 ans, se sont regroupées pour publier, jeudi, l’ouvrage « Noire n’est pas un métier », où chacune raconte son expérience. Un vrai cri de révolte.

« Notre présence dans les films français est encore trop souvent due à la nécessité incontournable ou anecdotique d’avoir un personnage noir », lance en introduction Aïssa Maïga (vue dans « Les Poupées Russes », « Bamako », « Il a déjà tes yeux »…), 42 ans, à l’initiative de l’ouvrage.

Jointe jeudi au téléphone, la comédienne se félicite de la forte diversité qui se dégage des signataires de l’ouvrage. « Toutes les tranches d’âges, les origines, les religions et les classes sociales sont représentées. Ce qui prouve bien que la Noire, ça n’existe pas ! »

Des comportements d’une rare violence

Ce qui ne semble pas être l’avis des professionnels du cinéma, dont les comportements sont décrits au fil du livre. On assiste, médusés, à des anecdotes, récits, extraits de conversations que chaque comédienne relaie à sa façon.

 

L’ex-Miss France, comédienne et réalisatrice Sonia Rolland, métisse, raconte ainsi que, selon les castings, on lui a dit qu’elle avait la peau « trop claire » pour un rôle ou au contraire qu’elle ne faisait « pas assez africaine ».

Karidja Touré, 34 ans, héroïne de « Bande de filles », s’entend dire avec ses co-partenaires lors de la promotion du film : « Vous vous ressemblez. »

Firmine Richard (« Ma première étoile »), 70 ans, rappelle qu’on lui a souvent proposé des rôles d’infirmière dans sa carrière, jamais de médecin ou de chirurgienne. Et on en passe, comme ces remarques du genre « tu sens bon le monoï » ou ces attaques violentes : il faut lire le récit de Mata Gabin, victime de sexisme à dominante racisme de la part d’un professionnel du cinéma.

«C’est une main tendue»

Pourtant, ces seize actrices n’ont pas écrit ce livre uniquement dans le but de dénoncer. Au contraire. « C’est aussi une main tendue, lâche Aïssa Maïga. Pour aller au-delà de comportements qui relèvent d’un héritage immatériel et inconscient du colonialisme. » Ce que ces femmes ont subi et subissent encore relève certes d’une « norme à laquelle nous nous étions accommodées », relève la comédienne. Mais elle souhaite que « ce vivre ensemble, dans lequel j’ai été éduquée, que je vis à titre privé » devienne justement la nouvelle norme dans le cinéma français.

Pour cela, les seize signataires ont des propositions, pas forcément des quotas imposés sur les films : « Il y a des solutions à trouver en fonction de notre histoire très française. Avant tout, il faut du dialogue, un débat contradictoire, nous voulons également entendre ce que les autres ont à dire et à proposer. »

Elle souhaite mettre en place des rencontres, « ensemble, entre nous, avec des institutions comme le CNC, le ministère de la Culture, des responsables de casting, des agents de comédiens, des associations de réalisateurs, des juristes… »

«Pour une Noire, vous êtes vraiment intelligente»

Dans le livre, plusieurs comédiennes, en particulier Nadège Beausson-Diagne (« Podium », « Madame Irma »…), relaient des phrases discriminatoires entendues au cours de castings ou dans la bouche de professionnels du cinéma. Florilège…

  • « Pour une Noire, vous êtes vraiment intelligente, vous auriez mérité d’être blanche ! »
  • « Vous allez bien ensemble avec la bamboula. »
  • « Vous savez rouler des yeux comme Joséphine Baker ? Faire plus y a bon Banania quoi ! »
  • « Ma panthère, j’entends les tam-tams de l’Afrique, la chaleur de la savane, ma tigresse… »
  • « Oh, vous les Blacks, vous pouvez tout porter ! »
  • « Vous n’êtes pas assez claire pour le rôle »
  • « Il n’y a pas de Noirs au Conservatoire, laisse tomber ! »

« Noire n’est pas mon métier », collectif, Ed. du Seuil, 128 pages, 17 €.

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Début du FEMUA 11 à Abidjan Featured

mardi, 17 avril 2018 10:17 Written by

La 11ème édition du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA) s'ouvre ce mardi dans la capitale économique ivoirienne.

Le FEMUA s'ouvre ce mardi à Abidjan par une série de concerts à l'Institut français d'Abidjan.

Le festival lancé par le groupe Magic System est placé sous le thème "jeunesse africaine et immigration clandestine".

Un thème d'actualité dans le contexte ivoirien dans la mesure où la Côte d'Ivoire est durement frappé par l'immigration clandestine.

Pour cette 11ème édition, les activités du festival ne se tiendront pas sur le site historique du village d'Anoumabo.

C'est l'Institut National de la Jeunesse et des Sports d'Abidjan (INJS) qui va accueillir l'essentiel du festival grâce aux installations héritées des jeux de la francophonie.

FEMUA 2017: musique et développement social

Côte d'Ivoire : le groupe Magic System fête ses 20 ans

Les convives toujours plus nombreux au festival vont sans doute regretter la chaude ambiance des "maquis" et autres restaurants d'Anoumabo mais ils auront droit comme chaque année à la crème de la musique africaine.

Une quinzaine d'artistes sont attendues à Abidjan dont les français Soprano et Dub INC ; le congolais Pascal Lokoua Kanza ou les ivoiriens Dogbé Gnaoré et Lukson Padau.

Des festivités musicales se tiendront à Abidjan mais aussi à l'intérieur du pays puisque la ville de Korhogo vibrera également au son du FEMUA 11.

Festival des musiques urbaines d'Anoumabo c'est aussi des actions caritatives et sociales grâce à la Fondation Magic System et le FEMUA Kids consacré aux enfants.

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Scoop

Le suprémacisme blanc est une idéologie raciste fondée sur l'idée…
La 11ème édition du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA)…
L'album qui a valu le prix de meilleur album musique…
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Icône nationale au Nigeria, la «Mona Lisa africaine», retrouvée à Londres, aux enchères Featured

jeudi, 08 février 2018 14:57 Written by

ENCHÈRES - Après plus de quarante ans de mystère, le portrait de la princesse Ife Adetutu Ademiluyi, surnommée «Tutu», peint en 1974 par l'artiste nigérian Ben Enwonwu, a été retrouvé chez des particuliers londoniens. Estimé à environ 300.000 euros, le tableau sera mis en vente le 28 février par la maison d'enchères Bonhams.

Une «Mona Lisa africaine», véritable «icône nationale» au Nigeria, considérée disparue, sera mise aux enchères après avoir été retrouvée dans un appartement de Londres.

Ce portrait de la princesse Ife Adetutu Ademiluyi, surnommée «Tutu», peint en 1974 par l'artiste nigérian Ben Enwonwu, sera mis en vente le 28 février par la maison d'enchères Bonhams, une vente retransmise en direct à Lagos pour permettre aux acheteurs potentiels de se manifester.

«Je la considère comme la Mona Lisa africaine», dit le romancier nigérian Ben Okri, lauréat du Booker Prize, à propos de ce portrait perdu de vue après avoir été exposé pour la dernière fois en 1975. «Depuis 40 ans, c'est une peinture légendaire, tout le monde en parle, se demande où est ''Tutu''?», explique l'écrivain, interrogé par l'AFP chez Bonhams.

» LIRE AUSSI - Paris: une Joconde de 50 mètres signée Okuda

L'artiste «n'a pas simplement représenté la jeune fille, il a représenté toute la tradition. C'est un symbole d'espoir et de régénération au Nigeria, le symbole du phénix renaissant de ses cendres», ajoute Ben Okri qui confie avoir «passé des heures à le regarder et à rattraper le temps perdu».

Ben Enwonwu a peint trois versions de «Tutu», mais les trois tableaux avaient disparu jusqu'à ce que l'un d'eux soit retrouvé par Giles Peppiatt, directeur de l'art moderne africain chez Bonhams. Des particuliers l'avaient contacté après le succès de ventes d'art nigérian.

«Je suis entré dans cet appartement londonien et je l'ai vu accroché au mur, c'était à peu près la dernière chose que je m'attendais à voir», raconte Giles Peppiatt.

Les propriétaires «stupéfaits»

«Dès que je l'ai vu, j'ai su qu'il était authentique mais je ne pouvais pas le dire aux propriétaires parce que vous ne pouvez pas sortir ça comme ça», ajoute-t-il.

Une fois la découverte authentifiée, la famille, «sans surprise, a été assez stupéfaite». «Il s'agit d'un chef-d'œuvre disparu». Le portrait, exposé pour la dernière fois à l'ambassade d'Italie à Lagos en 1975, avait été acheté par le père de famille lors d'un voyage d'affaires.

«Ça nous donne un aperçu d'une importante recomposition africaine de l'art du portrait» Le romancier Ben Okri

Les tableaux de «Tutu» sont devenus des symboles de paix après la guerre civile au Nigeria à la fin des années 1960. «Le modèle est Yoruba et Ben Enwonwu était Ibo, donc ils étaient issus de différentes ethnies», souligne Eliza Sawyer, spécialiste au département d'art africain de Bonhams. «C'était un symbole important de réconciliation».

Enwonwu était tombé par hasard sur la plus célèbre de ses muses. «Il faisait le tour des villages et dessinait des scènes et des personnages locaux, et il a rencontré cette jeune femme et a demandé de la peindre, pensant lui faire plaisir, ne connaissant pas son statut», raconte Eliza Sawyer. «Elle a été un peu surprise par la demande!». «C'était le sommet de la carrière de l'artiste, le modèle était une princesse et la peinture a été perdue, tout cela crée énormément de mystère».

Selon Giles Peppiatt, l'artiste «était secrètement amoureux de son modèle, une très jolie femme». Le tableau «est assez audacieux, avec la lumière sous le menton, qui attire l'attention sur la tête», décrit-il. Il est estimé entre 200.000 et 300.000 livres (226.000 à 339.000 euros).

Mais pour le romancier Ben Okri, sa valeur est plus que financière. «Ça nous donne un aperçu d'une importante recomposition africaine de l'art du portrait». Cela va «lancer un débat», estime-t-il. Les peintres africains n'ont «jamais eu» l'attention méritée, «c'est l'œuvre parfaite pour commencer» à se demander pourquoi.

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Grammy awards: Ladysmith Black Mambazo recompensé Featured

lundi, 29 janvier 2018 13:25 Written by

L'album qui a valu le prix de meilleur album musique du monde au groupe de musiciens Sud africain "Ladysmith Black Mambazo" s'intitule "Shaka Zulu Revisited: 30th Anniversary Collection".

La chanson "Shaka Zulu" leur avait déjà donné le Grammy Award en 1988.

Ils l'ont reprise en 2017 pour rendre hommage aux pionniers de leur groupe, fondé en 1960, et dont ils ont pris la relève.

C'est la cinquième récompense du genre pour le groupe exclusivement masculin qui a popularisé le style zoulou du chant axé sur l'harmonie, connu sous le nom d'isicathamiya.

Ils ont également 19 nominations aux Grammy, une nomination aux Oscars et une nomination aux Emmy Awards.

Sur son compte Twitter officiel, le gouvernement sud-africain a publié ses félicitations pour le groupe, en lui demandant de toujours porter haut le drapeau sud africain.

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Burkina Faso : Korotimi Dao, l’Amazone de la mode Featured

jeudi, 14 septembre 2017 15:42 Written by
Korotimi Dao, styliste modéliste burkinabè spécialisée dans la Haute Couture est l’une des pionnières à travailler sur le Faso Danfani le tissu local de son pays. Au-delà d’être la promotrice de Mod’afrique, elle est considérée aujourd’hui comme un nom incontournable de la mode africaine. Rencontre inspirante.

AFRIK.COM : Pour qui créez-vous d’abord ?

Korotimi Dao  : je crée d’abord pour les femmes et puis pour les hommes, que j’habille avec des tenues sobres et classiques, faites d’un mélange de tissage faso danfani, coton et lin. De la guipure, l’organza, la soie, les crêpes de soie mousseline et du lin viscose pour des robes, pour des ensembles chics et féminins.

AFRIK.COM : Vous avez participé à plusieurs défilés de mode nationaux et internationaux avec votre marque KORO DK STYLE, tels que "Dessine-moi La mode" à Genève, aux Halles à Paris, a SiraVision au Sénégal, Afric Collection au Cameroun et récemment le défilé de la Francophonie en Côte d’ivoire... Quelles sont vos ambitions nouvelles ?

Korotimi Dao  : A travers une ligne de sportwear baptisée AFRIK’IN qui sera bientôt lancée depuis le Burkina Faso, je veux surfer entre la tradition, par nos tissages au Burkina Faso, et la modernité par le style de mes créations. Cette ligne a pour but premier de permettre à la jeune génération Burkinabè de renouer avec sa culture en portant aisément du Faso Danfani.

AFRIK.COM : Et au delà de nos frontières ?

Korotimi Dao : Bien sûr, toujours dans la promotion de faso danfani, je souhaite trouver de nouvelles manières d’exporter ce textile si particulier et unique, qui est une fierté pour notre pays.

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MC Solaar de retour avec son nouveau single "Sonotone" Featured

vendredi, 01 septembre 2017 13:35 Written by

Après dix ans d'absence, le rappeur revient sur le devant de la scène avec un morceau résolument moderne sur le temps qui passe et un nouvel album prévu pour le 3 novembre prochain.

Les fans l'attendaient avec impatience. En avril, le rappeur français avait annoncé à l'Obs la sortie d'un nouvel album pour la rentrée. Et ce vendredi 1er septembre, MC Solaar a dévoilé le single "Sonotone", le premier des 19 autres chansons inédites de son prochain opus intitulé "Géopoétique", qui sortira le 3 novembre.

Une chose est sûre, avec ce nouveau morceau l'interprète de "Caroline" n'a rien perdu de son écriture poétique. "J'ai des rides et des poches sous les yeux / Les cheveux poivre et sel et l'arthrose m'en veut / A chaque check-up, ça ne va pas mieux, j'ai la carte vermeil et la retraite, j'suis vieux", clame-t-il au début du morceau pour évoquer le temps qui passe. Une chanson rythmée, au texte ciselé, aux sonorités synthétiques actuelles et teintées de funk.

"Sonotone", réalisée par les équipes de l'album "Cinquième As", "parle de quelqu'un qui a envie de retrouver sa jeunesse, qui commence à avoir des signes de vieillissement jusqu'à porter un sonotone", confie l'artiste au quotidien "Le Parisien".

"Les quatre premières phrases je les ai écrites il y a dix ans", raconte-t-il au micro de RTL. "Je fais toujours un morceau sur le temps qui passe. Que ce ça s'appelle 'Obsolète' (1994), ou que ça s'appelle 'Carpe Diem' (2007) et là j'ai trouvé quelque chose de différent."

"J'aurais voulu te dire que je m'en vais"

Depuis dixans et la sortie de son dernier album "Chapitre 9", le rappeur emblématique des années 1990 n'avait composé que deux morceaux : "Le Rabbi Muffin", en 2008, pour la comédie musicale de Patrick Timsit, "Les Aventures de Rabbi Jacob" et "The Revenge", en 2011, en duo avec Tom Fire. Très discret, MC Solaar se produisait sur scène seulement avec Les Enfoirés. Il a d'ailleurs co-signé le titre "Just une p'tite chanson", pour l'édition 2017.

Pour son 8ème opus, l'artiste de 48 ans veut s'inscrire dans son époque : "Côté production, il y aura des sonorités nostalgiques mais aussi des choses très modernes. On ira du jazz à la trap music", explique-t-il au "Parisien". "Ce sera un voyage, il y aura de la poésie, un peu abstraire […] et un peu de politique."

A la fin de son premier single, MC Solaar s'approprie le fameux sample de Serge Gainsbourg "J'aurais voulu te dire que je m'en vais", sur une bande sonore qui fait penser aux Daft Punk. Des paroles remplies de sens et qui montrent bien que le rappeur n'est pas prêt de quitter la scène musicale.

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