Côte d’Ivoire: Abidjan: le calvaire des usagers aux heures de pointe

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La perle des lagunes Abidjan, une métropole bientôt saturée

Abidjan, la perle des lagunes aux bouchons infernaux, un vrai calvaire pour les usagers des transports et de la voirie.

La perle des lagunes Abidjan, une métropole bientôt saturée

Capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan est la ville la plus peuplée du pays. Abidjan était appelée autrefois, « perles des lagunes ». Aujourd’hui, avec la surpopulation des voitures de circulation, elle se voit prêter le pseudonyme de « perle des embouteillages ». Malgré les efforts du gouvernement en matière de construction d’infrastructures routières, on constate que les embouteillages prennent de l’ampleur. Quelles sont les causes des bouchons? Et quelles sont les solutions qui pourraient permettre de résorber ce problème? Notre analyse.

Nous menons une enquête auprès d’usagers vivant dans la commune de Cocody, quartier résidentiel situé au nord d’Abidjan. Monsieur Tano travaille à la Riviera 2 et habite le quartier d’Akouedo, tous deux situés dans la commune de Cocody. Il, expliquait toutes les difficultés avec lesquelles, il arrive au travail. M. Tano affirme que les 2 ronds points situés à la Riviera 3 sont un véritable calvaire pour les automobilistes. Il y passe souvent 15 à 20 minutes pour une distance de 3km.  C’est avec beaucoup de peine et après avoir brûlé beaucoup de carburant, que j’arrive au travail, nous dit-il.

Un autre riverain, joint au téléphone et travaillant dans la commune de Treichville à Abidjan, explique son calvaire. Je suis obligé de quitter la maison avant 5h pour pouvoir arriver à 7h ou avant au travail. Les bus ne sont pas réguliers. Les taxis qui relient les communes sont chers. Si je prends le taxi, je ne pourrai pas terminer le mois, nous a-t-il confié, l’air  désabusé. Il poursuit, j’ai deux enfants et une fiancée, mon salaire ne me permet pas d’avoir une voiture. Je suis obligé de faire ce sacrifice tous les jours pour pouvoir travailler et rapporter quelque chose à la maison. Ce serait bien que l’État pense à nous les pauvres, nous conclue t-il.

Il faut désengorger Abidjan…

Des bouchons qui créent des lenteurs interminables, un vrai labyrinthe, comme on le dit sur une célèbre radio du pays. Pour ceux qui prennent les transports en communs (mini cars communément appelés gbakas, taxis communaux, taxis compteurs, bus…), c’est un calvaire à Abidjan. Comment peut-on en venir à bout de la pollution de l’air dans la capitale économique ivoirienne? Une voiture qui ne roule pas vite, crée de la pollution. Les populations sont confrontées à une de longues files d’attente, et la flambée du prix de transport. Là, encore il n’y a pas de contrôle, et ces chauffeurs font ce qu’ils veulent.

Un jeune étudiant, qui est mon voisin, me racontait la longue attente qui a été la sienne devant l’Université Felix-Houphouet Boigny un soir à 19h. J’habite Bingerville, je paie le tarif jusqu’à la Riviera Palmeraie. Et si j’ai de la chance que le « Gbaka » continue jusqu’à Bingerville, je paie encore le tarif de la Riviera Palmeraie à Bingerville. En gros, au lieu de payer 250f pour rallier Bingerville, je paye 500f. Je suis étudiant. Je n’ai pas assez d’argent.

Il faut sauver la perle des lagunes…

Que faire alors face à ce phénomène quasi insoluble qui met à mal l’activité professionnelle de millions d’abidjanais ?

Il revient à l’État ivoirien de doter la capitale économique ivoirienne de plus de routes pour désengorger les quartiers. Ce que l’ancien président Bédié a qualifié de bitume biodégradable. Il faut procéder au  reprofilage des routes existantes et en construire de meilleures. Tout ceci permettra un temps soit peu à mettre fin au calvaire des abidjanais.

Lire aussi : Abidjan veut « sauver la forêt ivoirienne » dévorée par la culture du cacao

Kipré Digbeu Yohann.

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