Trop d’affrontements inter-communautaires dans ce merveilleux pays qu’est la Côte d’Ivoire.

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Trop d'affrontements inter-communautaires dans ce merveilleux pays qu'est la Côte d'Ivoire.

Trop d’affrontements inter-communautaires. Le vrai mal de ce « merveilleux » monde dans lequel nous vivons, c’est l’inaction des hommes biens et de bien.

Dire que ce phénomène d’affrontements inter-communautaires est nouveau, c’est commencer une réflexion par la démagogie et le mensonge. Les conflits inter-communautaires sont plus vieux que le monde. Seulement, elles cessent quand elles sont bien diagnostiquées et quand une véritable volonté politique accompagne leur résolution. De quoi s’agit-il?

Le conflit d’affrontements inter-communautaires qui avait occupé l’actualité à un moment donné était celui de Béoumi (je suis allé à la source pour comprendre) où pour un accident (de moto-taxi-mini-gbaka) entre autochtone (Baoulé) et allogène (origine à préciser) nous avons assisté ces derniers jours dans cette citée jadis paisible à des pertes en vie humaines. Neufs morts et une centaine de blessés graves.

Que c’est triste. Voici ce qu’on nous rapporte, du moins les voix officielles. Conflit entre Baoulés et Dioulas quand on ne nous dit pas que c’est entre Baoulés et Malinkés. Trop d’amalgames. Quand est-ce qu’on comprendra que le Dioula n’est pas une ethnie de la Côte d’Ivoire et que le Dioula n’est qu’une simple langue Mandé, commerciale utilisée au Burkina et en Côte d’Ivoire? Au nord de ce merveilleux pays, mes cousins et mes cousines sont Senoufo, Koyaka, Loby, Koulango, Tagbana, Maouka, Odieneka et non Dioula.

Malinké vous avez dit? Arrêtons les amalgames. Les Malinkés ou mandés sont un grand groupe que l’on trouve au Mali, Niger, Burkina et Guinée. Mais nous sommes en 2019. Voici 59 ans que nous avons décidé de partager une même communauté de destin qui exige que chaque groupe qui a peuplé cette petite portion de l’Ouest de l’Afrique fasse le deuil de son passé.

On est ivoirien ou on est étranger. On ne peut pas avoir son cœur au Libéria, au Ghana, en Guinée, au Mali ou au Burkina et revendiquer son appartenance à la Côte d’Ivoire ou se cacher derrière des concepts bizarres pour troubler la quiétude de ceux qui n’ont pour seul pays et patrie que la Côte d’Ivoire. Mais diantre! Qui se cache derrière cette langue Dioula pour être en conflit à chaque fois avec les autres communautés du pays?

Hier c’était à Duekoué, ensuite Azaguié, Bouna, Danané, Dabou, Bonoua et aujourd’hui Béoumi. Il faut démasquer ces personnes en question. S’il s’avère qu’elles sont réellement originaires du nord de notre pays, alors force à la rigueur de la loi et ensuite à la sensibilisation sur le concept de Nation. Mais s’il s’avère que ces personnes sont étrangères, force aussi à la rigueur de la loi et expulsion dans leur pays d’origine avec interdiction de revivre chez nous.

Trop c’est trop. La Côte d’Ivoire a besoin de paix pour son développement. Les ivoiriens veulent vivre ensemble et en paix. Ce qui a de mon point de vue manqué depuis notre indépendance (59 ans) pour ne pas dire depuis notre 1er miracle économique, c’est de n’avoir pas abordé la question de l’immigration avec courage et sincérité.

On a fait que déplacer ou politiser ce problème. Le seul à l’avoir essayé fut le premier et unique premier ministre du père fondateur (même si ce n’est plus la même personne aujourd’hui ) et ses fameuses cartes de séjour . Il nous faut sans faux-fuyant, sans passion et fanatisme aborder l’épineuse question de l’immigration si nous voulons une Côte d’Ivoire de paix et en paix.

Chacun doit y contribuer.

Lire aussi : Côte d’Ivoire/Henri Konan Bédié accuse le RHDP de recruter des maliens.

Emmanuel de Kouassi pour Diaspotv

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