Côte d’Ivoire : pour que les lignes bougent, il faut une forte société civile et elle n’existe pas en Côte d’Ivoire.

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La société civile absente de tous les débats en Côte d'Ivoire

Quand la société civile est absente dans la lutte politique ivoirienne, la fin sera très compliquée.

La société civile absente de tous les débats

Les ivoiriens sont confrontés à de réels soucis politiques. Ils veulent mener une lutte contre le pouvoir dans l’espoir de le renverser ou le plier à des négociations, mais la société civile est absente, celle qui devrait jouer ce rôle.

Les jeunes du nord qui bravent la peur pour se mettre au-devant de toutes les revendications en Côte d’Ivoire, sont avec le pouvoir ou partis à l’aventure. Nombreux sont à Paris et Soro, veut les capitaliser à son compte. Pendant que les partis politiques s’activent sur le terrain, le relent est froid et les rues sont vides. En Côte d’Ivoire, il y a deux classes de bravoure dans ces genres de situation, les jeunes du nord et ceux issus de l’ouest. Quand dans un combat politique, ces jeunes ne sont pas impliqués, la suite de la victoire est difficile à atteindre.

Ainsi, le blocage politique auquel les ivoiriens assistent et qui les ronge, c’est l’absence de ces deux catégories de jeunesses. Les jeunes du nord, quand ils ont vaincu le pouvoir du président Gbagbo, beaucoup ont profité pour s’exiler. Ceux du grand ouest, qui résidaient dans l’hexagone, ont battu le pavé pour secouer la cour de la justice internationale de la CPI et ceux qui sont restés ont d’autres soucis de boulots. Ils n’ont pas la tête à la lutte pour le changement.

Sur le terrain, les jeunes qui sont restés, sont pour la plupart, des jeunes soucieux de quitter le pays que d’y mener un combat pour la libération. Tous les ivoiriens veulent quitter le pays, parce que le pouvoir, ne leur offre plus de bonnes perspectives pour leur avenir. Au demeurant, ils estiment qu’ils sont utilisés et qu’à la fin, ils s’en sortent perdants.

Et les ivoiriens attendent un leader charismatique pour les booster à la lutte.

Ce leader-là, manque et le pouvoir influence la CPI de ne point libérer Blé Goudé et le président Gbagbo, les deux capables de soulever des foules. C’est le statut quo.

Ils admirent ce qui se passe chez les autres, mais personne pour les inciter à la tâche. Quant à la société civile, elle se cherche. Personne ne connait véritablement la signification et ses attributs de cette société civile. Ils confondent tout. D’où, certains se le proclament mais les autres ne suivent pas.

 En plus de la violence, l’oppression suivis d’emprisonnement, qui va oser donner sa poitrine quand on sait qu’en état, il n’y a aucune revendication pour exiger leur libération. Les roues sont libres et le pouvoir se crée des boulevards, qui lui permettent de sévir. Il agit en toute quiétude parce qu’il sait aussi, qu’avec l’argent, quiconque veut inciter, à la désobéissance civile, on le soudoie et se calme plat.

Tous les ivoiriens savent qu’avec la monture actuelle de la CEI, c’est palabre au bout du compte. Les partis politiques crient au travers des conférences de presse, des meetings qui ne vont nulle part pour inquiéter, parce que justement en face, c’est maïs. Maintenant ils veulent tous aller à ces élections. Quand ils sont en face de soi-disant la communauté internationale, comme l’ONU, ils ne sont pas capables de poser les vrais problèmes et les rapports de force, sont toujours entre les mains du pouvoir.

Joël ETTIEN Businessactuality.com