Dah Sansan, Président National de l’UJRHDP : « Henri Konan Bédié est un vestige politique »

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Sur « Opéra News » INTERVIEW DU PRÉSIDENT NATIONAL DE L’UJRHDP Dah Sansan Tilkouété le lundi 18 novembre 2019.

Le président de l’Union des jeunes du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (UJRHDP), Dah Sansan Tilkouété, présente sa structure comme la structure opérationnelle chargée de l’animation permanente de la base du RHDP.

Dans cette interview exclusive accordée à Tembo, il fait le tour de l’actualité politique dominée par les attaques de l’opposition contre son parti et donne la réplique, notamment au président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire.

Question: Comment est organisée la jeunesse du RHDP à une dizaine de mois de la présidentielle de 2020 ?

Réponse : Elle continue d’étendre sa toile car elle n’est pas une nouvelle jeunesse. Elle a déjà fait ses preuves, et il est question maintenant de porter véritablement les habits du combat de 2020 à travers l’élargissement de notre champs d’action.

Question: Plusieurs velléités de candidatures à la présidentielle à venir sont relayées au sein du RHDP. Comment percevez-vous cette situation?

Réponse: Vous posez-là une question qui ne devrait pas l’être parce que nous sommes dans un parti politique. Et tous les cadres du parti ont le droit d’aspirer à être candidat. Ce n’est que le jeu normal du fonctionnement de tout parti politique. Cependant, la décision finale revient à l’instance suprême du parti qui est habilitée à choisir son candidat pour la présidentielle de 2020. Au niveau de la jeunesse, c’est seulement ce moment-là que nous attendons pour nous déterminer et mener le combat pour la victoire du RHDP.

Question: Selon vous, quel serait le candidat idéal?

Réponse: Le candidat idéal sera le candidat du RHDP. Il doit répondre aux critères choisis par le parti pour la conservation du pouvoir. Les critères du choix du candidat RHDP doivent être nécessairement fondés sur la continuité de l’action gouvernementale entreprise par le président Alassane Ouattara. Là où se trouve la Côte d’Ivoire aujourd’hui, il n’est plus question de lui enlever un seul aspect de son développement. Il faut obligatoirement un candidat qui puisse assurer la continuité de la politique du président actuel. En dehors de ce schéma, je ne vois pas comment un candidat peut servir utilement la Côte d’Ivoire.

Question: Quelles sont vos relations actuelles avec Soro Guillaume?

Reponse: Nous avions des rapports purement politiques. Aujourd’hui, nous ne sommes plus du même bord, nous entretenons au cas échéance des relations de frères et d’habitants d’un même pays. C’est tout ! Mais, politiquement, tout le monde sait que les positions sont divergentes.

Lire aussi : Côte d’Ivoire/Henri Konan Bédié accuse le RHDP de recruter des maliens.

Question: Monsieur Soro fait, ces temps-ci, beaucoup de sorties contre le RHDP et son président. Votre réaction ?

Reponse: Je crois que Guillaume Soro n’avait pas du tout à s’occuper du RHDP. Il a décidé de fonctionner selon ses propres convictions, il faut qu’il aille dans ce sens et laisse le RHDP s’organiser comme il l’entend.

Question: Mais tout de même n’est-il pas un candidat gênant pour le RHDP à la présidentielle?

Réponse: Aucun candidat, et j’insiste là dessus, n’est gênant pour le RHDP. Guillaume Soro, Henri Konan Bédié…ne sont pas des candidats gênants pour nous. On ne choisit pas son adversaire dans une lutte politique. Dans cette lutte, l’adversaire se présente et tu le combats avec les moyens à disposition. Et le RHDP battra tous ses adversaires en 2020.

Question: A côté du cas Soro, il y aussi l’ex-président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui sont aux aguets pour ces élections. Leurs partisans se mobilisent et affirment d’ailleurs que le parti au pouvoir ne veut pas de la réconciliation

Réponse: Ils font juste du bruit et toutes ces tribulations montrent clairement que l’opposition en Côte d’Ivoire manquent de maturité. Dans tous les cas, ils sont dans leur rôle de s’opposer et dire des choses contraires. Parfois, ils se contrarient eux-mêmes, c’est abondant. On les voient affirmer des choses et se dédire, cela n’est pas nouveau de la part de cette opposition que nous connaissons de très longue date. Nous, nous continuons de travailler.

Question: Mais selon vous, que faudrait-il pour aller véritablement à la réconciliation?

Réponse: La Côte d’Ivoire est réconciliée. Ce fonds de commerce que les gens utilisent depuis très longtemps, il faut bien le changer. La réconciliation n’est pas un processus achevé. Il faut plutôt consolider la cohésion nationale. Cela me parait être un chantier beaucoup plus crédible que de continuer de parler de réconciliation là où ces personnes qui se posent en victimes ont déjà tout eu. Ils s’attachent à cette notion pour ennuyer le peuple ivoirien.