Côte d’Ivoire: le président Ouattara casse les jeux de la démocratie.

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A quoi joue le président Ouattara?

Le président Ouattara qui est le président sortant, ne peut pas s’immiscer dans les règles des élections, le faisant, il décrédibilise toutes les organisations qui régissent ces élections-là.

A quoi joue le président Ouattara?

D’abord le président Ouattara a tenu des propos à Katiola sur les conditions et la participation des futurs candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2020, qui frisent la peur et ouvre les yeux sur son mode de gouvernance.

Comment le président Ouattara veut qu’on interprète ses propos ? Si ceux qui ont tué, ont créé des problèmes, sont candidats, alors je serai candidat, dixit Alassane Ouattara. En état, ce n’est plus lui qui doit dicter la marche à suivre. A quoi servent donc la commission électorale indépendante, le conseil constitutionnel, la cour suprême ? Le disant avec fermeté et injonction d’appliquer, il fausse le jeu démocratique.

Qu’est-ce qu’il propose aux ivoiriens, à condition que ces adversaires se candidatent ? Ce n’est pas à lui de donner des consignes ou des injonctions aux futurs candidats. Non.

Tantôt, il exige que la caution soit élevée à plus de 100 millions de francs cfa, tantôt, il veut inclure le parrainage, organiser, une telle élection à un seul tour et il fait peur à ses concitoyens.

Les élections de 2020 ne doivent pas être l’apanage du président Ouattara

Ensuite on se rappelle, pendant les élections locales, il y a eu plusieurs morts et des dégâts très importants, les parents des victimes, n’ont pas fini leur deuil et voilà que l’horizon s’assombrit, à l’orée du mois d’octobre 2020.

En France, on n’a pas souvenance que M. François Hollande, ait fixé des conditions pour les élections qu’il a perdu. En pareille circonstance, ce n’est plus qui doit définir les règles ou contours de ces élections. Tout ce qu’il peut faire, c’est de rassurer ses compatriotes à travers la défense de son bilan et éventuellement, de nouvelles propositions de projet de gouvernement.

Par consequent,il appartient à chaque parti politique de désigner qui, il veut pour le conduire à la conquête de ce pouvoir. Ce n’est pas lui, le président sortant qui doit le faire pour certifier ce que les opposants disent de lui, qu’il est dictateur. Maintenant qu’il a parlé, le peuple ivoirien attend, ce que diront les organisations nationales qui régiront ces élections à venir. L’année 2020 est là, avec ses gros yeux et sa bouche ouverte. Elle attend ses meubles.

Et l’opposition est tapie dans son ombre.

Pendant ce temps, dans le camp de l’opposition, les sons de cloche s’éparpillent. Madame Gbagbo qui fait croire que son mari arrive, alors qu’elle sait très bien que c’est faux. La même madame, qui mélange sa foi religieuse à ses discours politiques. Elle ouvre de grosses suspicions sur son comportement.

Le président Bédié se bat pour demander à tous de s’unir face à l’adversaire qui se croit maître du jeu électoral et dont pour le déboulonner, ça ne sera pas évident. Les autres plateformes politiques croient qu’en étant isolées, elles seront fortes, ce qui est faux. On s’achemine vers 2020, rien de plus plausible à l’horizon et chaque parti politique croit que c’est à la date précise qu’il faut poser les problèmes, non.

Il ne faudrait pas que ces leaders politiques, lancent les enfants d’autrui à la vindicte populaire pour les faire tuer comme des animaux. Pendant que tous leurs enfants sont à l’abri dans les autres pays développés, ce n’est pas les enfants des pauvres qui serviront de bouclier de protection ou de revendication politiques, pour recevoir les décharges des canons. C’est maintenant qu’il faut poser les jalons de la discussion et non, à 2 mois de la date des élections.

Nous serons très regardants sur les convoitises mal éclairées, les collaborations et les traitrises.

Le président Ouattara, en prenant cette position, tue sa démocratie. Il ferait mieux de défendre son bilan et proposer de nouveaux à ses compatriotes. Il faut qu’il laisse les organisations qui s’occupent des élections, prendre leurs responsabilités.

  Joël ETTIEN Businessactuality.com