Cinq pays du Sahel appellent au soutien international contre les djihadistes

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Les présidents du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie étaient réunis à l'occasion du G5 Sahel, à Niamey.

Les présidents du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie étaient réunis à l’occasion du G5 Sahel, à Niamey.

La coopération du Sahel

Cinq États sahéliens ont décidé dimanche à Niamey de renforcer leur coopération et ont appelé la communauté internationale à les soutenir pour endiguer le péril djihadiste qui frappe de plus en plus violemment leurs pays

« Les chefs d’État réitèrent leur volonté de tout mettre en oeuvre pour améliorer la coordination entre la force conjointe, les forces nationales et les forces internationales alliées », selon le communiqué final du sommet qui a réuni les présidents du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie, qui forment le G5 Sahel. 

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Initialement prévu à Ouagadougou, le sommet a été relocalisé à Niamey, en signe de solidarité après la sanglante attaque du camp militaire d’Inates mardi, dans l’ouest du Niger, près de la frontière malienne, dans laquelle 71 soldats nigériens ont été tués par des djihadistes. 

Les chefs d’Etat du G5 ont également lancé un appel aux autres pays de la grande région pour « un renforcement de la coopération entre les services de sécurité et de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière », selon le communiqué. 

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Malgré la présence des forces françaises (4500 soldats de Barkhane), régionales (force militaire conjointe du G5 Sahel), de l’ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. 

L’attaque d’Inates, la plus meurtrière de l’histoire de Niger, revendiquée par le groupe État islamique, a traumatisé le pays, qui a décrété trois jours de deuil national, de vendredi à ce dimanche. D’autres attaques sanglantes ont frappé ces derniers mois le Mali et le Burkina Faso.  

Demande de soutien renforcé

Les armées des pays du G5 semblent impuissantes à enrayer cette spirale de violences. La Force militaire conjointe du G5 Sahel (lancée en 2015 et réactivée en 2017), qui devait compter 5000 hommes pour lutter contre les djihadistes dans les zones frontalières entre les pays membres, peine à monter en puissance, en dépit des nombreuses déclarations des chefs d’Etat, comme celle de Niamey ce dimanche.  

« Nous ne sommes pas tout à fait au bon niveau d »opérationnalisation’ de la force du G5″, a reconnu le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré – président en exercice du G5 – au cours d’un point de presse, déplorant la lenteur « de décaissement » des financements internationaux. 

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Pour améliorer l’action de la force conjointe, les pays du G5 ont décidé de « mobiliser davantage de forces » dans la zone des trois frontières, (Burkina-Mali-Niger), et de porter « à deux ans », contre un seul aujourd’hui, « le mandat du commandement de la force », selon le communiqué final. 

Les présidents ont encore demandé à la communauté internationale de « renforcer son soutien » contre « la menace terroriste », et redemandé à l’ONU de renforcer le mandat de leur force militaire conjointe et celui de la Minusma au Mali, selon le communiqué final. Parallèlement, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a mis en garde contre la constitution d' »un arc de groupes terroristes » du Sahel jusqu’au Proche-Orient, sur les ondes de France Inter. 

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