Côte d’Ivoire : hommage à un illustre militant confus, le président Charles Diby Koffi.

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La nation endeuillée par la mort de Charles Diby Koffi

Hommage au président Charles Diby Koffi

La nation endeuillée par la mort de Charles Diby Koffi

Qu’est-ce qui n’a pas marché, politique ivoirienne ? Où entraînes-tu les ivoiriens ? Comme un vent méchant dans un champ d’arbres fruitiers, tu es venue tout saccager. Du temps, oui, du bon ancien temps, on nous volait sans nous intimider à changer de maison, de veste, de chaussures. On s’y plaisait, parce que le mal n’était pas si profond.

On saignait à l’éraflure. On se mariait en présence de tous. On connaissait les coupables non violents et on marchait souvent ensemble, en leur servant de béquilles, de parasols, de guide.

Du coup, on ferme les bouches devant les chapelets tranchants qui coupent des gorges. Charles Diby Koffi, l’indolent, le jovial, le serviable, le timide, mais le sachant. Pourquoi, pourquoi, le sachant si poli, si incapable de trancher, on l’ait poussé à choisir ? Pourquoi, je pose encore ma question, pourquoi, c’est ce monsieur si incapable de tuer une mouche, à qui on a posé le dilemme de choisir ?

Le choix, ce choix, qui continue de peser si lourd comme une épée Damoclès, prête à s’enfoncer dans le crâne de ses victimes, est intervenu dans leur vie ? Ils sont partis, sans le cœur et le plus fragile s’est noué dans l’alcool et la fumée destructive, pour vite mourir sans voir la suite.

Un grand homme s’en est allé…

Charles Diby a voulu cette mort, parce qu’il ne pouvait pas supporter le regard, les regards qui se focalisaient sur lui et sa famille. C’était trop lourd pour lui. Il a commandé cette mort pour éviter les questions sans réponses et les micros qui lui disaient de dire, ce qu’il n’avait pas envie de dire. Il ne pouvait plus faire demi-tour. Le Rubicon était franchi et l’irréparable s’est montré sans pitié et il l’a embrassé pour vite finir. Est-ce que Charles Diby Koffi, avait-il fini son récital pour tirer cette révérence ? Waooo !

 Oui, les autres ont ce courage de déraper, mais Charles ne savait pas trouver ces mots si blessants pour offenser, déchirer le voile de cette nudité qui lui a permis d’avoir et d’amasser sa petite fortune.

Pourquoi le président Bédié n’a rien dit quand son Charles Diby Koffi, a été contraint d’avaler le comprimé mortifère ? Il le savait trop fragile. Charles s’est retiré pour aller sombrer dans le chao.

Ils sont tous partis sans le cœur et les aliments qui tombent dans leur estomac, ne se digèrent pas. Celui de Charles n’a pas pu tenir le temps et le poids de l’ignominie, l’a assommé. Leur Charles, notre Charles, cet enfant de cœur dans la religion du pdci rda, où l’amour est réel, Charles s’est isolé pour se faire manger par l’angoisse, la solitude, l’éloignement et la mort s’est emparée de sa vie, comme un poussin éloigné de sa mère poule, dans la basse-cour où rode le loup. C’était son souhait !

Charles Diby Koffi est vraiment décédé

Adieu, un fils. Adieu, le « militant », le généreux. Au-revoir un fidèle qui voulait s’accrocher dans ce courant si violent de ces eaux mortifères, ne sachant nager. Faut-il te pleurer ou te laisser à eux ?

Ils ne connaissent pas tes us et coutumes pour t’honorer parce que tu es un akan. On te pardonne Charles et tu auras les couronnes de fleurs de ceux que tu as aimés et qui continuent de se poser des questions sur ta mort. J’en fais partie. Adieu ! Mes mains tremblent et ma torche m’échappe. Je cherche le regard du président Bédié, mais il va cacher ses yeux de ses lunettes fumantes, pour voir partir celui qui avait aimé une des cousines, avec qui, il a eu des enfants. Président Bédié, Yako !

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                                                                                     Joël ETTIEN