Côte d’Ivoire : quand on confond, un meeting à une marche, les ivoiriens perdent tout espoir.

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Un meeting, n’est pas une marche.

Un meeting, n’est pas une marche pour les ivoiriens.

Un meeting est différent d’une marche pour les ivoiriens

Nous lisons ça et là, que la mairie de Yopougon où devrait se tenir le meeting conjoint pdci-fpi, vient de leur refuser l’espace. Du coup, des dents se grincent et les écrits sur les réseaux sociaux deviennent virulents. De quoi se plaint-on en Côte d’Ivoire ?

Ce n’est qu’en Côte d’Ivoire seule, où l’opposition fait des calculs, jauge le comportement du pouvoir, l’amadoue, le caresse. Ce qui arrive aux opposants ivoiriens, ils sont à la base de leur propre turpide. Est-ce que, quand M. Ouattara était dans l’opposition, a-t-il demandé une permission quelconque pour agir ? Mais alors, pourquoi cette opposition donne du faux espoir aux ivoiriens ? C’est cette opposition qui fatigue les ivoiriens et non le pouvoir qui est sur sa lancée.

Tantôt, elle fait croire qu’elle n’ira jamais aux élections parce que la composition de la commission électorale indépendante, ne leur semble pas conforme pour une élection crédible, démocratique, consensuelle et du coup, elle veut y aller, donnant de faux diagnostics pour faire de la fuite en avant.

Le peuple attend la réaction de l’opposition ivoirienne
Lorsque la rébellion a commencé, est-ce que ses meneurs étaient venus demander l’autorisation au président Gbagbo Laurent avant d’agir ? Quand, en décembre 1999, les jeunes militaires étaient dans les rues pour réclamer leurs dus, avaient-ils demandé l’autorisation au président Bédié pour finir, par le chasser du pouvoir ?

Quand on ne peut pas terminer quelque chose, inutile de commencer. Depuis combien de temps, cette opposition fait espérer le peuple et que la date des élections approche. Au départ, on a fait croire qu’il fallait que le pdci et le fpi du président Gbagbo s’unissent. Ces vœux ont été exaucés. En juillet dernier, les deux ténors se sont rencontrés et c’était la joie nationale. Cela fait 6 mois que ces deux grands partis politiques sont dans des calculs sans jamais trouver de solutions et le peuple attend toujours.

De démonstration de force en meetings serrés, rien n’effraie et les tenants du pouvoir tiennent leur barre. La pression que subissent certains cadres dans les loges est intenable. Pour ceux qui pensent le contraire, ils croupissent dans les prisons. Quand il est temps de se souvenir d’eux pour demander leur libération, les langues deviennent lourdes. Ils y sont et dans quelles conditions ? Par la faute de qui sont-ils privés de leur liberté ? ils y sont et les autres en liberté, font le contraire de la logique d’une opposition crédible.

La stratégie d’interdire de meeting pour gagner…
Sinon, en quoi on peut interdire un meeting qui n’est pas une marche ? Et c’est acter, boucler. Le pouvoir ne veut pas perdre du monde aux artères où passera le cortège présidentiel, parce que le président français arrive. Quand on n’a pas le courage, la force de faire face à un danger, on ne fait pas de la provocation et c’est ce qui se passe en Côte d’Ivoire. M. Ouattara n’est plus le problème. Il est la solution.

Cette opposition que certains qualifient de glacée, attentiste, compromise, dormante et démocrate, éteint la lumière qui éclaire et renverse la cendre chaude sur les pauvres ivoiriens. C’est en Côte d’Ivoire, on confond un meeting à une marche.

On attend le courage d’un jour où, un vrai courageux, prendra son courage ! Opposition, dormez, négociez et perdez le temps au peuple, mais un jour, un de vous, rendra compte de cette nonchalance et de cette forfaiture.

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Joël ETTIEN