Burkina Faso : quand le terrorisme et le djihadisme dictent leur loi, sans être décriés.

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Burkina Faso quand le terrorisme et le djihadisme
epa06587581 Burkina Faso military personnel gather behind the coffins of military victims of the suspected terrorist attack during a funeral in the capital Ouagadougou, Burkina Faso, 07 March 2018. According to reports Burkinabe authorities arrested eight people allegedly involved in the attacks on the French embassy and military HQ in Ouagadougou in which at least 28 people were killed. EPA/STR (MaxPPP TagID: epalivethree228052.jpg) [Photo via MaxPPP]

A quand la fin de cette tragédie aux Mali et Burkina Faso ?

Qu’est-ce qui se passe entre le Burkina Faso et le Mali?
Ce qui se passe dans ces deux pays, Mali et Burkina Faso et qui n’interpellent personne encore moins aucun chef d’état africain si ce n’est pas pour tenter d’offrir à l’extérieur, leur hospitalité, est plus dramatique. Les maliens et les burkinabés souffrent dans leur chair et leurs esprits.

Depuis bien de mois, des terroristes et djihadistes font des massacres dans ces deux pays. Sans cesser d’indexer l’union africaine et les autres organisations sous-régionales, les africains sont vraiment en proie à l’extermination totale. Comment admettre que pour des peuples qui vivent depuis longtemps en parfaite harmonie et entente, décident d’un seul coup de se livrer la guerre ? La découverte de la richesse dans leur sous-sol, au lieu que ça leur profite, non, c’est plutôt le contraire.

On tue, viole et assassine. On pille et personne pour lever le petit doigt. Le plus horrible, c’est la semence des mines anti-personnelles dites artisanales, parsemées sur toute une grande partie du nord de ces deux pays.

Des meurtres et des attentats…
Une dizaine d’élèves burkinabés tués sur une route piégée par un engin explosif à Toéni, le samedi 4 janvier 2020, en est la parfaite illustration. Cet incident va encore passer inaperçu.

Un car transportant des élèves qui se rendaient à une excursion, a été la cible par un engin explosif, camouflé dans un trou qui s’est laissé éclater pour les tuer tous. Personne n’a eu la vie sauve. La province du Sourou, la région de la boucle du Mouhoun, sont des zones à haut risque habités par des burkinabés. Que faire pour sécuriser ces habitants désormais, inquiets ?

Certains qualifient de représailles, mais pourquoi ? Qu’ont-ils fait ces élèves pour payer le prix de cette barbarie ?

Un communiqué de l’Etat Major des armées du Général Moïse Minoungou, fait état de trois soldats burkinabés tués dans cette explosion. C’est la troisième embuscade terroriste dans la région de Toéni, depuis 2019. Le président Jean-Roch Kaboré, avait critiqué violemment ces actes, mais hélas.

Il était obligé d’interpeller tous les ressortissants en ces termes : « il est important qu’au niveau de l’ensemble du peuple burkinabé, nous soyons conscients que nous avons notre part à jouer dans cette lutte-là ».

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Joël ETTIEN