Côte d’Ivoire: à l’approche d’octobre 2020,les évêques ivoiriens, interpellent les acteurs politiques à la modération.

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les évêques ivoiriens, interpellent les acteurs politiques à la modération.

A l’approche des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, Octobre 2020, les évêques sont inquiets et interpellent la classe politique.

2O2O, les évêques catholiques inquiets
L’année 2020 qui marque la tenue des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, semble troublée la quiétude des ivoiriens et ce sont les évêques qui donnent de la voix.

La conférence des évêques catholiques ivoiriens (CECCI) a clos les travaux de la 113ème assemblée plénière qui s’est tenue du 17 au 23 juin dans le diocèse d’Agboville, une ville de province non loin d’Abidjan, située au sud du pays. Les archevêques ivoiriens ont, dans un message donné en la cathédrale Saint Jean Marie Vianney d’Agboville, appelé l’ensemble des ivoiriens à éviter à la Côte d’Ivoire, une autre guerre.

A l’ensemble des ivoiriens, principalement aux acteurs politiques, la conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECCI), lance ce cri : « c’est un cri de cœur qui est aussi celui du peuple : évitez-nous une autre guerre ».

La peur s’empare de tous les ivoiriens et la population, est désemparée à l’approche d’octobre 2020, date à laquelle, les élections présidentielles vont se tenir. Les prétendants à cette course, ne rassurent pas. A les entendre parler, dans leurs différents discours à la nation, ils se donnent des pics et le devoir divin qu’assument ces évêques, est justement, de les interpeller.

Octobre 2020, le moment fatidique approche
On se rappelle qu’en Côte d’Ivoire, depuis quelques années, il ne se passe jamais d’élection, sans qu’il y ait des morts. C’est pourquoi, l’épiscopat ivoirien, tient à les rappeler à tenir compte des expériences malheureuses passées et qui n’ont pas encore fait leur deuil.

La réalité des conflits intercommunautaires récurrents, aux questions de l’insécurité, du domaine foncier, de l’occupation illicite des forêts classées, de l’orpaillage clandestin et des problèmes relatifs à l’identité ivoirienne, sont autant de constats relevés par ces dignitaires religieux.

Pour la sérénité dans les débats politiques, ils souhaitent qu’ils tiennent compte de l’environnement de crise sociale sur fond politique. C’est pourquoi, ils les prient de rechercher la paix qui doit les guider dans la recherche des voies pour leur élection. Pour ces icônes religieuses, la Côte d’Ivoire a connu trop de crises liées à des élections, c’est pourquoi, ils invitent avec insistance que ces candidats, évitent aux ivoiriens, une autre guerre.

Pour travailler sur la réconciliation et la cohésion sociale, ils en appellent à la responsabilité de tous d’œuvrer à la réconciliation et à la cohésion sociale pour prévenir les futures crises à venir.

Ils invitent les acteurs politiques à cultiver aussi, le pardon pour construire une nation forte, dont chacun, d’une manière ou d’une autre, doit laisser ses empruntes.

Joël ETTIEN