France-Afrique: ce qui plombe les pays africains francophones et qui demeurent toujours accrochés à la France.

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France-Afrique

La fragilité des états républiques d’Afrique et leur limite: ce qui plombe les africains francophones.

Qu’est-ce qui gangrène les états africains francophones?

Une nation prend tout en compte dans une république. Dans une nation, il y a le respect scrupuleux des lois et l’obéissance du minimum. Les peuples ne s’entre-déchirent pas pour si peu. Ils sont tous solidaires. On n’y parle pas de clan, ni d’ethnie.

Dans une république, les peuples tentent de se protéger contre les autres qui sont leurs frères. Les pouvoirs sont sectarisés et pour peu qu’un peuple désire le pouvoir, il peut passer par tous les moyens, s’il est nanti ou s’il a des relations, fragiliser la cohésion nationale et l’obtenir.

C’est le cas de la plupart des pays africains francophones. La petite chance que certains pays africains francophones, où l’islam est prédominant, la stabilité se fait sentir souvent, mais là aussi, il y a des cas de porosité. La découverte d’une richesse suffit pour que l’instabilité s’installe. Le cas du Mali, du Burkina Faso en est la parfaite illustration. Ces cas, n’honorent pas du tout la France, mais c’est devenu, une légende.

L’ingérence: une cause de fragilité

Dès qu’un pays subit trop d’ingérence extérieure, ce pays perd sa qualité de nation car pour qu’il jouisse d’une parcelle de liberté, il est obligé de se référer à ceux qui lui dictent la marche à suivre. Avec leur plus grande volonté et leur amour, aucun chef d’état de ces pays francophones, ne peut décider de lui-même du sort de ses compatriotes.

Prenons le cas de la Côte d’Ivoire, malgré la bonne volonté de ceux qui viennent au pouvoir, il y a trop d’accords boiteux signés contre le développement pendant le partage de l’Afrique. Ainsi, dans certains de ces pays, la France y a laissé des bases militaires, soi-disant pour protéger leurs intérêts, mais en fait, c’est pour avoir la main mise sur eux.

Le président de la république qui est élu par le peuple, se trouve dès son élection prisonnier et l’application de son projet de société pour lequel, le peuple l’a élu, devient caduque. Beaucoup l’ont tenté, ils ont échoué et pour celui qui veut se pencher d’un côté, est décrié. Malgré la bonne foi et la volonté, dans l’antichambre du pouvoir, il y a trop de « crabes dans le panier ».

Sinon, comment comprendre, qu’un grand économiste comme M. Alassane Ouattara, ne puisse pas véritablement satisfaire son peuple ? Malgré la plus grande dose de bonne foi et sa volonté de vouloir se démarquer pour appliquer sa vraie marque pour le développement, il se trouve souvent bloquer.

Les contraintes du colon
La France ne veut pas ci, il faut commencer par ça, trop de contrainte et comme, le rat de nuit ne raconte pas toute son aventure à son voisin, il est obligé de faire la sourde oreille, mais il souffre souvent.

Parfois, sous l’effet de cette soumission, il s’entête à s’ouvrir vers les pays arabes, mais ceux-là aussi, ne font rien sans imposer leur religion comme base de coopération, alors que la Côte d’Ivoire est un état laïc.

Gouverner ces républiques, il faut avoir du cran. C’est pour cela que des partis politiques comme le pdci rda, ne touchent pas les cordes sensibles comme la monnaie, la défense et la diplomatie, parce qu’ils savent ce qui compose ces domaines. Expérience de l’exercice de ce pouvoir leur a enseignés la doctrine.

Souvent, on les décrie, dans les journaux, des marches de protestation, on peut tout essayer, si la France ne décide pas, rien ne peut se faire. Donc, comme la nation n’existe pas et que c’est une république qui fonctionne, quiconque veut devenir président de la nation, se voit dans l’obligation de passer par le cercle fermé au peuple, pour avoir l’onction. C’est dur le pouvoir. C’est celui qui ne l’a jamais exercé qui peut penser le contraire. Voir la forêt, ne signifie pas l’avoir traversée.

Ce n’est pas la faute des présidents, car dire tout, sur la place publique, est synonyme d’échec, donc nos chefs d’état, en dépit de leur amour, de leur bonne foi, sont obligés de satisfaire d’abord, cette France, l’invisible avant de se tourner vers leurs compatriotes, souvent avec des miettes. Comment peut-on se développer avec des enseignes commerciales ? On se développe avec des usines, des unités de transformation qui créent des emplois. Ce n’est pas le cas, dans l’espace francophone africain.

Il faut des leaders africains francophones à la tête
Faut-il jeter des pierres à nos dirigeants ? Ceux sur qui, ces pierres doivent atterrir, c’est la France-Afrique, qui change de visage sur le parcours de vie des africains. Tous ceux qui rêvent de troubler l’ordre ou tenter des coups d’état en Afrique francophone, surtout en Côte d’Ivoire, se fatiguent.

Les partis politiques ivoiriens, qui ont refusé de faire partie de la commission électorale indépendante, la CEI, auront leurs yeux pour pleurer. Une fois que la France l’a fait valider, aucune ouverture n’est possible et les élections vont se tenir et comme les absents ont toujours tort, c’est ceux qui ont participé qui auront leur part du gâteau à ces élections.

Comme ces pays sont fragiles, aucun président ne va laisser s’installer la chienlit. Le président Ouattara, dans tous les cas de figure ne se laissera jamais faire.

Ainsi, une nation est différente d’une république, quand l’intérêt national est menacé, le peuple descend dans les rues, alors que ce n’est pas pareil chez les peuples noirs d’Afrique francophone.

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Joël ETTIEN