Côte d’Ivoire: les auteurs des grossesses en milieu scolaire, doivent-être sanctionnés.

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Grossesses en milieu scolaire, un autre fléau qui mine l’école ivoirienne

Quelles lois protègent les petites filles des grossesses en milieu scolaire? Dans les écoles primaires, on les enceinte à bas âge.

Grossesses en milieu scolaire, un autre fléau qui mine l’école ivoirienne

Les grossesses en milieu scolaire en Côte d’Ivoire deviennent récurrentes et doivent faire l’objet d’une sévère mesure pour frapper les esprits de ces pédophiles qui abrègent l’avenir de ces petites filles dans les écoles primaires.

Sans compter les autres cas rependus sur toute l’étendue du territoire national, on ne dénombre au nord de la Côte d’Ivoire, à Niakara, 30 cas de grossesses au premier trimestre 2019-2020. C’est dire que le phénomène continue, avant la fin de l’année, c’est toutes les filles mineures qui passeront à la trappe.

Si les grossesses en milieu scolaire deviennent un épineux problème, c’est parce que la justice n’applique pas la loi pour sanctionner les auteurs. Non seulement ces auteurs doivent répondre de leurs actes devant caméra avec la sentence qui va avec, sinon, à quel moment ces mineures doivent avoir la tranquillité pour s’occuper de leurs études, en portant une grossesse qui, souvent les auteurs n’assument pas.

Il faut protéger les jeunes filles dans les établissements.

M. Maurice Djé de la direction de la mutualité et des œuvres sociales en milieu scolaire qui lance l’alerte, est portant dans l’appareil à faire appliquer la loi. Au lieu de chercher à sensibiliser les jeunes filles, M. Maurice Djé ferait mieux de s’adresser aux députés de voter des lois et à la justice de prendre ses responsabilités pour enrayer cette pandémie.

L’année dernière, les parents du lycée de Gagnoa nous avait interpellés parce que ne pouvant rien faire face à des prédateurs sexuels, nous avons lancé l’information. Est-ce que le gouvernement en a fait écho, nous n’avons pas eu de suite.

Face à ce phénomène, certains responsables se cachent pour donner des préservatifs aux garçons, et aux filles, des comprimés à faire avaler dans les écoles. Sans en informer les parents d’élèves, ces responsables pensent pouvoir limiter les dégâts, ce qui est illégal.

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Déjà, l’année scolaire ne fait que commencer, qu’à Niakaramandougou, 30 petites filles portent des grossesses dont les auteurs vont fuir leurs responsabilités. Parole contre parole, que dira la petite fille devant son instituteur si c’est lui l’auteur ?

Niakara n’est pas la seule ville à être touchée par les grossesses en milieu scolaire

Dans les contrées les plus lointaines, dans les villages les plus reculés de la Côte d’Ivoire, c’est presque devenu, une routine, c’est-à-dire, un fait banal et il y a des milliers de jeunes filles qui, à l’âge de 10 à 13 ans, font des enfants et arrêtent leurs études.

Il faudrait que la justice frappe fort pour vraiment marquer les esprits. Dans les pays développés, un geste mal déplacé envers une fille, conduit à des peines d’emprisonnement, à plus forte raison, aller jusqu’à coucher avec une mineure pour que grossesse s’en suive.

Aux parents d’élèves qui croupissent dans la misère, ce n’est pas non plus, en cautionnant ces genres de pratiques que leurs situations de misère trouveraient des solutions.

Voilà des sujets qui doivent préoccuper les ministères en charge de l’éducation et de la justice.

                                                                                           Joël ETTIEN