Côte d’Ivoire : le décès de Allah Thérèse nous met dans la nostalgie.

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Allah Thérèse est un grand miracle pour elle-même

Celle qui a construit sa vie avec son innocenceAllah Thérèse.

Allah Thérèse est un grand miracle pour elle-même

Allah Thérèse, celle qui avait résisté aux premiers appels de son N’goran Laloi, quand ce dernier, cherchait le chemin de leur finalité. Il criait tellement fort que son Allah Thérèse avait résisté parce que les ivoiriens le lui rendaient bien.

N’goran Laloi, son fétiche, hantait toutes ses nuits mais, le monde d’ici, la voulait et donc elle faisait la sourde oreille. Qu’est-ce qu’il n’a pas tenté, jusqu’à ce le président Ouattara publiquement, lui remette une voiture pour récompenser les cordes vocales qui lui ont tracées les sillons de sa vie.

Quand elle déambulait sans sa Loi, elle croyait fauter pour éviter les injures ou les réactions vitupérantes des réseaux sociaux. Après le départ de son allié qui s’embourbait dans sa chair pour lui dicter les notes de son accordéon pour nous frétiller les chansons de son baoulé natal, elle faisait sourire le vieux Houphouët Boigny. Mine de rien, elle mérite qu’on l’appelle la vieille, elle a fait son temps et le temps l’a faite avec le savoir traduire la parole en chanson.

Une voix passionnante et envoûtante

Allah Thérèse nous a obligés d’aimer le baoulé et sa langue. Quand N’goran Jimmy Hyacinthe, qui s’est appuyé sur le Goli nous laissait dans la profonde nostalgie, notre dame Allah, est venue compléter la ligne suivante.

Nanan Boigny, pdci oui, le pdci, était son parti politique dont elle l’a valorisé à sa façon avec sa voix. Et comme le message d’un artiste est éternel et puissant qu’un discours politique, le pdci rda a préoccupé la concentration et l’inspiration de celle qui a rejoint son Ngoran avec sa Loi.

Le pdci doit savoir mouiller la terre qui a vu naître la star de la chanson traditionnelle pour lui couler un bain de foule pour sa dernière demeure. Eh Dieu, N’goran Laloi, de par ta solitude, tu es venu nous prendre, notre Allah, notre seule Thérèse.

Celle qui a chanté la liberté, l’amour, l’amitié, s’en est allée. Elle disait dans une de ses chansons que celui qu’elle aimait la fuyait et c’est celui dont elle n’avait aucun sentiment qui la suit, ça m’a marqué. L’accordéon oui, le seul instrument qui l’a liée à ses pas de danse qu’elle se lançait comme une fusée, oh, Allah, non Mmo Thérèse, heureusement que tu as choisi un métier qui te rend immortelle.

Maman Allah Thérèse s’en est allée

Tu es une vraie légende, une géante. Tu es un sable fin, es un paradis. Allah es une femme hors paire et nous t’aimons.

Au bout du monde, je peux t’écouter ensemble avec ton complice de Ngoran Laloi. Quand tu l’invitais comme dans votre intimité en direct, à te rejoindre dans tes fous moments de joie qui ont marqué ta gloire, notre vieille tu nous as charriés et la commission passera aux autres générations.

Le nombre de tes fans va augmenter le jour de ton dernier jour. Déjà, les journalistes et animateurs ont fait baisser le drapeau de leurs voix pour nous rappeler que tu es partie. Je ne vais pas encombrer pas ton bagage encore que tu as pu rencontrer, retrouver ton N’goran Laloi, passez et continuez de plaire à ceux qui t’attendaient parmi, Roger Fulgence Kassy qui sans nul doute va t’organiser un gigantesque show en présence du président Houphouët Boigny à qui tu transmettras que depuis son départ, on continue d’être assis dans la haine et l’amour est entrain de foutre le camp. Tu nous as appris la nature et nous te rendrons, la ferveur pour t’encourager à aimer ceux que tu retrouveras. Hum, la vieille ! Et si un jour, on donnait ton nom à un édifice culturel, tu seras encore plus immortelle avec ton sourire d’une enfant naïve. Il était temps et ton temps est arrivé, pars oubliant toute la tristesse que tu as vécue.

Bon voyage, Allah !

Adieu notre Thérèse !

                                                                                                  Joël ETTIEN