Afrique: quand les chefs d’état font la honte

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Afrique: quand les chefs d’état font la honte

Face à ce que leur fait vivre Paul Biya au Cameroun ,un jeune Camerounais supplie le président Français Macron, d’intervenir pour le faire fléchir.

Il faut décourager ces chefs d’état

Un fait majeur s’est passé au salon de l’agriculture à la porte de Versailles et je vous voudrais en tirer une petite leçon de moral. Je voudrais remercier le camerounais, même si le visage de notre héro instantané, n’a pas été montré, toute la jeunesse africaine tire une grande fierté à l’égard de ce brave pionnier qui a interpellé le président Macron sur les atrocités que le pouvoir du vieil homme président Paul Biya, leur fait subir au Cameroun.

Ma gratitude à celui qui a suivi le brave interpellateur, usant de son téléphone pour nous mémoriser cet instant historique. Ceci rentre dans l’histoire du combat politique que nous, africains menons depuis des lustres sans l’aide ouverte de nos chefs d’état.

Notre héro vient de jeter les pavés dans la marre. « Monsieur le président Macron, Monsieur Macron, monsieur Macron, Monsieur le président ». Voilà le ton de sa voix dans l’espace grand qui était offert pour la promotion de l’agriculture française et non un lieu de meeting. Le président Macron, qui a une qualité que j’apprécie, peu importe les endroits et les circonstances, une fois qu’il entend une interpellation, réagit. Il fait détourner la trajectoire tracée par la sécurité pour revenir vers notre héro des temps nouveaux.

« Oui, monsieur, je sais ce qui se passe au Cameroun. J’ai dû faire pression sur le président Paul Biya pour qu’il libère l’opposant sinon, il ne prenait part à la rencontre de Lyon…. » dixit Macron.

Deux faits majeurs à retenir 

  1. Nous sommes à près de 70 ans d’indépendance et c’est toujours la France qui doit actionner la prise de conscience de nos chefs d’état. Nous continuons d’être des enfants à la botte du système et c’est regrettable.
  2. Sommes-nous vraiment indépendants ? Pourquoi, le président Paul Biya traumatise tant ses compatriotes de l’espace anglophone et prive le bonheur à ses compatriotes ? Voilà, un pan lugubre de la lutte, qui semble ouvert.

Prenons le cas des ivoiriens, guinéens, maliens et tout l’espace africain francophone, il y a trop de jérémiades qu’actions concrètes. En plus, notre héro du salon, a eu ce courage de dire au président Macron qu’il n’est pas passé par la voie normale pour venir en France, mais plutôt par les eaux. Il courrait le rapatriement à l’instant et pouvait se faire jeter dans le premier avion, mais, c’est un héro.

L’Afrique est mal partie avec ces chefs d’état

L’Afrique noire est vraiment mal partie. Toutefois, elle a une jeunesse courageuse à l’instar de ce brave monsieur qui a profité du passage du président Macron dans le salon de l’agriculture pour l’interpeller sur les maux qui minent le Cameroun et partant de tous les pays africains. Ce qui devrait se faire à l’initiative de ces chefs d’état honteux et vomis par leurs populations qui se prennent tous pour des dieux sur terre.

Faut-il que la jeunesse africaine se prenne en charge ? Si oui, que font ces chefs d’état à la tête de nos états ? C’est une brigade africaine qui vient de se créer. Il ne faut pas que les africains se contentent seulement des discours, mais des actions de ce genre.

Désormais, un cadre africain (ministre, député, DG, président…) qui fuit la misère pour venir se faire soigner en Europe, Asie, USA, doit-être hué et chassé de ces hôpitaux. L’Afrique a suffisamment de richesses pour se doter d’infrastructures de qualité, en matière de santé.

Pendant que les jeunes des parents pauvres périssent dans les écoles et universités dépourvues de savoir, ils font mettre les leurs dans les grandes cuvettes de savoir à l’extérieur, pour faire nourrir, la chaîne de commandement. Il faut décrier toutes ces tares.

En tout cas, je dis bravo et félicitations à notre compatriote camerounais. Il vient de mettre une pointe dans le mur pour réveiller les chefs d’état que certains appellent affectueusement, tous « des tocards ».

Lire aussi :Cameroun: Lettre de Paul Kagame aux camerounais

                                                                                       Joël ETTIEN