Mozambique : Plus de 50 civiles massacrés dans un village par l’état islamique

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MOZAMBIQUE/ PLUS DE 50 CIVILS « MASSACRÉS
A woman holds her younger child while standing in a burned out area in the recently attacked village of Aldeia da Paz outside Macomia, on August 24, 2019. On August 1st, the inhabitants of Aldeia da Paz joined the long list of victims of a faceless Islamist group that has been sowing death and terror for nearly two years in the north of the country, which welcomes from Wednesday the Pope Francis.

Les djihadistes de l’état islamique ont tenté d’enrôler de force plusieurs dizaines de jeunes qui ont résisté. Ils ont été exécutés par balles ou décapités.

Plus de 50 civils ont été tués par l’état islamique le 7 avril dans un village de l’extrême nord du Mozambique lors d’une attaque des groupes djihadistes qui sèment la terreur dans la région depuis plus de deux ans, ont rapporté, mardi 21 avril, les médias locaux citant la police.

« Les malfaiteurs (…) ont tué cruellement et diaboliquement 52 jeunes du village Xitaxi, dans le district de Muidumbe » le 7 avril, a déclaré le porte-parole de la police, Orlando Mudumane, cité par la radio nationale. Ce « massacre », selon les mots employés par M. Mudumane, s’est produit lorsque les jeunes du village ont refusé de rejoindre les rangs des islamistes.

« Les jeunes ont résisté, ce qui a provoqué la colère des “malfaiteurs” », a-t-il poursuivi. Selon le porte-parole, les victimes ont été exécutées par balles, certaines d’entre elles décapitées. Le groupe djihadiste responsable de cette attaque opère depuis octobre 2017 dans la province à majorité musulmane du Cabo Delgado, riche en importants gisements gaziers sous-marins, où il a multiplié les opérations meurtrières contre les populations civiles et les forces de sécurité.

Ces violences ont fait au moins 900 morts, selon un récent décompte de l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), et causé le déplacement de plus de 150 000 personnes, selon les autorités.

Ces dernières semaines, ce groupe, désigné par les populations locales sous le nom d’« Al-chabab » (les jeunes en langue arabe) a brièvement occupé plusieurs villes de la province du Cabo Delgado. A chaque fois, ces hommes armés y ont détruit des bâtiments officiels, des banques ou des infrastructures puis hissé un drapeau noir portant des inscriptions en langue arabe, avant de se replier.

Dans plusieurs vidéos diffusées ensuite sur les réseaux sociaux, ces islamistes ont annoncé vouloir instaurer la loi islamique dans la région. « Nous ne voulons pas un gouvernement de mécréants, nous voulons le gouvernement de Dieu », a affirmé l’un d’eux. Depuis quelques mois, des attaques sont revendiquées par une branche régionale du groupe Etat islamique (EI).« Crimes de haine »Malgré les promesses maintes fois répétées du président mozambicain Filipe Nyusi, ni la police, ni l’armée, épaulées récemment par des entreprises de sécurité privées de la région, n’ont réussi à rétablir l’ordre.

La semaine dernière, le commandant en chef de la police, Bernardino Rafael, avait minimisé l’importance de ces attaques. « Aucune zone n’est aux mains des insurgés », avait-il déclaré devant la presse, concédant toutefois des « incursions criminelles ». de la situation sécuritaire dans le nord du Mozambique.

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La rédaction