Immiscions dans la souveraineté des Etats, le Benin se retire de la CADHP

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La CADHP est accusée d’immiscions dans les affaires de souveraineté des Etats. Face à la récurrence de ces dérapages, le Benin annonce le retrait de son pays.

La CADHP s’immisce dans des questions de souveraineté des Etats

Alain Orounla , porte-parole du gouvernement Béninois annonce le retrait de son pays ,du protocole de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples. La CADHP, s’immisce très souvent dans des questions de souveraineté des Etats ,en permettant aux citoyens de la saisir directement.

C’est à la télévision Béninoise, que le garde des sceaux, ministre de la justice a annoncé le retrait de son pays de cette instance internationale Africaine.

Selon le ministre ,cette décision remonte au mois de mars 2020, et ne peut donc valablement être en rapport avec les ordonnances rendues par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples . Ordonnances qui avaient été en faveur de l’opposant et homme d’affaires Sébastien Ajavon, rendues le 19 avril 2020 dernier.

L’adhésion à la CADHP, ne peut se réduire à la volonté de faire bonne figure…

En effet selon ses explications sur RFI :  » L’adhésion à un instrument international, ne peut se réduire à la volonté de faire bonne figure en se parant de vertus. Depuis plusieurs années déjà, certaines décisions rendues par la cour africaine des droits de l’homme et des peuples ont suscitées de très vives préoccupations. Au point de conduire la Tanzanie et le Rwanda à se désengager en matière de recours individuels et des ONG . C’est justement la récurrence de ces dérapages que la cour ne donne pas l’air de corriger, qui ont amené le Benin à initier son désengagement. Objet d’une double notification, qui a été opéré dès le 16 mars 2020 au président en exercice de l’Union Africaine. Le Benin demeure partie au protocole de création de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Le président de la république a prévu d’exposer à ses paires un projet de reforme des institutions juridictionnelles. A travers la mise en place rapide d’une cour Africaine de justice et des droits de l’homme, tel que voulu déjà en juillet 2004 « .

Un recul de la démocratie par cette décision de retrait

Au regard du droit, cet argument n’est pas recevable et manque réellement de motivation. L’on pourrait y voir ,une sorte de privation aux peuples d’un moyen de recours contre l’arbitraire. Mais également une violation sur les droits et libertés garantis par la Charte africaine des droits de l’homme. Par le retrait du Benin de cette cour ,c’est une forme de chantage qui ne dit pas son nom qui est actionné.

Mais surtout un recul de la démocratie. Si les Etats peuvent se retirer comme ils veulent ou du revers de la mains mettre de coté les décisions de la CADHP, comme c’est le cas de la Cote d’Ivoire ou est sa crédibilité ?

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